Bléneau

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Bléneau
Bléneau
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Intercommunalité Communauté de communes de Puisaye-Forterre
Maire
Mandat
Alain Drouhin
2020-2026
Code postal 89220
Code commune 89046
Démographie
Population
municipale
1 232 hab. (2018 en diminution de 11,24 % par rapport à 2013)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 08″ nord, 2° 56′ 59″ est
Altitude Min. 145 m
Max. 209 m
Superficie 39,41 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Cœur de Puisaye
Législatives Première circonscription
Localisation
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Bléneau
Liens
Site web www.bleneau.fr

Bléneau est une commune française située en Puisaye dans le département de l'Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située entre Auxerre (52 km à l'est) et Briare (20 km au sud-ouest)[1], sur l'ancien chemin des Marchands à l'endroit où cette voie passe le Loing[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Loing traverse la commune dans le sens sud-est/nord-ouest, ainsi que la rigole de Saint-Privé qui alimente le canal de Briare sur la commune de Rogny au nord-ouest.
Le ru des Coutanceries, en provenance de l'étang du même nom dans le nord de la commune de Saint-Fargeau, prend le nom de la Chasserelle en arrivant sur la commune de Bléneau et conflue avec le Loing à 600 m en amont du château de Bléneau. Plusieurs autres petits rus et dérivations du Loing coulent sur la commune, dont le Saut du Loup qui alimente les douves du château. Immédiatrement au sud-ouest du bourg, ces rus forment un réseau dense qui sert de cadre aux Jardins d'eau[3].

Une mare des Jardins d'eau.

Un certain nombre de dolines sont présentes dans la vallée du Loing en amont de Bléneau[4].

Dolines dans la vallée du Loing,
commune de Bléneau et en amont.
L'ancienne gare de Bléneau.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La départementale D 90 traverse la commune en suivant la vallée du Loing.

L'autoroute la plus proche est l'A77 ; les entrées/sorties les plus proches sont la no 20 (« Châtillon-sur-Loire », « Briare ») à 20 km au sud-ouest et la no 21 (« Saint-Fargeau », « Bonny-sur-Loire»)à 19 km au sud[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bléneau est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7]. La commune est en outre hors attraction des villes[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (69 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,2 %), forêts (26,8 %), prairies (4,9 %), zones urbanisées (4,2 %), zones agricoles hétérogènes (3,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,9 %), eaux continentales[Note 2] (1,1 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Étymologie, topologie[modifier | modifier le code]

On trouve Blanoilus (VIe s.), Blanoscus (XIe s.), Blanellum (XVe s.), Blénavium, Blaineau, Blesneau et Bleneau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge, première mention écrite de Bléneau[modifier | modifier le code]

Blanoilus est cité en 596 parmi 38 paroisses de la Puisaye énumérées dans le règlement de saint Aunaire, 18e évêque d'Auxerre de 572 à 603. Bien que le diocèse fût à l'époque aussi étendu qu'au XIXe siècle, seules 37 paroisses sont citées, la plupart - dont Bléneau - « avec leurs dépendances » ; Aunaire n’a donc cité que les principaux lieux, ce qui indique que Bléneau avait à l'époque une certaine importance[12] (Blanoilus cum appendicis suis)[2].

Moyen Âge central, Bléneau sous domination ecclésiastique[modifier | modifier le code]

Guillaume de Toucy, 55e évêque d'Auxerre de 1167 à 1181, donne au chapitre de chanoines de Notre-Dame de la Cité une rente sur l'église de Bléneau[13] ; c'est le premier texte connu qui mentionne le chapitre de Notre-Dame de la Cité[14]. Guillaume de Seignelay, 58e évêque d'Auxerre de 1207 à 1219, assigne lui aussi une rente en grains et en argent à Notre-Dame de la Cité sur l'église de Bléneau en 1215[15].

La seigneurie de Bléneau passa par des mariages des Toucy aux Courtenay, puis aux St-Vérain, avant de revenir aux Courtenay-branche de Champignelles.

Guerre de Cent Ans, Bléneau pris par les partisans du dauphin[modifier | modifier le code]

Vient la guerre de Cent Ans (1337-1453), et au tournant du siècle le long règne (1380-octobre 1422, 42 ans) de Charles VI le Bien-aimé dont la folie intermittente depuis 1392 a ouvert la porte aux luttes intestines. Au début du XV le royaume est encore plus affaibli par la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons (1407-1435).

En 1422 Philippe III le Bon est duc de Bourgogne depuis que le dauphin Charles (futur Charles VII) a fait assassiner en 1419 son père Jean sans Peur. Le 26 mai de cette année-là, Philippe quitte sa capitale Dijon pour Troyes dans l'intention de rassembler une armée contre le dauphin.

Mais il doit s'en retourner car le dauphin Charles a profité de la situation : il a pris Châtillon-sur-Loing, Bléneau, Saint-Sauveur, Saint-Amand et Moutiers et est en train de descendre sur la Charité[16].

Jeanne d'Arc, le 28 février 1428, franchit le Loing à Bléneau.

Un prieuré Saint-Cartault existe sur le territoire de la commune[17].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1587, pendant la 8e guerre de Religion (ou guerre des trois Henri) entre la ligue catholique et le roi Henri III (dynastie des Valois), le seigneur de Bléneau est député par la ville d'Auxerre aux seconds États Généraux de Blois[18].

Le 7 avril 1652, pendant la Fronde (1648-1653), s'y est déroulée la bataille de Bléneau opposant l'armée royale de Turenne, à l'armée de Louis II de Bourbon, prince de Condé passé à la Fronde 9 mois plus tôt et qui cherche à s'emparer de Mazarin. Le roi Louis XIV vient tout juste d'atteindre l'âge requis pour régner : 13 ans en septembre 1651.

Le seigneur Charles-Roger de Courtenay-(Champignelles-La Ferté-Loupière)-Chevillon/Chevillon, le dernier des Courtenay de France, né en 1671, se suicide le 7 mai 1730 (certains disent qu'il fut assassiné)[19],[20], et sa demi-sœur héritière Hélène de Courtenay (1689-1668) apporta la terre de Bléneau à son mari Louis-Bénigne, marquis de Bauffremont-Scey (1685-1755), épousé en 1712 : mais leur fils cadet Joseph, prince de Bauffremont (1714-1781) vend la terre de Bléneau le 11 mars 1771 à François-Noël Haudry († 1777), contrôleur ordinaire des Guerres[21],[22],[23].

François-Noël est suivi de ses enfants François-André et Cécile Haudry, et cette dernière, avec son mari Jean-Baptiste Rougier de La Bergerie (1757-1836), rachète les droits de son frère sur la terre de Bléneau le 18 septembre 1784, pour près de 224 000 livres. Sous la Révolution, le dernier sire de Bléneau, agronome distingué transmué en citoyen Rougier-Labergerie, devient maire de Bléneau en 1790, président du district de St-Fargeau, député à la Législative, premier préfet de l'Yonne (1800-1813) puis préfet de la Nièvre (1815), chevalier de la Légion d'Honneur (1804) ; cependant, il doit vendre le domaine de Bléneau et sa maison d'Auxerre en 1814 ou 1815.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

De 1947 à 1957, une course cycliste reliait Paris à Bléneau. En 1948 et en 1950, elle fut remportée par l'Icaunais Jean Tissier[24].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bléneau Blason
D'or à trois tourteaux de gueules, un lambel d'azur en chef.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mai 1953 juillet 1963 Charles-Albert Houette CNIP Agriculteur, Conseiller général du canton de Bléneau (1953-1963)
démissionnaire
    Jean Savouré    
    Pierre Doudeau DVD  
mars 2001 2017
(démission)
Alain Drouhin[25] UMP puis DVD
puis UDI
Conseiller général du canton de Bléneau (1998-2015)
2017 2020 Sylvie Poupelard   Cheffe d'entreprise
2020 En cours Alain Drouhin[26] UDI  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[28].

En 2018, la commune comptait 1 232 habitants[Note 3], en diminution de 11,24 % par rapport à 2013 (Yonne : −1,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9991 0541 0251 2131 2781 2931 3131 5811 709
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7701 8922 0582 0102 0182 1432 1402 0841 994
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0092 0032 0071 6761 7811 7171 6511 6101 356
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 3541 5451 6641 6861 5851 4591 4911 4391 356
2018 - - - - - - - -
1 232--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

En outre, Bléneau est située à une vingtaine de kilomètres du canal de Briare, du château de Guédelon et du château de Saint-Fargeau.
  • Bâtiment de l’Epalu, usine de Gaston Fleischel[31].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Bléneau », sur google.fr/maps.
    Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) - cliquer sur "itinéraires".
  2. a et b Jacques Philibert, Bléneau, dans Regards sur Bléneau et la Puisaye, Ed. Thélès, Paris, 2004.
  3. « Bléneau, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
  4. Renforcement de l'alimentation en eau potable des communes ou syndicats du département de l'Yonne. BRGM, 1975.
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Jean Lebeuf, Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne), p. 117.
  13. Lebeuf 1743, vol. 1, p. 307.
  14. Lebeuf 1743, vol. 1, p. 819.
  15. Lebeuf 1743, vol. 1, p. 344.
  16. Urbain Plancher et un religieux de la congrégation de Saint-Maur, Histoire Générale Et Particulière De Bourgogne, t. 4, Dijon, Louis Nicolas Frantin, , 668 p. (lire en ligne), p. 54.
  17. « Clergé régulier - série H » [PDF], série H 1319-1341, sur yonne-archives.fr (consulté le ), p. 4.
  18. U. Plancher 1781, p. 582.
  19. « Lettre de Mathieu Marais au Président Bouhier (n° 350, 12 mai 1730) : la mort de Charles-Roger de Courtenay : note 1 p. 247-248 », sur Correspondance littéraire du Président Bouhier, n° 10, éd. par Henri Duranton, Université de St-Etienne, 1983
  20. « L'abbaye cistercienne de Fontaine-Jean et les Courtenay (p. 166-289), par l'abbé Eugène Jarossay, p. 185 », sur Annales de la Société historique et archéologique du Gâtinais, t. XI, chez Ernest Bourges, à Fontainebleau, 1893
  21. « Les Haudry, p. 10-11 », sur Amitiés parisiennes de Stendhal, par André Doyon et Yves du Parc, Collection stendhalienne n° 11, aux Editions du Grand Chêne, à Lausanne, 1969
  22. « François-Noël Haudry de Bléneau », sur Geneanet, arbre de Suzanne Defoing
  23. « Jean-Baptiste Rougier de La Bergerie », sur Geneanet, arbre de René Puvis de Chavannes
  24. « Paris-Bléneau » la classique cycliste, sur veloquercy.over-blog.com.
  25. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  26. L'Yonne Républicaine, Alain Drouhin retrouve son écharpe de maire de Bléneau, trois ans après sa démission,consulté le 19/12/2020.
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  31. Centre France, « Puisaye-Forterre - À Bléneau, un lieu de patrimoine industriel en projet dans l'ancienne usine de l'inventeur Gaston Fleischel », sur www.lyonne.fr, (consulté le )