Total (entreprise)

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Total SA

Description de l'image  TOTAL S A.svg.
Création 1924
Dates clés 1993, privatisation
1999, absorbe Petrofina
2000, absorbe Elf-Aquitaine
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : FP
NYSE : TOT
Slogan «Committed to better energy».
Siège social Drapeau de France Tour Total, La Défense, Courbevoie (France)
Direction Christophe de Margerie, président-directeur général
Actionnaires [1]
Groupe Bruxelles Lambert (4 %)
Salariés (3,6 %)
Qatar Holding (3 %)
Compagnie nationale à portefeuille (1,4 %)
Areva (0,3 %)
BNP Paribas (0,2 %)
Activité Énergie, pétrochimie
Produits Pétrole
Gaz naturel
Pétrochimie
Stations-service
Filiales Elf, Elan, AS24, Proseca, Tegaz, Hutchinson
Effectif 110 128 (2013)
Site web www.total.com www.total.fr
Capitalisation en augmentation 100,714 Mrd d'
Fonds propres en augmentation 74,193 Mrd d'
Chiffre d’affaires en diminution 189,5 Mrd d' (2013)
en diminution -5% vs 2012 : 200,06 Mrd d'
Résultat net en diminution 8,4 milliards d'euros Mrd d' (2013)
en diminution -20% vs 2012 : 10,6 Mrd d'

Total est une entreprise pétrolière française privée, qui fait partie des supermajors, c'est-à-dire des six plus grosses entreprises du secteur à l'échelle mondiale, avec ExxonMobil, Shell, Chevron, BP et ConocoPhillips[2]. C'est la 1re entreprise française en termes de chiffre d'affaires, la 5e entreprise d'Europe et la 11e entreprise mondiale en 2013, ainsi que la 1re capitalisation boursière de la zone euro au 31 décembre 2008[3]. Ses activités couvrent l'ensemble de la chaîne de production, de l'extraction du pétrole brut et du gaz naturel à la création d'énergie, le raffinage, et l'exploitation commerciale. Total est par ailleurs une entreprise importante dans le domaine de la chimie. Fondée en 1924 par René Perrin sous la présidence d'Ernest Mercier, son siège social se situe dans le quartier de la Défense près de Paris, dans les Hauts-de-Seine.

Total est certifiée ISO 9001, ISO 14001 et MSI 20000.

Total possède en France plus de 4 300 stations-services sous les noms de Total, Total access, Elf, ELAN[4] et AS24 (pour les poids lourds).

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

La tour Total, siège social de la compagnie à La Défense

Total a été créé le 28 mars 1924 [5] sous le nom de la Compagnie française des pétroles (CFP) par René Perrin et Frédéric Pigelet afin de gérer les parts que le gouvernement français s'était vu attribuer comme dommage de guerre dans la gestion de la future compagnie pétrolière irakienne, l'Iraq Petroleum Company[6]. À l'origine, c'est une société mixte associant des capitaux d'État et des capitaux privés. Le 21 juin 1985, sa dénomination a été changée en Total – Compagnie française des pétroles (Total CFP) puis transformée en Total le 26 juin 1991. Elle est privatisée en 1993 par le gouvernement d’Édouard Balladur. À la suite des rapprochements avec la belge Petrofina et la française Elf Aquitaine, la société est devenue Total Fina SA le 14 juin 1999, puis Total Fina Elf SA le 22 mars 2000. L'entreprise a repris la dénomination Total SA le 6 mai 2003.

Total est la deuxième capitalisation boursière française et le cinquième groupe pétrolier privé du monde derrière les américains ExxonMobil et Chevron Texaco, l'anglo-néerlandais Royal Dutch Shell et le britannique BP[2],[7]. Le résultat de 20 milliards d'euros en 2008 est le record pour une société française[7].

Depuis le 5 avril 2007, Total est signataire du Pacte PME[8].

Desmarais frères[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Desmarais frères.

Total et Desmarais frères fusionnent en 1965, alors que Desmarais était déjà actionnaire depuis l'entre-deux-guerres.

Petrofina[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Petrofina.

La Compagnie financière belge des pétroles – Petrofina (abréviation de petrofinance) a été créée le 25 février 1920 par un groupe d'investisseurs anversois. En rachetant Petrofina en 1999, Total grossit d'environ 30 % en termes d'effectifs, de capacité de production et de chiffre d'affaires (avec le rachat d'Elf, Fina ne représentera plus que 5 à 10 % du groupe Total actuel).

Albert Frère, le seul milliardaire belge, en était le principal actionnaire lors de son rachat, il possède aujourd'hui des parts minoritaires dans le capital de Total SA via deux holdings dont il est partiellement propriétaire : le Groupe Bruxelles Lambert et la Compagnie nationale à portefeuille. Contrôlant indirectement 5 % du capital, il peut être considéré comme le plus gros actionnaire individuel de Total.

Elf Aquitaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Elf Aquitaine.

L'origine d'Elf Aquitaine remonte au 14 juillet 1939, jour où l'on découvrit en France, à Saint-Marcet, en Midi-Pyrénées, un champ de gaz. À la suite de cette première découverte, la Régie autonome des pétroles (RAP) est créée. Encouragées par ce premier succès, les recherches continuent dans le Sud-Ouest de la France avec la création, en 1941, de la Société nationale des pétroles d'Aquitaine (SNPA), qui découvrira en 1951 le gisement de Lacq. Enfin, en 1945, est créé le Bureau de recherches de pétrole (BRP) avec pour but de rechercher du pétrole outre-mer.

En décembre 1965, par la fusion de la RAP et du BRP, c'est la naissance de l'ERAP (Entreprise de recherches et d'activités pétrolières), holding pour toutes les sociétés existant à l'époque ; parmi celles-ci, se trouvent par conséquent la SNPA, qui devient la principale filiale de la nouvelle maison mère, et l'UGP qui rassemble quant à elle au sein de l'UGD (Union générale de distribution), les sociétés de distribution.

À partir du 28 avril 1967, la direction a créé le nom « Elf » et le groupe ne vend plus ses produits que sous cette seule marque : Elf. Ce changement de nom fut l'occasion d'instaurer une première marque visuelle : dans les semaines qui précédèrent la « nuit des ronds rouges » (en une soirée les différents réseaux de distribution de l'ERAP changent d'enseigne et adoptent la marque Elf) une campagne annonçait bien mystérieusement : « Les ronds rouges arrivent »[9].

En rachetant Elf en 2000, Totalfina double quasiment son effectif, ses capacités de production ainsi que son chiffre d'affaires.

Le nom « Elf », contrairement à une idée bien répandue, n'a jamais voulu dire « Essences et lubrifiants de France ». Cet acronyme a été inventé par la suite (c'est un rétroacronyme).

Proseca[modifier | modifier le code]

SARL française créée le 13 novembre 1990 qui devient une filiale de Total le 1er juillet 2002. Proseca est chargée de gérer (distribution de carburants et vente de détails), en France et hors autoroute, 260 stations-service du groupe Total. Cette filiale, qui a 2 217 salariés pour un chiffre d'affaires de 124 millions d'euros.

ARGEDIS, SARL française, filiale de TOTAL, gère les stations TOTAL Autoroute. Cette filiale compte environ 3 000 salariés. En janvier 2013 Proseca revend 55 % des stations au réseau Argedis.

Métiers[modifier | modifier le code]

Les principaux métiers de Total, classés selon leur position dans le cycle de vie des produits pétroliers et gaziers, ainsi que les filiales correspondantes sont présentés ici. Total SA œuvre dans les domaines énergétiques et chimiques.

Voici comment ont été employés les capitaux en 2005[10] :

  • Exploration et production : 60 %
  • Raffinage et marketing : 25 %
  • Chimie : 15 %

Le secteur aval de Total couvre l’ensemble des activités de raffinage, de distribution, de négoce international et de transports maritimes de produits pétroliers.

Amont[modifier | modifier le code]

Recherche et développement[modifier | modifier le code]

Total dispose de vingt centres de recherche internes adossés aux branches opérationnelles du groupe dans lesquels travaillent 4 200 ingénieurs et techniciens[11]. L'entreprise a créé plusieurs chaires industrielles avec le Collège de France (Développement durable-Environnement, Énergie et Société)[12], l'Institut français du pétrole (Sédimentologie et caractérisation des réservoirs)[13] et l'ESPCI ParisTech (Énergies, carbone et environnement)[14]. Elle détient 17 % des parts d'Amyris, une start-up de biologie synthétique[15].

Depuis novembre 2013, Total possède un supercalculateur classé 14e plus puissant au monde et premier français selon le classement TOP500[16].

Exploration et production[modifier | modifier le code]

Gaz et énergies nouvelles[modifier | modifier le code]

Les experts estiment que la consommation de gaz dans les prochaines années devrait croître plus rapidement que celle des autres énergies fossiles. S'intégrant pleinement dans ce marché d'avenir, Total se positionne sur l'ensemble de la chaîne gazière : production, transport, stockage, gestion de centrales électriques et approvisionnement de la plupart des grands consommateurs industriels.

La direction « Gaz et énergies nouvelles » se soucie des défis liés à la valorisation du gaz, et notamment à sa commercialisation, activité beaucoup plus difficile que pour le pétrole.

Par ailleurs Total se positionne dorénavant sur deux nouveaux secteurs liés aux énergies nouvelles : le solaire et les biotechnologies. En ce qui concerne le solaire, la stratégie affichée est de s'intégrer verticalement le long de la chaîne solaire (du silicium aux modules photovoltaïques en passant par les cellules) d'une part, et dans des projets industriels de centrales solaires photovoltaïques et thermodynamique d'autre part (le projet Shams à Abou Dabi est un exemple). Pour les biotechnologies, Total entend se positionner sur les biocarburants. L'entrée au capital de la start up américaine Amyris (en) n'est pas anodine, l'idée étant de produire des « molécules avancées » (jet fuel, lubrifiants, biodiesel) à court/moyen terme sur une base sans compétition avec l'alimentaire.

Total est ainsi propriétaire des firmes produisant des panneaux solaires Tenesol et, depuis 2011, Sunpower, l'un des principaux acteurs de l’énergie solaire aux États-Unis.

Aval[modifier | modifier le code]

Raffinage et distribution[modifier | modifier le code]

Total dispose d’une capacité de raffinage d'environ 2,7 millions de barils par jour et a vendu environ 3,9 millions de barils par jour de produits raffinés dans le monde en 2005[17].

Pétrole brut et raffineries en France

Sur les vingt-sept raffineries dans lesquelles le groupe Total détient des participations, il en exploite treize en direct dont six en France :

En France, le groupe annonce plus de 4 300 stations-services en 2010, dont 2 300 pour le réseau Total, 1 800 chez Elan et 281 sous la marque Elf[19], qui disparaîtront pour céder la place à la marque Total Access[20]. Ce chiffre ne compte pas la centaine de stations-services AS24, spécialisées en carburants pour les poids lourds.

Négoce et transport[modifier | modifier le code]

L’activité de transport permet l’approvisionnement du raffinage en pétrole brut et le transport des produits raffinés vers les lieux de consommation[17].

Le négoce de pétrole brut et de produits pétroliers est confié à Totsa (Totsa Total Oil Trading SA) basée à Genève. Celui de gaz et d'électricité à Total Gas & Power Limited, basée à Londres.

Chimie[modifier | modifier le code]

La chimie de Total, classée parmi les leaders européens ou mondiaux sur chacun de ses marchés[réf. nécessaire], est constituée d’un ensemble d’activités très diversifiées couvrant les secteurs des transports, de l'emballage, du bâtiment et du génie civil, des sports et loisirs, de l’hygiène-santé-beauté, de l’eau, du papier, de l'électronique, de l'agriculture, etc.

Son chiffre d'affaires en 2005 s'est élevé à 22 milliards d'euros et le résultat opérationnel à 1,1 milliard d'euros, pour un effectif mondial d'environ 62 000 personnes, soit la moitié des effectifs du groupe.

Le pôle chimie du groupe Total est organisé en deux branches.

Chimie de base[modifier | modifier le code]

Ses produits couvrent de nombreux marchés domestiques et industriels, parmi lesquels l'emballage, le bâtiment et l'automobile. Depuis le 1er octobre 2004, ces activités sont regroupées au sein de Total Petrochemicals.

  • Les fertilisants regroupent les activités de la société GPN (engrais azotés), propriétaire, entre autres, de l'usine AZF de Toulouse, ainsi que celles des Engrais Rosier (société de fertilisants minéraux basée en Belgique) et de sa filiale Zuid-Chemie.

Spécialités[modifier | modifier le code]

Jusqu'en mai 2006, date du « spin-off » Arkema, le pôle chimie de Total, regroupait au sein de la filiale Atofina, scindée depuis en Arkema d'une part et Total Petrochemicals d'autre part, les activités de chimie industrielle et produits de performance héritées de Total, Fina et Elf.

Une présence dans le monde entier[modifier | modifier le code]

Le groupe est le quatrième groupe pétrolier intégré coté dans le monde selon le critère de la capitalisation boursière au 31 décembre 2005. En 2005, le secteur amont a investi 8,1 milliards d’euros et employé 14 849 collaborateurs. Total exploite un réseau de près de 17 000 stations-service dans le monde, dont environ 50 % sont détenues en propre, et principalement implantées en Europe et en Afrique[17],[21].

Une station-service Total

.

Voici la répartition géographique de la production et des réserves de Total, en 2005[10].

  • Production en milliers de barils équivalent pétrole par jour :
    • Afrique 751
    • Amérique du Nord 41
    • Amérique du Sud 247
    • Asie/Extrême-Orient 248
    • CEI 9
    • Europe 770
    • Moyen-Orient 103
  • Réserves en milliers de barils équivalent pétrole par jour :
    • Afrique 3 394
    • Amérique du Nord 274
    • Asie/Extrême-Orient 757
    • Europe 2 050
    • Reste du Monde 2 789

Afrique[modifier | modifier le code]

Total SA est très présent en Afrique subsaharienne. L'Afrique représente une grande part de la production de liquides (pétrole et condensats) du groupe : 730 kbbls/j, soit 42 % du total, en 2004. Ce pourcentage va très probablement s'accroître. Pour le gaz, par contre, l'Afrique représente une part bien plus modeste.

Gabon[modifier | modifier le code]

Le Gabon fut un des fiefs historiques d'Elf. En novembre 2010, Total Gabon relance l'exploration à terre du bassin sédimentaire gabonais sur les sites de Mutamba-Iroru, DE7 et Nziembou[22].

En 2014, le Gabon réclame à Total Gabon la somme de $805 millions représentant le montant des impôts que la filiale française doit au pays africain sur son activité 2008-2010[23],[24].

Actionnariat[modifier | modifier le code]

Le capital de Total Gabon est réparti comme suit [25]:

  • Total : 58 %
  • République gabonaise : 25 %
  • Public : 17 %
Concessions minières en mer[modifier | modifier le code]
  • N'Tchengué Océan G6-14 12 km2
  • Port-Gentil Océan G6-15 13 km2
  • Grand Anguille Marine G6-16 560,5 km2
  • Torpille G6-17 56 km2
  • Grondin Mandaros Marine G6-21 287,95 km2
  • Girelle Marine G6-22 62 km2
  • Pageau Marine G6-23 85,5 km2
  • Barbier Marine G6-24 74 km2
Permis d'exploitation en mer (PEX)[modifier | modifier le code]
  • Ayol Marine G5-36 54 km2
Autorisations exclusives d'exploitation en mer (AEE)[modifier | modifier le code]
  • Konzi Marine 1 25 km2
  • Hylia G5-46 35,24 km2
  • Baudroie-Mérou Marine G5-90 296 km2
Concessions minières à terre[modifier | modifier le code]
  • Ozouri C-14 25,08 km2
  • Pointe Clairette-Cap Lopez G6-5 95,04 km2
  • M’Bega G6-6 30,6 km2
  • N’Tchengué G6-9 16,9 km2
Permis d'exploitation à terre (PEX)[modifier | modifier le code]
  • Coucal G5-46 26,5 km2
  • Avocette-Dianongo G5-53 46,1 km2
  • Mandji Sud-Tchengué Sud G5-54 3,98 km2
  • Mandji Sud-Tchengué NE G5-55 5,09 km2
Autorisations exclusives d'exploitation à terre (AEE)[modifier | modifier le code]
  • Atora G5-82 195,49 km2
  • Mboga G5-86 44,84 km2
  • Rabi Kounga G5-40 129,06 km2
Sites miniers de recherche[modifier | modifier le code]
  • Aloumbé G4-210 2 109,69 km2
  • Diaba G4-223 9 075,62 km2

(source Total Gabon)[26]

Aujourd'hui, Total est le premier opérateur au Congo-Brazzaville, et a une présence significative en Angola (notamment sur le bloc 17), au Nigeria (y compris une part de 15 % dans l'immense usine de gaz naturel liquéfié de Bonny Island), au Soudan[27] et dans d'autres pays.

Cameroun[modifier | modifier le code]

En 2005, Total, associé à Pecten Cameroon Company, a investi 11 millions de dollars (8,5 millions d'euros) dans l'exploration du bloc Dissoni dans le Rio del Rey.

Dans le cadre de ses activités au Cameroun, Total était visé par une enquête préliminaire, ouverte le 8 janvier 2007 à Paris, sur des faits de « corruption d'agents publics étrangers » et « d'abus de biens sociaux ». La justice enquêtait sur des mouvements de fonds suspects ayant transité, entre 2005 et 2006, par des banques françaises, dont LCL et BNP Paribas, au profit d'Adolphe Moudiki, directeur général de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) du Cameroun. Les fonds auraient été reversés via Tradex, filiale de la SNH, et de la société suisse de négoce de pétrole Addax

Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

Irak[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990, Total a exercé de fortes pressions pour que les sanctions de l'ONU contre l'Irak soient levées. Des accords ont en effet été conclus de longue date avec la dictature de Saddam Hussein pour l'exploitation des gisements de Nar Umr et des îles Madjnoun (dont les réserves sont respectivement estimées à 6 et 20 milliards de barils). En 2003, l'invasion américano-britannique de l'Irak a temporairement entraîné son éviction des gisements irakiens. L'été 2007 voyait finalement la révélation publique de l'existence d'un accord conclu entre Total et Chevron pour l'exploitation de ces deux gisements d'importance.

Total a été impliqué dans le volet français de l'affaire Pétrole contre nourriture[28]. Total aurait versé entre 1996 et 2001 de commissions occultes via un homme d'affaires suisse, Jean Caillet, et sa société, Telliac. Christophe de Margerie, responsable de Total pour le Moyen-Orient, Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur au moment des faits, et le groupe Total ont été renvoyés devant le Tribunal correctionnel par le juge d'instruction Serge Tournaire en août 2011[29]. Aucun des chefs d'accusation n'a toutefois été retenu et tous les prévenus, Total ainsi que ses cadres, ont été relaxés le 8 juillet 2013 par le Tribunal correctionnel de Paris[30].

Iran[modifier | modifier le code]

Total a signé un important contrat gazier en Iran entre 1996 et 2003. Conclu en 1997 avec la société pétrolière nationale iranienne NIOC, il associait aussi le russe Gazprom et le malaisien Petronas pour exploiter une partie du gigantesque champ gazier offshore de South Pars, à 100 km des côtes iraniennes, qui contiendrait la moitié des réserves de gaz naturel iraniennes, les deuxièmes au monde.

Un accord passé en 2004 prévoit la production de gaz naturel liquéfié avec la société pétrolière malaisienne Petronas. Le groupe français a investi plus de deux milliards de dollars dans ce projet opérationnel depuis 2002.

Total serait intervenu directement auprès de Jacques Chirac et Dominique de Villepin pour éviter des sanctions internationales contre l'Iran dans le dossier de l'enrichissement d'uranium (Le Monde du 23 septembre 2006).

Le parquet de Paris a ouvert en décembre 2006, une information judiciaire pour « abus de biens sociaux » et « corruption d'agents publics étrangers » confiée aux juges du pôle financier, Philippe Courroye et Xavière Simeoni. L'enquête concerne des soupçons de versements de commissions occultes pour l'exploitation d'un champ pétrolifère offshore iranien, en 1997. Cette enquête fait suite à la découverte par la justice suisse, dans le cadre d'une enquête pour blanchiment, de 60 millions d'euros sur deux comptes qui pourraient avoir transité vers l'Iran via un intermédiaire. Une partie serait revenue à l'un des fils de l'ancien président iranien Hachemi Rafsandjani[31].

Christophe de Margerie a été mis en examen le 22 mars 2007 et laissé en liberté sous contrôle judiciaire[32]. Certaines perquisitions n'ont pu avoir lieu du fait de la « protection des intérêts fondamentaux de la nation ».

Asie[modifier | modifier le code]

Total est implantée en Birmanie et en Indonésie.

Organisation[modifier | modifier le code]

Présidence[modifier | modifier le code]

Comité exécutif (COMEX) en 2012[33][modifier | modifier le code]

Comité directeur[modifier | modifier le code]

(D'après le site officiel du groupe[34].)

  • Holding : René Chappaz, Peter Herbel, Jean-Marc Jaubert, Helle Kristoffersen, Manoelle Lepoutre, Françoise Leroy, Jean-François Minster, Jacques-Emmanuel Saulnier, François Viaud.
  • Amont : Marc Blaizot, Arnaud Breuillac, Olivier Cleret de Langavant, Isabelle Gaildraud, Michel Hourcard, Jacques Marraud des Grottes.
  • Raffinage-Chimie : Pierre Barbé, Bertrand Deroubaix, Jacques Maigné, Jean-Jacques Mosconi, Bernard Pinatel, Bernadette Spinoy.
  • Supply-Marketing: Benoît Luc, Momar Nguer, Jérôme Paré, Jérôme Schmitt.

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

En 2012 (15 membres)[35] 
De 2009 à 2010 (17 membres)[36] 

Liste des dirigeants pour l'année 2010[modifier | modifier le code]

Données financières et boursières[modifier | modifier le code]

Rémunérations des dirigeants pour l'année 2010[modifier | modifier le code]

Thierry Desmarest: 1 100 000 €/an soit prorata temporis 428 763 € + une part variable

Christophe de Margerie: en tant que DG : 1 310 000 €/an soit prorata temporis 507 097 € + part variable de 523 262 €, en tant que PDG : 1 500 000 €/an soit prorata temporis 919 355 € + part variable de 1 058 408 €

Tous dirigeants confondus soit 25 personnes : 18,9 millions € dont 8,4 millions € pour le comité exécutif soit 6 personnes

Jetons de présence : 1,1 millions €

Sources : Document de référence 2010 déposé le 28 mars 2011 à l'Autorité des Marchés Financiers ( Article 212-13 du règlement général de l'AMF ).

Rémunérations des dirigeants pour l'année 2011[modifier | modifier le code]

Christophe de Margerie : Traitement de base 1 500 000 € et part variable 1 530 000 € ( soit 102 % du TB, max 165 % )

Tous dirigeants : 20,4 M€ dont 9 M€ pour le comité de direction ( 6 personnes )

Jetons de présence : 1,07 M€

Sources : Document de référence 2011 déposé le 26 mars 2012 à l'Autorité des Marchés Financiers ( Article 212-13 du règlement général de l'AMF ).

Finances[modifier | modifier le code]

Données financières en millions d'euros
Années 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 1°trim
Chiffre d'affaires 102 540 104 652 122 700 137 607 153 802 158 752 179 976 131 327 159 269 184 693 51 168
Résultat net part du groupe 6 260 7 344 9 039 12 003 12 585 12 203 13 920 7 784 10 807 12 581 3 662

Sources : Document de référence 2011 déposé le 26 mars 2012 à l'Autorité des marchés financiers (article 212-13 du règlement général de l'AMF).

Bourse - 2007[modifier | modifier le code]

  • Actions cotées à la Bourse de Paris
  • Membre de l'indice CAC 40
  • Première capitalisation boursière française (doublée par EDF pendant quelques mois en 2007-2008)
  • Code Valeur ISIN = FR0000120271
  • Valeur nominale = euro
  • Certification financière = MSI 20000
  • Actionnaires principaux au 31 décembre 2007 :

En novembre 2010, les principaux actionnaires sont [37]:

Données boursières au 1er janvier
Années 2004 2005 2006 2007
Nombre d'actions cotées en millions 649 635 615 2 426
Capitalisation boursière en milliards d'euros 115
Nombre de transactions quotidiennes (en millions) 2,5

Le 18 mai 2006, le nominal de l'action a été divisé par quatre pour ramener le cours de l'action au niveau des standards du CAC 40.

Profits[modifier | modifier le code]

Le résultat net ajusté du bilan consolidé 2010 est de plus de 10 milliards d'euros (10 288 millions)[38].

Imposition[modifier | modifier le code]

Total bénéficie du régime fiscal du bénéfice mondial consolidé (BMC), ce qui lui permettrait, selon Mediapart, d'échapper en grande partie à l'impôt sur les sociétés en France[39]. Le bilan consolidé pour l'exercice 2010 fait apparaître une charge d'impôt de 10 milliards 228 millions (7,751 milliards en 2009, et 14,146 milliards en 2008)[40]. Mais cet impôt est en très grande majorité payé hors de France, où Total n'effectue que le raffinage, qui est déficitaire [41]. De ce fait, Total n'a payé aucun impôt sur les sociétés en France en 2009 et en 2010 [42].

Les fonds souverains entrent au capital[modifier | modifier le code]

C'est à la fin de 2007 que le fonds souverain chinois Safe investit 2,8 milliards de dollars et contrôle 1,6 % du capital de Total. Le fonds Safe devient le second actionnaire derrière Albert Frère. Le groupe réagit positivement et Christophe de Margerie reconnaît avoir impulsé lui-même le processus[43], espérant développer sa présence sur le marché chinois.

En avril 2008, l'administration de Total ne semble pas souhaiter que les fonds souverains possèdent à moyen terme plus de 10 % du capital[43].

En avril 2008, l'entrée au capital de Total de fonds publics d'investissements des pays du Golfe est prévisible et souhaitable, selon Christophe de Margerie[43]. En 2011, Le Qatar investit 2 milliards d'euros dans le capital de Total et devient l'un des principaux actionnaires derrière les salariés et le milliardaire belge Albert Frère[44].

Arkema[modifier | modifier le code]

Lors de l'assemblée générale du 12 mai 2006, l'apport-scission d'Arkema a été approuvé. Arkema regroupait depuis 2004 les produits vinyliques, la chimie industrielle et les produits de performance.

Pour chaque action Total détenue, un droit à attribution d'action Arkema était distribué, dix droits à attribution d'actions Arkema étant nécessaire pour en obtenir une. Les droits formant rompus étaient négociables sur le marché Eurolist by EuronextTM jusqu’au 26 juin 2006, et sur le compartiment des valeurs radiées du 27 juin au 29 décembre 2006 inclus. Depuis le 18 mai 2006, Arkema est cotée à Paris sur Eurolist by Euronext.

Accusations et procès[modifier | modifier le code]

Implantation en Birmanie[modifier | modifier le code]

La collaboration des entreprises française comme Total avec la junte militaire birmane est dénoncée depuis le milieu des années 1990 par plusieurs ONG à travers le monde, aussi bien européennes qu'américaines, ainsi que l'opposition politique birmane elle-même[45]. La présence de Total en Birmanie date de 1992, soit trois ans après l'ouverture de la Birmanie aux investisseurs étrangers par la junte militaire. Cette collaboration a été au cœur d'un rapport de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), dès 1996[46], et par la suite, d'un rapport de l'assemblée nationale en 1999[47]. Ce dernier y notait « l'opacité du système de prise de décision », l'emploi du travail forcé pour la construction du gazoduc de Yadana, « un soutien à la dictature d'ordre politique, économique et financier » et la « militarisation accrue de cette région pour garantir la sécurité du gazoduc » et où « toutes les ONG s'accordent pour lier militarisation du chantier, déplacement de population et travail forcé ».

Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix 1991, a déclaré que « les investisseurs ne devraient pas s'implanter car tout l'argent va à une élite. Je tiens à mentionner la firme française Total qui est devenue le plus fort soutien du système militaire birman. Ce n'est pas le moment d'investir ici »[48].

Selon U Maung Maung, président de la Fédération des syndicats de Birmanie, « Les investissements étrangers en Birmanie ne profitent qu'à l'armée, qui est passée de 180 000 hommes à 450 000 hommes. La Birmanie consacre 60 % de son budget à la défense contre 2 % à l'éducation. » M. U Maung Maung a affirmé que dès 1993 il avait écrit à Total et Unocal à ce sujet sans recevoir de réponse[49].

Par ailleurs, Anne Christine Habbard dans son rapport de 1996 indique que « le projet gazier de Yadana est critiquable pour le soutien qu'il apporte à la junte birmane à plusieurs égards : sur le plan moral et politique, sur le plan économique, sur le plan militaire et logistique, sur le plan des droits de l'Homme » et qu'à cet effet « Total et ses partenaires » doivent « geler leurs investissements en Birmanie jusqu'à formation d'un gouvernement civil ».

Durant les auditions pour le rapport de l'Assemblée nationale, Tyler Giannini, directeur de EarthRights International, a rappelé que « sur le plan économique, le gazoduc est important pour le régime birman. Il lui rapportera entre 150 et 400 millions de dollars par an. Cette somme est considérable eu égard à la taille de l'économie birmane et si on prend en compte l'état de ses réserves financières. Le flou sur les chiffres s'explique car le contrat avec les autorités birmanes n'est pas public ». Et Stéphane Hessel, ambassadeur de France et porte-parole d'Info Birmanie a déclaré que « si l'on souhaitait s'associer à des sanctions contre la Junte, l'acte le plus courageux serait d'interrompre le projet de Yadana »[47].

Pour Olivier De Schutter, secrétaire général de la FIDH, la France est également responsable car étant « le pays qui a le plus freiné le renforcement de sanctions européennes à l'égard de la junte »[50].

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • En 1996, des ressortissants birmans attaquent Unocal (Chevron), société partenaire de Total en Birmanie, devant les tribunaux américains pour mauvais traitements.
  • En 1997, le Sénat pointait déjà les possibles manquements aux droits de l'homme en Birmanie dont Total aurait pu être témoin[51].
  • En 1999 un rapport du Sénat français avait ainsi épinglé la collusion de la société TotalFina Elf avec la junte au pouvoir.
  • En 2001, sous l'impulsion de la commission européenne qui craint une position dominante sur le marché des GPL, le groupe revend ELF Antargaz à BNP Paribas Affaires industrielles sous la marque Antargaz[52]. BNPAI revendra deux ans plus tard Antargaz à UGI.
  • En 2002, quatre ressortissants birmans portent plainte devant la justice belge en vertu de la loi sur la « compétence universelle » pour crimes contre l'Humanité contre Total, son dirigeant Thierry Desmarest, ainsi que Hervé Madeo, directeur de la filiale birmane de Total.
  • En août 2002, huit ressortissants birmans portent (eux aussi) plainte contre Total, en France pour séquestration en Birmanie.
  • En 2003, Bernard Kouchner (via BK Conseil, créée pour l'occasion) publie un rapport payé par Total (après une visite de quatre jours du 25 au 29 mars 2003) sur les activités de Total en Birmanie[54]. Ce rapport exonère Total de toute responsabilité dans les violations des droits de l'homme dont auraient pu être victimes les Birmans. Aung San Suu Kyi soutient les plaidants et Bernard Kouchner est critiqué pour son enquête, par exemple par René Backmann dans Le Nouvel Observateur (édition du 18 décembre 2003).
  • En mars 2005 Total déclare l'affaire Unocal réglée par voie transactionnelle. Le montant n'a pas été révélé.
  • Le 29 juin 2005, la Cour de cassation belge juge la plainte contre Total irrecevable, mettant ainsi fin aux poursuites en Belgique. Le droit belge a été changé et la loi de compétence universelle abrogée en 2003, nombre de plaintes ne sont ainsi plus valides à l'aune de la nouvelle législation.
  • En mars 2006, la justice française ayant reconnu auparavant la réalité (du travail forcé) de la séquestration chez Total en Birmanie, déclare néanmoins un non-lieu considérant que les éléments constitutifs de la séquestration n'étaient pas réunis.
  • Le 28 mars 2007, la Cour de cassation belge dessaisit définitivement la justice belge de l'instruction dans l'affaire opposant les plaignants birmans à la société Total, suivant ainsi le réquisitoire du Ministère public[55].

Erika et la marée noire de 1999[modifier | modifier le code]

Article détaillé : naufrage de l'Erika.

Le groupe Total a été reconnu coupable de pollution maritime par le tribunal correctionnel de Paris le 16 janvier 2008 pour le naufrage en 1999 du pétrolier Erika et la marée noire qui s'en est suivie. L'armateur, le gestionnaire ainsi que l'organisme de certification du navire ont été déclarés, quant à eux, coupables de faute caractérisée.

Explosion d'AZF-Grande Paroisse[modifier | modifier le code]

L'usine AZF de Toulouse est détruite le 21 septembre 2001 par l'explosion d'un stock de nitrate d'ammonium ayant entraîné la mort de 30 personnes et de lourds dégâts matériels.

Caisse noire[modifier | modifier le code]

  • Depuis août 2002, le juge Philippe Courroye enquête sur des comptes occultes qu'auraient utilisés de grandes entreprises françaises. Entre 1996 et 2001, Total aurait envoyé plusieurs millions de dollars sur des comptes suisses au nom d'une société écran. Celle-ci virait les fonds sur des comptes offshore dans des paradis fiscaux. Il s'agissait de rémunérer des intermédiaires en vue d'obtenir des marchés en Irak ou en Russie. Plusieurs cadres de Total, mis en examen à l'automne 2004, ont reconnu devant le juge qu'il s'agissait d'un système voué à « corrompre les décideurs locaux pour obtenir les marchés. »
  • Au gré des perquisitions, les enquêteurs ont par exemple retrouvé cette note d'un haut cadre : « Il y a une caisse z chez Total Tanzanie. » Son rédacteur s'en est expliqué sur procès-verbal : « Caisse N signifie caisse noire [...]. On m'avait demandé de faire passer 100 000 dollars à notre filiale en Tanzanie pour rémunérer des décideurs qui ne pouvaient être que politiques. »
  • Un autre cadre de Total a ainsi décrit la cagnotte suisse utilisée en Irak ; « La structure a été constituée pour dissimuler les véritables bénéficiaires [...], un écran pour arroser. », l'intermédiaire ayant reçu les fonds « rétrocédant aux officiels irakiens la plus grande partie de sa commission ».
  • Ces commissions occultes sont illégales car la France a ratifié en 2000 la convention de l'OCDE sur la corruption interdisant la rémunération de fonctionnaires ou d'agents publics étrangers.

Condamnation de Cray Valley[modifier | modifier le code]

À la suite du non-respect de la législation environnementale (relative aux déclarations sur les rejets de poussières, la qualité de l'eau et au bilan annuel de fonctionnement), le tribunal de Saint-Avold a condamné Cray Valley (filiale de Total), le 6 janvier 2009, à payer une amende et des dommages et intérêts [59],[60].

Corruption en Libye[modifier | modifier le code]

Les autorités américaines et libyennes, ont ouvert des enquêtes visant le groupe français Total et italien ENI sur de potentiels cas de corruptions du régime libyen[61],[62]. Après la chute de Kadhafi, Total a été le premier groupe étranger à reprendre ses activités [63].

Stations services dans le monde[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dans Boursier.com
  2. a et b (en) « Industry: Petroleum Refining », Fortune Global 500 - 2008, CNNMoney, 21 juillet 2008, consulté le 16 mars 2009.
  3. Participation du groupe : Un groupe énergéticien international. sur le site de Total, consulté le 11 avril 2010.
  4. Réseau de stations-service ELAN
  5. L'assemblée générale constitutive eut lieu le 24 mars sous la présidence d'Ernest Mercier
  6. Le traité de San Remo attribua 25 % des parts de la compagnie à la France
  7. a et b « Total affiche le plus important bénéfice jamais réalisé par une entreprise française », Capital.fr, 12 février 2009, consulté le 17 mars 2009.
  8. Site officiel de Pacte PME.
  9. 27 avril 1967 : Elf Aquitaine, naissance d'un géant - Sud Ouest, 24 avril 2011
  10. a et b Les Échos, mardi 13 février 2007
  11. Recherche et développement Total
  12. Chaire industrielle Total au Collège de France
  13. Chaire industrielle Total à l'IFP
  14. Chaire industrielle Total à l'ESPCI ParisTech
  15. Total et Amyris concluent un partenariat stratégique pour co-développer et produire des carburants et des produits chimiques issus de la biomasse, communiqué Total, 23 juin 2010
  16. Total dans le top 15 des supercalculateurs les plus puissants, Journal du Net, 18 novembre 2013
  17. a, b et c source Total.com
  18. Total reporte sa décision sur la raffinerie de Dunkerque, Le Monde, 1er février 2010
  19. http://www.total.com/fr/groupe/nos-activites/aval/marketing-petrole-900042.html
  20. Total lance Total Access
  21. En France, Total exploite une partie de ses stations-service par l'intermédiaire de sa filiale Proseca
  22. « http://bourse.lci.fr/bourse-en-ligne.hts?urlAction=bourse-en-ligne.hts&idnews=AOT101125_00111382&numligne=0&date=101125 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  23. « Gabon : Une facture de 805 millions de dollars pour Total ! », sur Actu Eco,‎ 5 mars 2014
  24. « Le Gabon réclame à Total 805 millions de dollars d'impôts », sur Capital,‎ 21 février 2014
  25. http://www.total-gabon.com/index.php/investisseurs/capital-social
  26. http://www.total-gabon.com/index.php/activites/domaine-minier-a-exploration/recapitulatif-domaine-minier
  27. Soudan : bingo pour Total, L'Express, 8 juin 2007 [lire en ligne]. Voir également la carte des implantations sur la carte des implantations dans le Sud Soudan.
  28. «  Pétrole contre nourriture  » : une affaire qui met à mal l’ONU (août 2005), Le Monde diplomatique, 29 août 2005
  29. «Pétrole contre nourriture» : Pasqua et Total seront jugés, Le Figaro, 2 août 2011
  30. Pétrole contre nourriture : Pasqua et Total relaxés Journal du Dimanche, 8 juillet 2013
  31. L'ensemble des informations de ce paragraphe sont extraites de : Éric Decouty, Nouvelles enquêtes internationales contre Total, dans Le Figaro, 17 janvier 2007,
  32. Ces affaires qui empoisonnent la succession de M. Desmarest - Jacques Follorou, Le Monde, 31 janvier 2007
  33. Site officiel de Total.
  34. Voir sur site officiel de Total.
  35. Site officiel de Total.
  36. Biographies des membres du conseil d'administration
  37. http://www.zonebourse.com/TOTAL-4717/societe/
  38. Document de référence 2010, annexe 1, page 189
  39. Martine Orange, « Total : zéro impôt en France », Mediapart, 6 avril 2011.
  40. Document de référence 2010, annexe 1, page 199 ou 200
  41. [1], Les Échos, 20/12/2010
  42. http://pcf.sudardeche.over-blog.fr/article-l-entreprise-total-du-cac-40-zero-impot-en-france-71193031.html
  43. a, b et c Le patron de Total prêt à accueillir d'autres fonds publics à son capital, Les Échos, 10 avril 2008
  44. http://www.francetv.fr/info/le-qatar-et-la-france-les-raisons-d-une-romance_72411.html
  45. Fédération Internationale des droits de l'Homme (FIDH), rapport « Total et les droits de l'Homme en Birmanie, dissection d'un chantier », 1996; EarthRights International (ONG basée aux États-Unis); "Human Rights Watch"; "Agir Ici" et "Info-Birmanie", toutes citées dans le rapport de l'Assemblée national mentionné ci-après
  46. (fr) Béatrice Laroche et Anne-Christine Habbard, « La Birmanie, Total et les droits de l'Homme », Fédération internationale des droits de l'homme,‎ octobre 1996 (consulté le 20 octobre 2007)
  47. a et b (fr) « Rapport d'information sur le rôle des compagnies pétrolières dans la politique internationale et son impact social et environnemental », Assemblée nationale française,‎ 13 octobre 1999 (consulté le 20 octobre 2007)
  48. (fr) « L'Action Pétrole ou Birmanie », Action Birmanie (consulté le 20 octobre 2007)
  49. http://www.birmanie.net/birma/ab10_ib_dern.html
  50. (fr) « Total collabore directement avec le régime », Libération,‎ 28 septembre 2007 (consulté le 20 octobre 2007)
  51. Référence sur le site du Sénat
  52. http://archives.lesechos.fr/archives/2000/LesEchos/18274-43-ECH.htm
  53. Référence sur le site du Parlement européen
  54. Présentation du rapport sur le site de Total
  55. Plainte contre Total : la justice belge dessaisie in La Libre Belgique du 29 mars 2007
  56. "Total/Birmanie : plainte pour complicité de crime contre l'humanité relancée", AFP via lemonde.fr, 2 octobre 2007
  57. "Total a basculé dans la complicité avec le régime birman", lenouvelobs.com, 2 octobre 2007
  58. Total en Birmanie : la France va-t-elle agir ?, sur le site de Rue89
  59. Alice Garnier, « ICPE : Arkema et Total condamnées », Droit de l'environnement, 13 janvier 2009; page consultée le 3 février 2009.
  60. « Violation de la législation environnementale : ARKEMA et CRAY VALLEY (filiale de TOTAL) condamnées », France Nature Environnement, 13 janvier 2009; page consultée le 3 février 2009.
  61. « Après l’Iran, la Libye : Total à nouveau soupçonné de corruption », Rue89, 4 avril 2012 [lire en ligne]
  62. « SEC Subpoenas Eni, Total Over Libya Payments », Wall Street Journal, 5 avril 2012 [lire en ligne]
  63. « Libye : Total reprend sa production de pétrole », Le Monde, 23 septembre 2011 [lire en ligne]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ces affaires qui empoisonnent la succession de M. Desmarest, Le Monde, 30 janvier 2007
  • Nouvelles enquêtes internationales contre Total, Le Figaro, 18 janvier 2007
  • Les affaires Total débarquent sur le continent africain, Libération, 18 janvier 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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