Jean-Paul Huchon

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Jean-Paul Huchon
Image illustrative de l'article Jean-Paul Huchon
Fonctions
Président du conseil régional d'Île-de-France
En fonction depuis le 15 mars 1998
Réélection 28 mars 2004
26 mars 2010
Prédécesseur Michel Giraud
Biographie
Nom de naissance Jean-Paul Huchon
Date de naissance 29 juillet 1946 (68 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de Institut d’études politiques de Paris
École nationale d'administration
Profession Haut fonctionnaire

Jean-Paul Huchon, né le 29 juillet 1946 dans le 1er arrondissement de Paris, est un haut fonctionnaire (administrateur civil) et un homme politique français, président du conseil régional d'Île-de-France depuis 1998 et administrateur de la Banque publique d'investissement.

Biographie[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Jacques Salvator, Daniel Goldberg et Jean-Paul Huchon à Aubervilliers en 2009.

Jean-Paul Huchon est élève du lycée Rodin à Paris avant d'entrer à l'Institut d'études politiques de Paris et à l'École nationale d'administration (promotion Thomas-More, avec Michel Bon, Claude Guéant, Jacques Graindorge, Alain Richard, François d'Aubert et Jean-Claude Trichet).

Il conserve de sa jeunesse une passion pour le rock (de Led Zeppelin à Coldplay en passant par les groupes Magazine et New York Dolls[1]).

Débuts politiques auprès de Michel Rocard[modifier | modifier le code]

Entré en 1971 à la direction du budget au ministère des Finances comme administrateur civil, il intègre la division des relations internationales au ministère du travail et des affaires sociales en 1975, puis devient chef du bureau agriculture et communautés européennes à la direction du budget de 1978 à 1981.

Membre du PSU puis du PS depuis 1970[2], il est maire-adjoint de Michel Rocard à Conflans-Sainte-Honorine de 1977 à 1994 puis maire de la commune. De 1981 à 1985, il est directeur de cabinet de Michel Rocard, ministre d’État chargé du Plan, puis ministre de l’Agriculture.

En 1985, il est nommé directeur général de la Caisse nationale du Crédit agricole puis conseiller du président, avant d'être écarté en 1986 par Édouard Balladur, ministre de l'Économie et des Finances[3]

Lorsque Michel Rocard est nommé Premier ministre en 1988, il reprend Jean-Paul Huchon comme directeur de cabinet. À sa sortie de l'hôtel de Matignon, Huchon devient en 1991 premier collaborateur de l'homme d'affaire François Pinault[2], puis vice-président d’un cabinet de chasseurs de têtes (Progress Associés) jusqu'en 1998.

Président du Conseil régional d'Île-de-France[modifier | modifier le code]

Proche de Dominique Strauss-Kahn[3], il est élu président du conseil régional d'Île-de-France en 1998.

Lors du mandat, sa majorité était relative face à la droite et au Front national[4]. En 2001, il renonce au mandat de maire de Conflans et redevient adjoint[5].

En 2003, il devient membre du Comité d'orientation scientifique de l'association À gauche, en Europe, fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn.

En 2004 il est réélu président de région. À partir de 2007, sa révision du schéma directeur de la région Île-de-France rencontre l'opposition du gouvernement où Christian Blanc doit élaborer un projet de « Grand Paris » en contradiction avec les propositions du conseil régional[6].

En 2008, dans Le Figaro[7], il affirme ses idées réformistes en appelant le PS à rompre avec la « doctrine marxiste ».

Peu connu du grand public, il gagne en notoriété lors de la campagne des élections régionales françaises de 2010 où il se sert de son manque de charisme pour être un homme de consensus[3]. Ses comptes de campagne sont retoqués par le Conseil d'Etat en 2011, qui le condamne à rembourser 1,6 millions d'euros sans annuler son élection[8].

Depuis 1998, il a doublé le nombre d'organismes parapublics satellites au conseil régional, qui se révèlent coûteux, parfois en doublon ou en concurrence avec d'autres structures, et permettent d'offrir à des élus des postes honorifiques. Ce méthode est critiquée par l'opposition UMP et au sein de sa majorité de gauche[9] Le même année, Le Point publie « Le scandale caché », un dossier sur le même sujet[10].

Mandats électifs et fonctions liées[modifier | modifier le code]

Affaire politico-financière[modifier | modifier le code]

Au Forum des PME en 2009

En novembre 2004, après l'envoi d'une lettre anonyme sur l'existence d'emplois fictifs au conseil régional d'Île de France, il est jugé avec son épouse, Dominique Le Texier, pour prise illégale d'intérêts dans des marchés publics passés en 2002 et 2003, entre le conseil régional et les sociétés de communication Image Publique, Sertis et LM Festivals, employant Dominique Le Texier[12],[13]. Il est condamné à 6 mois de prison avec sursis, 60 000 euros d'amende et un an d'inéligibilité le 20 février 2007 par le tribunal correctionnel de Paris puis la peine est confirmée en appel le 21 novembre 2008, hormis l'inéligibilité[14].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Travaux et publications[modifier | modifier le code]

  • 1972 : Le Marché commun contre l’Europe (sous le pseudonyme de Daniel Lenègre)
  • 1993 : Jours tranquilles à Matignon
  • 2002 : La Montagne des Singes
  • 2005 : Ceux qui aiment ne peuvent pas perdre
  • 2008 : De battre ma gauche s'est arrêtée (Seuil HC - Essais)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean-Paul Huchon inaugure le Bakchat », Bakchich,‎ 11 mars 2009 (consulté le 28 février 2010)
  2. a et b Biographie de Jean-Paul Huchon, fluctuat.net
  3. a, b et c « Huchon, le cave se rebiffe », Le Journal du dimanche,‎ 27 février 2010 (consulté le 28 février 2010)
  4. Interview de Jean-Paul Huchon, latribune.fr, 19 février 2010
  5. La mairie, Ville de Conflans-Sainte-Honorine
  6. « Huchon : “Une grande structure pour le Grand Paris n'est pas nécessaire” », 20 minutes,‎ 28 janvier 2008 (consulté le 28 février 2010)
  7. « Huchon : “Le PS doit sortir de la doctrine marxiste” », Le Figaro, 20 mars 2008.
  8. Libération.
  9. Le Monde.
  10. Le Point
  11. Membre du conseil d'administration de l'ESPCI Paristech
  12. « Huchon et son épouse devant le tribunal correctionnel », Le Figaro, 8 janvier 2007.
  13. « Dix mois requis contre Jean-Paul Huchon », nouvelobs.com, 17 janvier 2007.
  14. « AFP : Prise illégale d'intérêt : Jean-Paul Huchon coupable mais éligible », 21 novembre 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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