Full-contact

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Full-contact
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Coup de pied direct (Front-kick)
Coup de pied direct (Front-kick)

Autres noms Boxe américaine
Domaine Percussion
Forme de combat Soft-contact (touche légère) • médium-contact (touche modérée) • plein-contact (K-O. system)
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Fondateur États-Unis : Comte Dante, Ray Scarica, Maung Gyi
Dérive de Arts martiaux asiatiques : karaté, boxe birmane, kempo, Taekwondo
Pratiquants renommés États-Unis : Joe Lewis, Bill Wallace, Jeff Smith, Don Wilson, Rick Roufus
Canada : Jean-Yves Thériault, Michel Rochette
France : Dominique Valéra, Edmond Ardissone, Youcef Zénaf, Christian Battesti
Belgique : Aziz Khatou
Pays-Bas : Ernesto Hoost, Perry Ubeda
Sport olympique Membre du GAISF (ou AGFIS)
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Le full-contact, ou full contact karaté, est un sport appartenant aux formes de boxes pieds-poings nées aux États-Unis dans les années 1960 et 1970 et surnommée dans ce pays « kick-boxing »[1]. Néanmoins, certaines fédérations internationales de boxes pieds-poings utilisent l'expression « full-contact » pour qualifier la forme de karaté de plein-contact sans frappe dans les jambes pour le différencier du kick-boxing américain avec low-kick. C’est notamment le cas pour les organismes mondiaux de sports de combat les plus importants, comme la World Kickboxing Association (WKA), l’International Sport Kickboxing Association (ISKA), la World Association of KickBoxing Organizations (WAKO) et la World Kickboxing Federation (WKF). En France, une autre dénomination du full-contact est « boxe américaine[2] ».
En France depuis la fin des années 1990, un pratiquant de full-contact s'appelle un fulleur (fulleuse pour une femme).

Disciplines[modifier | modifier le code]

Dans la catégorie dite des « boxes américaines » de compétition, cinq styles de rencontres issues des États-Unis sont regroupées :

  • Le plein-contact (dénommé « full contact » depuis 1970 et popularisé par la PKA en 1975) qui s’adresse à des pratiquants expérimentés et très entraînés compte tenu de la dangerosité de l’épreuve.
  • Le plein-contact avec low-kick (« full contact avec low kick ») version d'origine (popularisé par la WKA en 1976) avec coup de pied circulaire en ligne basse avec port de chaussons de boxe américaine - version relancée en 1998 par la Fédération Française de Full-Contact (FFFCDA).
  • Le light-contact international qui reprend les règles du full-contact où les techniques sont appuyées mais sans recherche de hors-combat.
  • Le médium-contact développé en France par le groupement WKA-France) où les techniques sont dites « lâchées » mais sans recherche de coup dur
  • Et une particularité française, le light-contact français (appelé « soft-contact » par le groupement WKA-France). Cette dernière forme, à la suite d'une recommandation du ministère chargé des sports, est une rencontre d’opposition où les coups sont parfaitement retenus. Dans ce type de recontre c'est donc la valeur technique qui est privilégiée, le vainqueur étant celui qui a atteint le plus grand nombre de cibles, et non pas celui qui aurait été le plus efficace en termes de puissance de frappe comme c’est le cas dans le plein-contact.

Une autre discipline se rajoute à ces styles de rencontre, le semi-contact (ou « point-fighting »). Cette forme est à assimiler à une forme d’escrime (escrime olympique, kendo…) et donc au karaté sportif japonais. Dans cette discipline, les compétiteurs se font face et doivent atteindre des cibles autorisées pour marquer des points. Le nombre de points varie selon l'endroit atteint. Après chaque action, l’arbitre rompt l’échange et valide la touche et le score est affiché au fur et à mesure du combat.

Naissance aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, aux États-Unis l’engouement pour le karaté ainsi que pour les autres arts martiaux (kempo, kung-fu, taekwondo, etc.) et la volonté de certains médias font évoluer les choses. Différents styles de pratiques martiales développèrent des formes de contact variées. De nombreux champions désireux de faire connaître la diversité de leurs techniques, contribuèrent à leur évolution. Des tournois sont organisés par des styles de combat divers ; comme l’United States National Karate Championship de Jhoon Rhee, la Bataille d’Atlanta d’Ed Parker, et dès 1963 les opens sur ring de bando burmese kickboxing (forme héritière de l’ancestrale boxe birmane). D’autres tournois importants comme le Mas Oyama All Worth America Championship (karaté kyokushinkai au K.O.) ont changé les traditionnels tournois de karaté jusqu’alors organisés sans contact. Également, l’idée de Bruce Lee (célèbre acteur de cinéma, au milieu des années 1970) et de Jhoon Rhee (professeur d’Alan Steen, de Jeff Smith et de Gordon Franks) de combattre avec protections et gants, a ouvert une nouvelle voie pour tous les amateurs de « combat réel ».

Tournant décisif[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, certains historiens[3] situent la naissance du full-contact, le 17 janvier 1970 à Long-Beach (Californie), quand le promoteur Lee Faulkner organisa une rencontre sur ring au K.O., opposant Joe Lewis à Greg Baines, combat de "Full Contact Karate" appelé "American Kickboxing" par un journaliste.
Enfin, une autre hypothèse semble faire la quasi-unanimité dans le Monde du full-contact. Aux États-Unis au milieu des années 1970, certains karatékas de haut niveau, décidèrent d’apporter la dose de contact qui manquait à leur discipline de compétition. C’est ainsi que commença la « révolution » du karaté. Ils procédèrent à des essais de nouvelles formes de combat. D’abord l’idée de l’« open », satisfaisait les exigences de tous les adeptes des arts martiaux, où les pratiquants portaient des protections en matériau expansé, ce qui leur permettaient de toucher un peu plus l’adversaire et sans que le K.O. soit permis. Ainsi on parla d’un "American Karate", en fait, il s’agissait d’un « Points Karate » (karaté de type escrime olympique à la touche contrôlée, appelé plus tard en Europe, « Semi-contact »). Mais ces grands tournois de « Points Fighting » (dit à la “touchette“) ne satisfaisaient pas tout le monde, il fallait une raison, bien plus importante pour attirer les sponsors et la télévision : le « K.O.system » (les Américains n’appréciaient pas les simulacres de combat). De nombreux pratiquants de karaté et de points-fighting (semi-contact) évoluant dans les compétitions se sentirent frustrés par les réglementations en vigueur privilégiant le contrôle des touches. Alors, ils cherchèrent un sport dans lequel on utilise la puissance des coups de pied et des coups de poing, plutôt qu'en les arrêtant avant de toucher l'adversaire. C’est pour ces raisons que naquit le « Full Contact Karate » le 14 septembre 1974 à Los Angeles (Californie) lors d’une soirée historique réunissant 12000 spectateurs. Ce fut le premier championnat du monde P.K.A. sur tapis d’art martial (en Japonais, "tatami").

Révolution du karaté américain[modifier | modifier le code]

Joe Lewis fut le premier[4] à disputer le « karaté » avec des gants de boxe. Un nouveau style de combat était né et, lentement cette forme sportive se structura, des rencontres s’organisèrent un peu partout et Howard Hanson, organisateur et ceinture noire de karaté shorin-ryu, eut l’idée d’organiser les combats sur un ring plutôt que sur un tatami. Il fallait une fédération pour régir ce nouveau sport, la première fut la « Professional Karate Association » (P.K.A.) fondée par Mike Anderson et les époux Don et Judy Quine. Cette fédération avait pour objectif de coordonner et de promouvoir cette discipline au niveau professionnel dans le monde entier. Mike Anderson à cette époque dirigeait la revue « Professional Karate Magazine » et organisait la « Top Ten » national à l’issue de laquelle des sommes importantes étaient distribuées aux vainqueurs. Cette forme de compétition a été introduite en France par Dominique Valéra à la fin des années 1970, sous le nom de « full-contact », appelée plus tard « boxe américaine » suivant des directives ministérielles.

Rapidement les Américains dominent le monde occidental avec leurs vedettes comme Bill Wallace dit « superfoot » en raison de sa jambe avant. Il est le porte drapeau du mouvement du « Full contact Karate », ensuite Joe Lewis, Jeff Smith (meilleur « points-fighter » en 1974, élève du coréen Jhoon Rhee, connu comme le père du Taekwondo américain et inventeur des protections en plastique utilisées pour le lancement du full-contact le 14 septembre 1974), Isaias Duenas et Joe Corley.

Coup de pied circulaire (round-kick) lors d’un combat amateur.

Mais un autre tournant annonce la naissance du full-contact moderne. Howard Hanson, élève de Mike Stone, professionnel des organisations et visionnaire, considère que les règles dans lesquelles les combats s’inscrivent sont trop limitées. Pour lui, un vrai champion doit défendre son titre contre des combattants de tous les pays. Certes, les Américains dominaient « leur monde » mais pour rencontrer les Asiatiques (notamment les pratiquants de kick-boxing Japonais et Muay thai Thaïlandais), il fallait ajouter à leur sport une technique essentielle : la frappe dans les jambes ou « low-kick ». Enfin naquit un style plus complet alliant les techniques de poing (dites de boxe anglaise) et de pied (karaté, taekwondo, muay-thaï…) Fullcontact lowkick (kick-boxing). Une des vedettes de la P.K.A., Benny « the jet » Urquidez, s’inscrit dans ce projet qui donnait naissance à une nouvelle structure, en 1976, s’occupant du Kick-boxing, la « World Karate Association » (W.K.A) devenue plus tard la « World Kickboxing Association». L’emblème choisi par la W.K.A. fut un globe entouré d’une ceinture noire afin de symboliser le but international de cette organisation. Les pionniers du full-contact et du kick-boxing aux États-Unis dans les années 1960 et 1970, sont trois personnalités du monde des arts martiaux américains, le comte Dante, Ray Scarica et Maung Gyi (expert de Bando et boxe birmane)[5].

Développement international[modifier | modifier le code]

Dès le départ du full-contact « américain » en 1975, la plupart des pays européens reconnaissent la PKA comme structure originelle. Ensuite les responsables de grandes fédérations mondiales proposent des titres dans l’ensemble des disciplines pieds-poings (full-contact, muay-thaï, et kick-boxing) ce qui a pour effet, à côté des fédérations internationales d’origine (PKA, WKA, WAKO) de faire éclore rapidement de nouvelles structures dites « mondiales ». Dans la plupart des pays, un seul organisme associe les différentes disciplines de combat et d'arts martiaux notamment les boxes pieds-poings (full-contact, kick-boxing et thaï-boxing), ce qui n'est pas le cas de la France où les dirigeants des différentes fédérations de boxes pieds-poings ont du mal à s'entendre pour mutualiser les moyens. Les fédérations internationales de kick-boxing les plus représentées dans le monde depuis les années 1970 sont : la World Kickboxing Association (WKA) (la plus ancienne et née en 1976 aux États-Unis), l’International Sport Kickboxing Association (ISKA) (née en 1986 lors de la régression de la Professional Karate Association (PKA) (structure initiale du kickboxing américain) et enfin la World Association of KickBoxing Organizations (WAKO) née en 1978 en Allemagne.

Développement en Europe[modifier | modifier le code]

Dès 1975, il semblerait d’après certains historiens que la réputation du karateka français, Dominique Valéra, ait donné un élan important à cette discipline sportive. Son travail de promotion entrepris à l’aide de stage dits de « masse » dans le but de faire découvrir le full-contact américain en Europe a permis un développement rapide de cette discipline. Ainsi en Europe dès la fin des années 1970, s’installe dans le Monde des arts martiaux un fort engouement pour le full-contact conjugué par l’effet médiatique des films cinématographiques de l’acteur américain, Bruce Lee. Très rapidement, s’installent en Europe de grandes manifestations publiques avec comme point d’orgue l’organisation de titres professionnels. Puis, la mise en place d’opens amateurs européens et en 1978, la création d’une fédération européenne, la WAKO lancent définitivement la discipline.

France[modifier | modifier le code]

Le travail de promotion effectué en Europe dès 1975 par Dominique Valera et d’autre part, par son dynamisme sportif avec plusieurs dizaines de milliers de pratiquants sur le territoire français, cette discipline revêt une place importante dans le monde des sports de combat français. Depuis les années 1970, comme pour de nombreuses boxes asiatiques (kickboxing et le muaythaï), le développement dans les milieux éducatifs notamment les établissements scolaires (école, collège, lycée et université) est quasi-inexistant.

La première rencontre officielle sur le territoire français a eu lieu le 25 mai 1976[6]. La manifestation se déroule au Palais des Sports, à Paris. Le chanteur Johnny Hallyday s’occupe de la promotion et apparaît dans ce but à la télévision. La composition des équipes est surprenante. Celle des États-Unis est composée de deux Mexicains (Ramiro Guzman et Isaias Duenas), trois Américains (Gordon Franks, Jeff Smith et Bill Wallace) et d’un Français, Dominique Valera. L’équipe européenne est composée uniquement de personnes provenant d’Allemagne, soit Lan Ung Kim, pratiquant le Taekwondo, Giuseppe (Joseph) Cosantino, Arno Koschik, Jörg Schmidt, Dieter Herdel et Kunibert Back. Seul Jörg Schmidt est mentionné comme étant un combattant de l’Institut Bruckner. Quant à Roger Paschy, qui avait obtenu la sélection, a renoncé deux jours avant le combat. Il aurait dû rencontrer Isaias Duenas. Les combattants portent un casque de protection, ce qui a été décidé peu avant les matchs, à l’exception de Dominique Valera et Kunibert Back, qui refusent et combattent sans protection à la tête. Les combats se déroulent en trois rounds, sur une estrade, c’est-à-dire sans ring. Ramiro Guzman bat aux points Lan Ung Kim, parfois mentionné sous le nom de Lair. Ce dernier s'accroche tout le long du combat. Ramiro Guzman le fait tomber au sol par des fauchages (en japonais, O-Soto-Gari), tenant plus du judo que du full-contact.

En France dès les années 1980, des désaccords entre des dirigeants ont partagé la discipline en deux tendances : le « full-contact » d’un côté et de l’autre la « boxe américaine ». La Fédération française de full contact et disciplines associées, à la suite d'une délégation de service public rendue par un arrêté ministériel est officiellement responsable du « full-contact » depuis 2004 et à partir 2007 de la « boxe américaine »[7]. En 2008, une des branches de la « boxe américaine », la FBADA a rejoint une nouvelle structure dite « parallèle », la Fédération française de sports de contact et disciplines associées dans le Comité français de K1-rules[8]. Depuis la rentrée sportive 2009, la boxe américaine a retrouvée sa pleine représentativité au sein de la FFSCDA en s’organisant en Comité français (CFBA) et en obtenant la Délégation de pouvoirs ministérielle.

Le développement de cette pratique, malgré la multitude de sports de contact qui existe déjà, est possible à l’époque grâce à ses règles se situant au carrefour d’un style dur comme la boxe thaïe et d’autres style dits moins rudes tel la savate boxe française. En 1978, à la suite d'une demande du ministère chargé des sports l’appellation « full-contact » prend le nom de « boxe américaine » et ainsi la fédération originelle devient le Comité national de boxe américaine (CNBA). En 1979, le ministère chargé des sports place le CNBA sous la tutelle de la Fédération française de boxe française savate (FFBFSDA). Puis en 1982, le CNBA reprend son autonomie en quittant la FFBFSDA et devient la Fédération nationale de boxe américaine (FNBA). En 1983, une enquête du ministère chargé des sports (rapport Tetelin) et obtint un agrément provisoire de l’État et la FNBA devient la Fédération Française de Boxe Américaine (FFBA-DA). En 1985, l’agrément ministériel est retiré à la FFBA. En 1986, la FNBA et la FFBA-DA tente un rapprochement. En 1987, une nouvelle enquête du ministère chargé des sports qui amène en 1989 à la création de la FFUBADA (Fédération française unifiée de boxe américaine et disciplines assimilées). En 1989, un agrément ministériel est délivré à la FFUBADA et Dominique Valéra est nommé directeur technique national ; il sera suivi en 1990 de la Délégation de pouvoirs. En 1992, les structures gérant le kick-boxing et le muay-thaï se rapprochent du full-contact. En 1996, la constitution de la FFKBFCDA (Fédération française de kick-boxing, full-contact et disciplines associées) pour rassembler réellement les trois boxes pieds-poings qui fonctionneront séparément au sein de la FFKBFCDA sur le principe d’une confédération. Rapidement naissent des divergences de point de vue. Une partie des dirigeants du kick-boxing, de la boxe américaine, et de la boxe thaïlandaise (muay-thaï), se regroupent en septembre 1996 au sein de la FFBADA (Fédération française de boxe américaine et disciplines associées), structure bénéficiant de l’agrément ministériel. Un agrément ministériel provisoire fut accordé aux deux fédérations (FFKBFCDA et FFBADA) jusqu’en août 1998. À l’issue de cette échéance, et durant la saison 1998-1999, le ministère chargé des sports, après un audit dans chacune des structures, demanda à la FFKBFCDA de proposer un regroupement, afin d’accueillir en son sein les pratiquants de full-contact et de boxe américaine. Cette unification donna naissance à la FFCDA (Fédération de full contact et disciplines associées) créée en 1999 (agrément ministériel). Elle deviendra FFFCDA (Fédération « française » de full contact et disciplines associées) à l’obtention de la délégation de pouvoirs du ministère chargé des sports en 2002. Début des années 2000, une reprise d’organisation de titres « élites » revoit le jour sur le territoire français. À la suite de la décision ministérielle d’interdire l’organisation de titres internationaux sur le territoire français, deux structures ayant promu les boxes pieds-poings au début des années 1980, la « WKA-France » et l’« ISKA-France », se mettent en suspens jusqu’à ce que Thierry Muccini, en 2002, relance la dynamique de cette antenne française en amenant une sélection française à des événements internationaux. Au regard du succès rencontré par l’équipe française aux championnats du Monde WKA de 2002 à 2005, Alain Delmas et Thierry Muccini, décident de redorer le blason des deux fédérations les plus populaires au monde, la WKA et l’ISKA. L’été 2006, ils relancent la WKA-France et en janvier 2007 l’ISKA-France. Ainsi, ils vont permettre à la France de retrouver la représentativité internationale qui lui manquait depuis la fin des années 1990.

En début de saison 2008-2009, à la suite de la « crise sportive » qui traverse les boxes pieds-poings avec l’arrivée d’une nouvelle structure imposée par le ministère, ces deux organes, la WKA-France et l’ISKA-France, rejoignent la Fédération française de full contact et disciplines associées dans le cadre de la « Commission pugilistique ». Durant le printemps 2008, à l’annonce de la naissance d’une « fédération parallèle », la Fédération française de sports de contact et disciplines associées, un vent de panique traverse le « paysage du pieds-poings français ». En effet, cette « nouvelle fédération » obtient de l’État l’agrément ministériel en mai 2008. Dès la rentrée sportive, il s’opère un « mouvement de population » vers cette nouvelle structure pour les disciplines suivantes : kick-boxing, muaythaï, kung-fu de contact (wushu), boxe américaine, pancrase, bando et quelques autres sports de combat. En décembre 2008, la délégation de pouvoirs vient renforcer le projet implicite de regrouper dans une même entité les disciplines de contact afin de mutualiser les moyens. Par conséquent, les trois « fédérations en place » depuis des décennies, Fédération française de full contact et disciplines associées, Fédération française de muaythaï et disciplines associées et Fédération française de Wushu (FFWaemc), a qui l’État avait accordé jusqu’alors sa confiance, se retrouvent exclues des aides de l’État (subventions de fonctionnement et cadres techniques à disposition). Durant l’été 2009, le nouveau cabinet ministériel chargé des sports confie le « dossier épineux de l’attribution de la délégation de pouvoir » au Comité olympique français (CNOSF) pour un « avis consultatif ». Dès la rentrée 2009 au CNOSF, une commission d’examen constituée des représentants des plusieurs fédérations de sports de combat et d’arts martiaux auditionne les présidents des quatre structures concernées (la nouvelle fédération de sports de contact et les anciennes, fédération de wushu, fédération de full-contact et fédération de muaythaï). Un mois plus tard (octobre 2009), la Fédération française de sports de contact (FFSCDA) obtient, au grand étonnement des « anciennes fédérations », la délégation de pouvoirs pour toutes les disciplines à l’exception du wushu (accordé à la fédération française de WUSHU-aemc). Par la même occasion, le ministère rajoute à la liste d’activités de la précédente délégation de la FFSCDA/Sports de contact, la boxe américaine, auparavant attribuée à la FFFCDA/Full-contact. Encore une fois, il s’agit d’un « fait unique dans l’histoire du sport français » où une « nouvelle structure » s’approprie une faveur ministérielle. Quelques temps après, les présidents des vieilles fédérations (muay-thaï et full-contact) apprennent que leurs dossiers de demande de délégation n’ont pas été transmis, par le ministère, au Comité olympique français pour avis. Les anciennes fédérations n’en resteront pas là, notamment en faisant appel auprès du Conseil d’État pour exprimer encore une fois l’aspect non conforme de la procédure et non légitime cette décision.

En octobre 2009, se constitue une confédération de sports de combat regroupant des sports olympiques et non olympiques. Courant 2010, le Conseil d’État a débouté la demande des vieilles fédérations. Comme ce fut le cas du groupement WKA-France en 2008, à la suite de dysfonctionnements au sein de la nouvelle fédération parallèle créée en 2008 (la FFSCDA/sports de contact), deux nouveaux groupements rejoignent la FFFCDA (full-contact) : en octobre 2010, la FBADA (Boxe américaine) rejoint la FFFCDA puis en septembre 2011 le groupement K1 K1-rules.

Dès l’année 2010, une partie de la commission nationale de K-1 quitte la FFSCDA/Sports de contact pour se constituer en comité national de K-1 à la FFFCDA/Full-contact, puis sera le tour de la commission nationale de Chauss-fight.

En 2012, au sein de la FFFCDA/Full-contact, la commission pugilistique (WKA-France) devient la commission nationale de low-kick, puis en début de saison 2013-2014, une partie de la commission nationale de kick-boxing rejoint cette dernière pour constituer le comité national de kick-boxing de la FFFCKDA. En début de saison 2013, la FFFCDA/Full-contact devient la Fédération de Fighting Full Contact Kickboxing et Disciplines Associées (FFFCKDA)

En 2013, la délégation de pouvoirs est reconduite pour la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) pour les disciplines « kick-boxing » et « muay-thai ». Fait étrange aucune délégation n’est accordée pour le « full-contact ». Ainsi les fédérations historiques, Fédération de Fighting Full Contact kickboxing (FFFCKDA) et Fédération Française de Muaythaï (FFMDA) sont exclues des aides de l’Etat encore une fois pour une période inter-olympiades.

Suisse[modifier | modifier le code]

En Suisse, Jean Boscher, 3e dan de Karaté ancien membre de l'équipe de France de la Fédération Française de Karaté importa le full-contact à la fin des années 1970 et ouvre le premier club de full-contact en France. Combattant aguerri, il remporte plusieurs rencontres par K-O. Le genevois Jean-Marc Tonus est devenu champion du monde 1987 en battant Bob "Thunder" Thurman dans la catégorie des mi-lourds.

Réglementation[modifier | modifier le code]

Comme tout sport, le full-contact est défini par une réglementation qui fixe ses modalités d'action et ainsi en détermine sa spécificité. Les fulleurs utilisent leurs poings selon les modalités proches de la boxe anglaise et ne peuvent donc frapper en dessous de la ceinture anatomique. Les techniques de jambe sont elles aussi interdites sous la ligne de la ceinture mais les balayages sur le chausson en mousse restent possibles. Ces contraintes réglementaires en font une discipline ayant une stratégie spécifique du point de vue sportif.

Technique[modifier | modifier le code]

Un coup de poing crocheté du droit (hook-punch).

Les coups de poing sont repris de la boxe anglaise, les coups de pied sont identiques à ceux des arts martiaux et peuvent atteindre la tête et le buste.

Techniques de poing[modifier | modifier le code]

Coups de poing usuels[modifier | modifier le code]

  • Direct (straight-punch en anglais) : coup de poing direct de forme rectiligne.
- Coup de poing direct « long » : le jab (coup de poing direct du bras avant) et cross (coup de poing direct du bras arrière).
- Coup de poing direct « court » (short straight-punch en Anglais) utilisé à distance rapprochée.
  • Crochet (hook-punch en anglais) : coup de poing circulaire et le swing (appelé également stick-punch en anglais) : coup de poing circulaire large.
  • Uppercut (ou undercut en anglais).
  • Overcut (ou overhand-punch et aussi drop en Anglais).

Coups de poing moins usuels[modifier | modifier le code]

  • Back-fist (ou reverse en anglais) : coup de poing en revers.
  • Spinning back-fist (ou turning back-fist) : coup de poing en revers retourné.
  • Jump-punch (ou superman-punch) : coup de poing en sautant.

(*) Autorisé chez les professionnels mais pas dans tous les pays.

N.B. : Cross-counter : se présente comme un contre qui croise le bras adverse. Ce dernier peut être un coup d poing direct (jab ou cross), un semi-crochet (half-kook) ou un coup de poing plongeant (overcut).

Un coup de pied circulaire (roundhouse-kick) en Full-contact professionnel

Coups de poing hybrides[modifier | modifier le code]

  • Half-hook : semi-crochet en Français, coup de poing circulaire à mi-chemin entre un direct et un crochet.
  • Half-uppercut : semi-uppercut en Français, coup de poing rectiligne à mi-chemin entre un direct et un uppercut.
  • Bolo-punch: coup de poing circulaire (mi-crochet/mi-uppercut).L

Techniques de pieds[modifier | modifier le code]

Coups de pied usuels[modifier | modifier le code]

  • Front-kick : coup de pied direct de forme rectiligne ou circulaire. Il est de forme « pistonnée », push-kick (pushing-kick) ou de forme « fouettée », front snap-kick.
  • Side-kick : coup de pied de côté.
  • Semicircular-kick : coup de pied en diagonale ou "diagonal-kick" ou "forty-five degree roundhouse-kick".
  • Roundhouse-kick : coup de pied circulaire. Deux hauteurs de frappe : coup de pied médian (middle-kick) et coup de pied haut (high-kick) ;
  • Reverse-kick : coup de pied circulaire inversé ou crocheté ("hook-kick").
  • Back-kick : coup de pied en arrière.
  • Sweeping (ou footsweep en anglais) : coup de pied de balayage.

N.B. : Usuellement, les coups de pied circulaires (roundhouse-kick) portent les noms suivants :

  • Middle-kick : coup en ligne moyenne (sur le tronc et les bras)
  • High-kick : coup en ligne haute (niveau de la tête).
  • Low-kick : coup de pied bas autorisé uniquement dans la version du "full-contact avec low-kick" ou pour le balayage sur le chausson en mousse.

Ces vocables précédents sont des erreurs terminologiques car les techniques de jambe suivant leurs formes gestuelles ont des appellations distinctes (Ex. : au niveau « high-kick » : on trouve le front kick, le hammer-kick, le hook-kick, etc. et pas seulement le roundhouse-kick comme on l’indique très souvent).

N.B. : Il existe de nombreux coups de pieds hybrides, tel le "side-front" qui est un coup de pied de côté ("side-kick") avec les hanches plutôt de face permettant une liaison instantanée des techniques de poing très utile en défense active

Coups de pied moins usuels[modifier | modifier le code]

Catégorie des coups de pied dit « en bâton » (stick-kick) :

  • Crescent-kick : coup de pied en croissant (hanches de face).
  • Hammer kick : coup de pied retombant porté avec le talon – habituellement surnommé, coup de pied en "marteau". Lorsqu’il est préparé dans l’axe direct, il se nomme axe-kick.

Coups de pied retournés et volants[modifier | modifier le code]

  • Spinning hook-kick (ou turning hook-kick): coup de pied crocheté et retourné
  • Spinning side-kick : coup de pied latéral et retourné
  • Spinning back-kick (ou turning back-kick) : coup de pied en arrière et retourné
  • Jumping front-kick (ou flying-kick) : coup de pied frontal et sauté
  • Jumping roundhouse-kick : coup de pied circulaire sauté
  • Jumping side-kick : coup de pied latéral et sauté
  • Jumping back-kick : coup de pied en arrière sauté.

(*) Certaines techniques peuvent être retournées et sautées à la fois

Défense[modifier | modifier le code]

La défense en boxe se résume par un ensemble d’actions destiné à faire échec à l’offensive adverse, comprenant les blocages de coups, les déviations de coups, les esquives de coups, les déplacements (mobilité pour ne pas être atteint) et les actions de neutralisation. Se garantir contre les attaques adverses est un des trois objectifs principaux à atteindre dans les sports de combat de percussion, à côté d’attaquer les cibles adverses et d’utiliser l’action adverse à son propre avantage.

On distingue plusieurs objectifs de défense :

  • la simple mise en sécurité de ses propres cibles, quelquefois réalisée en urgence (dite défense passive : couverture neutre, blocage neutre, encaissement, etc.),
  • la réalisation d’actions destinées à utiliser l’activité adverse à son avantage, appelée par certains auteurs, défense active : le blocage déviant ou la « parade chassée » dans le but de déséquilibrer, le blocage absorbant, l’esquive (pour ces trois formes liés à des ripostes simultanées), puis le coup d'arrêt suivi également d’une riposte,
  • la mise en difficulté de réalisations offensives adverses (par le raccourcissement ou l’augmentation de la distance, par le verrouillage des armes adverses, par une déstabilisation à base de techniques de menace, de leurre, de battement, etc.).

Ces deux derniers objectifs nécessitent des qualités d’initiative, d’anticipation et d’à-propos. Le but à atteindre serait d’être capable de défendre et de contre-attaquer (riposter) dans toutes les positions avec le moindre risque.

On distingue trois catégories de défense :

  • la défense dite « classique » ayant pour but d’annihiler l’action adverse (ex. : « couverture », parade bloquée, parade opposition…),
  • la défense dite « active » favorisant l’utilisation de l’action adverse (ex. : absorption de choc, coup d'arrêt, dégagement),
  • et la neutralisation ou activité d’anticipation ayant pour but d’empêcher le déclenchement de l’offensive adverse (verrouillage des armes adverses, avancée au contact…).

Attitude, garde et style[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Posture (sport de combat).

L’attitude désigne deux notions principales. D'abord la façon de se tenir en situation d'opposition (Façon d’être positionné, de se tenir, de s’orienter, d’être protégé ou en garde, etc., dans le combat - posture, garde, positionnement...) et d'autre part, la façon de se comporter en termes de comportement d'opposition (style utilisé, stratégie globale employée...). Ex. : on recense différentes attitudes de combat en boxe : garde de trois-quarts de face, garde de profil, garde en « crouch » (ramassée), garde basse, garde le poids sur jambe avant, garde le poids sur jambe arrière, garde en appuis très écartés, etc. Quelquefois, la position du corps peut indiquer les intentions d’un combattant à l’égard de son adversaire. Ex. : une attitude de profil peut être le signe d’un travail d’esquive et riposte du bras avant ainsi que de contre. Les anglophones parlent plutôt de « position » que de « garde » à proprement parler (ex : « sidestep » pour la garde latérale). La garde pour ces premiers c’est le haut du corps et également les appuis au sol, ainsi ils utilisent le terme « upright stance » pour une position verticale de buste et « full crouch » pour une attitude recroquevillée. Pour nous, on utilise l’expression d’attitude de combat lorsqu’on désigne l’ensemble. Donc lorsqu’on parle de « garde » dans l’école française, on pense souvent à la position des bras pour se protéger. Mais bien plus que cela, elle désigne une organisation corporelle permettant au combattant de se préparer à défendre et d’autre part à passer à l’offensive, cela dans une configuration qui lui offre un maximum de sécurité et d’efficacité. Différentes positions permettent de faire face à un adversaire avant et pendant l’engagement et sont appelées à défaut « garde ». Comme son nom l’indique, « être sur ses gardes » c’est se mettre en alerte permanente et adopter une position favorable pour réagir. De nombreuses attitudes de garde existent : garde trois-quarts de face, de profil, garde inversée, garde haute, garde basse, garde avancée, garde ramassée, etc. Certes, il très important « d’être gardé » (hermétique), mais il faut également adopter une attitude qui permettre d’agir et de réagir rapidement et avec efficacité (donc adopter une posture efficace). A contrario un boxeur n’adoptant pas d’attitude définie où ayant les bras « en bas » est dit « non gardé ». D’ailleurs, certains boxeurs font ce choix dans la perspective de construire leur jeu sur la base de contre-informations (tromperies).

Le style représente la manière de faire propre à chaque individu et que l’on peut rapporter à des classes de « comportement-type ». Elle est propre à son tempérament, à son potentiel physique ou à ce qui lui a été enseigné par son école de boxe. Ainsi, on distingue : l’attentiste du fonceur et le technicien du frappeur, mais ce classement ne s’arrête pas là. On recense différents caractères variables pour chaque « typologie ». Par exemple, chez les styles « techniques » : boxer en coups longs, en coups d’arrêt, en coup de contre. Chez les styles « physiques » : faire le forcing, boxer en crochets puissants « à la godille », chercher le corps-à-corps, chercher le coup dur. Lorsqu’un combattant utilise sa façon habituelle de boxer (son style habituel), on dit qu’il est sur son « registre » ; cela à la manière d’un musicien qui répète ses gammes préférées. D’autre part, ce qui est appréciable dans un combat c’est l’opposition de styles. On a pour exemple le combat de boxe anglaise des années 1980, Sugar Ray Leonard contre Marvin Hagler. Le premier, utilise une boxe à reculons, faite de larges pas de côté, d’esquives de buste et de contre-attaque précises. Alors que le second, use d’une boxe en progression avant, d’une attitude compacte le buste en avant et de coups très puissants.

Tenue et équipements de protection[modifier | modifier le code]

Les combattants portent un pantalon d’art martial (ou de boxe) avec quelquefois la ceinture de grade. En termes de protections, une spécificité : des chaussons en mousse dits de « boxe américaine » qui recouvrent le dessus du pied et des protège-tibias matelassés. Les jeunes et amateurs de tous âges portent un casque. Comme pour la plupart des boxes pieds-poings, la compétition de full-contact (plein-contact) se déroule sur un ring. Le light-contact français, forme contrôlée du full-contact notamment pour les jeunes et les débutants, peut s’effectuer sur un praticable de tapis d’arts martiaux.

Formes de rencontres[modifier | modifier le code]

En termes de pratique compétitive, en France, on trouve les styles de full-contact suivants :

  • Le « light-contact français » (« soft-contact ») : épreuve technique c’est-à-dire dont le but et d’atteindre les cibles autorisées avec exclusion de la puissance de frappe.
  • Le « médium-contact » (épreuve à la touche modérée) : épreuve technique c’est-à-dire dont le but et d’atteindre les cibles autorisées avec puissance de frappe modérée. Cette forme de rencontre a été mise en place en 2002 par la WKA-France et l’ISKA-France sous l’initiative d’Alain Delmas responsable de la Commission pugilistique de la Fédération (Française) de Full-Contact (FFFCDA).
  • Le « plein-contact » : forme originelle du full-contact juniors (18-19 ans) et les seniors (20-34 ans). Pour les pratiquants de16-17 ans, le « pré-combat », sorte de combat de plein-contact où le hors-combat est prohibé.
  • Le « super-fight » : tournoi multi-disciplines exécuté face au même adversaire ans trois formes (en semi-contact, light-contact et plein-contact) pour les juniors (17-18 ans) et les seniors (19-34 ans).
  • Il existe d’autres types de pratique compétitive, le no-contact et pour les plus petits le circuit « oursons » (parcours technique et éducatif).
  • En international, le « light-contact » endosse une forme très dure de type « plein-contact » où la recherche de hors-combat est interdite.

Formes connexes[modifier | modifier le code]

De nombreuses disciplines sont dérivées de la pratique du full-contact et même certaines sont très prisées :

  • L’énergie-full , activité de mise en forme de type cardio-training et sa version de compétition, l’aéro-kick, discipline privilégiant la démonstration technique en musique.
  • Le full-défense, discipline dédiée à la défense personnelle.

Grades[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, les grades délivrés par les enseignants de full-contact s’inspirent pour les grades supérieurs (ceinture noire) de la progression des arts martiaux du début du XXe siècle et pour les grades de couleur de la progression européenne mise en place par les arts martiaux dans les années 1930 en Angleterre et en France. La ceinture noire est le symbole de la discipline depuis la mise en place du full-contact karaté aux États-Unis dans les années 1960.

Adolescents et adultes[modifier | modifier le code]

En France, le système de grades de couleur utilise celui de la plupart des arts martiaux français. Ainsi, on trouve une progression en six étapes.

Grade en France 1er grade de couleur 2e 3e 4e 5e 6e
Couleur en France blanche jaune orange verte bleue marron
Représentation en France Ceinture blanche.png Ceinture jaune.png Ceinture orange.png Ceinture verte.png Ceinture bleue.png Ceinture marron.png

Moins de 16 ans[modifier | modifier le code]

En France, il est d'usage dans les sports de combat depuis les années 1990 d'utiliser les ceintures à section pour les jeunes de moins de 16 ans (blanche-jaune, orange-verte, verte-bleue, bleue-marron). Ce qui permet de rajouter des grades intermédiaires pour des jeunes ayant une pratique précoce. Cette gradation a été mise en place par la WKA-France en 2002. Il existe aussi la ceinture violette, qui se situe entre la ceinture bleue et la ceinture bleue-marron.

Grade en France 1er grade de couleur 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e 11e 12e
Couleur en France blanche blanche-jaune jaune jaune-orange orange orange-verte verte verte-bleue bleue violette bleue-marron marron
Représentation en France Ceinture blanche.png Ceinture blanc jaune.png Ceinture jaune.png Ceinture jaune orange.png Ceinture orange.png Ceinture orange verte.png Ceinture verte.png Ceinture verte bleue.png Ceinture bleue.png Ceinture violette.png 800px-Ceinture bleue marron.png Ceinture marron.png

Grades supérieurs[modifier | modifier le code]

Grade 1er degré 2e degré 3e degré 4e degré 5e degré 6e degré 7e degré 8e degré 9e degré 10e degré
Compétence Confirmation technique Qualification Expertise Grande expertise Doyen
Titre d’entraîneur
et de cadre
Moniteur Professeur Cadre assistant Cadre Expert Grand expert
Couleur
en Occident
Noire Noire-rouge Blanche-rouge Rouge
Représentation
en Occident
Ceinture noire.png 800px-Ceinture noir rouge.png Ceinture blanc rouge.png Ceinture rouge.png

Formation d’enseignant[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

En France, dans le cadre d’une fédération et de l’Etat, il existe différents diplômes permettant d’enseigner le full-contact/boxe américaine comme c’est le cas pour le kick-boxing et le muay-thaï.
La première catégorie, les brevets d’animateur de club permettent d'enseigner la discipline full-contact/boxe américaine à titre bénévole, ce sont les diplômes dits « fédéraux ».

  • Les brevets fédéraux (B.F.) sont mis en place par une fédération disposant d’une délégation de pouvoirs ou d’un agrément ministériel dans le cadre de l’article L.211-2 et L.211-3 du Code du Sport :
- Le B.F.1e degré ou diplôme d’assistant-instructeur (D.A.F.). Il permet d'initier tous les publics sous la tutelle d'un titulaire du B.F.2e degré ou plus.
- Le B.F.2e degré ou diplôme d’instructeur (D.I.F.). Il permet un encadrement autonome de tous les publics. Pour être titulaire de ce diplôme, il faut en amont posséder le B.F.1e degré.
- Le B.F.3e degré ou diplôme de professeur (D.P.F.). Diplôme d’enseignant de club le plus élevé. Il permet un encadrement autonome de tous les publics. Il sanctionne une connaissance poussée de la discipline tant au niveau technique qu'au niveau de l’entrainement. Ce diplôme, selon la fédération est une qualification de spécialité voire de polyvalence permettant d’enseigner les disciplines appartenant au même groupe (Ex. dans les sports pieds-poings : kick-boxing, K-1 rules, full-contact/boxe américaine, boxe thaïe/muay-thaï, pancrace).

La deuxième catégorie quant à elle permet de former et d’entraîner des personnes contre rémunération. Ces formations sont plus longues en temps de formation qu'un brevet fédéral et certifient des qualifications supérieures d’enseignant voire de cadre fédéral.

  • Les diplômes d'État (D.E.) :
- Le B.P.J.E.P.S. : Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport, soit mention « activités physiques pour tous » (A.P.T) soit mention « jeux d’opposition sportifs » soit mention « activités pugilistiques ». Diplôme de type IV (niveau du baccalauréat). Il permet un encadrement autonome de tous les publics, d’enseigner à titre de rémunération une discipline ou un groupe de disciplines proches (Ex. : muay-thaï, kick-boxing, full-contact).
- Le D.E.J.E.P.S. : Diplôme d’État de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport. C'est un diplôme de type III (niveau du baccalauréat plus deux années d’études supérieures). Il certifie le perfectionnement dans une discipline et la formation de futur cadre fédéral.
- Le D.E.S.J.E.P.S. : Diplôme d’État supérieur de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport. C'est un diplôme de type II (niveau du baccalauréat plus trois années d’études supérieures). Il confère à son titulaire des compétences étendues dans le domaine de la performance sportive, il a vocation d’encadrement à tous les niveaux dans la structuration de la discipline, ainsi que formateur de formateur.

Grands noms[modifier | modifier le code]

Combattants mythiques des années 1970-1980[modifier | modifier le code]

  • Joe Lewis - États-Unis : dit l' « immortel ». Légende majeure du karaté et full-contact aux États-Unis.
  • Bill Wallace - États-Unis : Mister « superfoot ». Grand champion des années 1970 dont sa réputation s’est faite avec ses techniques exceptionnelles de la jambe avant et des techniques de poings redoutables.
  • Benny Urquidez - États-Unis : dit « The Jet » - États-Unis (également grand champion de kickboxing).
  • Jeff Smith - États-Unis : la « Bombe de Washington D.C. ».
  • Don Wilson - États-Unis : surnommé l’« U.S. Dragon » (Don The dragon Wilson) : grand champion et acteur de cinéma.
  • Dominique Valéra - France : « Le King », icône du karaté et full-contact européen. Promoteur du full-contact en Europe
  • Jean-Yves Thériault, Mister Punch - Canada. A révolutionné l'utilisation des techniques de poing en full-contact.
  • Michel Rochette - Canada. Grand champion des années 1980 et 1990
  • Fred Royers - Pays-Bas (également grand champion de kickboxing et autres boxes pieds-poings). Un des premiers représentants de la WKA en Europe
  • Rick Roufus - États-Unis. Réputé pour ses techniques de jambes retournées et sautées
  • Rob Kaman - Pays-Bas (également grand champion de kickboxing et autres boxes pieds-poings)
  • Ernesto Hoost, Mister perfect – grand champion multidisciplines.

Autres grands champions étrangers depuis les années 1980[modifier | modifier le code]

  • Perry Ubeda – Pays-bas, champion multi-disciplines
  • Aziz Khattou - Belgique, multiple champion du monde.

Grands champions français depuis la fin des années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1970-1980[modifier | modifier le code]

  • Edmond Ardissone, 1er français champion du Monde PKA en 1986 et PKC.
  • Daniel Rennesson, grand technicien du full-contact.
  • Pascal Leplat, combattant très rude et efficace (également grand champion de kickboxing américain).
  • Youcef Zénaf, figure emblématique du full-contact français des années 1980.
  • Christian Battesti, grande figure des années 1980.
  • Khalid El Quandilli, plusieurs fois champion du monde.

Années 1990-2000[modifier | modifier le code]

  • Khalid Rhahilou, également champion de boxe anglaise.
  • Jaïd Seddak, champion multidisciplines.
  • Redouane Bougara, champion multidisciplines, décédé après un combat.
  • Imed Mathlouthi, grand champion des années 1990 et 2000.
  • Abdel Halim El Hakimi, champion du monde.
  • Fouad Habbani, grand combattant et styliste du full-contact qui a disputé 17 titres mondiaux avec succès.
  • Samir Mohamed dit "le Petit prince des rings", grand combattant et polyvalent des boxes pieds-poings
  • Hervé Busonéra, plusieurs fois champion du monde
  • Christophe Landais, plusieurs fois champion du monde
  • Christophe Tendil, plusieurs fois champion du monde.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Delmas Alain., Définition du Kick-boxing (Document de formation d’entraîneur) , FFKBDA, 1999 - Lexique de la boxe et des autres boxes (Document de formation d’entraîneur), Aix-en-Provence, 1981-2005.
  • Delmas Alain, Callière Jean-Roger, Histoire du Kick-boxing (Document de formation d’entraîneur) , FFKBDA, 1998.
  • Lombardo Patrick, Encyclopédie mondiale des arts martiaux, Éditions E.M., Paris, 1997.

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Delmas, Jean-Roger Callière, Origines du kick-boxing, Site Internet La boxe pieds-poings, 2000
  2. Boxes américaines : expression désignant les disciplines nées aux États-Unis, notamment le full-contact, le semi-contact et le « full-contact avec low-kick » ou kick-boxing américain
  3. Mike Miles, A History of Kickboxing - North America's surprisingly taboo 'kickboxing' history! (mikemiles.com) Part 1
  4. Mike Miles, An interview with Joe Lewis, site www.mikemiles.com, 1998
  5. Mike Miles, A History of Kickboxing - North America's surprisingly taboo kickboxing history! Part 4
  6. Numéro de juillet 1976 du magazine français Karaté.
  7. Full-contact dit « à la française » : forme de rencontre utilisant certaines règles et comptage de points du Full-contact des années 1970, comme le coup de poing retourné (ou spinning back-fist). Cette activité a permis de rassembler des pratiquants en marge de la Fédération française de full contact et disciplines associées depuis la fin des années 1990
  8. K-1-rules dit « à la française » : activité créée de toutes pièces en 2008 pour désigner une discipline s’apparentant au full-contact avec des coups de genou directs uniquement en sortie de corps-à-corps. Le combattant porte un collant de type cyclisme à la manière du champion hollandais Andy Souwer. Cette activité a permis de rassembler les pratiquants issus du groupement FBADA (Fédération de boxe américaine), en marge de la Fédération française de full contact et disciplines associées depuis la fin des années 1980

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Fédérations mondiales[modifier | modifier le code]

Fédération mondiale Site Web
World Kickboxing & Karate Association (W.K.A) - Amateurs et pros wkaassociation.com/ www. wkaassociation.com
World Kickboxing Federation (W.K.F) - Amateurs et pros www.wkfkickboxing.com
International Sport Kickboxing Association (I.S.K.A) - Amateurs et pros www.iska.com
World Association of Kickboxing Organizations (W.A.K.O) - Amateurs et pros

(officiellement reconnue par le GAISF comme l’organe officiel du kick-boxing amateur)

www.wakoweb.com
World Traditional Kickboxing Association (WTKA)
(Associée en 2012 avec la fédération mondiale la plus ancienne, c’est-dire la W.K.A)
www.wtkainternational.com
Professional Kickboxing Association (P.K.A) www.pkakickboxing.com
World Federation of Kickboxing (W.F.K) - Amateurs et pros www.wfk-gov.com
World Amateur Sport Kickboxing Organization (W.A.S.K.O) - Amateurs www.dovuscu.com
International Kickboxing Board of Control (I.K.B.C) www.ikbc.org
World Kickboxing Network (W.K.N) - Pros www.worldkickboxingnetwork.com
World Kickboxing Union (W.K.U) www.wku-kickboxing.com
International Kickboxing Federation (I.K.F) - Amateurs et pros www.ikfkickboxing.com

Fédérations européennes[modifier | modifier le code]

Fédérations françaises[modifier | modifier le code]

Antennes françaises de fédérations internationales[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Almeria, J., Benny Urquidez “the jet“, in magazine Budo international, 1999.
  • Budo International, Mike Anderson, père du karaté sportif et du kick-boxing - Benny The Jet Urquidez, le pouvoir de la connaissance, in magazine Budo International, 2000
  • Delmas, A., Cahiers du moniteur, document de formation en BPP, Ligue de Picardie, Amiens, 1981 – L’acte d’opposition, document de formation en BPP, Ligue de Picardie, Amiens, 1981 – Les comportements d’opposition, Mémoire de BEES 2 °, Evry, 1978 – Lexique de combatique, document de formation en BPP, Ligue Midi-Pyrénées, Toulouse, 1975-1980 – Technoboxe : fiches techniques de la boxe et des autres boxes, document de formation en BPP, Ligue PACA, Aix-en-Provence, 1981-2005
  • Dimarino, S., Les secrets des arts martiaux, Éditions De Vecchi, Milan, 1998.
  • Dimarino, S., Leçons de kickboxing, Éditions De Vecchi, Paris, 2000.
  • Draeger, D., Smith, R., Asian Fighting Arts, Kodansha International, Tokyo, New York, San Francisco, 1969.
  • Falsoni, E., Cours de Full-contact, Éditions De Vecchi, Milan, 1995.
  • Frederic, L., Dictionnaire des arts martiaux, Éditions du Félin, 1988.
  • Hoffer, B., Le grand livre des arts martiaux, Éditions De Vecchi, Paris, 1999.
  • I.F.O., Historique du Kick-boxing, in Dossier de l’entraîneur, Paris, 1988
  • Lombardo, P., Dictionnaire encyclopédique des arts martiaux, Éditions S.E.M., Paris, 1993, deux tomes.
  • Lima, A., Benny “the jet“ Urquidez, in magazine Budo International, 1997.
  • Gyi, M., Burmese Bando boxing, U.S.A., 1987.
  • Miles, M., An interview with Joe Lewis, site www.mikemiles.com, 1998
  • Rennesson, D., Boxe américaine Full Contact, technique et compétition, Sedirep, Paris, 1981
  • Salvini, S., La grande épopée des sports de combat et arts martiaux, in magazine Karaté, 1985.
  • Than (Gyi), B., Manuel of the bando discipline, National bando Association, 1946-1968.
  • Valéra, D., L'essentiel du Full-contact, Chiron, Paris, 2000
  • W.K.A. Head office, History, Royaume-Uni, 2000.
  • Poy-Tardieu, N., Le guide des arts martiaux et sports de combat, Budo Éditions, 2001.