Igny (Essonne)

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Igny
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Igny
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Palaiseau
Canton Palaiseau
Intercommunalité Communauté d'agglomération du plateau de Saclay
Maire
Mandat
Francisque Vigouroux
2014-2020
Code postal 91430
Code commune 91312
Démographie
Gentilé Ignissois ou Ignyssois
Population
municipale
10 522 hab. (2011)
Densité 2 754 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 32″ N 2° 13′ 34″ E / 48.742122, 2.22605348° 44′ 32″ Nord 2° 13′ 34″ Est / 48.742122, 2.226053  
Altitude Min. 62 m – Max. 154 m
Superficie 3,82 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-igny.fr

Igny[1] (prononcé [iɲi ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à dix-sept kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France.

Depuis la ferme fortifiée d’Amblainvilliers au XIIIe siècle en passant par les domaines dépendants de Vilgénis, appartenant aux familles de Vigny puis de Bourbon-Condé, Igny est, après avoir été au XIXe siècle un site important de production de fraises et bénéficié au XXe siècle de nombreux lotissements successifs, devenue une commune résidentielle de grande banlieue parisienne, mêlant massifs forestiers, centre-ville au charme rural ancien et résidences pavillonnaires récentes. Elle est connue dans le département pour organiser chaque année en décembre un festival de bande dessinée réputé.

Ses habitants sont appelés les Ignissois ou les Ignyssois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position d’Igny en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 63,1 % 243,33
Espace urbain non construit 9,2 % 35,27
Espace rural 27,7 % 106,79
Source : Iaurif[3]

Igny est située en Île-de-France, à l’extrême nord-ouest du département de l’Essonne, en totalité intégré à l’agglomération parisienne, au cœur de l’ancien territoire, aujourd’hui région naturelle du Hurepoix. La commune occupe un territoire approximativement rectangulaire de trois cent quatre-vingt-deux hectares dans la vallée de la Bièvre et sur les contreforts est du plateau de Saclay, large de deux mille cinq cent mètres d’ouest en est et long de deux mille sept cent mètres du nord au sud. L’Institut national de l'information géographique et forestière donne les coordonnées géographiques 48°43'48" N et 02°13'29" E au point central de ce territoire[4]. Plus de 60 % de ce territoire sont aujourd’hui urbanisés et construits, ne laissant que 28 % soit cent dix hectares d’espaces classés ruraux, en grande partie constitués de forêt pour près de quatre-vingts hectares et ne laissant que vingt hectares de culture. La rivière la Bièvre qui traverse ce territoire du nord au sud-est est ainsi presque totalement bordée par les espaces de vies, elle est complétée au sud du territoire par le ruisseau de Vauhallan, la rigole de Favreuse ne faisant qu’une brève boucle à l’extrême ouest du territoire. Cette implantation sur les coteaux et au creux d’une vallée implique une différence d’altitude relativement marquée sur un territoire relativement exigüe, le point culminant à cent cinquante-quatre mètres au nord-ouest n’étant distant que de quelques centaines de mètres du point le plus bas à une altitude de soixante-deux mètres à la frontière avec Massy. La commune d’Igny, presque exclusivement résidentielle, apparaît comme la transition entre l’urbanisation importante des chefs-lieux de Palaiseau et Massy et les villages agricoles de Vauhallan et Saclay. Avantage de sa situation sur le cours d’une rivière, elle est aujourd’hui traversée par trois axes majeurs, la ligne de grande ceinture empruntée par la ligne C du RER d'Île-de-France et les routes départementales 444 et 117, au croisement de ces dernières avec la RD 60. Plusieurs quartiers constituent actuellement les espaces d’habitation, dont certains comme le Pileu ou Amblainvilliers sont partagés avec les communes voisines de Palaiseau, Massy ou Verrières-le-Buisson.

Excentrée à l’extrême nord-ouest du département, Igny est située à dix-sept kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame[5], point zéro des routes de France, dix-neuf kilomètres au nord-ouest d’Évry[6], deux kilomètres au nord-ouest de Palaiseau[7], vingt-trois kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes[8], trente-trois kilomètres au nord-est d’Étampes[9], dix kilomètres au nord-ouest de Montlhéry[10], seize kilomètres au nord-ouest d’Arpajon[11], vingt-sept kilomètres au nord-est de Dourdan[12], vingt-neuf kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais[13], quarante et un kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt[14] et seulement onze kilomètres au sud-est du chef-lieu yvelinois Versailles[15]. La commune est en outre située à deux cent quatre-vingt-dix sept kilomètres au nord-ouest de son homonyme Igny dans la Haute-Saône[16] et cent quatorze kilomètres au sud-ouest d’Igny-Comblizy dans la Marne[17].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Bièvre.

À l’est, la rivière la Bièvre forme une frontière naturelle avec la commune voisine de Verrières-le-Buisson, elle est rejointe à la frontière avec Massy par son affluent le ruisseau de Vauhallan qui descend du plateau de Saclay qui traverse le sud de la commune en formant pour partie une frontière naturelle avec Palaiseau. Sur le plateau à l’ouest du territoire communal circule aussi la rigole de Favreuse, canal artificiel d’irrigation et de drainage des eaux de pluie. À l’extrême nord de la commune subsistent un étang au lieu-dit « Les Damoiseaux » et un petit lac en contrebas de la forêt de Verrières.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Igny centre sous la neige.

Igny est implantée à l’extrémité est du plateau de Saclay dans la vallée de la Bièvre. Le territoire s’étage ainsi entre cent cinquante-quatre mètres d’altitude à l’ouest sur le plateau dans le bois communal des Brûlis et soixante-deux mètres d’altitude au sud-est sur les berges de la rivière à proximité du parc du château de Vilgénis et de la confluence avec le ruisseau de Vauhallan. Des bornes géodésiques matérialisent certains points de la commune, dont une avenue Jean Moulin à soixante neuf mètres[18], une en centre-ville à proximité de la voie ferrée à soixante-et-onze mètres[19]. Comme l’ensemble de l’Île-de-France, le terrain est constitué de couches successives caractéristiques du bassin parisien, sur les hauteurs, du sable de Fontainebleau et de la meulière, puis des couches de marne mêlées de gypse, du calcaire et enfin de l’argile, ces strates étant mises à nues dans la vallée par l’érosion de la rivière[20].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Igny est limitrophe au sud du chef-lieu de canton et d’arrondissement Palaiseau, en partie séparé par la frontière naturelle du ruisseau de Vauhallan, qui prend sa source dans la commune voisine au sud-ouest, Vauhallan. Cette même commune est en partie séparée par la rigole de Favreuse qui traverse l’ouest du territoire Ignissois avant d’atteindre la commune voisine à l’ouest et au nord-ouest, Bièvres. Cette commune pris son nom de la rivière la Bièvre qui matérialise la frontière avec la commune voisine de Verrières-le-Buisson au nord et au nord-est, puis avec Massy à l’est et au sud-est dans le parc du château de Vilgénis.

Rose des vents Bièvres Verrières-le-Buisson Verrières-le-Buisson Rose des vents
Bièvres N Massy
O    Igny    E
S
Vauhallan Palaiseau Massy

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Igny, située en Île-de-France, bénéficie d’un climat océanique dégradé. En moyenne, la température relevée s’établit à 10,8 °C avec une maximale de 15,2 °C et une minimale de 6,4 °C. La température réelle maximale intervient en juillet avec 24,5 °C et la minimale en janvier avec 0,7 °C. Elle se distingue de Paris par un écart constant de température de -2 °C, qui s’explique notamment par la différence de densité urbaine entre la capitale et sa banlieue. L’influence du climat continental engendre des records extrêmes avec -19,6 °C relevés le 17 janvier 1985 et 38,2 °C le 1er juillet 1952. L’ensoleillement est comparable aux régions du nord de la Loire avec 1 798 heures en moyenne sur l’année, et les précipitations sont également réparties avec une moyenne de cinquante millimètres par mois et un total de 598,3 millimètres de pluie. Le record de précipitations a été établi le 17 juin 1970 avec 78,9 millimètres tombés en vingt-quatre heures.

Données climatiques à Igny.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[21],[22].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare d’Igny.

Igny étant implantée dans la vallée de la Bièvre, elle est traversée par trois axes suivant le cours de la rivière dans la vallée. Le plus important est la ligne de Grande Ceinture qui parcourt la commune du sud-ouest au nord dans sa portion entre Massy et Versailles, aujourd’hui empruntée par la ligne C du RER d'Île-de-France avec une station dans la commune, la gare d'Igny. Le territoire communal est aussi parcourue du nord au sud-est par deux axes routiers importants, la route départementale 444 qui assure la jonction entre la route nationale 118 à Bièvres et l’autoroute A10 à Massy et en parallèle, la route départementale 117 qui démarre à Bièvres et traverse tout le département vers le sud-est. Le centre-ville est installé à l’intersection de ces deux routes majeures et d’une autre réservée au trafic local, la route départementale 60 qui entre par l’est en provenance de Verrières-le-Buisson et quitte le territoire à l’ouest vers Vauhallan.

En plus de ces infrastructures routières et ferroviaires, s’ajoutent plusieurs lignes d’autobus qui disposent d’arrêts dans la commune, dont trois lignes de bus RATP, la 294 au départ de la gare et à destination de la station de métro Châtillon - Montrouge[23], la 495 entre la gare de Massy - Palaiseau et le centre commercial Vélizy 2[24] et la 496 entre la gare de Massy - Palaiseau et la mairie de Vauhallan[25]. En outre, la commune est située à seulement dix kilomètres au nord-ouest de l’aéroport Paris-Orly, trente-huit kilomètres au sud-ouest de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, l’aviation d'affaires étant dirigée vers l’aéroport de Toussus-le-Noble distant de huit kilomètres à l’ouest.

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

Outre le centre-ville qui correspond au cœur historique de la commune, l’urbanisation de la commune a créé plusieurs quartiers, dont celui partagé avec Massy et Palaiseau appelé le Pileu. À l’extrême nord du territoire se trouve le quartier résidentiel du Bas Igny, dominé par la le lieu-dit Les Brûlis, au-delà de la voie ferrée est installée la prairie d’Amblainvilliers et le quartier homonyme commun avec Verrières-le-Buisson puis le lieu-dit Vilgénis, du nom de l’ancien domaine du château, aujourd’hui urbanisé par le quartier du Parc des Érables et le hameau de Gommonvilliers à la frontière avec Massy. La voie ferrée et la voie rapide le sépare de la zone d'activités de La Sablière et du hameau du Marché Palu. Au sud-ouest, à la frontière avec Vauhallan est installé le quartier pavillonnaire du Beausite, dominé par le lieu-dit La Normandie, commun avec la ville voisine. À l’ouest du centre-ville à l’intersection des RD 444 et RD 60 se trouve le dernier quartier dit du Versoir dominé au nord-ouest par les Bois Brûlés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ini vers 1100, Igni au XIIe siècle, Rivus de Ignaco au début du XIIIe siècle dans un cartulaire de Philippe Auguste, Igniacum en 1212, Ygny en 1370 [26],[27].

L’origine de l’étymologie[style à revoir] est douteuse, cependant elle n’est pas à séparer de agnus, aigne, "le mouton" et de anas, ane, "le canard"[Quoi ?][28][réf. à confirmer].

Le premier élément Ign-, déjà fixé dans les formes anciennes, s'explique par l'anthroponyme gallo-romain Ignius[29] ou Igneus[30]. La terminaison -y est issue de l'évolution phonétique régulière du suffixe -acum après un nom de personne en -i(us)[31]. Il est caractéristique de la propriété, d'où le sens global de « propriété d'Ignius »

Homonymie avec Igney (Vosges, Igniaci 1109) et Igny-le-Jard (Marne, Igniacum 1151)[32].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Une hypothèse d’étymologie du lieu ferait remonter l’existence du domaine à un propriétaire terrien gallo-romain du nom d’Ennius ou Enius. Cependant, aucune trace ni aucun vestige ne subsiste sur le territoire au-delà de la sépulture du curé Jean du XIIe siècle, attestant toutefois de la constitution d’une paroisse dès cette époque. En 1180, un seigneur d’Igny, Pierre de Munelles assura durant deux mois la garde du château de Montlhéry. La première mention certaine du lieu intervint au XIIIe siècle dans un cartulaire de Philippe Auguste sous la dénomination de Rivus de Ignaco.

Agriculture et ferme fortifiée[modifier | modifier le code]

Carte de la région d’Igny au XVIIe siècle.

Au XIIIe siècle fut construite la tour de guet qui constitue aujourd’hui le clocher de l’église Saint-Pierre, en complément de l’édification de la ferme fortifiée d’Amblainvilliers. La présence de ces édifices à la fois agricoles et de défense entraina la ruine du domaine lors de la guerre de Cent Ans, la région fut ravagée par les Anglais, qui s’emparèrent du lieu en 1358. Au XIVe siècle, un autre curé du lieu prénommé Guillaume devint seigneur de Gommonvilliers.

C’est la famille Du Puys qui reconstruisit les domaines d’Igny et Gommonvilliers. Entre le XVe et le XVIe siècle, le village fut repeuplé par l’immigration bretonne dont est issue une des familles illustre du lieu, les Vigny qui dirigea le domaine entre 1579 et 1651. En 1584, l’artiste peintre Éloy Le Mannier vint finir ses jours à Igny. En 1610, le seigneur François de Vigny fut mortellement blessé dans un affrontement avec les paysans du lieu sur le pont Monseigneur sur la rigole de Favreuse.

Cependant, à partir de 1580, le domaine fut rattaché au château de Vilgénis puis vendu en 1648 à Pierre d’Albertas qui laissa à son neveu, ce dernier le vendit au magistrat et homme d'affaires Claude Glucq des Gobelins. Vendu en 1744 à Élisabeth-Alexandrine de Bourbon-Condé, les domaines revinrent par héritage au prince Louis V Joseph de Bourbon-Condé, contraint rapidement à l’exil.

Démantèlement des domaines et lotissement[modifier | modifier le code]

La Révolution française entraîna la division en parcelles des domaines, exception faite de la vaste ferme de Gommonvilliers qui se spécialisa dès 1850 dans culture de la fraise. En 1822, les héritiers Condé vendirent les bois et terres à des rentiers et propriétaires fonciers. En 1844, l’abbé Mullois fonda l’orphelinat dans l’ancienne ferme Formé et le donne en 1862 à l’institution Saint-Nicolas des Frères Lasalliens. En 1883 fut achevée la voie ferrée de la ligne de Grande Ceinture, facilitant le transport de voyageurs et des marchandises. À cette époque, des artistes vinrent séjourner dans la vallée de la Bièvre, dont à Igny Jean-Baptiste Corot, Antoine Chintreuil et Léopold Desbrosses.

En 1904 fut organisé le premier lotissement sur le plateau du Pileu alors que les guinguettes s’installaient sur les rives de la Bièvre. En 1920 fut créée une société à participation d’épargne pour organiser l’accession à la propriété. En 1931, la commune acquit l’ancienne maison-Dieu pour y installer l’hôtel de ville et une salle des fêtes. La seconde moitié du XXe siècle vit la construction de nombreux quartiers pavillonnaires et de quelques logements collectifs, dont la résidence des Trois Arpents, première barre d’immeuble construite dans la commune[33],[34].

Le 17 février 1950, l’église Saint-Pierre fut inscrite aux monuments historiques. En 1958, pour accompagner l’accroissement de population fut inaugurée l’église Saint-Jean-Bosco. Le 14 mai 1967, la commune se liait dans une association de jumelage avec la ville allemande de Lövenich, suivit le 22 mai 1976 par le jumelage avec la ville anglaise de Crewkerne. En 1967 aussi fut rénovée l’église paroissiale

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Le premier recensement des personnes intervenu en 1793 permit de décompter à Igny cinq cent cinq habitants. La commune entama une forte croissance pour dépasser les six cent âmes la première année du XIXe siècle, croissance qui se poursuivit malgré une très légère chute cinq ans plus tard, elle comptait sept cent résidents en 1836 mais seulement cinq cent quatre-vingt-douze en 1851. La croissance reprit fortement pour atteindre huit cent deux habitants vingt ans plus tard et dépasser le cap des mille cent résidents en 1876. L’arrivée à partir de 1883 de la ligne de Grande Ceinture permit la persistance de cette progression, la commune passant à mille quatre cent vingt-trois habitants en 1891 en mille six cent dix-neuf au tout début du XXe siècle. Toutefois, une chute intervint entre 1906 et 1911, la commune perdant deux cent soixante personnes en seulement cinq ans, difficilement retrouvés en partie à cause des pertes de la première Guerre mondiale. L’entre-deux guerre permit toutefois à la commune de dépasser le cap des deux mille résidents en 1926 puis celui des trois mille en 1931. Une progression plus rapide encore s’engagea dans la seconde moitié du XXe siècle, partant de trois mille sept cent dix habitants en 1946, atteignant plus de quatre mille neuf cent personnes en 1954, cinq mille cinq cent en 1962, près de sept mille huit cent en 1968 et dépassant le neuf mille cent résidents en 1975. Les trente dernières années virent une croissance plus mesurée, la commune n’atteignant que dix mille cent quatre vingt-quatre habitants lors du recensement intervenus en 2006. L’immigration ne compte que pour une petite proportion dans cette croissance relativement rapide puisque seulement 4,1 % des habitants d’Igny étaient de nationalité étrangère en 1999[35], avec cependant deux communautés importantes, les Algériens qui représentaient 22,6 % des étrangers et les Portugais 15,5 %, suivis par les Italiens pour 7,9 %, les Marocains pour 7,1 %, les Tunisiens pour 5,7 %, les Espagnols pour 3,7 % et les Turques pour 0,9 %[36].


En 2011, la commune comptait 10 522 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
505 601 594 640 632 700 654 625 592
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
640 670 726 802 1 145 1 162 1 374 1 423 1 553
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 619 1 685 1 420 1 620 2 422 3 075 3 557 3 710 4 931
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
5 514 7 794 9 102 9 235 9 428 9 381 9 868 10 184 10 146
2011 - - - - - - - -
10 522 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2004[38].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L’analyse comparée des pyramides des âges d’Igny et du département en 2006 laisse apparaître une répartition relativement différente de la population. Ainsi, à Igny, les personnes séniors sont légèrement plus représentées que dans le reste du département avec 0,2 à 0,4 % % de plus nés entre 1917 et 1931 et 4 % de plus pour les habitants nés entre 1932 et 1946. La tendance ne s’inverse qu’à partir de l’année de naissance 1977 jusqu’en 1991 où logiquement, les résidents de cette tranche d’âges sont moins représentées à Igny avec régulièrement 2 à 3 % de moins pour les hommes comme pour les femmes. Ainsi, en 1999, seulement 30,5 % de la population communale était âgée de moins de vingt-cinq ans[39], légèrement moins que dans les deux communes voisines de Palaiseau et Massy.

Pyramide des âges à Igny en 2009 en pourcentages[40].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,6 
6,1 
75 à 89 ans
8,6 
13,3 
60 à 74 ans
14,2 
20,3 
45 à 59 ans
19,9 
20,4 
30 à 44 ans
20,8 
17,6 
15 à 29 ans
15,5 
22,1 
0 à 14 ans
20,4 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[41].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

La façade sud de l’hôtel de ville.

La commune d’Igny est implantée dans le département de l’Essonne et l’arrondissement de Palaiseau. Elle est intégrée au canton de Palaiseau représenté par le conseiller général Claire Robillard (PS) et rattachée à la sixième circonscription de l'Essonne représentée par le député Jérôme Guedj (PS). Le maire actuel est Francisque Vigouroux (UDI), il préside le conseil municipal composé de trente-trois élus dont vingt-trois pour la majorité et dix pour l’opposition. Le maire est assisté par neuf adjoints[42] et quatre conseillers municipaux délégués[43]. La municipalité a en outre mis en place un conseil municipal des enfants[44] et quatre conseils de quartier pour Vilgénis, La Ferme, Le Plateau et le Pileu et Le Bourg et Les Sablons[45]. L’Insee lui attribue le code 91 3 22 312[46] et la Poste le code postal 91430. La commune d’Igny est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 103 124. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[47].

En 2009, la commune disposait d’un budget de 17 647 000 € dont 11 981 000 € de fonctionnement et 5 666 000 € d’investissement[48], financés pour 49,21 par les impôts locaux[49], cette même année, la commune était endettée à hauteur de 8 391 000 €[50]. En 2009, les taux d’impositions s’élevaient à 16,14 % pour la taxe d'habitation, 26,25 % et 106,31 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti et 16,50 % pour la taxe professionnelle fixée par l’intercommunalité[51]. En 2009, la commune disposait sur son territoire de sept cent trente-huit logements sociaux HLM gérés par quatre sociétés de bailleurs de fonds[52], soit 19 % du total du parc communal, la commune respectant presque les préconisations de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

Dans le cadre de l’intercommunalité, la commune adhère à la communauté d'agglomération du plateau de Saclay qui rassemble onze communes et qui dispose des prérogatives pour le développement économique et l’aménagement du territoire, au syndicat des eaux d’Île-de-France, au syndicat d’aménagement de la vallée de la Bièvre (SIAVB)[53], au syndicat intercommunal des ordures ménagères (SIOM)[54], au syndicat intercommunal pour l’enfance inadaptée (SIEI)[55]. Elle dispose d’un centre communal d'action sociale.

Conseil municipal d’Igny (mandature 2008-2014)[56].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Mieux vivre à Igny » Union locale Francisque Vigouroux 23 Majorité
« Igny pour tous » UMP Frédéric Duro 6 Minorité
« Igny Passionnement » PS Françoise Ribière 4 Minorité

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Trente-quatre maires se sont succédé à la tête de la commune depuis l’élection du premier en 1790 :

Liste des maires successifs[57].
Période Identité Étiquette Qualité
23 mars 2001 30 mars 2014 Françoise Ribière PS Inspectrice d'académie[58]
30 mars 2014 en cours Francisque Vigouroux UDI Cadre Territorial
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

L’analyse des résultats électoraux des derniers scrutins nationaux et locaux montre que les électeurs d’Igny suivent globalement les tendances nationales avec une propension au vote de droite en se démarquant fortement des électeurs de l’ensemble du canton de Palaiseau et de la sixième circonscription. Ainsi, lors des derniers scrutins de 2008, ils ont placé en tête le candidat de la majorité présidentielle, à l’encontre du choix des électeurs de Palaiseau qui donnait dans cette commune 58,93 % des suffrages à la candidate socialiste[59], lui assurant ainsi 56,45 % des voix sur l’ensemble du canton[60]. Cependant, la même année, les Ignissois renouvelaient leur confiance au maire sortant socialiste, au détriment du candidat UMP. L’année précédente, de la même façon, les électeurs choisirent les candidats UMP pour la présidentielle dès le premier tour et accordait 53,52 % des suffrages à la candidate Véronique Carantois UMP alors que la sixième circonscription choisissait le député sortant socialiste François Lamy à 52,64 %[61], reproduisant ainsi la situation de 2002 où, là aussi Véronique Carantois était arrivée en tête à Igny mais fut devancée dans la circonscription[62]. Cette même année, un fort rejet du candidat frontiste apparu, avec plus de cinq points de plus accordés au candidat Jacques Chirac qui était déjà arrivé en tête au premier tour mais suivi par le candidat Lionel Jospin. En 2004, les électeurs de la commune suivirent les choix nationaux en accordant la majorité aux candidats socialistes aux élections européennes et régionales. Mais 2005 vit une forte distinction entre les résultats communaux et nationaux lors du référendum sur la constitution européenne, les Ignissois approuvant à 58,58 % le Traité de Rome de 2004 avec une forte participation à 74,77 % alors que l’ensemble des français le rejetaient à 54,67 % avec une participation moindre[63], les Ignissois suivant ainsi leur choix de 1992 où ils avaient approuvés à 57,45 % le Traité de Maastricht avec une participation forte de 75,50 %[64].

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Référendums[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L’institut Saint-Nicolas et la chapelle.

Les établissements scolaires de la commune dépendent de l’académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire de l’école maternelle Charles Perrault, de l’école élémentaire Jules Ferry et des écoles primaires Jean-Baptiste Corot et Frédéric Joliot-Curie[80]. Elle accueille aussi sur son territoire le collège Émile Zola[81], les élèves poursuivent ensuite leurs études dans les lycées des communes voisines de Massy ou Palaiseau. S’ajoute à cette offre éducative publique l’école, collège, lycée avec spécialisation en enseignement agricole privé sous contrat catholique Saint-Nicolas[82],[83]. La commune dispose aussi de moyens d’accueil hors périodes scolaires avec la crèche Françoise Dolto[84], la garderie des Lapins Bleus, une crèche collective, une crèche familiale, un jardin d’éveil et le centre de loisirs Jules Verne.

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun établissement de santé n’est implanté dans la commune. L’hôpital privé Jacques Cartier de Massy assure le traitement des urgences et pathologies spécifiques. Quatre médecins[85], quatre dentistes[86] exercent dans la commune et trois pharmacies[87] sont installées à Igny. Un centre de la protection maternelle et infantile est implanté dans la commune[88].

Services publics[modifier | modifier le code]

L’agence postale du centre.

Deux agences postales sont implantées dans la commune dans le bourg[89] et à Gommonvilliers[90]. La sécurité des biens et personnes est assurée par la compagnie de gendarmerie nationale de Palaiseau[91] et le centre de secours de Massy[92]. L’organisation juridictionnelle rattache les justiciables Ignissois au tribunal d’instance de Palaiseau, au conseil de prud’hommes de Longjumeau, aux tribunaux de grande instance et de commerce d’Évry et à la cour d'appel de Paris[93].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Igny a développé des associations de jumelage avec [94]:

Vie quotidienne à Igny[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La bibliothèque Pierre Seghers.

La commune d’Igny dispose sur son territoire de divers lieux d’accès à la culture. Le plus important est la Médiathèque Pierre Seghers, complétée par le centre culturel municipal Isadora Ducan proposant des expositions et spectacles, par la maison des jeunes et de la culture Jean Vilar[97] et par l’école municipale de musique et de danse. Vingt-six associations participent à l’animation culturelle de la commune. Igny organise aussi chaque année depuis 2003 en décembre un festival de bande dessinée BD'Essonne[98].

Sports[modifier | modifier le code]

Le gymnase Marcel Cerdan.

La commune dispose de plusieurs installations à caractère sportif dont le centre sportif des Bois Brûlés disposant d’un terrain de football d’honneur et d’un terrain en sable, du stade Jean Moulin avec un terrain de football stabilisé et d’un terrain de tennis, du complexe sportif évolutif couvert Marcel Cerdan, des gymnases Saint-Exupéry et Guéric Kervadec, des tennis des Ruchères avec quatre courts en quick et deux courts couverts, des terrains de proximité Charles Perrault et Normandie, du skatepark et du boulodrome Mathurin Allenou. Dix sept association loi de 1901 organisent la pratique sportive dans la commune. La commune organise chaque année en juin une Fête du Sport.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique d’Igny est rattachée au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes[99] et au secteur pastoral de Palaiseau[100]. Elle dispose sur son territoire des églises Saint-Pierre dans le bourg et Saint-Jean-Bosco à Gommonvilliers. Une chapelle Saint-Nicolas est implantée dans l’enceinte de l’école privée catholique lasallienne.

Médias[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 intégré à la nouvelle Télif. L’hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales dans son édition Nord-Essonne comme la station de radio EFM.

Économie[modifier | modifier le code]

Igny est intégrée par l’Insee à la zone d’emploi de Boulogne-Billancourt qui regroupe vingt-huit communes et 820 003 habitants en 1999, les Ignissois comptant pour 1,14 % du total[101]. Cette même année, la population active municipale représentait 4 461 personnes et seulement 6,8 % d’entre elles étaient au chômage, chiffre porté à 7,5 % en 2004. Mille deux cent d’entre elle relevait de la catégorie socio-professionnelle des cadres, suivis de près par les professions intermédiaires, 89 % de cette population exerçant un emploi salarié. Malgré la présence d’un lycée horticole dans la commune et de quelques espaces agricoles, plus aucun agriculteur ne réside dans la commune, alors qu’elle disposait encore en 1988 de quatre exploitations sur vingt-et-un hectares. En 2006, trois cent quatre-vingt-seize établissements étaient installés dans la commune dont 64 % étaient actifs dans le secteur des services et douze d’entre elles relevaient de la fonction publique. Un seul hôtel est installé dans la commune, disposant de soixante-douze chambres classées deux étoiles[102]. Depuis novembre 2005, la commune est au cœur de l’opération d'Intérêt National de Massy Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines[103]. Trois marchés se tiennent dans la commune, les jeudis et dimanches à Gommonvilliers[104] et le samedi au bourg.

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 2006, le revenu net imposable moyen par foyer s’élevait à 34 686 et 74 % des dits foyers étaient imposables[105]. Cette même année, 65 % de la population était propriétaire de son logement, des pavillons dans 65 % des cas comprenant pour un tiers plus de cinq pièces[106]. Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 26 696 euros, ce qui plaçait Igny au deux cent trente-neuvième rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages en métropole et au vingt-deuxième rang départemental[107].

Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Igny 0,0 % 5,0 % 21,3 % 28,9 % 24,2 % 20,7 %
Zone d’emploi de Boulogne-Billancourt 0,0 % 3,9 % 34,9 % 26,9 % 23,8 % 10,4 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteur d'activité en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Igny 0,4 % 13,0 % 11,7 % 16,5 % 16,2 % 7,9 %
Zone d’emploi de Boulogne-Billancourt 0,2 % 11,7 % 3,9 % 10,7 % 29,8 % 9,7 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[108]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Implantée dans la vallée de la Bièvre, Igny dispose d’un milieu naturel relativement préservé. Un vaste bois communal est planté au nord-ouest, les Bois Brûlés qui occupent soixante-six hectares, complétés au sud-ouest par La Normandie qui occupe dix-sept hectares, partie intégrante de la forêt de Palaiseau. Les berges de la Bièvre et la forêt ont été recensés au titre des espaces naturels sensibles par le conseil général de l’Essonne[109]. Deux squares accueillent les habitants, l’un aux Brûlis et l’autre aux Érables. Le sentier de grande randonnée GR 655 passe à l’extrême nord-ouest de la commune en bordure des Bois Brûlés. En centre-ville, le lycée horticole Saint-Nicolas dispose de vastes espaces de culture sous serres.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Le Pont Monseigneur.

Commune longtemps rurale et aujourd’hui totalement intégrée à l’agglomération parisienne, Igny ne dispose pas de monuments architecturaux remarquables. Le seul édifice recensé aux monuments historiques est l’église Saint-Pierre du XIIIe siècle, modifiée au XVe siècle et inscrite le 17 février 1950[110]. L’hôtel de ville est aujourd’hui installé dans un bâtiment du XVIe siècle[111] et XVIIIe siècle[112], la chapelle Saint-Nicolas date elle du XIXe siècle[113] et le pont Monseigneur sur la rigole de Favreuse date du XVIe siècle[114].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Igny :

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason d’Igny

Les armes d’Igny se blasonnent : D’argent à l’écusson d’azur à la fasce d’or accompagnée de deux merlettes aussi d’argent, une en chef et l’autre en pointe soutenue de deux coquilles aussi d’or, l’écu cantonné de quatre lions de gueules.[115]

Les ornements extérieurs représentent la couronne murale à trois tours pour les simples villes, deux castors qui ont donné leur nom à la rivière la Bièvre et les fraises cultivées sur la commune.

La commune s’est en outre dotée en 2003 d’un logotype figurant ce même blason.

Logotype d’Igny

Igny dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 02/04/2009.
  3. Fiche communale d’occupation des sols en 2008 sur le site de l’Iaurif. Consulté le 01/11/2010.
  4. Coordonnées géographiques sur le site lion1906.com Consulté le 10/05/2009.
  5. Orthodromie entre Igny et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  6. Orthodromie entre Igny et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  7. Orthodromie entre Igny et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  8. Orthodromie entre Igny et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  9. Orthodromie entre Igny et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  10. Orthodromie entre Igny et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  11. Orthodromie entre Igny et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  12. Orthodromie entre Igny et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  13. Orthodromie entre Igny et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  14. Orthodromie entre Igny et Milly-la-Forêt sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  15. Orthodromie entre Igny et Versailles sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  16. Orthodromie entre Igny et Igny sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  17. Orthodromie entre Igny et Igny-Comblizy sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  18. Fiche de la borne géodésique Avenue Jean Moulin sur le site de l’Ign. Consulté le 07/05/2009.
  19. Fiche de la borne géodésique de la gare sur le site de l’Ign. Consulté le 07/05/2009.
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  21. (fr) « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur le site de lameteo.org (consulté le 9 août 2009)
  22. (fr) « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur infoclimat.fr (consulté le 18 août 2009)
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  25. Plan de la ligne RATP 496 sur le site transport-idf.com Consulté le 10/05/2009.
  26. Michel Roblin, Le terroir de Parisaux époques gallo-romaine et franque[réf. incomplète]
  27. Guy Marie Claise, Dictionnaire de Seine et Oise[réf. incomplète]
  28. Michel Roblin, Le terroir de Parisaux époques gallo-romaine et franque
  29. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 359ab
  30. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, 1990, n° 9153.
  31. ibidem
  32. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  33. Histoire de la commune sur son site officiel. Consulté le 13/05/2009.
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  35. Fiche communale sur le site de la mission interministérielle à la Ville. Consulté le 11/05/2009.
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  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  39. Données démographiques sur le site de la mission interministérielle à la Ville. Consulté le 11/05/2009.
  40. Pyramide des âges à Igny en 2009 sur le site de l’Insee. Consulté le 02/08/2012.
  41. Pyramide des âges de l’Essonne en 2008 sur le site de l’Insee. Consulté le 07/07/2012.
  42. Présentation des adjoints au maire sur le site de la commune. Consulté le 11/05/2009.
  43. Présentation des conseillers municipaux délégués sur le site de la commune. Consulté le 11/05/2009.
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  52. Répartition du parc HLM par commune et par bailleur sur le site de l’Aorif. Consulté le 15/05/2010.
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  58. Fiche de la commune sur le site du conseil général de l'Essonne. Consulté le 11/05/2010.
  59. Résultats de l’élection cantonale 2008 à Palaiseau sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 12/05/2009.
  60. Résultats de l’élection cantonale 2008 dans le canton de Palaiseau sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 12/05/2009.
  61. Résultats de l’élection législative 2007 dans la 6e circonscription sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 12/05/2009.
  62. Résultats de l’élection législative 2002 dans la 6e circonscription sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 12/05/2009.
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  78. Résultats du référendum 2000 sur le site politiquemania.com Consulté le 09/05/2009.
  79. Résultats du référendum 2005 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 12/05/2009.
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  84. Coordonnées de la crèche municipale Françoise Dolto sur le site de la commune. Consulté le 12/05/2009.
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  88. Fiche du centre de PMI d’Igny sur le site du conseil général de l’Essonne. Consulté le 14/01/2013.
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  96. Fiche du jumelage avec Lövenich sur le site du ministère français des Affaires étrangères. Consulté le 08/01/2013.
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  113. Fiche de la chapelle Saint-Nicolas sur le site topic-topos.com Consulté le 13/05/2009.
  114. Fiche du Pont Monseigneur sur le site topic-topos.com Consulté le 13/05/2009.
  115. Blasonnement sur la banque du blason Gaso. Consulté le 30/04/2009.
  116. Vue des sites figurant dans l’album sur le site sosmeteores.net. Consulté le 09/06/2009.
  117. « Notice no 000PE000497 », base Joconde, ministère français de la Culture. Consulté le 24/05/2010.
  118. « Notice no 000PE000494 », base Joconde, ministère français de la Culture. Consulté le 24/08/2010.
  119. « Notice no 000PE000495 », base Joconde, ministère français de la Culture. Consulté le 24/08/2010.
  120. « Notice no 000PE030796 », base Joconde, ministère français de la Culture. Consulté le 24/08/2010.
  121. « Notice no 000PE030797 », base Joconde, ministère français de la Culture. Consulté le 24/08/2010.
  122. http://www.bdessonne.org/