Stéphanien

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Stéphanien

Notation française h5
Équivalences Pennsylvanien supérieur
(Kassimovien, Gjélien)
Stratotype initial Drapeau de la France houille de Saint-Étienne
Niveau équivalent stratigraphique
Époque / Série Pennsylvanien

Stratigraphie

Début Fin
307,0 Ma (indicatif) 298,9 Ma (indicatif)


Le Stéphanien est un étage géologique de la stratigraphie régionale de l'Europe de l'Ouest, inclus dans le Carbonifère (ère paléozoïque). Il s'étend de 303,9 à 299,0 millions d'années même si d'autres datations donnent des valeurs légèrement différentes (305,0 à 302,0 Ma).

Le Stéphanien est inclus dans la deuxième époque du Carbonifère : Pennsylvanien dans la nomenclature internationale (Silésien en Europe). Selon l'échelle des temps géologiques 2004 (GTS2004)[1], cet étage correspond à l'extrême partie supérieure du Moscovien, à la globalité du Kasimovien et à la partie inférieure du Gzhélien, ces trois étages étant définis au niveau mondial.

Il doit son nom à la ville de Saint-Étienne, autour de laquelle se trouvaient d'importantes mines de charbon, le Silésien étant marqué par la formation de vastes couches de charbon.

Il est caractérisé par une flore abondante en pécoptéridées et en cyathéides, par des odontoptérides et par la disparition des Mariopteris.

Chronologie de l'étude du bassin houiller de la Loire[modifier | modifier le code]

Initié par C. Mayer-Eymar en 1878, le stéphanien fut défini comme étage de référence par Murnier-Chalmas et Lapparent en 1893[2]. Cette reconnaissance internationale venait consacrer plus d'un siècle d'études sur un bassin qui fut l'un des plus anciennement exploité de France et systématiquement étudié.

1715: Antoine de Jussieu signale des empreintes de plantes à Saint-Chamond.

1730: Buffon évoque également ces empreintes sur les couches de houille de Rive-de-Gier.

1816 : Implantation de l'école des mineurs de Saint-Étienne et parution des premiers travaux de Beaunier.

1850-1882 : Rédaction puis parution de l'atlas de Grüner et travaux sur la flore fossile de Grand'Eury.

1900 : Travaux de Coste.

1920 : Travaux de Paul Bertrand sur le prolongement du bassin à l'est du Rhône.

1925 : Travaux de Blondel sur la genèse du bassin, les failles et accidents et la tectonique.

Dans les années 1950, aux lendemains de la nationalisation le Comité des houillères de la Loire conduit une étude générale du bassin (Pruvost, Armanet, de Maistre) destinée à estimer les réserves et à uniformiser les différentes terminologies issus des compagnies privées. Entre 1951 et 1961, une campagne de sondage (53 100 m de sondages réalisés) vint alimenter ces nouveaux travaux. La conclusion de ces études proposa l'hypothèse d'un charriage de grande ampleur sur le secteur de Saint-Etienne selon un modèle complexe dont les mécanismes restent encore obscures aujourd'hui.

1978 : Les travaux de Bouroz viennent confirmer la théorie du charriage.

L'absence de représentativité des faciès continentaux du bassin de la Loire, comparativement aux faciès marins d'autres régions, conduisent à l'abandon progressif du stéphanien dans la nomenclature internationale dans les années 70 et 80. En 1972, l'assise de Rive-de-Gier perd sa qualification de stratotype au profit du cantabrien (faciès maritime espagnol). En 1984, le stéphanien inférieur est intégré au cantabrien et barruélien, le stéphanien supérieur est découpé en stéphanien B et C.

1990-1996 : De nouvelles études (Becqu, Giraudon et Jacquemin) remettent en cause le modèle du charriage.

Autres[modifier | modifier le code]

D'autres gisement stéphanien existent en France, notamment celui du Jura et celui des Vosges, proches de celui de la Loire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gradstein, Ogg et Smith 2005.
  2. L'atage stéphanien a été défini par MUNIER-CHALMAS et DE LAPPARENT (1893) en ces termes: "Le nom Stéphanien, correspond à celui de l'Ouralien, s'appliquera aux assises renfermant les floers houillères qui se succèdent depuis l'assise de Rive-de-Gier jusqu'à celle de Bois d'Aveize inclusivement de manière à comprendre tous les bassins houillers de l'Est du Plateau Central" J. DOUBINGER, P. VETTER, J. LANGIAUX, J. GALTIER, J. BROUTIN, La flore fossile du bassin houiller de Saint-Etienne, Mémoire du Muséum National d'Histoire Naturelle, t. 164, 1995, p. 303.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) F.M. Gradstein, J.G Ogg, M. Schmitz et G. Ogg, The Geologic Time Scale 2012, Elsevier,‎ 2012, 1176 p. (ISBN 9780444594488)
  • (en) Felix M. Gradstein, James G. Ogg et Alan G. Smith, A Geologic Time Scale 2004, Cambridge University Press,‎ 2005, 610 p. (ISBN 0-521-78142-6).
  • H. JACQUEMIN, Le bassin houiller de Rive-de-Gier et Saint-Etienne Histoire d'une Migration géologique in Bassin houiller de la Loire Penser un territoire, publ. musée de la mine/ville de St.-Etienne, 1997.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]