Armée impériale russe

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L’armée impériale russe est le nom donné aux forces militaires de l’Empire russe avant 1917 et la révolution d'Octobre. C’est elle qui vainquit entre autres les forces de Napoléon de 1812 à 1814 et qui mena de nombreuses guerres contre les Ottomans de 1676 à 1917. Elle était dirigée par les empereurs (ou tsars selon les époques).

Grâce à la puissance numérique et tactique de son armée, l’empire russe fut l’une des plus grandes puissances militaires mondiales pendant plusieurs centaines d’années. L’armée impériale russe n’existe plus depuis 1917, date à laquelle elle a été transformée en Armée rouge, force militaire de l’URSS.

L’empire russe en 1866 ; en vert clair les territoires sous influence.

Liste des guerres de l’empire russe[modifier | modifier le code]

Guerre russo-turque de 1676-1681[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre russo-turque de 1676-1681.

La Guerre russo-turque de 1676-1681 est un conflit ayant opposé les empires russe et ottoman dans la seconde moitié du XVIIe siècle, avec comme enjeu la domination territoriale de l’Ukraine à partir de la ville stratégique de Chyhyryn, située sur la rive droite du Dniepr, c’est-à-dire en Ukraine occidentale.

Après la guerre, les frontières russo-ottomanes sont délimitées au Dniepr.

Campagnes de Crimée (1687-1689)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Campagnes de Crimée.

Défaite de l’armée russe qui tente d’envahir le Khanat de Crimée afin d’obtenir un accès à la mer d'Azov. Accélère la prise du pouvoir du futur Pierre le Grand.

Grande guerre du Nord (1700-1721)[modifier | modifier le code]

De 1700 à 1721, la grande guerre du Nord ou seconde guerre du Nord voit l’affrontement de la Suède (aidée de l’Empire ottoman de 1710 à 1711) et d’une coalition réunissant la Russie, le Danemark-Norvège et la Saxe-Pologne (auxquels se joignent aussi la Prusse et Hanovre, à partir de 1715).

La Suède fait des prodiges mais finalement la Russie menée par Pierre Ier devient le pouvoir dominant sur la mer Baltique et étend son influence en Europe.

Guerre russo-iranienne de 1722-1723[modifier | modifier le code]

La guerre russo-iranienne de 1722-1723, connue dans l’histoire Russe comme la campagne persane de Pierre le Grand, est une guerre entre la Russie et la Perse, l’actuel Iran. Elle est déclenchée par le tsar pour essayer d’étendre l’influence russe dans les régions de la Mer Caspienne et du Caucase du sud et pour empêcher que son rival, l’Empire ottoman, ne gagne de nouveaux territoires dans cette région aux dépens des Séfévides alors sur le déclin.

Avant la campagne, Pierre Ier de Russie conclut une alliance avec le roi géorgien Vakhtang VI de Karthlie et avec le Catholicos d’Arménie Asdvadzadur. Ces dirigeants chrétiens sont en quête d’une aide russe dans leur lutte contre les deux puissances expansionnistes musulmanes : la Turquie et la Perse.

En juillet 1722 l’Armée impériale, qui compte environ 22 000 hommes, embarque à Astrakhan sur les bateaux nouvellement construits de la Flotte Caspienne menée par l’amiral Fiodor Apraxine. Ils sont rejoints plus tard par environ 22 000 cavaliers et des Cosaques marchant par route depuis Tsaritsyne. Le 23 août 1722 les armées russes capturent Derbent dans le sud du Daguestan. Cependant, durant l’automne de cette année des tempêtes sur la mer Caspienne forcent Pierre le Grand à retourner à Astrakhan, quittant la garnison russe installée à Derbent et à Sviatoï Krest. En septembre 1722, Vakhtang VI établit son camp à Gandja avec une armée combinée géorgio-arménienne de 40 000 hommes pour se joindre à l’expédition russe.

En décembre 1722 les armées navales et terrestres russes sous le commandement du général Mikhaïl Matiouchkine s’empare de Rasht et procèdent à la prise de Bakou en juillet 1723. Le succès militaire russe et l’invasion turque des possessions perses dans le Caucase du sud au printemps 1723 forcent le gouvernement de Tahmasp II à signer le traité de paix de Saint-Pétersbourg qui voient Derbent, Bakou et les provinces perses du Chirvan, du Gilan, du Mazandaran et d’Astrabad passer aux Russes le 12 septembre 1723.

Guerre russo-turque de 1806-1812[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre russo-turque de 1806-1812.

La huitième guerre russo-turque (1806-1812) commence avec le soulèvement des serbes contre l’Empire ottoman. Les insurgés cherchèrent d’abord l’aide de l’Autriche, sans succès. Ils se tournent alors vers les russes. Comme ces derniers ont les yeux tournés vers la France de Napoléon, ils ne promettent qu’un soutien financier et diplomatique. Ce n’est que quand les français s’approchent de l’Empire Ottoman que le tsar Alexandre accepte d’envoyer des troupes.

À la fin de la guerre, l’Empire russe a annexé la Serbie. Le tsar met fin au conflit face au sultan pour avoir ses troupes prêtes pour combattre la France.

La Russie est comptée pour vainqueur de cette guerre[réf. nécessaire].

Guerre Patriotique (1812)[modifier | modifier le code]

Les Russes entrent à Paris en 1814.

La campagne de Russie de 1812 est une campagne militaire menée par l’empereur Napoléon Ier, alors au sommet de sa puissance. Après avoir conquis quasiment toute l’Europe occidentale, Napoléon entreprend de conquérir la Russie du tsar Alexandre Ier. Il mène sa Grande Armée jusqu’à Moscou, puis le prince Mikhaïl Koutouzov, général en chef d’une armée russe inférieure en nombre au début de l’invasion, parvient à relever le moral de ses troupes et à mener une contre offensive, en organisant le harcèlement de la Grande Armée lors de la retraite française.

Cette invasion des guerres napoléoniennes, relatée par Léon Tolstoï dans son célèbre roman historique Guerre et Paix, marque profondément la culture russe, et sera mise en parallèle avec l’invasion allemande de 1941-1942, durant la Seconde Guerre mondiale.

Seulement à peu près 90 000 des hommes de Napoléon survivent à la campagne de Russie. Les victimes russes au cours des quelques rares batailles rangées sont comparables aux pertes françaises, mais les pertes civiles le long de la route empruntée par les armées, dans un territoire dévasté, sont beaucoup plus élevées que les pertes militaires. Au total, en dépit d’estimations hâtives de plusieurs millions de morts, on estime les pertes à environ un million de morts, également réparties entre Français et Russes. Les pertes militaires s’élèvent à 300 000 Français, 70 000 Polonais, 50 000 Italiens, 80 000 Allemands, et 210 000 Russes. En plus des pertes humaines, les Français perdent aussi quelque 200 000 chevaux et plus de 1 000 pièces d’artillerie.

La Grande Armée perdit 5 hommes par maladie (typhus et dysenterie) pour chaque homme perdu au combat.

Campagne de France (1814)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Campagne de France (1814).

Napoléon Ier affronte dans l’Est de la France les troupes coalisées de la Russie, de la Prusse, du Royaume-Uni, de la Suède, de l’Autriche et de plusieurs états allemands, anciens alliés de Napoléon, notamment les royaumes de Bavière et de Wurtemberg pour ne citer que les plus puissants. Les forces qui envahissent la France sont divisées en trois armées : Bohême (Karl Philipp de Schwarzenberg), Silésie (Gebhard Leberecht von Blücher) et Nord (Bernadotte).

Dans le camp de l’empire français, les pertes des campagnes précédentes en hommes, en Russie et en Allemagne, sont trop importantes pour être compensées, d’autant que de nombreuses troupes sont restées en garnison dans les places fortes d’Allemagne, comme à Hambourg (gouvernée par le maréchal Davout). Avec une armée inexpérimentée (les jeunes conscrits de 1814, les «Marie-Louise», ne sont pas à la hauteur de leurs aînés) et largement dépassée en nombre, Napoléon parvient à infliger plusieurs revers à ses ennemis, mais ne peut réellement prendre l’initiative et exploiter ses succès. Il tente de stopper, puis de contourner l’offensive ennemie et de la prendre à revers, alors que les Alliés se dirigent sur Paris et que les défections se multiplient. Les Alliés entrent dans Paris le 31 mars 1814.

La reddition de Paris, et le refus de combattre des généraux qui l’accompagnent, décident Napoléon à abdiquer à Fontainebleau le 6 avril.

Guerre russo-turque de 1828-1829[modifier | modifier le code]

Article détaillé : guerre russo-turque de 1828-1829.

La guerre russo-turque commence lorsqu’une insurrection grecque contre les Ottomans éclate en 1828, à laquelle l’Empire Russe apporte son soutien.

Au déclenchement des hostilités, l’armée russe compte 92 000 hommes, et l’armée ottomane 150 000. En juin 1828, le gros des troupes russes, commandées par l’empereur Nicolas Ier, traverse le Danube et pénètre dans la Dobroudja. Auparavant, le général en chef de l’armée russe, le prince Pierre Wittgenstein, était entré en Valachie et s’était emparé de Brăila et Bucarest sans difficulté.

Les Russes mettent ensuite le siège devant trois villes importantes de Bulgarie : Choumen, Varna et Silistra. Avec l’aide de la flotte de la mer Noire, commandée par Alexeï Greig, Varna tombe le 29 septembre. Le siège se révèle plus problématique, la garnison ottomane étant supérieure en nombre aux assaillants ; de plus, les Ottomans parviennent à couper les Russes de leurs bases, ce qui entraîne une disette et contribue au déclenchement d’épidémies dans leur troupes. Sur toute la durée de la guerre, les maladies font plus de victimes que les combats.

L’hiver approchant, l’armée russe doit abandonner le siège de Choumen et de Silistra, et se retirer en Bessarabie. En février 1829, Wittgenstein, jugé trop pusillanime par l’empereur, est remplacé par Hans Karl von Diebitsch, tandis que Nicolas Ier part pour Saint-Pétersbourg. Le 7 mai, Diebitsch traverse le Danube avec 60 000 hommes et remet le siège devant Silistra. Le Sultan envoie 40 000 hommes au secours de Varna, mais cette armée est mise en déroute par Diebitsch lors de la bataille de Kulevicha (en), le 30 mai. Silistra tombe aux mains des Russes le 19 juin. Dans le même temps, sur le front du Caucase, Ivan Paskevitch prend Akhaltsikhe, Erevan, Kars, puis Erzeroum le 27 juin.

La 9e guerre russo-turque se termina avec le traité d’Andrinople, qui est favorable à l’Empire russe.

La guerre de Crimée ou guerre russo-turque de 1853-1856[modifier | modifier le code]

Article détaillé : guerre de Crimée.

La guerre de Crimée (1853-1856) est une guerre entre l’Empire russe et l’Empire ottoman.
Le conflit a pour principale scène la Mer Noire.

À la suite d'un conflit à Bethléem entre chrétiens latins - protégés par la France - et orthodoxes - protégés par la Russie - les relations entre la Russie et l’empire Ottoman s’enveniment jusqu’à la déclaration de guerre.

Toutefois cette querelle de moines dans les églises des lieux saints est un prétexte. L’affaire est réglée par les Turcs en faveur du clergé orthodoxe, mais la Russie exige alors du sultan des garanties en faveur de tous les chrétiens orthodoxes de l’Empire (1853). les véritables raisons sont les ambitions de la Russie, désireuse d’annexer Constantinople et les Détroits, c’est-à-dire d’accéder à la Méditerranée. À la suite du refus des Ottomans, le tsar fait occuper les principautés moldo-valaques (juillet 1853). L’Empire ottoman déclare alors la guerre à la Russie le 4 octobre 1853.

Les Français et les Britanniques, puis les Sardes (Piémontais), s’allient aux Ottomans.

La flotte turque est détruite par l’escadre russe dans le port de Sinope, le 30 novembre 1853.

Pour débloquer la situation, les alliés décidèrent de débarquer en Crimée et d’attaquer le principal port russe de cette mer, Sébastopol.

Après leur débarquement en Crimée le 14 septembre 1854, les alliés battent les Russes à l’Alma (20 septembre), mais préfèrent mettre le siège devant Sébastopol.

Chute de la tour Malakoff

Les Russes doivent saborder leurs navires et utiliser leurs canons comme artillerie additionnelle ainsi que leurs équipages comme troupe à terre. L’amiral Nakhimov est mortellement blessé à la tête par un franc-tireur, et meurt le 30 juin 1855.

Pendant ce siège, les adversaires s’affrontent dans les batailles de Balaklava - 25 octobre - et d’Inkerman - 5 novembre.

Le 8 septembre 1855, la tour Malakoff, position clé de la ville, tombe aux mains des Français, dirigés par le maréchal Patrice de Mac-Mahon, devenu célèbre notamment pour cette victoire au cours de laquelle il prononça son fameux « J’y suis ! J’y reste ! », entraînant la chute de la ville. Avec l’accession d’Alexandre II les pourparlers de paix commencent. Le traité de Paris, signé le 30 mars 1856, met fin au conflit.

La guerre russo-japonaise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre russo-japonaise.
Soldats russe enterrant des militaires japonais.

Les raisons immédiates de ce conflit sont la dispute sur le contrôle de la Corée et de la Mandchourie, et de leurs nombreuses ressources minières, ainsi que la construction du Transmandchourien qui permettent aux russes de raccourcir le trajet d’Irkoutsk à Vladivostok.

En 1904, le Transsibérien circule, mais les communications sont déficientes dans l’Extrême-Orient de l’Empire russe. Les forces armées russes se retrouvent en nombre inférieurs face aux forces terrestres grandissantes du Japon impérial dans la zone. Les forces russes qui sont sur place sont en outre mal ravitaillées, isolées et éloignées de leurs bases ou de leurs forces arrières, ainsi que les unes des autres.

Le 13 janvier 1904, le Japon adresse un ultimatum à la Russie au sujet de la Mandchourie. N’ayant pas obtenu de réponse, le Japon attaque par surprise l’escadre navale de Port-Arthur le 8 février 1904. L’empereur du Japon déclare la guerre à la Russie le 10 février. En mars, les forces armées du Japon débarquent en Corée et conquièrent rapidement le pays. Elles exploitent leur avancée et mettent le siège devant Port-Arthur en août 1904. Les Russes, quant à eux, se replient sur Moukden (actuel Shenyang). Ils reprennent l’initiative en octobre grâce aux renforts venus par le Transsibérien, mais un commandement incompétent fait échouer les attaques. Port-Arthur capitule en janvier 1905. La ville de Moukden tombe au mois de mars. Les combats terrestres, qui ont été acharnés et extrêmement meurtriers de part et d’autre (85 000 morts russes et 71 000 morts japonais) sont alors terminés : les Russes n’ont plus de réserves à faire parvenir en Extrême-Orient.

C’est cependant sur mer que les Japonais vont porter l’estocade aux forces militaires russes lors de la bataille de Tsushima en mai 1905, bataille au cours de laquelle la flotte russe de la Baltique, composée de 45 navires et qui devait secourir Port-Arthur, est envoyée par le fond. Bien que vainqueur, le Japon eut à souffrir de plus de pertes humaines que son adversaire.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les alliances rivales en Europe au début de 1914. L’Italie se rangera finalement du côté de la Triple-Entente en 1915.

À la veille du conflit, l’Europe est en proie aux problèmes des nationalités et des revendications de territoires. Ces difficultés concernent surtout le centre du continent. À la suite de l’entrée en guerre de la Russie avec les deux principaux membres de la Triplice et pour tenir ses engagements envers la France, les armées russes lancent une offensive contre l'Empire allemand en Prusse-Orientale et contre l’Autriche-Hongrie en Galicie. Après un début prometteur, celle-ci fut un échec coûteux à la suite de l’envoi de renforts de l’armée allemande qui participaient à l’offensive en France et en Belgique. Mais le manque de troupes allemandes sur le front Ouest se fit cruellement ressentir et conduisit à une guerre de tranchée.

En 1917, les révolutions russes engendre une guerre civile ou l’armée se divise entre les armées blanches et l’Armée rouge, qui repris après sa victoire quelques-unes de ses traditions avec parcimonie. Après la dissolution de celle-ci avec la fin de l’URSS en 1991, ce sont les actuelles forces armées de la fédération de Russie qui reprennent le flambeau.

Réorganisation et plans[modifier | modifier le code]

Entre 1906 et 1914, l’armée russe est réorganisée et rééquipée après la défaite contre l’Empire du Japon. Certaines des réformes vont dans le bon sens, mais d’autres sont désastreuses. Ainsi la création du Conseil de la Défense nationale en 1908 entraine la subordination du chef d’état-major général de la Stavka au ministre de la Guerre qui, de facto, détient la totalité du pouvoir militaire. Mais le choix du tsar Nicolas II est malheureux. Le général Soukhomlinov nommé à ce poste en mars 1909 est considéré comme incompétent et probité douteuse. Le général français Serge Andolenko écrit : « On peut dire que le travail de restauration de l’armée est accompli malgré et contre le ministre », il sera démis de ses fonctions en 1915. Concernant l’élaboration des plans de guerre, le ministre se décharge intégralement sur le chef d’état-major général. Ce poste est occupé par six personnes différentes entre 1905 et 1914 et les nominations sont souvent le résultats d’intrigues de cour. Si peu de chose évoluent donc au niveau des généraux, parmi lesquels docilité et ancienneté sont les conditions habituelles des promotions, le niveau des cadres s’améliore sensiblement.

L’armée d’active est parfaitement préparée à l’échelon divisionnaire, parfois au niveau du corps d'armée, mais les armées étaient médiocrement conduites. La tactique était à hauteur[réf. nécessaire], la stratégie, non. En résumé, le haut-commandement russe était de qualité variable, comme chez les autres belligérants. Si l'armée compte théoriquement quatre millions d’hommes sous les drapeaux en 1914 et dispose de 27 millions de réservistes[réf. nécessaire], plus de la moitié ne sont pas mobilisables car en sont exclus les fils uniques, les soutiens de familles et les sujets musulmans. D'autre part, les dimensions de l'empire et les faiblesses des transports ferroviaires russes font que la mobilisation russe est beaucoup plus lente que celles des autres puissances : l'armée allemande a besoin de 16 jours, l'armée française de 17 jours et l'armée russe de trois mois[1].

Le plan de mobilisation et de déploiement s'appelle le « plan 19 » et date de 1910, modifié en mai 1912[2] (avec deux variantes, les plans « 19 A » et « 19 G », permutables jusqu'au 9e jour[3]). Ce plan prévoit le déploiement d'un premier échelon de divisions aux frontières, terminant leur concentration du 15e au 20e jour après le début de la mobilisation[4], le second échelon de divisions restant temporairement en réserve pour la fin de la mobilisation. Le plan 19 A prévoit de déployer 29 divisions (regroupées en deux armées : 1re et 2e) face aux Allemands et 46 divisions (regroupées en quatre armées : 4e, 5e, 3e et 8e) face aux Autrichiens. La variante 19 G, dans l'éventualité d'un déploiement allemand massif, prévoit l'envoie de la 4e armée en Lituanie[5]. Les armées face à la Prusse-Orientale sont regroupées en un groupe d'armées, le « front Nord-Ouest », tandis que celles face à la Galicie en forme un second, le « front Sud-Ouest » (les Russes sont les premiers à faire cela, avant d'être rapidement imités par les autres puissances)[6]. La 6e armée garde Saint-Pétersbourg et la Finlande, la 7e fait de même avec Odessa et l'Ukraine ; la 9e armée est créée à la fin d'août en Pologne, tandis qu'une 10e armée est prévue quand arriveront les troupes du Turkestan et de Sibérie[7].

Pour respecter les engagements faits aux alliés français, le front Nord-Ouest doit passer à l'offensive le plus tôt possible (la promesse faite à Joffre lors de la conférence d'août 1913 était que les opérations commenceraient dès le 15e jour)[8], mais les détails du plan restent secrets[9]. La répartition des forces russes n'est communiquée à l'ambassadeur français (qui informe immédiatement par télégramme le ministre des Affaires Étrangères à Paris, qui transmet à Joffre) que le 22 août[7].

Articles connexes : Plan Schlieffen et Plan XVII.

L’année 1914 sur le front Est[modifier | modifier le code]

Fantassins russes durant la Première Guerre mondiale.
Batterie hippomobile de canons de 76,2 mm Modèle 1902.

À la déclaration de guerre, le commandement des armées est confiés à au grand duc Nicolas de Russie, oncle du tsar ayant fonction de adjudant-général. Ce dernier, honnête et compétent, n’a pris aucune part aux plans de mobilisation et d’opérations qu’il doit mettre en œuvre. Sur le front oriental, suivant les plans des Alliés, le tsar lança l’offensive en Prusse-Orientale le 17 août, plus tôt que prévu par les Allemands. À la mi-août, deux armées russes pénétrèrent en Prusse-Orientale et quatre autres envahirent la province autrichienne de Galicie. Ils gagnèrent une victoire à Gumbinnen (19-20 août) sur des forces de la huitième armée allemande inférieures en nombre, qui étaient sur le point d’évacuer la région lorsque des renforts commandés par le général Paul von Hindenburg remportèrent sur la seconde armée russe une victoire décisive à la bataille de Tannenberg (27-30 août 1914), confirmée lors de la bataille des lacs Mazures, le 15 septembre, ce qui obligea les Russes à battre en retraite vers leur frontière.

Au même moment, les Russes écrasent les Autrichiens lors de la bataille de Lemberg qui s’achèvera le 11 septembre. Face aux armées autrichiennes mal équipées, les quatre armées russes avancèrent régulièrement et envahirent la Galicie après les victoires de Lemberg, en août et septembre. Elles s’emparèrent de Lvov (3 septembre) et de la Bucovine et chassèrent leur ennemi dans les Carpates, où le front se stabilisa en novembre. Le 20 octobre, au cours de la bataille de la Vistule, les Allemands battent en retraite devant les Russes dans la boucle de la Vistule. Au début du mois de novembre, Hindenburg devient commandant en chef des armées allemandes sur le front Est et la Serbie déclare la guerre à l'Allemagne.

Bien que le fait soit rarement évoqué, l’armée allemande employa pour la première fois des obus à arme chimique dès fin 1914 en Pologne contre l’armée impériale russe, mais le froid intense les rendit absolument inefficaces[10]. L’Empire ottoman rejoint les Allemands et les Autrichiens et bombarde les côtes russes de la mer Noire du 29 octobre au 20 novembre. À la suite de l’échec des offensives d’août 1914, 65 lieutenants généraux sont nommés en remplacement d’officiers limogés et des talents comme Anton Dénikine peuvent se révéler. Le nombre de généraux en activité en 1916 est de près de 2 250, dont seulement 10 % sont de la noblesse, avec l’exception de la Garde impériale qui n’accepte que des nobles héréditaires comme officiers[11].

1915[modifier | modifier le code]

  • 2 mai : offensive austro-allemande en Galicie pour éviter l’invasion de la Hongrie par les Russes.
  • 6 mai : les Russes battent en retraite sur un front de 160 km.
  • 3 juin : rupture du front russe à Gorlice en Galicie. Les Russes évacuent Przemyśl.
  • 22 juin : prise de Lemberg (Lvov) par les Allemands sur les Russes, qui battent en retraite.
  • 23 août : repoussés sur Brest-Litovsk, les Russes abandonnent la ligne du Bug. La Pologne est aux mains des empires centraux.

1916[modifier | modifier le code]

1917[modifier | modifier le code]

Les deux révolutions russes de mars et d’octobre 1917 permirent aux Allemands des avancées considérables en Russie. Les Bolcheviks signèrent un armistice avec les empires centraux dès le mois de décembre, puis la paix avec le traité de Brest-Litovsk (négocié par Léon Trotsky) en mars 1918. Pour obtenir cette paix séparée, ils consentirent à d’énormes sacrifices, dont un « train d’or » (le contenu de celui-ci fut confisqué à l’Allemagne par le traité de Versailles). L’Allemagne occupa de plus la Pologne, l’Ukraine, la Finlande, les Pays baltes et une partie de la Biélorussie. Les Allemands profitèrent aussi de cette défection pour envoyer d’importants renforts sur le front Ouest et tenter d’obtenir une victoire rapide avant l’arrivée effective des Américains.

Révolutions de 1917[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution russe.

Février[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution de Février.

Les défaites successives de la Russie lors de la Première Guerre mondiale sont l’une des causes de la révolution. À l’entrée en guerre, tous les partis sont pour cette participation, à l’exception du parti social-démocrate (POSDR). La guerre apporte une série impressionnante de malheurs en Russie. Dès le début du conflit, après quelques succès initiaux, l’armée connaît de lourdes défaites (en Prusse-Orientale notamment) ; les usines s’avèrent insuffisamment productives, le réseau ferroviaire insuffisant, le ravitaillement en armes et denrées de l’armée boiteux. Dans l’armée, les pertes battent tous les records (1 700 000 morts et 5 950 000 blessés) et des mutineries éclatent, le moral des troupes se trouvant au plus bas. Les soldats supportent de moins en moins l’incapacité de leurs officiers (on a ainsi vu des unités monter au combat avec des balles ne correspondant pas au calibre de leur fusil), les brimades et les punitions corporelles en usage dans l’armée.

La famine gronde et les marchandises se font rares. L’économie russe, qui connaissait avant la guerre le taux de croissance le plus élevé d’Europe est coupée du marché européen. La Chambre basse du Parlement russe (la Douma), constituée de partis libéraux progressistes, met en garde le tsar Nicolas II contre ces menaces pour la stabilité de la Russie et du régime et lui conseille de former un nouveau gouvernement constitutionnel. Mais le tsar ignore l’avis de la Douma.

Le mois de février 1917 rassemble toutes les caractéristiques pour une révolte populaire : hiver rude, pénurie alimentaire, lassitude face à la guerre… Tout commence par des grèves spontanées, début février, des ouvriers des usines de la capitale Petrograd. Pendant ces grèves, des manifestations sont organisées pour réclamer du pain et sont soutenues par la main-d’œuvre industrielle, qui trouve là une raison de prolonger la grève. Le premier jour, malgré quelques confrontations avec les forces de l’ordre, il n’y a aucune victime.

Les jours suivants, les grèves se généralisèrent dans tout Petrograd et la tension monte. Les slogans, jusque là plutôt discrets, se politisent : « À bas la guerre ! », « À bas l’autocratie ! ». Cette fois, les affrontements avec la police font des victimes des deux côtés. Les manifestants s’arment en pillant les postes de police.

Après trois jours de manifestations, le Tsar mobilise les troupes de la garnison de la ville pour mater la rébellion. Les soldats résistent aux premières tentatives de fraternisation et tuent de nombreux manifestants. Toutefois, la nuit, une partie de la troupe rejoint progressivement le camp des insurgés, qui peuvent ainsi s’armer plus convenablement. Entre-temps, le tsar, désemparé, n’ayant plus les moyens de gouverner, dissout la Douma et élit un comité provisoire.

C’est le triomphe de la révolution. Le tsar Nicolas II abdique le 2 mars (jusqu’en 1918, la Russie utilisait le calendrier julien, qui a 13 jours de retard sur celui grégorien. Le 2 mars de l’« ancien style » correspond donc au 15 mars du « nouveau style »). Tous les régiments de la garnison de Petrograd se joignent aux révoltés. le premier épisode de la révolution fait tout de même des centaines de victimes, en majorité parmi les manifestants. Elle provoque la fin du tsarisme et les premières élections au soviet des ouvriers de Petrograd.

Octobre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution d'Octobre.

La révolution d’Octobre (russe : Октябрьская революция) en Russie, aussi connue sous le nom de révolution bolchevique, fait référence à la révolution qui a commencé avec la prise du pouvoir par les Bolcheviks le 25 octobre 1917 (dans le calendrier julien, ce qui correspond à la date du 7 novembre du calendrier moderne).

C’est la seconde phase de la révolution russe dans son ensemble, après la révolution de février de la même année. La révolution d’Octobre a renversé le gouvernement provisoire et a donné le pouvoir aux Bolcheviks. Elle a été suivie par la guerre civile russe, puis par la création de l’URSS en 1922.

La prise du Palais d'Hiver reconstruite en 1927 par Sergueï Eisenstein.

Dans les quelques heures qui suivirent l’insurrection de Moscou et de Saint-Pétersbourg, une poignée de décrets allait jeter les bases de la révolution.

  • Décret sur la paix. Tout d’abord, Lénine annonce l’abolition de la diplomatie secrète et la proposition à tous les pays belligérants d’entamer des pourparlers « en vue d’une paix équitable et démocratique, immédiate, sans annexions et sans indemnités ». Seule l’Allemagne accepte. Trotski, nommé commissaire du peuple aux Affaires étrangères, fait alors publier les traités secrets entre grandes puissances, tel le pacte d’alliance franco-russe de 1894 ou les accords Sykes-Picot de 1916 partageant d’avance le Proche-Orient entre les Alliés. Le 15 décembre, un armistice russo-allemand est signé à Brest-Litovsk et des négociations de paix s’engagent.
  • Ensuite, un décret sur la terre : « la grande propriété foncière est abolie immédiatement sans aucune indemnité », et laisse aux soviets de paysans la liberté d’en faire ce qu’ils désirent, socialisation de la terre ou partage entre les paysans pauvres. Dans les faits, ce décret entérine la réalité, puisque les paysans ont spontanément procédé depuis l’été à des occupations massives de grands domaines. Du moins s’assure-t-on ainsi de la neutralité bienveillante des campagnes, qui durera jusqu’au printemps 1918.
  • D’autres mesures suivront, comme la nationalisation des banques (14 décembre), le contrôle ouvrier sur la production, la création d’une milice ouvrière, la souveraineté et l’égalité de tous les peuples de Russie, leur droit à disposer d’eux-mêmes « y compris par la séparation totale et la constitution d’un État indépendant », la suppression de tout privilège à caractère national ou religieux, la séparation de l’Église orthodoxe et de l’État, le passage du calendrier julien au calendrier grégorien, etc.

Conscients qu’ils ne pourraient gouverner sans l’appui du monde rural, constituant l’immense majorité du pays, les bolcheviks convoquèrent du 10 au 16 novembre un congrès paysan, qui malgré une majorité SR hostile aux bolcheviks, adopta le décret sur la terre et apporta son soutien au nouveau gouvernement révolutionnaire, consacrant très provisoirement l’union entre le prolétariat et la paysannerie.

Après la révolution[modifier | modifier le code]

La toute jeune Armée rouge prise en photo à Tbilissi, Géorgie, en 1921.

La guerre civile russe est l’ensemble des événements qui déchirent la Russie durant quatre années, du début de 1918 à la fin de 1921. Elle se situe dans le prolongement de la révolution russe d'Octobre 1917 et se poursuit jusqu’à la proclamation de la NEP.

La guerre civile russe n’oppose pas simplement les révolutionnaires bolcheviks aux « Blancs » monarchistes partisans du retour à l’ancien régime tsariste. La violence ruineuse du conflit n’est pas dû non plus qu’au choc des terreurs « blanche » et « rouge » décidées d’en-haut. Cette guerre civile est d’abord un chaos indescriptible et très violent, où l’État et la société russes se sont désintégrés sous la poussée de multiples forces centrifuges, jusqu’à leur reconstruction et leur reprise en main par les bolcheviks victorieux[12].

La guerre a vu en effet les autres formations révolutionnaires (mencheviks, SR, anarchistes, députés de l’ex-Constituante se battre également contre les bolcheviks, parfois de façon autonome, parfois au prix d’une collusion compromettante avec les généraux blancs). Les tentatives d’émancipation de minorités nationales, l’action des « armées vertes » paysannes (hostiles à la fois aux bolcheviks et aux Blancs), la défense de projets de société concurrents (Makhnovchina anarchiste en Ukraine), l’intervention étrangère, les multiples règlements de compte et les déchaînements de violence spontanés n’ont pu qu’ajouter aux troubles[13]. Enfin, les retournements d’alliance et les divisions internes n’ont pas manqué, ni les retournements de situation : Kiev change ainsi 14 fois de main pendant la guerre.

Les bolcheviks ont bénéficié de leur organisation supérieure et de leur discipline. Bien qu’ils aient rencontré (et réprimé) des résistances populaires virulentes, leur programme a été finalement bien moins mal reçu des masses que celui des Blancs, lequel tendait au retour pur et simple à l’état des choses antérieur. Le camp des opposants à la révolution d’Octobre a pâti de son hétérogénéité et de ses désunions.

Certains généraux « blancs » tels Kornilov se soucient en fait fort peu de rétablir la monarchie, et se voient très bien à la tête d’une République dictatoriale. Leurs projets préfigurent en partie les fascismes européens[14].

Selon Serge Wolikow, « la guerre civile forme le Parti et fabrique une politique identifiée à la révolution sans être celle qui avait été rêvée. Entre 1918 et 1921-1922, se met en place un État révolutionnaire : la guerre civile est en même temps perçue comme la poursuite de la révolution »[15].

Rangs et pattes d’épaule de l’armée impériale russe[modifier | modifier le code]

La couleur des pattes d’épaule varie selon les régiments, sont présentés ici celles du 1er régiment d’infanterie de la Néva[16].
Infanterie Artillerie Cavalerie Cosaques Pattes d’épaule
Rangs
Troupe
рядовой
(Troupier)
канонир
(Canonnier)
рядовой
(Troupier)
казак
(Cosaque)
IRA R1Private 1917.jpg
ефрейтор
(Appointé)
бомбардир
(Bombardier)
ефрейтор
(Appointé)
приказный
(Prikazny)
IRA R2Gefr 1917.png
Sous-officiers
младший унтер-офицер
(Caporal)
младший фейерверкер
(artificier)
младший унтер-офицер
(Caporal)
младший урядник
(Garde)
IRA R4Corp 1917.png
старший унтер-офицер
(Sergent)
старший фейерверкер
(artificier chef)
старший унтер-офицер
(Sergent)
старший урядник
(Garde chef)
IRA R6SGT 1917.png
фельдфебель
(Sergent-chef)
фельдфебель
(Sergent-chef)
вахмистр
(Sergent-chef)
вахмистр
(Sergent-chef)
IRA R7-1SFC 1917.png
подпрапорщик
(Aspirant)
подпрапорщик
(Aspirant)
подхорунжий
(Aspirant)
IRA R8SubPrap 1917 v.png
зауряд-прапорщик
(Aspirant-chef)
зауряд-прапорщик
(Aspirant-chef)
IRA R9DepPrap 1917 v.png
Officiers
прапорщик
(Enseigne)
прапорщик
(Enseigne)
IRA F1Prap 1917 v.png
подпоручик
(Sous-lieutenant)
подпоручик
(Sous-lieutenant)
корнет
(Cornette)
хорунжий
(Enseigne)
IRA F1JunPor 1917 v.png
поручик
(Lieutenant)
поручик
(Lieutenant)
поручик
(Lieutenant)
сотник
(Centurion)
IRA F1Por 1917 v.png
штабс-капитан
(capitaine en second)
штабс-капитан
(capitaine en second)
штабс-ротмистр
(Rittmeister en second)
подъесаул
(Sous-iessaoul)
IRA F2-1StfCapt 1917 v.png
капитан
(Capitaine)
капитан
(Capitaine)
ротмистр
(Rittmeister)
есаул
(Iessaoul)
IRA F2Capt 1917 v.png
майор
(Major)
(supprimé en 1884)
майор
(Major)
(supprimé en 1884)
майор
(Major)
(supprimé en 1884)
Pas d’équivalent IRA F3Maj 1917 v.png
подполковник
(Lieutenant-colonel)
подполковник
(Lieutenant-colonel)
подполковник
(Lieutenant-colonel)
войсковой старшина
(Ancien)
IRA F4LtCol 1917 v.png
полковник
(Colonel)
полковник
(Colonel)
полковник
(Colonel)
полковник
(Colonel)
IRA A-F5Col 1917 v.png
бригадир
(Brigadier)
(supprimé en 1798)
Pas d’équivalent бригадир
(Brigadier)
(supprimé en 1798)
Pas d’équivalent
Généraux
генерал-майор
(Major-général)
генерал-майор
(Major-général)
генерал-майор
(Major-général)
генерал-майор
(Major-général)
IRA F6MajGen 1917 v.png
генерал-лейтенант
(Lieutenant-général)
генерал-лейтенант
(Lieutenant-général)
генерал-лейтенант
(Lieutenant-général)
генерал-лейтенант
(Lieutenant-général)
IRA F7LtGen 1917 v.png
генерал от инфантерии,
генерал-адъютант,
генерал-квартирмейстер
(Général d’infanterie,
adjudant-général,
quartier-maître général)
генерал от артиллерии
(Général d’artillerie)
генерал от кавалерии
(Général de cavalerie)
IRA F8GenBranch 1917 v.png
генерал-фельдмаршал
(Generalfeldmarschall)
IRA F10FieldMarsh 1917 v.png

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Étienne Valluy et Pierre Dufourcq, La première guerre mondiale, t. 1, Paris, Larousse,‎ 1968, p. 114.
  2. Pierre Rigoux, Tannenberg 1914 : sacrifice russe pour la France ?, Paris, Economica, coll. « Campagnes et stratégies » (no 82),‎ 2010, 136 p. (ISBN 978-2-7178-5831-0), p. 44.
  3. Pierre-Yves Hénin, Le Plan Schlieffen : Un mois de guerre - deux siècles de controverses, Paris, Economica, coll. « Campagne & stratégies » (no 99),‎ 2012, 572 p. (ISBN 978-2-7178-6447-2), p. 294.
  4. Rigoux 2010, p. 32.
  5. Hénin 2012, p. 294-296.
  6. Rigoux 2010, p. 45.
  7. a et b Télégramme de Pétersbourg du 22 août 1914, publié dans Service historique de l'état-major des armées, Les Armées françaises dans la Grande Guerre, t. 1, vol. 2 : annexes 1,‎ 1925, 1070 p. (lire en ligne), p. 101.
  8. Rigoux 2010, p. 33.
  9. Rigoux 2010, p. 26.
  10. Histoire de la guerre terrestre, Encyclopédie elsevier, Bruxelles, 1977, ISBN 2-8003-0227-5
  11. Gérard Gorokhoff, « Les généraux russes, 1914-1917 », Militaria magazine, no 232,‎ novembre 2004, p. 57-58.
  12. Selon Nicolas Werth, in « Que reste-t-il de la révolution d’Octobre », table ronde avec Marc Ferro et Serge Wolikow, L'Humanité, 7 novembre 2007 : « Ce qui s’écroule en 1917, c’est aussi l’État. Et la première chose que vont faire les bolcheviks, c’est de le reconstruire. Avec toute une série de piliers fondamentaux : la mise en place d’une armée plus efficace que les autres, d’appareils de répression, avec de très forts pouvoirs, et puis la capacité extraordinaire de bricoler un appareil d’État, avec à la fois des ralliés monarchistes qui y voient la fin du chaos des jacqueries paysannes et toute une gamme de nouveaux venus qui étaient dans les comités sans être nécessairement bolcheviks et qui vont y trouver une place. »
  13. Peter Holquist parle d’ailleurs des guerres civiles (au pluriel), car : « Le terme généralement utilisé de « guerre civile russe » recouvre en réalité toute une série de conflits nationaux et de guerres civiles imbriqués les uns dans les autres. » Peter Holquist, « La question de la violence », dans Le Siècle des communismes, Éditions de l’Atelier, 2000, p. 188.
  14. Marc Ferro, préface à Nazisme et communisme. Deux régimes dans le siècle, Hachette, 1998.
  15. Serge Wolikow, in « Que reste-t-il de la révolution d’Octobre ? », loc. cit.
  16. (en) « International Encyclopedia of Uniform Insignia » (consulté le 2010-08-30)

Articles connexes[modifier | modifier le code]