Archidiocèse de Besançon

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47°14′01″N 6°01′50″E / 47.23361, 6.03056

Archidiocèse de Besançon
(la) Archidioecesis Bisuntinus
La cathédrale Saint-Jean de Besançon
La cathédrale Saint-Jean de Besançon
Informations générales
Pays France
Archevêque Vacant
Mgr André Lacrampe, administrateur apostolique
Langue(s) liturgique(s) Français
Superficie 9 732 km2
Création du diocèse IIIe siècle
Élévation au rang d'archidiocèse IVe siècle
Patron saint Ferréol et saint Ferjeux
Province ecclésiastique Besançon
Diocèses suffragants Belfort-Montbéliard
Nancy
Saint-Claude
Saint-Dié
Verdun
Adresse 3, rue Convention
25000 Besançon
Site officiel Site officiel
Statistiques
Population 550 000 hab.
Population catholique 500 000 hab.
Pourcentage de catholiques 90 9 %
Nombre de paroisses 67
Nombre de prêtres 258
Nombre de diacres 24
Nombre de religieux 50
Nombre de religieuses 565
Notice sur hierarchy catholic : Consulter
Image illustrative de l'article Archidiocèse de Besançon
Localisation du diocèse
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Diocèses suffragants

Le diocèse puis archidiocèse de Besançon est une circonscription religieuse catholique de la France implantée en Franche-Comté.

Sommaire

Le diocèse aujourd'hui [modifier]

Quelques chiffres du diocèse de l'archevêché de Besançon aujourd'hui (chiffre 2006) :

  • Le diocèse de Besançon comporte 67 paroisses (ou unités pastorales), 13 doyennés (regroupement de plusieurs paroisses) et 1 010 communes :
  • 67 paroisses :
    • 39 dans le Doubs ;
    • 28 en Haute-Saône ;
  • 13 doyennés :
    • 8 dans le Doubs ;
    • 5 en Haute-Saône ;
  • 312 prêtres diocésains dont :
    • 218 en activité ;
    • 94 en retraite.

Historique [modifier]

Vers la fin du IIe siècle, l'évêque Saint Irénée de Lyon envoie deux évangélisateurs, le prêtre Saint Ferjeux et son frère diacre Saint Ferréol (originaires d'Athènes en Grèce) fonder l'église de Besançon et évangéliser la Séquanie gallo-romaine (ils sont tous les deux martyrisés vers 212 et deviennent les Saints patrons de Besançon).

Le diocèse est anéanti pendant la période des grandes invasions barbares (les Burgondes et les Alamans envahissent la Séquanie) à partir du IVe siècle après la chute de l'empire romain puis se réorganise au début du VIIe siècle avec les rois catholiques Francs mérovingiens qui chassent ou intègrent en plusieurs siècles les barbares de France sous la directive des papes catholiques d'occident

Durant la période carolingienne féodale, les comtes de Bourgogne disposent pratiquement du pouvoir et du siège des archevêques bien que les archevêques soient alors des personnes importantes (Liste des comtes palatins de Bourgogne).

Besançon devient un évêché de la grande province gallo romaine de Séquanie vers la fin du IIIe siècle.

Au XIIe siècle, le diocèse donne à l'Église un grand pape, Calixte II originaire de Quingey (20 km au sud de Besançon) élu à l'abbaye de Cluny en Bourgogne, instigateur du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Les abbayes nouvelles, surtout cisterciennes, se multiplient : elles sont les principaux foyers de résistance du schisme épiscopale de l'empereur germanique catholique Frédéric Barberousse, suzerain de la Franche-Comté et de l'archevêché de Besançon.

Du XIIIe siècle au XVIe siècle, lors de la réforme protestante, les institutions catholiques se dégradent. La politique des souverains et du Parlement aide au maintien de la foi traditionnelle.

Le diocèse de Besançon coïncide pratiquement durant tout l'Ancien Régime avec le comté de Bourgogne (ou Franche-Comté y compris le comté de Montbéliard).

Le diocèse d’Ancien Régime est supprimé en 1790 et il est remplacé, en vertu de la Constitution civile du clergé, par trois diocèses qui correspondent aux départements du Doubs, de la Haute-Saône et pour partie du Jura. Besançon est alors une métropole dont dépendent les diocèses du Bas-Rhin, Haut-Rhin, Côte d'Or, Haute-Marne, Haute-Saône, Jura et Vosges.

En vertu du Concordat de 1801, l'archidiocèse est restauré et correspond aux limites des départements du Doubs, de la Haute-Saône et du Jura (jusqu'à la re-création du diocèse de Saint-Claude en 1823, suffragant de Lyon).

L'archidiocèse de Besançon a alors pour suffragants Dijon et Autun (précédemment dépendant de Lyon, auquel ils retournèrent sous la Restauration), Metz, Nancy, et Strasbourg, ces trois derniers précédemment suffragants de l'archidiocèse allemand Trèves.

À la suite de la Guerre franco-prussienne de 1870, le Territoire de Belfort, resté français et détaché de l'évêché de Strasbourg, fut intégré à l'archidiocèse de Besançon. Celui-ci comprit alors les trois départements du Doubs, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort

Par la bulle pontificale du pape Jean-Paul II du 3 novembre 1979, le Territoire de Belfort, le Pays de Montbéliard et le canton d'Héricourt en Haute-Saône furent détachés du diocèse de Besançon et constituèrent un nouveau diocèse autonome, le diocèse de Belfort-Montbéliard.

Liste des évêques et archevêques de Besançon [modifier]

Blason de l'archidiocèse [modifier]

Dans l'armorial du Saint-Empire de Johann Siebmacher édité en 1606, les armes du diocèse de Besançon sont "de gueules à l'aigle éployée d'or". Cette aigle figure sur la monnaie estévenante que battait l'archevêque de Besançon. Sur le revers des pièces figuraient les symboles des deux chapitres de Besançon : le bras de Saint Étienne et l'aigle de Saint Jean. Ce blason des deux chapitres de Besançon va peu à peu s'imposer comme le blason du diocèse de Besançon.

Évêque originaire de l'archidiocèse de Besançon [modifier]

Voir aussi [modifier]

Liens externes [modifier]