Villeroy (Seine-et-Marne)

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Villeroy
Villeroy (Seine-et-Marne)
Le musée de la guerre 1914-1918.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Intercommunalité communauté de communes Plaines et monts de France
Maire
Mandat
Guy lathelize
2020-2026
Code postal 77410
Code commune 77515
Démographie
Population
municipale
713 hab. (2018 en augmentation de 0,28 % par rapport à 2013)
Densité 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 56″ nord, 2° 46′ 56″ est
Altitude Min. 81 m
Max. 130 m
Superficie 5,71 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Claye-Souilly
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Liens
Site web villeroy77.fr

Villeroy est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Villeroy est à 8 km à l'ouest de Meaux et à 8 km au nord-est de Claye-Souilly et à 12 km de Mitry-Mory.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Villeroy
Vinantes Le Plessis-aux-Bois Iverny
Villeroy Chauconin-Neufmontiers ouest saint mêmes
Charny Charmentray Trilbardou

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier de Villeroy.

Le réseau hydrographique de la commune se compose essentiellement du ru de Courset, long de 6,78 km[1], qui affluent de la Marne.

Sa longueur totale sur la commune est de 2,50 km[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,2 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5°C : 2,6 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C : 4 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,3 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 693 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 0,6 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 0,2 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type affecte l’ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, dont la totalité des communes de Seine-et-Marne[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[3]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[5]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Creil, qui se trouve à 38 km à vol d'oiseau[6], où la température moyenne annuelle évolue de 10,2 °C pour la période 1971-2000[7], à 10,9 °C pour 1981-2010[8], puis à 11,3 °C pour 1991-2020[9].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[10],[11],[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villeroy est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[13],[14],[15].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire regroupe 1 929 communes[16],[17].

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 24 lieux-dits administratifs[Note 4] répertoriés[18] dont La Trace.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (94,7% ), zones urbanisées (5,3 %)[19].

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[20],[21],[Carte 1]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 2].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Roissy Pays de France, approuvé le et porté par la communauté d’agglomération Roissy Pays de France[22].

La commune, en 2019, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme[23].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Réseau de bus CIF ligne 777.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 259, dont 96,5 % de maisons et 3,5 % d'appartements.

Parmi ces logements, 94,5 % étaient des résidences principales, 0,4 % des résidences secondaires et 5,1 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 86,8 % contre 12,8 % de locataires et 0,4 % logés gratuitement[24] -[Note 5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vile-au-Roy puis Villeroi

Du latin villa, le « domaine », et du latin regis, du « roi ». L’étymologie semble indiquer l’existence d’un domaine royal à Villeroy, qui aurait pu appartenir à Mérovée, au Ve siècle.

À la création des départements en 1790, le Pays de France est divisé entre les départements de Seine-et-Marne et de Seine-et-Oise (devenue aujourd'hui, entre autres, Val-d'Oise et Seine-Saint-Denis). Villeroy en France devient alors Villeroy[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Ve siècle[modifier | modifier le code]

Un domaine royal appartenant à Mérovée se situait sur la commune d'où probablement l'origine du nom du village.

XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1238 l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem établi une communauté dans le village.
Mentionné au XIIIe, "Villaregis" puis Villeroi et enfin jusqu'à la Révolution Villeroy en France.

XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Le Lors des grandes Jacqueries les paysans de Villeroy brulent les biens appartenant à leur seigneur Mathieu de Pommelain seigneur de Courtry, Messy, Coeuilly Villeroy et Villeparisis[26].

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Le fief est détenu par la famille Ricouart d'Hérouville, qui possède également les terres de Claye, de Souilly, de Villeparisis et de Chauconin. Ils élèvent un château, qui sera démoli en 1868.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, Jean Navarre, dont la famille est établie dans plusieurs villages du Nord de la Seine-et-Marne, est l'un des agriculteurs les plus importants du village, puisqu'il exploite jusqu'à 754 hectares, répartis sur cinq fermes.

La famille Ricouard avant la Révolution[modifier | modifier le code]

Les Ricouart ou Dericouart de la branche de Louis-Balthazar qui possédaient le château de Villeroy (77) était aussi seigneurs des lieux. Bien souvent confondus avec la branche d'Antoine (né le 16/11/1713) eux seigneur de Claye-Souilly (77) et de Villeparisis (77). Leur ancêtre commun est Jacques Bap né en 1573.

Le hameau de la Trace[modifier | modifier le code]

La Trasse, aujourd'hui la Trace, hameau de la commune était un fief des chevaliers du temple composé d'une maison avec chapelle, terres et bois attenants, dans lequel la commanderie avait toute justice.

Les templiers commencèrent à posséder en ce lieu un bois qui s'appelait Malterre, « nemus de Malaterre ». Le seigneur d'Annet, Guillaume d'Annet, le leur avait donné, ainsi qu'en atteste une lettre de Roric, archidiacre de Meaux, en 1176. Ce bois contenait une centaine d'arpents de terre.

Il n'y eut d'abord à la Trace qu'une simple grange, destinée à renfermer la récolte des terres ou le produit des dîmes que les templiers percevaient sur place. Un chevalier, du nom de Renaut d'Azy, par des lettres expédiées sous le sceau de G., évêque de Meaux, en 1210, renonça, moyennant 200 livres, monnaie de Provins, en faveur de la maison de la chevalerie du Temple de Choisy (commune de Charny), à une rente de deux muids d'avoine et de deux muids d'hivernage, qu'il avait droit de prendre chaque année sur la grange du Temple delLa Trace, « in Granchia Templi de la Trace ».

Plus tard, cette grange devint une ferme et une maison seigneuriale. En 1485 le grand-prieur de France, commandeur de Choisy, donnait bail à un nommé Robert Monnier, de l'hôtel et ferme de la Trasse, avec 300 arpents de terre arable, prés et pâtures, ensemble de la justice, des exploits et amendes du lieu, moyennant une redevance annuelle de dix-huit muids de grains, deux tiers en blé et un tiers en avoine, trois pourceaux, six moulons et six chapons[27].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

1790 "Villeroy en France" redevient "Villeroy".

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • La ferme de Puisieux vestige des bâtiments du domaine mérovingien fut démolie au début du XIXe siècle.
  • 1857 premiers essais en France de labourage avec une machine à vapeur (charrue à vapeur Howart et Fowler) à l'initiative du vicomte de Baulny.
  • Du château de Villeroy détruit en 1868 il ne demeure aucun vestige.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La commune est particulièrement touchée par la Première Guerre mondiale. Épicentre de la première bataille de la Marne lors des combats du , le 5e bataillon du 276e régiment d'infanterie, alors qu'il atteint Villeroy, est surpris vers 12 h 30 par les Allemands. La brigade marocaine qui progresse vers Chauconin, Neufmontiers, et Penchard quitte Villeroy vers 11 h 30.

Le bataillon est mis en réserve, puis, en ayant reçu l'ordre, se porte en avant pour protéger la retraite des Marocains qui refluent. Au cours de l'affrontement, particulièrement violent, Charles Péguy, lieutenant dans ce bataillon, est abattu. Malgré les nombreux morts et blessés, le bataillon ne se replie pas. Les Allemands, croyant le village occupé par les Anglais, s'arrêtent puis se replient.

C'est au rez-de-chaussée de la mairie de Villeroy que l'état-major français établit son quartier général.

Villeroy marque également le lieu symbolique de l'extrême avance de l'armée allemande durant la Première Guerre mondiale en direction de Paris.

Le dernier quart du XXe siècle est marqué par une transformation durable de la Brie. En effet, du fait de l'accroissement de l'agglomération parisienne, les communes seine et marnaises limitrophes connaissent une rapide croissance démographique, symbolisée à Villeroy par la construction en périphérie du village d'un quartier résidentiel et la création de nouvelles voies.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1804   Antoine Plique    
1807 1812 César-Louis de Baulny    
1814 1821 Louis Francois Bernier    
1822 1830 Baron de Baulny    
1836 1848 Dubourg    
1848 1871 Pierre Simon Gilles    
1871 1891 Victor François Aubry   cultivateur
1891 1906 Félix Nicolas Bardin   cultivateur
1906 1925 Albert Aimé Aubry   cultivateur
1925 1929 Marc Edmond Codron   agriculteur
1929 1959 Lucien Courtier   agriculteur
1956 1965 Charles Courtier   agriculteur
1965 2001 Alain Courtier   agriculteur
mars 2001 En cours Daniel Froger[28] Parti Socialiste retraité

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [29],[30].

Assainissement des eaux usées[modifier | modifier le code]

En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Villeroy est assurée par la communauté de communes Plaines et monts de France (CCPMF) pour la collecte, le transport et la dépollution[31],[32],[33].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[34]. La communauté de communes Plaines et monts de France (CCPMF) assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[31],[35].

Eau potable[modifier | modifier le code]

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par le SMAEP de Thérouanne, Marne et Morin (TMM) qui en a délégué la gestion à la SAUR, dont le contrat expire le [31],[36],[37].

Les nappes de Beauce et du Champigny sont classées en zone de répartition des eaux (ZRE), signifiant un déséquilibre entre les besoins en eau et la ressource disponible. Le changement climatique est susceptible d’aggraver ce déséquilibre. Ainsi afin de renforcer la garantie d’une distribution d’une eau de qualité en permanence sur le territoire du département, le troisième Plan départemental de l’eau signé, le , contient un plan d’actions afin d’assurer avec priorisation la sécurisation de l’alimentation en eau potable des Seine-et-Marnais. A cette fin a été préparé et publié en décembre 2020 un schéma départemental d’alimentation en eau potable de secours dans lequel huit secteurs prioritaires sont définis. La commune fait partie du secteur Meaux[38].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[40].

En 2018, la commune comptait 713 habitants[Note 6], en augmentation de 0,28 % par rapport à 2013 (Seine-et-Marne : +3,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
383397391370344324298270315
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
262270282252264273263247267
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
234265230208249263245287290
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
232232343407509587614685717
2018 - - - - - - - -
713--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune administre en regroupement pédagogique intercommunal (RPI) trois classe sur la commune. Le Plessis aux Bois (1 classe) et Le Plessis l'Evêque (une classe) gèrent les deux autres classes élémentaires. Un bus de ramassage scolaire assure le ramassage et les liaisons entre villages.

La commune est sectorisée sur le collège de Crégy-les-Meaux et les lycée de Meaux.

Le collège de Juilly établissement privé sous contrat situé à 6 km dans la commune de Juilly, comprend une école maternelle, une école primaire, un collège et un lycée. Un regroupement (E.C.M.) d'écoles, collèges et lycées privées(voies générales et techniques) accueillent les enfants sur Meaux

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Villeroy relève du tribunal d'instance de Meaux, du tribunal de grande instance de Meaux, de la cour d'assises de Melun, de la cour d'appel de Paris, du tribunal pour enfants de Meaux, du conseil de prud'hommes de Meaux, du tribunal de commerce de Meaux, du tribunal administratif de Melun et de la cour administrative d'appel de Paris

Sports[modifier | modifier le code]

  • Dans la rue Charles-Péguy, un ensemble sportif est composé d'un terrain de football, d'un terrain multi activité (basket, tennis, handball...) et d'un court de tennis. Un terrain de pétanque est situé proche de l'école.
  • Des zones récréatives ont également été aménagées au bout de l'allée du cimetière et dans la rue de la Guette.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 241, représentant 711 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 25 970 euros[43].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2017 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 125, occupant 365 actifs résidants. Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 74,5 % contre un taux de chômage de 4,8 %. Les 20,7 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 11,1 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 5 % de retraités ou préretraités et 4,6 % pour les autres inactifs[44].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre d'établissements actifs était de 38 dont 3 dans l’industrie manufacturière, industries extractives et autres, 19 dans la construction, 6 dans le commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration, 2 dans les activités immobilières, 5 dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien, 1 dans l’administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale et 2 étaient relatifs aux autres activités de services[45].

En 2019, 5 entreprises individuelles ont été créées sur le territoire de la commune.

Au 1er janvier 2020, la commune ne disposait pas d’hôtel et de terrain de camping[46].

  • Villeroy ne dispose plus de commerce. Toutefois, la proximité de Charny permet d'avoir tous les services et commerces nécessaires.
  • Les zones d’attractions commerciales comme le centre commercial régional de Claye-Souilly ou bien les zones commerciales de Meaux et sa périphérie sont situés à moins de 10 minutes en voiture ainsi qu'Aéroville à 20 km.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Villeroy est dans la petite région agricole dénommée la « Goële et Multien », regroupant deux petites régions naturelles, respectivement la Goële et le pays de Meaux (Multien)[Carte 3]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 7] de l'agriculture sur la commune est diverses cultures (hors céréales et oléoprotéagineux, fleurs et fruits)[47].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[48]. Cette tendance n'est pas confirmée au niveau de la commune qui voit le nombre d'exploitations rester constant entre 1988 et 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 158 ha en 1988 à 168 ha en 2010[47]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Villeroy, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Villeroy entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[47],[Note 8]
Nombre d’exploitations (u) 5 5 5
Travail (UTA) 16 14 12
Surface agricole utilisée (ha) 790 854 842
Cultures[49]
Terres labourables (ha) 774 851 841
Céréales (ha) 448 509 424
dont blé tendre (ha) 303 429 s
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) s s s
Tournesol (ha) s
Colza et navette (ha) s s s
Élevage[47]
Cheptel (UGBTA[Note 9]) 0 0 0

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Denis.
  • Église (Saint-Pierre-et-Saint-Denis).
Plusieurs restaurations sont inscrites dans la pierre : 1657-1817-1993.
Église à la collation du prieur de Sainte-Céline de Meaux, édifice rural à trois nefs voûtées d'ogives ; retable de maître-autel XVIIe, le Christ et la Samaritaine tableau XVIIIe.

Autre monument[modifier | modifier le code]

  • Ferme en face de la mairie, construite au XVIIe siècle, par les moines de l'abbaye de Chezy-en-Orxois. C'est de cette ferme que serait venu au Congrès de Vienne le fameux brie de Meaux.

Lieux de mémoire de la Grande Guerre[modifier | modifier le code]

La « Grande Tombe de Villeroy ».
Monument à la mémoire de Charles Péguy.
Y sont enterrés les 133 soldats tués lors des combats de 4 et au cours de la première bataille de la Marne. Charles Péguy figure parmi les victimes, les corps des officiers et des soldats tombés en bordure du chemin menant de Villeroy à Chauconin y furent ensevelis, le 7 et le . Le monument, érigé par le Souvenir français, porte le nom de 99 soldats et indique que 34 corps ne sont pas identifiés. Selon un témoin, le lieutenant Charles Péguy repose à l'une des extrémités de la fosse, la tête vers la route.
  • Croix commémorant la mort de Péguy.
Située, initialement, à proximité de la « Grande Tombe ». Elle fut déplacée en 1992, afin de se trouver sur le territoire de Villeroy, à l'endroit d'où partit l'attaque du 5e bataillon du 276e régiment d'infanterie, lors de la bataille de la Marne. Chaque année, en septembre, se déroulent des cérémonies en souvenir des morts de 1914 et tout particulièrement en celui de Charles Péguy dont un poème est gravé dans la pierre : « Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles/ Couchés dessus le sol à la face de Dieu/ Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu/ Et les pauvres honneurs des maisons paternelles ».

En 1992, le monument à Charles Péguy fut déplacé sur le territoire de Villeroy, à l'endroit d'où partit l'attaque du 5e bataillon du 276e régiment d'infanterie.

  • « Puits Péguy », où l'écrivain et ses compagnons ont rempli leurs bidons pour la dernière fois.
Ce puits point central du domaine de Mérovée puis de la ferme de Puisieux est le seul vestige de cette ferme démolie au XIXe siècle.
  • Musée 1914-1918 de Villeroy[50]
  • La Croix de guerre 1914-1918 fut décerné à la commune de Villeroy. En souvenir, le monument aux morts érigé en 1920 est surmonté de la décoration.
  • Parcours historique Charles-Péguy

Un circuit de trois kilomètres en six panneaux qui retracent le premier jour de la bataille de la Marne et le dernier combat du poète et écrivain Charles-Péguy à Villeroy.

Commémorations[modifier | modifier le code]

  • Chaque année, en septembre, se déroulent des cérémonies à la mémoire des morts de 1914, et tout particulièrement à celle de Charles Péguy dont le poème « Eve » est gravé dans la pierre.
  • Le lundi , le ministre de la Défense, François Léotard a présidé une cérémonie devant la croix élevée en l’honneur de Charles Péguy, à l’entrée de Villeroy, en présence du ministre de l’Éducation nationale, François Bayrou, du directeur de l’École normale supérieure, Étienne Guyon, du docteur Michel Péguy qui représentait la famille et de Françoise Gerbod, de l’Amitié Charles Péguy.
  • 2008 (94e anniversaire).
Reconstitution grandeur nature à Villeroy de la journée du , début de la bataille de la Marne.
De vrais taxis de la Marne, plus de 100 figurants, un village aux couleurs de 1914. Le portrait de Raymond Poincaré, président de la République durant la Première Guerre mondiale est affiché sur les murs de la mairie quartier général des troupes françaises.
Reconstitution du combat dans lequel Charles Péguy perdra la vie.
  • Le vendredi , lors du 93e anniversaire de la fin de la Première guerre mondiale, le président Nicolas Sarkozy a déposé une gerbe au pied du monument rendant hommage à Charles Péguy.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Lors du Congrès de Vienne, en 1814, qui fut l’occasion de banquets et de festins. Talleyrand qui représentait la France et son cuisinier Carême firent gouter le brie.

Le jury désigné parmi le gratin de la diplomatie européenne désigna à l’unanimité parmi les cinquante fromages venus de toutes l’Europe la suprématie du brie[52].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villeroy Blason
D'azur à la champagne cousue de sinople, au puits couvert senestré de la croix à la Mémoire de Charles Péguy, le tout d'argent brochant sur la champagne, à l'épi de blé d'or posé en barre et brochant à dextre sur la couverture du puits[53].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le patrimoine des communes de la Seine-et-Marne - tome 2, Paris, Editions Flohic, , 1507 p. (ISBN 2-84234-100-7), « Villeroy », p. 936–937
  • Anne Biraben, Les cimetières militaires en France : Architecture et paysage, 2005, pages 36 et suivantes
  • Daniel Clément, « La brigade marocaine, , une meurtrière odyssée ». (LP/Valentine Rousseau.)
  • Michel Laval Tué à l'ennemi: La Dernière guerre de Charles Peguy

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
  5. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  7. L'orientation technico-économique d'une exploitation est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  8. L'indicateur s signifie que la donnée n'est pas diffusée par respect du secret statistique.
  9. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d’espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  • Cartes
  1. « Villeroy - Occupation simplifiée 2017 », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le 20 janvier 2021).
  2. IAU Île-de-France, « Évolution de l'occupation des sols de la commune vue par photo aérienne (1949-2018) », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le 20 janvier 2021).
  3. [PDF]« Carte des petites régions agricoles en Seine-et-Marne. », sur driaaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr (consulté le 27 janvier 2021).

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 11 décembre 2018
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 18 janvier 2021).
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 16 octobre 2020).
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 17 janvier 2021).
  6. « Orthodromie entre Villeroy et Creil », sur fr.distance.to (consulté le 18 janvier 2021).
  7. « Station météorologique de Creil - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 18 janvier 2021).
  8. « Station météorologique de Creil - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 18 janvier 2021).
  9. « Station météorologique de Creil - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 18 janvier 2021).
  10. « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Villeroy », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 15 janvier 2021).
  11. « Liste des ZNIEFF de la commune de Villeroy », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 15 janvier 2021).
  12. « Liste des espaces protégés sur la commune de Villeroy », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 15 janvier 2021).
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  18. Site territoires-fr.fr consulté le 29 janvier 2020 sous le code commune 77515.
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  20. IAU Île-de-France, « Mode d'occupation du sol de l'Île-de-France », sur www.institutparisregion.fr (consulté le 20 janvier 2021).
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  22. « Le SCOT Roissy Pays de France », sur www.roissypaysdefrance.fr (consulté le 23 janvier 2021).
  23. « Etat d'avancement des documents d'urbanisme locaux au 01/11/2019 », sur /www.seine-et-marne.gouv.fr (consulté le 23 janvier 2021).
  24. Statistiques officielles de l'Insee.
  25. http://www.villeroy77.fr/histoire-du-village_fr.html Histoire du village sur le site de la commune
  26. Histoire de la Jacquerie Siméon Luce 1894
  27. les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
  28. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en mars 2017).
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  30. « Seine-et-Marne - Assainissement collectif », sur eau.seine-et-marne.fr (consulté le 11 février 2021).
  31. a b et c « Commune de Villeroy - organisation des services d'eau et d'assainissement », sur l'observatoire national des services d'eau et d'assainissement (consulté le 11 février 2021).
  32. « CC Plaines et Monts de France (CCPMF) - Communes adhérentes et compétences », sur l'observatoire national des services d'eau et d'assainissement (consulté le 11 février 2021).
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  34. « Tout savoir sur l’assainissement non collectif », sur le portail ministériel de l'assainissement non collectif (consulté le 27 mars 2020).
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  37. « SMAEP du bassin de la Thérouanne - Services et indicateurs », sur l'observatoire national des services d'eau et d'assainissement (consulté le 11 février 2021).
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  40. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  41. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  42. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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  45. Statistiques officielles de l'Insee, section «Démographie des entreprises en 2019», consultée le 28 janvier 2021
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  50. Musée 14/18
  51. PETITEAU Natalie, "Elites et mobilités : la noblesse d'Empire au XIXe siècle", Boutique de l'Histoire, 1997
  52. Suprématie du fromage de Brie paru en 1830
  53. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=18166