Claude François Bruno Siblot

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Claude François Bruno Siblot, né à Lure, le 6 octobre 1752, mort dans la même ville, le 20 octobre 1801, est un médecin et un député français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Médecin à Lure avant la Révolution, il occupe, de 1788 à 1790, les fonctions de maire[1].

Administrateur du département de la Haute-Saône en 1790, il est le 29 août 1791[2], le 5e sur 7 avec 206 voix sur 369 votants, élu député de la Haute-Saône à l'Assemblée législative. Après la chute de la royauté, ce département le réélit, le 4 septembre 1792, le 3e sur 7 avec 267 voix sur 411 votants, à la Convention, où il siège sur les bancs de la Montagne.

Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort en invitant l'Assemblée à examiner « si l'intérêt de la patrie n'exige pas qu'on en suspende l'exécution », contre l'appel et le sursis.

En mars 1793, il est envoyé en mission dans le Doubs et la Haute-Saône dans le cadre de la levée de 300 000 hommes du 23 février 1793. En avril 1794, il part dans l'Eure et de la Seine-Inférieure, où il fait arrêter des nobles et des prêtres.

Après Thermidor, il se distingue, à l'inverse, par son zèle contre les Jacobins.

N'étant pas réélu sous le Directoire, il reprend sa profession de médecin. Il meurt, célibataire, à Lure en 1801.

Il a également été élu haut-juré pur la Haute-Saône près la Haute-Cour de justice[3].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Girardot, L'Abbaye et la ville de Lure, des origines à 1870, Éditions I. M. B., 1970, 360 pages, p. 265
  2. Gérard Walter, Répertoire de l'histoire de la révolution française, Bibliothèque nationale, 1941, vol. 1, p. 507.
  3. Edna Hindie Lemay, Mona Ozouf, Dictionnaire des législateurs 1791-1792, Centre international d'étude du XVIIIe siècle, 2007, vol. II, 821 pages, p. 695.