Leconte de Lisle

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Leconte de Lisle

alt=Description de l'image Leconte de Lisle-1850-60.jpg.
Activités poète
Naissance 22 octobre 1818
Saint-Paul, Île Bourbon
(aujourd’hui La Réunion)
Décès 17 juillet 1894 (à 75 ans)
Voisins, Yvelines
Langue d'écriture français
Mouvement Parnasse
Genres Poésie
Distinctions Officier de la légion d'honneur, Élu au fauteuil 14 de l'Académie française

Œuvres principales

Compléments

Influences :

Éditeurs :

Académie française :

Signature

Signature de Leconte de Lisle

Charles Marie René Leconte de Lisle est un poète français, né le 22 octobre 1818 à Saint-Paul sur l’Île Bourbon[n 1] et mort le 17 juillet 1894 à Voisins[n 2].

Il est connu sous son seul nom de famille Leconte de Lisle, sans mentionner de prénom, qu’il adopta comme nom de plume, et qui est repris dans les éditions de ses œuvres, dans sa correspondance[n 3], ainsi que dans la plupart des ouvrages qui lui sont consacrés et dans les anthologies. C’est ce nom qui est utilisé dans la suite de l’article. Son prénom usuel, utilisé par ses proches, était « Charles ».

Leconte de Lisle passa son enfance à l’île Bourbon et en Bretagne. En 1845[réf. nécessaire], 1846[1]ou 1847[2] suivant les sources, il se fixa à Paris. Après quelques velléités d’action politique lors des événements de 1848, il y renonça et se consacra entièrement à la poésie.

Son œuvre est dominée par trois recueils de poésie, Poèmes antiques (1852), Poèmes barbares (1862) et Poèmes tragiques (1884), ainsi que par ses traductions d’auteurs anciens[n 4].

Il est considéré comme le chef de file du mouvement parnassien[réf. nécessaire] ou tout au moins comme le maître des jeunes poètes de cette école[1], autant par l’autorité que lui a conférée son œuvre poétique propre que par des préfaces dans lesquelles il a exprimé un certain nombre de principes auxquels se sont ralliés les poètes d’une génération — entre la période romantique et le symbolisme — regroupés sous le vocable de parnassiens à partir de 1866.

L’Empire s’était honoré en lui assurant une pension et en le décorant ; la République l’attacha à la bibliothèque du Sénat, dont il devint sous-bibliothécaire en 1872, et le nomma officier de la Légion d’honneur en 1883[3].

En 1886, neuf ans après une candidature infructueuse à l’Académie française, où il n'eut que les voix de Victor Hugo et d'Auguste Barbier, Leconte de Lisle fut élu, succédant à Victor Hugo[2]. Et ce fut une séance mémorable[réf. nécessaire] que celle du 31 mars 1887, où Leconte de Lisle fut reçu par Alexandre Dumas fils[2].

Remarque. — Corrigeons plusieurs erreurs souvent rencontrées à propos du nom du poète :

  • Leconte de Lisle n’était en rien un aristocrate : le "de" n’est pas une particule nobiliaire, pas plus que "Leconte" n’est une déformation de "Le Comte".
  • Leconte de Lisle n’a pas cherché, par vanité, à faire croire à une prétendue origine noble, en ajoutant "de Lisle" à son nom "Leconte" : le nom complet "Le Conte de Lisle" était déjà le patronyme de sa famille paternelle. Et c’est même lui le premier qui a réuni "Le" et "Conte", « pour éviter le semblant d’un titre ».
  • Le nom "Lisle" ne se rapporte pas, avec une écriture archaïque, à l’île Bourbon (La Réunion), son lieu de naissance : Lisle est en fait le nom d’une terre bretonne, située à Pleine-Fougères.
  • "Leconte de Lisle", dans les rangements alphabétiques, doit se placer à "Leconte…", et non pas à "Lisle (Leconte de)".

Idées[modifier | modifier le code]

Idées littéraires[modifier | modifier le code]

Le choix de certains thèmes et leur traitement par Leconte de Lisle le relient au romantisme, notamment : la description de la nature sauvage (couleur, exotisme, animaux,…), les sujets historiques et mythologiques, le goût de la liberté dans la fantaisie, l’énergie.

Mais, amplifiant l’impulsion donnée par Théophile Gautier avec son culte de l’Art pour l’Art et par Théodore de Banville, Leconte de Lisle rompt avec ce mouvement et défend une doctrine nouvelle — celle qui va servir de modèle aux parnassiens — caractérisée par quelques principes : la poésie doit rester impersonnelle (le poète ne doit pas chanter son ego) ; le poète doit privilégier le travail de la forme plutôt que se laisser aller à sa seule inspiration débridée ; il doit viser la beauté, dont l’antiquité (grecque, hindoue, nordique, etc.) fournit les modèles absolus ; par opposition aux sentiments, la science, guidée par la raison, constitue un champ d’expression infini ; le poète ne doit pas s’impliquer dans la vie moderne.

Idées philosophiques[modifier | modifier le code]

[Cette section est un extrait de J. Calvet, Manuel illustré d'histoire de la littérature française, J. de Gigord, 13e édition, 1946, p. 715.]

À l’antiquité grecque et à l’Inde, Leconte de Lisle ne demandait pas seulement des mythes pour ses rêves et des images pour sa poésie : il y cherchait aussi des idées. Voué au culte de la Beauté, il estime qu’elle n'a été aimée et réalisée que par le paganisme grec et que le christianisme en a détruit le culte. De là cette haine contre l’Église, les Papes et les Rois, dont il emprunte l’expression, en l'amplifiant, à Victor Hugo et à Flaubert. Pour le monde moderne, fermé au sens de la beauté, il n’a pas assez de sarcasmes. Ne trouvant partout que déception et douleur, il va chercher dans l’Inde la philosophie consolatrice : c’est le nirvana, l’écoulement et l’anéantissement de l’être ; tout est vain, tout est illusion, même la vie, il n’y a qu’une réalité, le calme du néant où la mort nous précipitera en nous guérissant de la fièvre d'avoir été. La poésie est une distraction et elle nous prépare à accepter et à souhaiter le néant.

Biographie[modifier | modifier le code]

Discours de Jean Mistler[modifier | modifier le code]

[Cette section reprend une grande partie d’un discours prononcé par Jean Mistler à la Bibliothèque nationale, le 23 septembre 1977.]

Il naquit à Saint-Paul en 1818, et cette île berça son enfance sous ses palmiers peuplés d’oiseaux éclatants. Son paysage intérieur a été formé de ces images, de ces couleurs, de ces parfums. En écrivant ses poèmes bibliques, il n’a eu nul besoin de puiser dans les récits de la Genèse pour évoquer le paradis terrestre, il lui a suffi de se souvenir.

Leconte de Lisle avait trente ans lorsque la Révolution de 1848 apporta la liberté aux esclaves. Sans attendre cette date, il avait combattu le servage dans ses premiers écrits, notamment dans les deux nouvelles publiées vers 1845 : l’une montrait le Noir Job amoureux de la créole Marcie, et l’autre, un esclave, Sacatove, qui enlevait sa jeune maîtresse. Ces deux récits finissaient dans le sang et de manière un peu mélodramatique, mais ils montrent que le problème de l’égalité des hommes se posait déjà fortement pour le jeune écrivain.

Cette libération des esclaves, répondant à son idéal de justice, posa cependant de difficiles problèmes pour son père et pour lui. Réalisée peut-être après une préparation insuffisante, la réforme fut suivie, à la Réunion, d’une grave crise économique, sa famille fut ruinée et la pension que le jeune étudiant parisien recevait n’arriva plus qu’irrégulièrement, puis cessa tout à fait, et ce fut pour lui la misère.

Le groupe d’artistes décrit par Henry Murger dans sa Vie de Bohème ne fut pas le seul, dans le Paris de 1850, à vivre d’expédients ! Des enfants des Îles, amis de notre poète et poètes eux-mêmes, ou journalistes, tels que Lacaussade et Laverdan, d’autres nés à Paris. Thalès Bernard, Louis Ménard, connurent comme lui, non seulement des fins de mois difficiles, mais des mois entiers d’expédients et de privations, les cachets impayés à la pension Laveur en retard chez les logeuses et une liberté s’alimentant au pain et à l’eau, comme dans les prisons.

Un cousin de Leconte de Lisle, Foucque, qui est riche, ne lui donne point d’argent, mais des conseils : « Tu rimes facilement, pourquoi n’écrirais-tu pas des chansons pour Thérésa ? » Écrire, oui, le jeune homme écrira, mais pas pour les chanteuses de cafés-concerts ! Ses amis et lui-même visent plus haut : Lacaussade achève une traduction d’Ossian, Thalès Bernard travaille à un savant Dictionnaire de la mythologie, Louis Ménard, qui gagne à peu près convenablement sa vie comme préparateur au laboratoire du chimiste Pelouze (et qui, par parenthèse, y découvrira un jour le collodion), se plonge dans l’exégèse des religions et des mythes et étudie les textes symboliques de la vieille Égypte. Les bourgeois peuvent bien rire en voyant Ménard se promener au Luxembourg, portant autour du cou un boa de plumes passablement dépenaillé, mais le soir, lorsque les amis se retrouvent, au cinquième étage de Leconte de Lisle, sans feu, autour d’une chandelle de suif qui pleure sur la table, dans l’épaisse fumée des pipes, ils évoquent les ciels lumineux de l’Orient, les marbres de la Grèce, et ce sont déjà les rêves mystiques et païens que fera revivre un jour Louis Ménard.

La politique ? Oui, ils en font beaucoup et ils ont applaudi à la chute du roi citoyen. Ils sont affiliés à des clubs d’extrême gauche et Leconte de Lisle sera même chargé d’une campagne électorale, dans les Côtes-du-Nord, par le Club des clubs, sorte de centrale des groupements extrémistes : ce voyage ne lui vaudra que quelques horions. Il n’y a pas grand-chose non plus à retenir de sa collaboration à la Démocratie pacifique ou à d’autres organes plus ou moins fouriéristes. Retenons simplement — conclusion prévisible — l’échec du jeune homme à la licence en droit. Quant à croire qu’il fit vraiment le coup de feu pendant les journées de juin et qu’il alla, comme on l’a raconté, laver dans la Seine « sa figure noire de poudre », j’en doute un peu : les gardes nationales avaient la détente facile ces soirs-là, et je pense que, s’il coucha une nuit ou deux au poste, ce fut tout.

En tout cas, de cette période de bouillonnement intellectuel, Leconte de Lisle garda des opinions farouchement républicaines qui ne se calmèrent un peu qu’au spectacle de la Commune en 1871. Du moins, ce qui ne devait point pâlir, ce fut son anticléricalisme. Le poète descendit de sa tour d’ivoire — entendez le cinquième du boulevard des Invalides, ou, plus tard, le quatrième de la rue Cassette — pour rédiger un Catéchisme populaire républicain en trente-deux pages, et ensuite une Histoire populaire du christianisme, qui furent ses deux plus grands succès de librairie, mais n’ajoutent rien à Qaïn ou à Hypathie.

Né dans toute l’Europe du bouleversement politique et social qui avait renversé tant de trônes et d’institutions, le romantisme prétendait apporter du nouveau, non seulement dans les arts et les lettres, mais aussi dans les idées et dans les mœurs. Le Parnasse eut des ambitions plus étroitement littéraires. Arrivant à un moment de notre histoire où s’étaient succédé, en soixante ans, sept ou huit régimes politiques, et groupant des hommes plus âgés de quinze à vingt ans que les jeunes chevelus du Cénacle, les Parnassiens cherchaient moins à régenter et à formuler des théories qu’à donner des exemples. Ils ne fondèrent pas une revue, comme avait été jadis la Muse française, mais ils publièrent un recueil collectif de poésie, le Parnasse contemporain, un in-octavo qui parut trois fois : en 1866, sur deux cent quatre-vingt-quatre pages, en 1869, sur quatre cent une, enfin en 1876, sur quatre cent cinquante et une. Cette dernière édition groupait soixante-neuf poètes. L’ordre alphabétique n’y était troublé que par la contribution de Jean Aicard qui, parvenue trop tard, fut rejetée à la fin. Dans les trois éditions, on retrouvait tous les noms connus, et même plusieurs inconnus. De Baudelaire à Verlaine et à Mallarmé, tous les poètes étaient là sauf le plus grand. Certes Hugo était en exil en 1866, lorsque parut le premier Parnasse, mais ses livres étaient publiés en France sans entrave. Ne fut-il donc pas sollicité ? On a peine à le croire, mais encore plus de peine à supposer qu’il aurait refusé. Les contributions étaient aussi inégales en qualité qu’en étendue : vingt-six sonnets de Heredia, vingt-quatre rondeaux de Banville, un acte d’Anatole France, les Noces corinthiennes, un énorme poème de Leconte de Lisle, l’Épopée du moine. Leconte de Lisle, à qui la responsabilité des choix n’incombait point, jugeait l’ensemble sans indulgence, et voici ce qu’il en disait, dans une lettre du 19 janvier 1875 à Heredia : « Ce que je connais des rimes envoyées est assez misérable, celles de Prudhomme, de Manuel, de Mme Ackermann, de Mme Blanchecotte et de Soulary sont écœurantes. En outre, on a donné à Lemerre une poésie de Baudelaire, et absolument authentique, quoi qu’en disent quelques-uns, attendu qu’il me l’a récitée lui-même, il y a bien des années. Ces vers sont fort obscènes et non des meilleurs qu’il ait faits. » Tout ce que je sais de ce poème, c’est qu’il ne devait point figurer dans le volume paru en 1876.

Tel quel, le Parnasse contemporain fut ce qu’on appelle aujourd’hui une manifestation de masse. Son effet se prolongea longtemps après la mort de ses principaux participants, et l’Université ne fut pas étrangère à sa durée : elle retrouvait en effet chez Leconte de Lisle, et même chez Heredia, le solide héritage de la tradition gréco-latine et des poètes qui, tels Ronsard ou Chénier, avaient su la faire revivre sur le terroir français.

Reconnu chef d’école, Leconte de Lisle devait, assez naturellement, penser à l’Académie. Il ne se hâta pourtant pas et s’y présenta pour la première fois qu’à près de soixante ans. […] La modeste indemnité académique — quinze cents francs à l’époque, mais des francs-or — n’eût cependant pas été à dédaigner pour l’auteur des Poèmes barbares, dont la situation matérielle était très difficile. Marié depuis trente ans avec une jeune orpheline rencontrée jadis chez les Jobbé-Duval, il menait la vie la plus simple : la pauvreté en redingote. Ses droits d’auteur étaient insignifiants et les articles qu’il donnait de temps en temps dans la presse, fort mal payés. Le Conseil général de la Réunion lui versait une petite subvention, mais elle fut supprimée en 1869. Le gouvernement impérial, désireux d’encourager la littérature, avait accordé au poète, à partir de 1863, une pension annuelle de 3 600 francs. Les anciens rois de France avaient octroyé de telles faveurs à plusieurs écrivains et les souverains du XIXe siècle avaient repris cette tradition. Mais, après le 4 septembre, cette allocation fut retirée et on la reprocha durement à Leconte de Lisle. L’intervention de quelques amis fit obtenir au poète une modeste sinécure, un poste de conservateur-adjoint à la bibliothèque du Sénat. Son caractère ombrageux prit fort mal la chose et il écrivit à Heredia : « Ce n’est au fond qu’une insulte de plus ajoutée à toutes celles que j’ai déjà endurées. » Cependant, l’agréable appartement de fonction attaché à cette place, avec ses fenêtres sur le jardin du Luxembourg, lui fit un certain plaisir.

Chaque année, il allait au bord de la mer, en Normandie ou en Bretagne, soit dans un modeste meublé, soit chez des amis. Mais il se plaignait souvent de la chaleur excessive ! Au Puis, près de Dieppe, par exemple, en septembre 1891, il se réjouit de voir arriver « de copieuses ondées qui rafraîchissent l’air et de bons vieux nuages assez noirs qui obscurcissent l’atroce sérénité du ciel ». Mais après cette « atroce sérénité », il enchaîne, peut-être en souriant sous cape : « J’aurais dû naître ou vivre au fond de quelque fjord de Norvège, dans un perpétuel brouillard, en compagnie des phoques dont je partage les goûts et les mœurs, n’ayant jamais su lire ni écrire et fumant d’éternelles pipes en l’honneur des Dieux Norses. »

Malgré tout, ses amis, et notamment le fidèle Heredia, lui conseillent toujours de se présenter à l’Académie. Le 9 août 1883, répondant sans doute à une lettre particulièrement pressante, il écrivait à Heredia cette curieuse page qui nous introduit dans le cercle de Victor Hugo : « Quant à l’Académie, j’y renonce absolument, sauf dans le cas où Hugo mourrait avant moi… » […]

Cependant, Hugo meurt le 22 mai 1885, et alors, à l’élection du 11 février 1886, brusque changement à vue : dès le premier tour, Leconte de Lisle est élu, par vingt et une voix contre six à Ferdinand Fabre, le romancier des gens d’église ! François Coppée eut ce commentaire : « Leconte de Lisle répandra à l’Académie sa noire méchanceté, comme la seiche dans les flots de la mer. » Si c’est être méchant que d’être juste, je dois à la vérité de dire que l’auteur des Poèmes barbares a porté sur Coppée plus d’un jugement où la justice tient davantage de place que l’indulgence.

Il fit pour sa réception un consciencieux éloge de Hugo et, dans sa réponse, Alexandre Dumas fils ne dépassa point l’esthétique du Demi-monde et de la Dame aux camélias. Les Goncourt, qui assistaient à la séance, notèrent dans leur Journal que, pendant les discours, Coppée regarda beaucoup en l’air, vers la Coupole…

La fin de la vie de Leconte de Lisle fut sans grands événements extérieurs. Il ne mourut point en pleine jeunesse, comme Chénier, Nerval, Apollinaire, il n’atteignit pas non plus l’âge des patriarches, mais c’est dans ses dernières années qu’il connut le plus profondément les joies et les tortures de l’amour, et cet homme qui avait fait de l’impassibilité le premier article de son art poétique, écrivit :

Amour, tu peux mourir, ô lumière des âmes,
Car ton rapide éclair contient l’Éternité.

Il s’éteignit le 17 juillet 1894, en pleine lucidité.

[…] Au lendemain de sa mort, un poète écrivait que Leconte de Lisle « avait rendu leurs anciens noms aux dieux ». Oui, mais il ne s’est pas borné à ceux de la Grèce et de Rome, à ceux du Parthénon et du temple d’Égine. Son horizon ne s’est point limité à la Méditerranée classique, il y a fait entrer les vents et les nuages de tous les ciels, les houles de tous les océans. Dans cette poésie cosmique, l’histoire est présente. Oui, le même vaisseau qui emporta Hélène est toujours paré pour emporter nos rêves. Là-bas, vers ce point de l’horizon marin d’où sans cesse, depuis Eschyle, accourt l’innombrable troupeau des vagues rieuses.

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Dictinction[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Poésie[modifier | modifier le code]

L'apport littéraire essentiel de Leconte de Lisle est constitué par les trois recueils de poésie qu'il a destinés à la publication, tels que mentionnés dans le tableau suivant. Compte tenu du nombre d'éditions et d'évolutions que ces recueils ont connues de son vivant, ce tableau précise pour chacun d'eux les éditions les plus significatives :

  • la première édition, en raison du rôle qu’elle a joué dans l’histoire littéraire ;
  • la dernière édition composée par lui, appelée de ce fait « édition de référence ».
Titre du recueil 1re édition Édition de référence
Poèmes antiques
Marc Ducloux, 1852
(avec l'orthographe Poëmes antiques)
Alphonse Lemerre, 1891
Poèmes barbares
Librairie Poulet-Malassis, 1862
(sous le titre provisoire Poésies barbares)
Alphonse Lemerre, sans date (1889)
Poèmes tragiques
Alphonse Lemerre, 1884
Alphonse Lemerre, 1895

En dehors de ces trois recueils, il existe des poèmes, publiés de son vivant ou pas, qui ont fait l’objet de deux recueils posthumes :

Titre du recueil posthume 1re édition Éditeurs scientifiques
Derniers Poèmes
Alphonse Lemerre, 1895
José Maria de Heredia et André de Guerne
Premières Poésies et Lettres intimes
Bibliothèque Charpentier, Eugène Fasquelle, éditeur, 1902
Bernard Guinaudeau

Les poèmes de Leconte de Lisle sont sur wikisource.

Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

Outre la poésie qui constitue l'essentiel de son œuvre, Leconte de Lisle a écrit des pièces de théâtre, des traductions d'auteurs anciens, des manifestes, des récits en prose, des œuvres polémiques, des notices, des discours, des préfaces, des pétitions. La liste suivante répartit les œuvres connues de Leconte de Lisle selon ces catégories et, à l'intérieur de chaque catégorie, les range par ordre chronologique de publication. Pour certaines œuvres, les dates des rééditions parues avant 1900 sont aussi mentionnées. Une partie importante des œuvres est disponible sur wikisource.

Type
Titre
Année
Commentaires, éditions, etc.
Texte
1

Poésie

Poèmes antiques

1852

[1] Marc Ducloux, 1852. Rééditions : Lemerre, [2] 1874, [3] 1881, [4] 1886. Éd. de référence : [5] 1891.

texte 1891

2

Poésie

Poèmes et Poésies

1855

[1] Dentu, 1855. Réédition : [2] Taride, 1857.

texte

3

Poésie

Le Chemin de la Croix ou La Passion

1856

[1] Chez les Auteurs, 1856. Rééditions [2] 1857, [3] 1858.
Introduit dans le recueil posthume Derniers poèmes

texte 1858, 1895

4

Poésie

Poésies Complètes : Poèmes antiques - Poèmes et poésies - Poésies nouvelles

1858

[1] avec une eau-forte dessinée et gravée par Louis Duveau, Poulet-Malassis et de Broise, 1858.

texte

5

Poésie

Poèmes barbares

1862

[1] (sous le titre Poésies Barbares), Poulet-Malassis, 1862.
Rééditions : Lemerre (sous le titre définitif Poèmes barbares, et incorporant Le Soir d'une Bataille, 1871) : [2] 1872, [3] 1878, [4] 1881 ou 1882, [5] éd. de référence, 1889.

texte 1889

6

Poésie

Le Soir d'une Bataille

1871

[1] Lemerre, 1871. Leconte de Lisle l'a ensuite incorporé dans les Poèmes barbares

texte 1891

7

Poésie

Le Sacre de Paris

1871

[1] Lemerre, 1871. Leconte de Lisle l'a ensuite incorporé dans les Poèmes tragiques.

texte 1884

8

Poésie

Poèmes tragiques

1884

[1] Lemerre, 1884. Ce recueil incorpore : Le Sacre de Paris, 1871 ; Les Érinnyes, 1873. Rééditions : [2] 1886. Éd. de référence : [3] 1895.

texte 1886

9

Poésie

Derniers poèmes

1895

Publication posthume, élaborée par José-Maria de Heredia et le Vicomte de Guerne. Le recueil réunit, outre quelques poèmes, les œuvres suivantes : L'Apollonide ; La Passion ; les préfaces des Poèmes antiques, 1852 et de Poèmes et Poésies, 1855 ; Les Poètes contemporains, 1864 et Charles Baudelaire, 1861. [1] Lemerre, 1895. Réédition : [2] 1899, avec un poème ajouté, Soleils ! Poussière d'or.

texte

10

Poésie

Premières poésies et lettres intimes

1902

Publication posthume : [1] Fasquelle, 1902.

texte

11

Poésie

Les États du Diable

1895

Publication posthume : ne subsiste de cette œuvre qu'un fragment qui figure dans les Derniers poèmes, 1895, sous le titre Cozza et Borgia.

texte

12

Théâtre

Hélène

1852

Leconte de Lisle a incorporé Hélène dans les Poèmes antiques dès la première édition de 1852. Ernest Chausson en dérivera un drame lyrique (1885)

texte 1891

13

Théâtre

Les Érinnyes

1873

Tragédie antique, en deux parties, en vers, avec introduction et intermède pour orchestre, musique nouvelle de M. Massenet
Première partie - Klytaimnestra ; Deuxième partie - Orestès.
[1] Alphonse Lemerre, 1873. Rééditions : [2] 1876, [3] 1889. Leconte de Lisle a incorporé cette pièce dans son recueil Poèmes Tragiques.

texte

14

Théâtre

L’Apollonide

1888

Drame lyrique en trois parties et cinq tableaux. Musique de Franz Servais.
[1] Lemerre. Pièce, dont l'argument reprend celui d'Iôn d'Euripide[11].

texte

15

Théâtre

Frédégonde

1895

Pièce de théâtre mentionnée par Fernand Calmettes[12].

texte

16

Traduction

Théocrite, Idylles et Epigrammes ; Odes anacréontiques

1861

Traduction nouvelle par Leconte de Lisle,
Poulet-Malassis et de Broise,

Traduction 1861
17

Traduction

Homère, Iliade

1866

Lemerre, 1866. Rééditions : [2] - 1874, [3] - 1882, [4] - 1884.

texte

18

Traduction

Homère, Odyssée

1868

Lemerre,

Édition 1893
19

Traduction

Hésiode, Hymnes orphiques, Théocrite, Biôn, Moskhos, Tyrtée, Odes anacréontiques

1869

Lemerre
Les traductions de Théocrite et des odes anacréontiques sont révisées par rapport à l'édition 1861.

Traduction 1869
20

Traduction

Eschyle

1872

Lemerre

texte

21

Traduction

Horace, Œuvres

1873

Lemerre

Vol. I : Odes, Épodes, …
Vol. II : Satires, Épîtres, …

22

Traduction

Sophocle

1877

Lemerre

texte

23

Traduction

Euripide

1884

Lemerre

Alceste

24

Manifeste

Préface des Poèmes antiques

1852

Marc Ducloux ; reprise dans le recueil posthume Derniers poèmes, 1895

texte

25

Manifeste

Préface des Poèmes et poésies

1855

Dentu ; reprise dans le recueil posthume Derniers poèmes, 1895.

texte

26

Manifeste

Préface des Idylles de Théocrite et Odes anacréontiques

1861

Poulet-Malassis et de Broise
Thème : la traduction

texte

27

Manifeste

Avant-propos de l'étude sur les Poètes contemporains

1864

Le Nain Jaune

texte

28

Manifeste

Avertissement de la traduction de l’Iliade d’Homère.

1867

Lemerre
Thème : la traduction.

texte 1893

29

Récit en prose

Mon premier amour en prose

1840

Paru dans sa revue littéraire La Variété, 9e livraison, décembre 1840.

texte

30

Récit en prose

Une Peau de Tigre

1841

Paru dans sa revue littéraire La Variété, 12e livraison, mars 1841.

texte

31

Récit en prose

Le Songe d’Hermann

1846

Paru dans La Démocratie pacifique, 15 février 1846

texte

32

Récit en prose

La Mélodie incarnée

1846

Paru dans La Démocratie pacifique, 1er mai 1846

texte

33

Récit en prose

Le Prince Ménalcas,

1846

Paru dans La Démocratie pacifique, 6 mai 1846

texte

34

Récit en prose

Sacatove,

1846

Paru dans La Démocratie pacifique, 6 septembre 1846

texte

35

Récit en prose

Dianora

1847

Paru dans La Démocratie pacifique, 4 avril 1847

texte

36

Récit en prose

Marcie

1847

Paru dans La Démocratie pacifique, 16 mai 1847

texte

37

Récit en prose

La Rivière des Songes

1847

Paru dans La Démocratie pacifique, 13 juin 1847

texte

38

Récit en prose

La Princesse Yaso’da

1847

Paru dans La Démocratie pacifique, 7 novembre 1847

texte

39

Récit en prose

Phalya-Mani

1876

Paru dans La République des Lettres, 15 octobre 1876
Il s'agit d'une deuxième version de La Princesse Yaso'da.

texte

40

Œuvre polémique

Histoires des guerres sociales

Écrit en collaboration avec E. Maron. Œuvre non publiée[13].

41

Œuvre polémique

L'Inde française

1858

Publié dans Le Présent, t. II, 1858. Œuvre mise au jour par Edgard Pich ; Rééditions : [2] tome IV des Œuvres de l'édition E. Pich, p. 388 ; [3] Grand Océan, coll. Les Introuvables de l'Océan Indien, 1999.

texte

42

Œuvre polémique

Catéchisme populaire républicain

1870

Lemerre. Paru sans mentionner l'auteur.

texte

43

Œuvre polémique

Histoire populaire du Christianisme

1871

Lemerre

texte

44

Œuvre polémique

Histoire populaire de la Révolution française

1871

Lemerre

texte

45

Œuvre polémique

Histoire du Moyen-Âge

1876

Écrit en collaboration avec Jean Marras et Pierre Gosset. Édition Lemerre.
Paru sans mentionner Jean Marras. Pierre Gosset n'est mentionné que sur la couverture des exemplaires brochés.

texte

46

Notice

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, 2e édition, Paris, Poulet-Malassis

1861

Revue Européenne, décembre 1861. Cet article est intégré dans le recueil posthume Derniers poèmes, 1895, en dernière place (VI) des Poètes contemporains.

texte

47

Notice

Les Poètes contemporains : Béranger, Lamartine, Victor Hugo, Alfred de Vigny, Auguste Barbier

1864

Publié dans Le Nain jaune : Avant-propos, 3/08/1864 ; I - Béranger, 13/08/1864 ; II - Lamartine, 20/08/1864 ; III - Victor Hugo, 31/08/1864 ; IV - Alfred de Vigny, 10/09/1864 ; V - Auguste Barbier, 01/10/1864.
Les notices sont intégrées dans le recueil posthume Derniers Poèmes, 1895.

Avant-propos
Béranger
Lamartine
Victor Hugo
Alfred de Vigny
Auguste Barbier

48

Notice

Notice sur Victor Hugo

1887

Paru dans l'Anthologie des Poètes français du XIXe siècle, Lemerre, 4 vol., 1887-89. La notice se trouve dans le vol. I

texte

49

Notice

Notice sur Auguste Barbier

1887

Paru dans l'Anthologie des Poètes français du XIXe siècle, Lemerre, 4 vol., 1887-89. La notice se trouve dans le vol. I

texte

50

Notice

Notice sur Edmond Haraucourt

1889

Paru dans l'Anthologie des Poètes français du XIXe siècle, Lemerre, 4 vol., 1887-89. La notice se trouve dans le vol. IV.

texte

51

Discours

Discours prononcé aux funérailles de Victor Hugo.

1885

Discours prononcé, au nom des poètes, aux funérailles de Victor Hugo, au Panthéon, le 1er juin 1885

texte

52

Discours

Discours de réception à l’Académie française

1887

Discours prononcé dans la séance publique tenue par l'Académie française pour la réception de M. Leconte de Lisle, le jeudi 31 mars 1887, Institut de France, 1887.

texte

53

Préface

Léon Vanier, Rimes de mai : Les Églantines

1891

54

Préface

Georges Bois, Monsieur le Vicaire

1891

Dentu

55

Préface

Robert de Montesquiou, Les Chauves-Souris

1893

G. Richard

Gallica

56

Préface

Jean Dornis, La Voie douloureuse, roman

1894

Calmann Lévy

57

Préface

Judith Gautier, Iskender, histoire persane

1894

Paris, Armand Colin et Cie, bibliothèque de romans historiques. Y figure un sonnet liminaire, L'Orient de Leconte de Lisle, repris l'année suivante dans le recueil posthume Derniers Poèmes

image

58

Pétition

Soutien à la République et à l'abolition de l'esclavage

1848

texte
59

Pétition

Les artistes contre la tour Eiffel

1887

La « protestation » des artistes a paru dans le journal Le Temps, 14 février 1887. Leconte de Lisle est l’un des 46 signataires mentionnés, mais sa contribution au texte est inconnue.

texte

Les deux œuvres suivantes sont mentionnées séparément, car elles posent problème :

  • 1854. Épître au Czar, au sujet des lieux saints adressée à S. M. Nicolas Ier, par Le Cte de Lisle, Paris, chez Ledoyen, in-8, IX-63 p. Cette œuvre est mentionnée dans l'ouvrage collectif Le premier siècle de l'Institut de France, sous la direction du comte de Franqueville (1895). En réalité, ce comte de Lisle a écrit, p. 30 de son œuvre, qu’il était « propriétaire et rédacteur en chef du journal La France, qu’il avait fondé dans les intérêts monarchiques et religieux de l’Europe ». Il n’a donc rien à voir avec le poète.
  • 1873. Grand Dictionnaire de cuisine d'Alexandre Dumas. La contribution de Leconte de Lisle est inconnue. En mars 1870, Dumas remet son manuscrit à l'éditeur Alphonse Lemerre. Il ne le verra pas publié : il meurt le 5 décembre de la même année. Après la guerre et la Commune, Lemerre confie à Leconte de Lisle et au jeune Anatole France la direction éditoriale de l'ouvrage, qui paraît en 1873. Ce sont d'ailleurs vraisemblablement ces deux écrivains qui ont signé L.T. l'avant-propos « Alexandre Dumas et le Grand Dictionnaire de cuisine », L. pour Leconte de Lisle et T. pour Thibault, le vrai nom de France. À l'appui supplémentaire de cette hypothèse, l'hommage appuyé à Baudelaire, qu'admiraient tant les poètes parnassiens. On doit peut-être à Leconte de Lisle la part importante qui y est donnée aux épices et aux recettes exotiques[14].

Articles[modifier | modifier le code]

  • Esquisses littéraires. Article premier. Hoffmann. De la satire fantastique, « La Variété », deuxième livraison, mai 1840, p. 44-49 ;
  • George Sand. Cosima, « La Variété », deuxième livraison, mai 1840, p. 58-60 ;
  • Esquisses littéraires. Article deuxième. Sheridan. De l'art comique en Angleterre, « La Variété », troisième livraison, juin 1840, p. 66-72 ;
  • Esquisses littéraires. Article troisième. André Chénier. De la poésie lyrique à la fin du XVIIIe siècle, « La Variété », cinquième livraison, août 1840, p. 129-135 ;
  • Revue mensuelle. Toussaint Louverture. Romans et nouvelles. Poésies. Une revue critique, « La Variété », cinquième livraison, août 1840, p. 159-160 ;
  • Revue mensuelle. Revue parisienne. Romans. Poésie de Lacenaire. M. Alexandre Dumas, « La Variété », septième livraison, octobre 1840, p. 190-192 ;
  • Revue dramatique. Vaudeville. Les Fleurs animées. — Gymnase. Les Quatre Reines. — Palais Royal. Mon Voisin d'omnibus, « La Démocratie pacifique », 21 juillet 1846 ;
  • Les Femmes de Byron, « La Phalange », t. IV, septembre 1846, p. 184-188 ;
  • Théâtre-Français. Don Gusman ou la Journée d'un séducteur, comédie en cinq actes et en vers par M. Adrien de Courcelles, « La Phalange », t. IV, octobre 1846, p. 383 ;
  • La Justice et le Droit, « La Démocratie pacifique », 25 octobre 1846, p. 1 ;
  • Un dernier attentat contre la Pologne !, « La Démocratie pacifique », t. VII, no 122, 22 novembre 1846.
  • L’Oppression et l’Indigence, « La Démocratie pacifique », 29 novembre 1846.

Correspondance[modifier | modifier le code]

Répertoires[modifier | modifier le code]

La correspondance de Leconte de Lisle a fait l'objet de répertoires :

  • Irving Putter, La dernière illusion de Leconte de Lisle, Librairie Droz - Genève, 1968, appendice A, p. 166-170. Il s'agit d'un répertoire des principaux ouvrages contenant des lettres de Leconte de Lisle.
  • Œuvres de Leconte de Lisle, édition critique par Edgard Pich, IV, Œuvres diverses, Société d'édition « Les Belles Lettres », 1978, p. 576-596.

Sélection d'ouvrages[modifier | modifier le code]

Entrevues[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Éditions modernes des œuvres de Leconte de Lisle[modifier | modifier le code]

Les éditions des œuvres ou poésies complètes sont, selon l'ordre chronologique inverse de leur publication :

  • 2011-… Leconte de Lisle, Œuvres complètes, édition critique publiée par Vincent Vivès, Classiques Garnier, collection « Bibliothèque du XIXe siècle » sous la direction de Pierre Glaudes et Paolo Tortonese, no 11, série Leconte de Lisle dirigée par Didier Alexandre, en onze tomes, incluant les traductions :
    • Tome I : Poèmes antiques, 2011. (ISBN 978-2-8124-0304-0)
    • Tome II à XI : à paraître ? (Le projet semble avoir été abandonné.)
  • 2011-… Leconte de Lisle, Œuvres complètes, édition critique par Edgard Pich, collection « Textes de littérature moderne et contemporaine », Paris, Honoré Champion éditeur, en cinq tomes, n’incluant pas les traductions :
  • 1976-1978. Œuvres de Leconte de Lisle, édition critique par Edgard Pich, publiée par la Société d'édition « Les Belles Lettres », en quatre tomes :
    • Tome I : Poèmes antiques, 1977.
    • Tome II : Poèmes barbares, 1976.
    • Tome III : Poèmes tragiques - Derniers Poèmes, 1977.
    • Tome IV : Œuvres diverses, 1978.
      Complétant cette édition, Edgard Pich a aussi publié :
    • Articles, Préfaces. Discours, textes recueillis, présentés et annotés par Edgard Pich, Les Belles Lettres, 1971.
  • 1927-1928. Poésies complètes de Leconte de Lisle, texte définitif avec notes et variantes [de Jacques Madeleine et Eugène Vallée, mentionnés tome IV, p. 228], eaux-fortes de Maurice de Becque, Lemerre, en quatre tomes :
    • Tome I : Poèmes antiques, 1927.
    • Tome II : Poèmes barbares, 1927.
    • Tome III : Poèmes tragiques. - Les Érinnyes. - L'Apollonide, 1928.
    • Tome IV : Derniers poèmes, La Passion, Pièces diverses, Notes et variantes, 1928.

En format de poche, il existe une édition de deux recueils, présentée, établie et annotée par Claudine Gothot-Mersch, Gallimard, collection « Poésie » :

  • 1985. Poèmes barbares, collection « Poésie » no 202 ;
  • 1994. Poèmes antiques, collection « Poésie » no 279.

Depuis 2000 :

  • 2001, éditions Paléo : Homère : Hymnes, La Batrakhomyomakhie, Épigrammes.
  • 2007, éditions Omnibus : Mourir pour Troie, Eschyle, Sophocle, Euripide. Édition établie par Annie Collognat-Barès.
  • 2009, éditions Bibliobazaar : Poèmes Barbares ; Poèmes Tragiques ; Catéchisme populaire républicain.
  • 2009, éditions Kessinger Publishing : Catéchisme populaire républicain ; Le Sacre de Paris ; Homère : Odyssée ; Eschyle ; Histoire populaire du Christianisme.
  • 2009, éditions Pocket classiques : Homère : Odyssée, préface de Paul Wathelet ; Homère : Iliade, préface d'Odile Mortier-Waldschmidt, commentaires d'Annie Collognat-Barès.
  • 2010, éditions Bibliobazaar : Poëmes et poésies ; Discours de réception de Leconte de Lisle et réponse d'Alexandre Dumas fils.
  • 2010, éditions Kessinger Publishing : Premières poésies et lettres intimes
  • 2010, éditions Nabu Press : Poèmes antiques ; Poèmes barbares ; Poèmes tragiques ; Derniers Poèmes. La Passion. L'Apollonide. Poètes contemporains ; Euripide ; Homère : Odyssée ; Catéchisme populaire républicain ; Discours de réception à l'Académie française ; Sophocle ; Poèmes et poésies ; Idylles de Théocrite et Odes anacréontiques ; Histoire populaire de la Révolution française ; Eschyle ; Le Sacre de Paris.

Ouvrages sur la vie de Leconte de Lisle[modifier | modifier le code]

Témoignages directs[modifier | modifier le code]

Autres documents[modifier | modifier le code]

  • Marius-Ary Leblond, Leconte de Lisle, essai sur le génie créole, Mercure de France, 1906[22]. Texte sur wikisource
  • Fernand Calmettes, Un demi-siècle littéraire, Leconte de Lisle et ses amis[n 19], Plon, s.d. Texte sur wikisource
  • Edmond Estève, Leconte de Lisle, l'homme et l'œuvre, Boivin & Cie, s.d. ; Texte sur wikisource
  • Jean-Paul Sartre, L'Idiot de la famille. Gustave Flaubert de 1821 à 1857, Gallimard, 1972, éd. revue et complétée 1988, tome 3, livre I. La névrose objective, 5. Névrose et prophétie, p. 338-440.
  • Jean Mistler, Sous la Coupole, Bernard Grasset, 1981. Le chapitre consacré à Leconte de Lisle reprend, en treize pages, un discours prononcé à la Bibliothèque nationale le 23 septembre 1977.
  • Henri Cornu, Charles Marie Leconte de Lisle. Bourbon et Marie-Élixène, Azalées Éditions & Musée de Villèle, 1995, (ISBN 2-908127-39-3).

Biographie de référence[modifier | modifier le code]

Études de l'œuvre de Leconte de Lisle[modifier | modifier le code]

Critiques contemporaines de Leconte de Lisle[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant inclut la plupart des critiques retenues par Catulle Mendès, dans l'article consacré à Leconte de Lisle dans son Rapport sur le Mouvement poétique français de 1867 à 1900, Imprimerie nationale, 1902, p. 162-166 (voir le texte de l'article et les extraits des critiques sur Gallica).

Auteur Date Titre et édition Texte

Sainte-Beuve

1852

De la Poésie et des Poëtes en 1852,
article paru dans le Constitutionnel le 9 février 1852, reproduisant in extenso le poème Midi ;
repris dans Causeries du lundi, tome V ; sur Leconte de Lisle, cf. p. 396-398.

Wikisource
p. 396

Gustave Planche

1853

La Poésie et les Poètes en France en 1853,
article publié dans la Revue des deux Mondes, 1853, vol. 3, septembre, p. 1192-1215.

Wikisource

Armand de Pontmartin

1854

M. Leconte de Lisle,
dans Causeries littéraires, ch. Les Poëtes, IV, p. 89-99.

Wikisource

Charles Baudelaire

1861

Leconte de Lisle,
article paru dans la Revue fantaisiste le 15 août 1861, repris dans L'Art romantique, ch. XV, Réflexions sur quelques-uns de mes contemporains, no  IX, p. 386-391

Wikisource

Sainte-Beuve

1862

Le Poëme des Champs de M. Calemard de Lafayette (1), 21 et 22 avril 1962 ;
repris dans Nouveaux lundis, t. II, 1864, p. 247-269 ; extraits relatifs à Poëmes barbares, p. 248-252

Gallica

Sainte-Beuve

1865

De la Poésie en 1865, article en quatre parties ;
paru dans Le Constitutionnel : (I) 12 juin 1865 ; (II) 19 juin 1865 ; (III) 26 juin 1865 ; (IV) 3 juillet 1865 ;
repris dans Nouveaux lundis, t. X, 1868, (I) p. 113-128 ; (II) p. 129-148 ; (III) p. 149-167 ; (IV) p. 168-188 ;
critique indirecte de certaines idées de Leconte de Lisle.

Gallica

Théophile Gautier

1868

Rapport sur les progrès de la poésie (II)

Wikisource

Francisque Sarcey

1873

Chronique théâtrale,
article paru dans Le temps, 13 janvier 1873, p. 1-2, après la représentation des Érinnyes.

Gallica

Léon Dierx

1876

Leconte de Lisle,
article paru dans La République des Lettres, 23 juillet 1876, p. 80-84.

Gallica

Jules Lemaître

1879

Le Mouvement poétique en France,
article paru dans la Revue bleue, 9 août 1879,
repris dans Les Contemporains. Études et portraits littéraires, huitième série, Boivin & Cie, p. 31-58.

Gallica

Paul Bourget

1885

M. Leconte de Lisle,
Nouveaux essais de psychologie contemporaine, ch. VII, p. 81-133[23].

Wikisource

Jules Lemaître

1886

Les Contemporains. Études et portraits littéraires, deuxième série, H. Lecène et H. Oudin ; ch. I, Leconte de Lisle, p. 5-47.

Wikisource

Jules Lemaître

1887

Notice Leconte de Lisle, in Anthologie des poètes français du XIXe siècle, Alphonse Lemerre

Anatole France

1887

M. Leconte de Lisle à l'Académie française,
article paru dans le journal Le Temps du 27 mars 1887, p. 2, et repris dans La Vie littéraire, première série, 1892, p. 95-106.

wikisource

Jules Lemaître

1888 ?

Euripide, L'Ion d'Euripide, et l'Apollonide de Leconte de Lisle ; repris dans Impressions de Théâtre, 9e série, Boivin & Cie, ch. 1, p. 1-13.

Gallica

Charles Morice

1889

La Littérature de tout à l'heure, Librairie académique Didier, Perrin et Cie, 1889, p. 210-214.

Gallica

Ferdinand Brunetière

1893

M. Leconte de Lisle,
leçon du 17 mai 1893 à la Sorbonne ; article paru dans la Revue bleue du 20 mai 1893 ;
repris dans L'Évolution de la poésie lyrique en France au dix-neuvième siècle. Leçons professées à la Sorbonne,
Hachette, 1894, tome second, 13e leçon, p. 151-186.

Wikisource

Pierre Quillard

1894

Leconte de Lisle,
article dans Mercure de France, août 1894 p. 305-310.

Gallica

Études classiques[modifier | modifier le code]

Citons, parmi les auteurs d'études parues entre 1895 et 1944 :

Études modernes[modifier | modifier le code]

Citons parmi les études parues depuis 1945 :

Divers[modifier | modifier le code]

Famille de Leconte de Lisle[modifier | modifier le code]

  • Son grand-père paternel : Charles Marie Leconte de Lisle (1759-1809), apothicaire à Dinan.
  • Ses parents, mariés le 26 novembre 1817 à Saint-Paul (La Réunion).
    • Son père : Charles Marie[32] Leconte de Lisle, né le 14 octobre 1793[33] à Dinan (Côtes-du-Nord), Breton, nommé chirurgien sous-aide dans les armées de Napoléon, émigrant en 1816 à l’Île Bourbon (actuellement Île de la Réunion) et devenu planteur ; mort à Saint-Denis (La Réunion) le 28 juillet 1856.
    • Sa mère : Anne Suzanne Marguerite Élysée de Riscourt de Lanux (1800-1872), fille d’un planteur de Saint-Paul, arrière-petite-fille de Jean Baptiste François de Lanux, issue d’une famille du Languedoc installée à Bourbon depuis 1720 (en la personne du Marquis François de Lanux, languedocien, exilé par le Régent), qui appartient à l’aristocratie de l’île et est apparentée au poète Parny.
  • Ses cinq frères et sœurs : • Élysée Marie Louise (23 octobre 1821 - ?) • Alfred (10 novembre 1823 - janvier 1888) • Anaïs (31 juillet 1825 - ?) • Emma (1836 - ?) • Paul (18 mars 1839 - 23 février 1887).
  • Sa femme : Anna Adélaïde Perray (29 mars 1833, Versailles — 8 septembre 1916, Versailles), fille de Jacques Perray et d'Amélie Leconte. Mariage : Paris, 10 septembre 1857.

Origine du nom de Leconte de Lisle[modifier | modifier le code]

Les éléments constitutifs du nom « Leconte de Lisle » ont les origines suivantes[34] :

  • de Lisle. Ce nom provient de la terre de « l'Isle », située sur les anciens villages de Saint-Samson-de-l'Isle et de Cendres (non loin du Mont Saint-Michel) qui font partie aujourd'hui de la commune de Pleine-Fougères (Ille-et-Vilaine).
  • Leconte : les ancêtres de Leconte de Lisle s'appelaient « Le Conte » ; il y eut : 11. Jean (au milieu du XVIe siècle) ; 10. Jean ; 9. Thomas ; 8. Charles ; 7. Thomas ; 6. Jean (fin du XVIIe siècle) ; 5. Michel (apothicaire, habite Pontorson, ajoute « de Préval » à son nom, et, ayant épousé la fille de François Estienne, hérite de la terre de « l'Isle ») ; 4. Jacques Le Conte de Préval ; 3. Charles Marie Le Conte, grand-père du poète (c'est lui qui ajoute « de l'Isle » à son nom) ; 2. Charles Marie (père du poète) ; 1. Charles Marie René (le poète ; c'est lui qui fusionne "Le" et "Conte" en "Leconte").

Lieux où Leconte de Lisle a vécu[modifier | modifier le code]

Années
Lieu
Âge
Événements
Adresses
Voyages, escales, …
1818-1822 Île Bourbon 0-3 Enfance Saint-Paul : 8, rue Saint-Louis[n 20]
1822 3 Premier départ pour la métropole
1822-1832 Métropole 3-13 Dinan puis Nantes Nantes : • 8, rue Gresset • 38, rue Contrescarpe[n 21]
1832 13 Premier retour à l'île Bourbon Île Maurice
1832-1837 Île Bourbon 13-18
1837 18 Deuxième départ pour la métropole Le Cap, Île Sainte-Hélène
1837-1843 Métropole 18-24 Études Rennes : 4, rue des Carmes Bretagne (périple, été 1838)
1843 24 Deuxième retour à l'île Bourbon Île Maurice
1843-1845 Île Bourbon 24-26 Saint-Denis : rue sainte-Anne
1845 26 Troisième et dernier départ pour la métropole
1845-1894 Métropole 26-75 Paris :
75 Décès Louveciennes, pavillon de Voisins

Au total, en dehors de son île natale et de la métropole, ses voyages l'auront amené à voir l’Île Maurice, Le Cap et l'Île Sainte-Hélène. Cela laisse peu de place à des « voyages en Orient » évoqués parfois. Ils ont probablement été inventés, peut-être sur la base de déclarations de Leconte de Lisle lui-même.

Iconographie de Leconte de Lisle[modifier | modifier le code]

Sources des poèmes[modifier | modifier le code]

Joseph Vianey a établi les principales sources utilisées par Leconte de Lisle [35]. La liste est la suivante.

Poèmes indiens
Poème égyptien
Poèmes scandinaves
  • Xavier Marmier, Chants populaires de Nord (Islande, Danemark, Suède, Norvège, Feroe, Finlande), Paris, Charpentier, 1842
  • La Saga des Nibelungen dans les Eddas, traduction précédée d’une étude sur la formation des épopées nationales, par E. de Laveleye, Paris, Librairie internationale, A. Lacroix, Verbrœckhoven et Cie, 1866, texte sur Gallica
  • J.- J. Ampère, Littérature et Voyages, Allemagne et Scandinavie, Paris, Poulin, 1833
  • A.-F. Ozanam, Les Germains avant le Christianisme, Paris, Lecoffre, 1847
  • Xavier Marmier, Lettres sur l’Islande, Paris, Bonnaire, 1837
Poèmes finnois
  • Léouzon Le Duc, La Finlande, son histoire primitive, sa mythologie, sa poésie épique, avec la traduction complète de sa grande épopée le Kalewala, son génie national, sa condition politique et sociale depuis la conquête russe, 2 vol., Paris, Labitte, 1845
  • Xavier Marmier, De la poésie finlandaise, Revue des deux Mondes, 1er octobre 1842, texte en ligne sur wikisource
Poèmes celtiques
  • Vicomte Théodore Hersart de La Villemarqué, Poèmes des bardes bretons du VIe siècle traduits pour la première fois avec le texte en regard revu sur les plus anciens manuscrits, Paris, Renouard, 1850
  • Robert Burns, Poésies complètes, traduites de l’écossais par M. Léon de Wailly, Paris, Delahays, 1843
Poèmes espagnols
  • M. de Marlès, Histoire de la domination des Arabes en Espagne et en Portugal, rédigée sur l’Histoire traduite de l’arabe en espagnol par M. Joseph Condé, 3 vol., Paris, Alexis Eymery, 1825. Texte en ligne sur Gallica : tome 1er, tome 2, tome 3
  • Louis Viardot, Essai sur les Arabes d’Espagne, 2 vol., Paris, 1833
  • Damas-Hinard, Romancero général, ou Recueil des Chants populaires de l’Espagne, traduction complète, Paris, Charpentier, 1844
Poèmes sur le nouveau monde
  • J.-A. Moerenhout, Voyages aux îles du Grand Océan, 2 vol., Paris, Arthus Bertrand, 1837
  • Armand de Quatrefages, Les Polynésiens et leurs migrations, Revue des deux Mondes, 1er et 15 février 1864
  • Goussin, Du dialecte de Tahiti, de celui des îles Marquises, et, en général, de la langue polynésienne, Paris, Didot, 1863
  • Abbé Em. Domenech, Voyage pittoresque dans les Grands Déserts du Nouveau Monde, Paris, Morizot, s.d. (1860 ?)

Leconte de Lisle et l'Académie française[modifier | modifier le code]

Leconte de Lisle se porta deux fois candidat à l'Académie française. La première fois, en 1877, il n'obtint que deux voix, dont celle de Victor Hugo. Il se représenta à la succession de Victor Hugo en 1885, fut élu en 1886 et reçu sous la coupole en 1887. La boîte déroulante ci-dessous donne le détail des scrutins qui l'ont concerné.

Musique inspirée par des poèmes de Leconte de Lisle[modifier | modifier le code]

Trois compositions ont été évoquées plus haut au titre du théâtre de Leconte de Lisle :

Une œuvre orchestrale a été inspirée par un poème de Leconte de Lisle :

Par ailleurs, de nombreux musiciens ont écrit des mélodies sur des poèmes de Leconte de Lisle, parmi lesquels :

Compositeur Mélodie Poème de Leconte de Lisle
Ernest Chausson
Nanny (op. 2 n° 1, 1880)
Nanny
Le Colibri (op. 2 n° 7, 1882)
Le Colibri
Hymne védique, pour quatre voix et orchestre (op. 9, 1886)
Hymne védique
La Cigale (op. 13 n° 4, 1887)
La Cigale
Chant nuptial, chant pour quatre voix de femmes (op. 15, 1887-8)
Chant nuptial
Hylas (sans op., 1879-80)
Hylas
Claude Debussy
Les Elfes (partition non éditée)
Les Elfes
La Fille aux cheveux de lin
La Fille aux cheveux de lin
Patrice Devanchy
Le Sommeil de Leïlah [39]
Le Sommeil de Leïlah
Henri Duparc
Phidylé
Phidylé
Gabriel Fauré
La Rose
Le Parfum impérissable
Le Parfum impérissable
Lydia
Lydia
Les Roses d'Ispahan (audition et commentaire)
Les Roses d'Ispahan
Nell
Nell
Reynaldo Hahn
Études latines
Lydé, Lydie, Néère, À Phidylé [n 31], Pholoé, Phyllis,
Salinum, Thaliarque, Tyndaris, Vile potabis.
Études latines
Charles Koechlin
Deux Villanelles
Épiphanie
Épiphanie
La Fin d'homme
La Fin d'homme
La Lampe du Ciel
La Lampe du Ciel
La Vérandah
La Vérandah
L'Astre rouge
L’Astre rouge
Les Clairs de lune
Les Clairs de lune
Les Rêves morts
Les Rêves morts
Nox
Nox
Émile Paladilhe
Six chansons écossaises
Six chansons écossaises :
Jane, Nanny, Nell, La Fille aux cheveux de lin,
Annie, La Chanson du rouet.
Albert Roussel
Deux Idylles
Deux Idylles
Odes anacréontiques
Odes anacréontiques
Louis Vierne
Le Rouet
Le Rouet
Nox
Nox

Éditions illustrées de Leconte de Lisle[modifier | modifier le code]

Dans la liste suivante, les noms des illustrateurs figurent en gras.

  • Poésies complètes
    • Maurice de Becque, Paris, édition Lemerre en quatre tomes, 1927-1928, (voir plus haut). Tirage total 540 exemplaires (325 ex. num. sur vergé Lafuma, 125 Hollande Van Gelder, 10 Chine, 25 Japon, 15 Madagascar, 40 H.C.).
  • Poèmes antiques
    • Maurice Ray, Paris, Société des Amis des Livres, 1908 ; 30 eaux-fortes originales en noir dans le texte de Maurice Ray, gravées par Louis Muller, dont un frontispice ; grand in-8 en ff., imprimé par Draeger par les soins de R. Claude-Lafontaine, emboîtage d'éditeur. Tirage 110 ex. sur vélin.
  • Poèmes barbares
    • Léon Carré, Paris, imprimé pour Jean Borderel, 1911 ; vingt poèmes, 25 eaux-fortes originales, dont un frontispice et 24 vignettes in-texte, serpentes. In-4. Tirage 10 ex. sur vergé, H.C.
    • Raphaël Freida, Paris, Éditions A. Romagnol, 1914 ; 99 eaux-fortes originales dont 18 en pleine page gravées par Edmond Pennequin et imprimées en taille-douce par A. Porcabeuf. Tirage limité à 301 exemplaires numérotés. In-4 (19 x 28,5 cm), 426 pages.
    • Philippe Labèque, gravures originales sur cuivre, sans lieu, Aux dépens de soixante-dix-sept bibliophiles, sans date. In-Folio, couv. rempliée, sous chemise et cartonnage, 77 exemplaires sur Grand Vélin de Rives.
    • Maurice de Becque, Six Poèmes barbares illustrés de douze eaux-fortes dont six hors-texte, gravées en couleur au repérage, Paris, chez Maurice de Becque, 1925.
    • Paul Jouve, Lausanne, Gonin, 1929 ; 30 compositions, en noir et en couleurs, gravées sur bois par Perrichon : 1 vignette de titre, 2 sur double page, 10 à pleine page, 17 in-texte. Tirage limité à 119 exemplaires
    • Odette Denis, Le Livre De Plantin, Paris 1948, in 4° en feuilles, 26 eaux fortes originales d'Odette Denis. Tirage limité à 205 exemplaires.
    • Maurice de Becque, Six poèmes barbares, édition ornée de douze eaux-fortes, dont six hors-texte, gravées en couleurs au repérage par Maurice de Becque. Album grand in-4° en feuillets, couverture rempliée illustrée, chez Maurice de Becque, 1925. Tirage limité à 220 exemplaires.
    • V.M. Vincent, Les Elfes, un vol. grand in-8°, br., 12 ff, Bordeaux, imprimerie René Samie, 1935.
  • Poèmes tragiques.
    • Hugues de Jouvancourt, Pantouns malais avec cinq eaux-fortes et six ornements, in-folio, Genève, Pierre Cailler, 1946.
  • Les Idylles de Théocrite
    • René Ménard[n 32] et Jacques Beltrand, 25 gravures sur bois originales dont un frontispice de Ménard, 19 en têtes en couleurs, une vignette, un cul de lampe et 3 en têtes et bordures de Beltrand. Paris, Société du Livre d'art, 1911. In 4°, broché, sous chemise et étui. Tirage à 135 exemplaires.
    • Raphael Drouart, Paris, Gaston Boutitie, 1920. 92 bois originaux N/B (dans le texte, en front-de-chapitre, en culs-de-lampe et en hors-texte), in 4°, 204 pages, en feuillets, sous chemise, 23,5x28,5 cm. Tirage total 320 exemplaires (225 ex. num. sur vergé teinté d'Arches, 25 Whatman, 50 autres vergé d'Arches, 20 H.C.).
  • Les Érinnyes
    • François Kupka, Paris, Librairie de la Collection des Dix, A. Romagnol éditeur, 1908 ; grand in-8°, 35 compositions de François Kupka, dont 25 eaux-fortes originales (3 hors-texte et 22 à mi-page formant en-têtes de chapitres) et 10 gravées sur bois par E. Gaspé (8 culs-de-lampe et 2 titres) ; texte dans un encadrement. Tirage total à 301 exemplaires.
    • Auguste Leroux, Paris, Société des Amis du Livre Moderne, 1912 ; petit in folio 270 x 210 mm, 7 ff., 78 pages, 3 ff. ; illustré de 3 eaux-fortes hors texte et de 40 bandeaux gravés sur bois dans le texte en couleurs. Tirage à 150 exemplaires sur papier du Japon sous la direction de Charles Meunier, 125 réservés aux Membres de la Société.
    • A. Bouchet, Paris, Édouard-Joseph, 1920. Coll. Petites curiosités littéraires. Bois dessinés et gravés par A. Bouchet. Tirage total à 1000 exemplaires.
  • Odes Anacréontiques
    • André Derain, Lyon, Cercle Lyonnais du Livre, 1953, illustré de 50 lithographies originales en noir, dans et hors texte par André Derain, 1 vol. grand in-8° en feuilles sous couverture rempliée, chemise cartonnée, dos parchemin, et boîte cartonnée, 81 p. + tables + liste des sociétaires. Tirage 200 exemplaires numérotés, sur vélin B.F.K. de Rives.
    • Homère, Iliade
    • Jo Moller (ch. 1 à 4), Remo Giatti (ch. 5 à 8), Eric Massholder (ch. 9 à 13), Paso (ch. 13 à 16), Toos van Holstein (ch. 17 à 20), Alain Lestié (ch. 20 à 24 et 26) : La Diane Française, 2012.
  • Homère, Odyssée
    • Georges Rochegrosse, Paris, A. Ferroud - F. Ferroud, successeur, 1931, 304 p. Illustration : 25 hors-texte gravés à l'eau-forte par Eugène Decisy et 72 vignettes, bandeaux, lettrines et culs-de-lampe gravés sur bois en couleurs par P. Baudier, Ch. Clément, Gaspérini et P. Gusman. Tirage total 501 exemplaires numérotés (1 ex. sur papier de Hollande, 100 ex. sur grand japon impérial, 400 ex. sur vélin d'Arches).
  • Homère, Nausikaa, sixième rhapsodie de l’'Odyssée
    • Gaston de Latenay, Paris, Piazza, 1899, in-4°, br., couv. rempliée ill. en couleurs, 54 p., 53 compositions coloriées au pochoir par E. Greningaire et gravées par Ruckert. Tirage 400 ex.
  • Pièces réunionnaises.
    • Hugues de Jouvancourt, Québec, Éditions la Frégate, 1994 ; in-4°, 66 p. + les illustrations, en feuillets, sous couverture imprimée rempliée, emboîtage. Ouvrage édité pour le centenaire de la mort du poète. Tirage 100 exemplaires.

Traductions en langues étrangères d'œuvres de Leconte de Lisle[modifier | modifier le code]

« Pour les traductions en langue allemande, voir Fromm, Bibliographie deutscher Übersetzungen aus dem Französisch zwischen 1700 und 1948. Qaïn a été traduit en tchèque dès 1880 (Prague, Otto). Deux traductions des Érinnyes ont été publiées, en espagnol par la revue de Buenos Ayres Nosotros, et en russe par Lozinskij (1922). Un recueil de morceaux choisis, traduits en russe par Postupalskij et commentés Par I. Balacova, a été publié à Moscou en 1960. En Italie, des morceaux choisis de Vigny et de Leconte de Lisle ont été publiés à Milan en 1945, traduits par Filippo Ampola (Éditeur : Garzanti). » (Edgard Pich, Leconte de Lisle et sa création poétique, 1975, p. 535).

Dédicaces à Leconte de Lisle[modifier | modifier le code]

Attribution du nom de Leconte de Lisle[modifier | modifier le code]

Portent le nom de Leconte de Lisle :

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Aujourd’hui département et région d’outre-mer, La Réunion est une île française de l’Océan Indien qui a changé plusieurs fois de nom :
    1507 : Sainte Apolline ; 1520 : Mascareigne ; 1638 : Mascarin ; 1649 : île Bourbon ; 1793 : île de la Réunion ; 1806 : Bonaparte ; 1815 : île Bourbon ; 1848 : île de la Réunion
  2. Voisins était un hameau (aujourd’hui quartier) de Louveciennes, dans le département des Yvelines depuis la partition de la Seine-et-Oise opérée en 1968.
  3. Exception : à l’âge de vingt ans, il signait « C. Leconte de L’Isle » ses lettres à Julien Rouffet.
  4. Homère, les tragiques grecs (Eschyle, Sophocle, Euripide), Hésiode, Théocrite, Biôn, Moskhos, Tyrtée, Horace, etc.
  5. Titre qui rappelle l'autre pamphlet, Les quarante médaillons de l'Académie, que Barbey d'Aurevilly a fait paraître trois ans plus tôt, dans la même revue, Le Nain Jaune.
  6. Barbey d’Aurevilly y consacre plusieurs articles dans la revue Le Nain Jaune en octobre et novembre 1866. Texte sur wikisource
  7. • Le 28 décembre 1871, il est nommé employé à la Bibliothèque du Palais du Luxembourg, dépendant à cette époque du Ministère de l’Instruction publique, au traitement de 2 500 francs.• Le 1er janvier 1873, il devient sous-bibliothécaire, au traitement de 2 700 francs.• Le 1er juillet 1876, après le rétablissement du Sénat, il est nommé sous-bibliothécaire du Sénat et son traitement passe à 3 600 francs, puis 3 800 francs au 1er avril 1878, 4 000 francs au 1er mai 1880 et 4 200 francs au 1er juin 1882.
  8. N° L1536074.
  9. Leconte de Lisle exige d’entendre les pages déjà composées. Peu sûr de lui ou impressionné par l’aura du poète, Chausson lance un véritable appel au secours vers Vincent d'Indy à la mi-avril : « Il y aura répétition chez moi le samedi 18 à 1 h 1/2 et le mercredi 22 à 2 h. L'audition, absolument à huis clos, est fixée au 25, à 2 h 1/2. Puis-je compter sur toi ? Rstp. Bien à toi. » Quel fut le résultat de ces séances ? On peut supposer que l'auteur des Poèmes antiques - d'où est tiré le drame - s'en montra satisfait puisque Chausson poursuivit son œuvre avec une ardeur renouvelée pendant ses vacances d'été tourangelles. » [Source : Jean Gallois, Ernest Chausson, Fayard, 1994, p. 189]
  10. Voir le texte de la protestation des artistes contre la tour Eiffel et la réponse de Gustave Eiffel
  11. Jules Huret, rédacteur au quotidien L'Écho de Paris, publie - du 3 mars au 5 juillet - 64 entrevues d'écrivains « sur l'évolution littéraire ». L'entrevue d'Anatole France (publiée début mars) et celle de Leconte de Lisle (publiée le 28 avril) donnent lieu à des lettres adressées à Jules Huret dans lesquelles les deux écrivains expriment leurs reproches mutuels, et où Leconte de Lisle, « offusqué » par les propos d'Anatole France, va jusqu'à écrire à Huret : « Deux de mes amis attendront ses témoins chez moi, 64, boulevard Saint-Michel, dimanche 3 mai, à deux heures de l'après-midi ». Un des deux amis est José-Maria de Heredia. Anatole France répond qu'il ne s'y rendra pas, et l'affaire en reste là.
  12. Finalement, c'est José de Charmoy qui réalisera la statue de Baudelaire. Son inauguration aura lieu dix ans après, le 26 octobre 1902, au cimetière du Montparnasse. [Source : Sous la direction d'André Guyaux, …, La querelle de la statue de Baudelaire (août-décembre 1892), PUPS, 2007].
  13. Pour accéder à une photo du pavillon de Voisins (vue de l'espace), se reporter au paragraphe Liens externes en fin d'article.
  14. Le hameau de Voisins fait maintenant partie intégrante de la commune de Louveciennes.
  15. Cette jeune admiratrice de Leconte de Lisle, femme de Guillaume Beer (et plus tard d’Alfred Droin), a pour nom de plume Jean Dornis.
  16. Montant : 1669,50 francs.
  17. Distribution : Mounet-Sully (Agamemnôn), Henri Meyer (Talthybios), Louise Silvain (Klytaimnestra), Mlle Robinne (Kallirhoè), Mme Lara (Élektra), Mlle Delvair (Ismèna), Paul Mounet (Orestès).
  18. Le Journal de l’île du 28/09/77 écrit : « Le dernier retour du poète dans son île natale. Le DC 8 du Cotam qui se posait hier en début d’après-midi n’était pas semblable aux autres. À son bord se trouvait un illustre passager, Charles Leconte de Lisle, qui retrouvait son île natale 132 ans après avoir vu s’estomper les côtes dans les brumes de l’horizon. Parti sur les flots, il revenait par les airs (…). La presque totalité des personnalités de l’île se retrouvait dans la cour de l’établissement [CES Bourbon, à Saint-Denis] où le jeune Charles Leconte de Lisle dut s’ébattre. »
  19. Les amis cités sur la couverture du livre de F. Calmettes sont, par ordre alphabétique : • Jules Andrieu • Théodore de Banville • Léon Barracand • Charles Baudelaire • Thalès Bernard • Paul Bourget • Henri Cazalis • Léon Cladel • Louise Colet • François Coppée • Léon Dierx • Gustave Flaubert • Paul de Flotte • Anatole France • Judith Gautier • Albert Glatigny • José-Maria de Heredia • Henry Houssaye • Victor Hugo • Stéphane Mallarmé • Jean Marras • Louis Ménard • Albert Mérat • Catulle Mendès • Armand Silvestre • Léon Valade • Paul Verlaine • Auguste de Villiers de L'Isle-Adam.
  20. C'est la maison natale du poète. Détruite par un cyclone en février 1932, elle était située à l'emplacement de l'actuel square Leconte de Lisle, où une stèle a été érigée en 1977. [Source : Christophe Carrère, Leconte de Lisle ou la passion du beau, Fayard, 2009, p. 623.]
  21. Ces deux adresses sont incertaines : mentionnées dans le Guide Littéraire de la France, Bibliothèque des Guides bleus, Hachette, 1964. [Cité par Christophe Carrère, Leconte de Lisle ou la passion du beau, Fayard, 2009, p. 98], elles ne sont pas confirmées par les archives de Nantes (octobre 2007).
  22. Gérard de Nerval a habité également à cette adresse. Source : Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, éditions de Minuit, 8e édition, vol. 1/2 (A-K), p. 169
  23. Chez Jobbé-Duval.
  24. Appartement mansardé au 5e étage. Le bâtiment a été détruit pendant le siège de Paris
  25. Un « échec » de candidature en 1867, pour la succession au fauteuil de Barante est évoqué par René Peter, Vie secrète de l'Académie française, cinquième période, Librairie des Champs-Élysées, 1940, p. 92, qui indique un seul troisième concurrent, nommé Vacherot. En fait, selon le registre, lors de cette séance tenue le 2 mai, les concurrents furent : le père Gratry (élu), Théophile Gautier, Lavergne, Champagny.
  26. Un « échec » de candidature en 1873, pour la succession au fauteuil du père Gratry, est évoqué par Jean Dornis, Essai sur Leconte de Lisle, Paris, Société d'éditions littéraires et artistiques, 1909, p. 330. En fait, selon le registre, lors de cette séance tenue le 16 janvier, les concurrents furent : Saint-René Taillandier (élu) et Louis de Viel-Castel.
  27. Marius-Ary Leblond évoque même une candidature en 1873 « contre » le père Gratry, alors que ce dernier est mort en 1872.
  28. Un « échec » de candidature en 1882, lors de la séance du 8 juin, est évoqué par Jean Mistler, Sous la Coupole, p. 190.
  29. Un « échec » de candidature en 1884, lors de la séance du 4 décembre, est évoqué par Jean Mistler, Sous la Coupole, p. 192.
  30. Alfred Bruneau écrit dans son livre Massenet, 1934 : « Les Érinnyes ont une autre importance, une autre valeur. Elles occupent une place magnifique dans le somptueux bagage de Massenet. C'est Duquesnel, le directeur de l'Odéon, où elles furent représentées, qui décida de proposer à Leconte de Lisle une collaboration inattendue dont il s'inquiéta d'abord, ne se doutant pas qu'elle assurerait le succès de la pièce. […] Plus tard, pour les concerts, Massenet réinstrumenta normalement sa partition et, pour des reprises fréquentes, il l'enrichit d'un ballet, de chœurs et d'intermèdes nombreux. Le pathétique solo de violoncelle accompagnant l'invocation d’Électre demeure célèbre. On ne s'explique pas les raisons qui empêchent nos associations symphoniques d'afficher et d'honorer cet ouvrage admirable, digne de leur fidèle sollicitude. »
  31. Pour une basse, six soprani, quatre ténors et piano à quatre mains ; dédié « à mon ami Marcel Proust. », 1895.
  32. Vérifier s'il s'agit d'Émile-René Ménard (1861-1930) ?

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dictionnaire encyclopédique Quillet, L-O, Paris, 1958
  2. a, b et c G. Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains... (6ème édition..., Hachette, 1893)
  3. « Notice no LH/1536/74 », base Léonore, ministère français de la Culture
  4. Louis-Xavier de Ricard, Petits mémoires d'un Parnassien, ch. VIII.
  5. Le Parnassiculet contemporain, recueil de vers nouveaux précédé de l’Hôtel du Dragon-Bleu, et orné d’une étrange eau-forte. Paris, J. Lemer, 1867. Les auteurs du pastiche sont : Alphonse Daudet, Paul Arène, Charles Monselet, Charles Bataille, Jean Du Boys, Alfred Delvau et M. Renard. Rééditions : 1872 et 1876 : augmentée de neuf pièces inédites non moins surprenantes que les premières, attribuées aux même auteurs et découvertes après leur mort.
  6. Le Petit Chose, histoire d’un enfant, roman autobiographique, 1868.
  7. Yann Mortelette, Histoire du Parnasse, Fayard, 2005, p. 362.
  8. Yann Mortelette, Histoire du Parnasse, Fayard, 2005, p. 364.
  9. La Plume, 1er juin 1896, p. 385, 2e colonne ; texte sur Gallica
  10. Comœdia illustré, revue artistique bimensuelle, 15 juillet 1910, p. 590-592.
  11. L'Apollonide fut écrite sur l'initiative du compositeur Franz Servais et en collaboration avec lui. Elle a été incorporée dans le recueil posthume Derniers Poèmes, 1895. Le livret de l'opéra diffère de la pièce, ainsi que le montre la partition chant et piano, L'Apollonide (Iôn), drame musical en trois actes et cinq tableaux d'après Leconte de Lisle, musique de Franz Servais, Paris, Choudens, 1899. Dans son livre L'Apollonide de Leconte de Lisle et Franz Servais, Mardaga, 2004, Malou Haine donne les deux versions du texte, ainsi que le texte de deux manuscrits de Leconte de Lisle. Une représentation de la version théâtrale est donnée à l'Odéon en 1896, et le drame musical (opéra) est créé à Karlsruhe en 1899.
  12. Seul un court fragment du premier acte figure dans les Derniers poèmes, 1895. Jean Dornis, p. 310, écrit : Jusqu'à la fin de sa vie, Leconte de Lisle parla d'une pièce de théâtre : Frédégonde, dont on n'a trouvé, dans ses papiers, que le fragment publié dans Derniers poèmes. On lit, à ce propos, dans une lettre inédite de Flaubert adressée au Poète : « Coppée m'a dit que ta Frédégonde avançait : l'idée de l'exaltation à laquelle je serai en proie le jour de la première m'effraie d'avance. Quand sera-ce ? » D'autre part, Mme Sarah Bernhardt se souvient d'avoir écouté la lecture d'un scénario de cette Frédégonde, que le poète ne laissa pas entre ses mains, et dont elle n'entendit plus parler.
  13. Évocation de l'œuvre Histoire des guerres sociales :
    • Jean Dornis, dans Essai sur Leconte de Lisle, p. 129, cite une lettre à Ménard, 1849 : « Manou et moi, nous sommes en train de faire L'Histoire des Guerres Sociales, jusqu'aux Anabaptistes inclusivement… ».
    • Edgard Pich la mentionne tome IV des Œuvres, p. XV.
  14. Source : Daniel Zimmermann, édition Phébus du Grand Dictionnaire.
  15. Premières poésies et lettres intimes, préface de B. Guinaudeau, Fasquelle, 1902. Contient 62 lettres de Leconte de Lisle à Julien Rouffet, s'échelonnant de janvier 1838 à octobre 1840.
  16. Dans Irving Putter, La dernière illusion de Leconte de Lisle. Lettres inédites à Émilie Leforestier, Librairie Droz - Genève, 1968. Contient 59 lettres de Leconte de Lisle, s'échelonnant du 13 juillet 1885 au 6 janvier 1890.
  17. La lettre du 10 mai 1877 figure dans : Antoine Albalat, Gustave Flaubert et ses amis, Plon, 1927.
  18. Dans Louis Barthou, Leconte de Lisle et Jean Marras. Documents inédits, article publié dans La Revue des Deux Mondes, 15 novembre 1933, Texte sur wikisource.
  19. Dans Malou Haine, L'Apollonide de Leconte de Lisle et Franz Servais, 20 ans de collaboration, Mardaga, 2004. Les 65 lettres échangées démarrent le 18 décembre 1877.
  20. Lettres à José-Maria de Heredia, édition établie et annotée par Charles Desprats, Honoré Champion éditeur. Les 119 lettres s'échelonnent du 21 septembre 1863 au 22 février 1894.
  21. Discours prononcés dans la séance publique tenue par l'Académie françaie pour la réception de M. Henry Houssaye, le 12 décembre 1895, Institut de France, 1895. C'est Ferdinand Brunetière qui prononça le discours de réponse
  22. Rééd. 1930, 1933 sous le titre Leconte de Lisle d'après des documents nouveaux, MdF. Rééd. Leconte de Lisle, essai sur le génie créole, préface d'Edgard Pich, commentaires de J.-F. Reverzy, Grand Océan, 1995.
  23. Plus tard (voir notamment ses Œuvres complètes, Plon, 1899), Paul Bourget a complété ce chapitre écrit en « 1884 » par un appendice L, intitulé Science et poésie : — À propos des Trophées écrit en « 1893 »
  24. P.V. Delaporte, S.J., Études et causeries littéraires, Desclée, de Brouwer et Cie, s.d. (1899 ?), première série, ch. Leconte de Lisle, l'homme, le penseur, le poète. Dans le chapitre Le Poète, l'auteur relève quelques vers erronés et mentionne l'existence d'un relevé plus complet d'alexandrins « boiteux » par M. E. Biré dans la Revue du Monde catholique, octobre 1894.
  25. Jean Dornis, Essai sur Leconte de Lisle, Paris, Société d'éditions littéraires et artistiques, 1909. Texte sur wikisource.
  26. Pierre Flottes, Le Poète Leconte de Lisle, documents inédits, Librairie académique Perrin et Cie, 1929.
  27. Joseph Vianey :
  28. Irving Putter, University of California press, Berkeley and Los Angeles, Publications in modern philology :
    • Leconte de Lisle and his contemporaries, vol. 35, n° 2, p. 65-108, 1951
    • The Pessimism of Leconte de Lisle, Sources and Evolution, vol. 42, N° 1, p. 1-144, 1954,
    • The Pessimism of Leconte de Lisle, the Work and the Time, vol. 42, N° 2, p. 145-408, 1961.
  29. Jules-Marie Priou, Leconte de Lisle, Pierre Seghers éditeur, coll. Écrivains d'hier et d'aujourd'hui, n° 27, 1966.
  30. Edgard Pich, Leconte de Lisle et sa création poétique - Poèmes antiques et Poèmes barbares, 1852-1874, Université Lyon II, 1975.
  31. Robert Sabatier, Histoire de la poésie française. La poésie du dix-neuvième siècle. 2-Naissance de la poésie moderne, Albin Michel, 1977, p. 16-26.
  32. Tiercelin indique : Charles-Guillaume-Jacques, né en 1787.
  33. Christophe Carrère, Leconte de Lisle ou la passion du beau, Fayard, 2009, p. 20.
  34. Source Tiercelin.
  35. Joseph Vianey, Les Sources de Leconte de Lisle, Montpellier, Coulet, 1907.
  36. Yann Mortelette, Histoire du Parnasse, Fayard, 2005, p. 363.
  37. Les Érinnyes, partition pour chant et piano, Au Ménestrel-Heugel & Cie, 1900.
  38. L'Apollonide (Iõn), drame musical en 3 actes et 5 tableaux d'après Leconte de Lisle, partition chant et piano, Paris, Choudens, 1899.
  39. Partition sur Gallica