Philippe Perrin

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Philippe Perrin
Image illustrative de l'article Philippe Perrin

Nationalité Drapeau de France Français
Naissance (51 ans)
Meknès, Maroc
Occupation précédente Spationaute
Occupation actuelle Pilote d'essai
Temps total passé dans l’espace 13 j 20 h 35 min
Sélection Groupe 16 de la NASA, 1996
Mission STS-111
Insigne Sts-111-patch.png

Philippe Perrin, né à Meknès au Maroc le [1], est pilote d’essai chez Airbus[2]. Il a été le 9e spationaute français de l’Agence spatiale européenne (ESA)[3] à partir dans l’espace dans le cadre de la mission STS-111 en mars 2002[4]. Durant cette mission, il sort à trois reprises en scaphandre dans l’espace pour assembler la Station spatiale internationale[5].

Formation[modifier | modifier le code]

Philippe Perrin est né le 6 janvier 1963, à Meknès , au Maroc, mais se considère comme un gardois, région dans laquelle il est scolarisé à l’école publique de Saint-Paulet-de-Caisson, au collège Georges-Ville de Pont-Saint-Esprit et au lycée Gérard-Philipe de Bagnols-sur-Cèze. Il intègre l'École polytechnique en 1982, puis obtient son diplôme d’ingénieur en 1985[1], sa licence de pilote d'essai en 1993 à l’École du personnel navigant d'essais et de réception (EPNER), sa licence de pilote de ligne en 1996 et son diplôme de pilote de ligne américain en 1999.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Avant d’obtenir son diplôme, Philippe Perrin effectue son service militaire dans la Marine française, où il a été formé à la navigation, et passe 6 mois en mer dans l’océan Indien. Après l'École polytechnique, il entre dans l’Armée de l’Air en 1985, et décroche son brevet de pilote de chasse en 1987 en étant major de sa promotion. De 1987 à 1991, il est affecté au 33e Escadron de reconnaissance sur la base aérienne de Strasbourg. Il vole sur Mirage F1 CR et opère plusieurs missions en Arabie saoudite et en Afrique.

En 1992/93, il est affecté au Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge et effectue un stage à la Cité des étoiles à Moscou pendant deux mois. Il participe à 26 missions de combat pendant la Guerre du Golfe (1990-1991). Il commande les opérations de l'Escadron de chasse 1/2 Cigognes avant de devenir chef-pilote au centre d’essai en vol. Sa carrière militaire qui le mène au grade de Colonel en fait un expert en relations internationales : de ses nombreuses responsabilités, on retiendra la mise en place du premier échange avec les Mig 29 de l’Armée Polonaise et le survol de l’Irak pendant la « No Fly zone » en 1994.

En 1995, il retourne au Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge, comme responsable du développement du Mirage 2000-5.

Carrière de spationaute[modifier | modifier le code]

En 1996, il rejoint le CNES il est sélectionné comme astronaute pour participer à une mission à bord de la Navette spatiale américaine. Il suit deux années d'entraînement au Centre spatial Johnson à Houston (Texas), à l'issue desquelles il est déclaré apte à un vol en qualité de spécialiste de mission.

Dans l'attente de son affectation, il remplit des fonctions techniques au Département « Opérations et systèmes » du Bureau des Astronautes à Houston, ce qui l’amène à travailler sur le programme NASA X-38 (Crew Rescue Vehicle) dans la définition des interfaces de pilotage et contrôle. Il travaille ensuite à la modernisation du poste de pilotage de la navette spatiale.

Il pilote à plusieurs reprises l’Airbus A300 ZERO-G, spécialement conçu pour réaliser des vols paraboliques permettant pendant une vingtaine de secondes d’être en apesanteur.

Il est désigné pour faire partie de la mission STS-111 avec la navette Endeavour du 5 au 19 juin 2002 à bord de la Station spatiale internationale. Au cours des 332 heures passées dans l’espace, il effectue trois sorties extravéhiculaires d’une durée totale de 19 h et 31 min avec Franklin Chang-Diaz pour installer sur la station une base mobile utilisée par le bras robotique Canadarm. La mission, qui avait également pour but de renouveler l’équipage de la station spatiale, est un succès, même si de mauvaises conditions météorologiques en Floride ont obligé la navette à se poser à Edwards Air Force Base, en Californie[5].

Il rejoint après son vol dans l’espace l’Agence spatiale européenne et participe à la mise au point du cargo spatial ATV (« Automated Transfer Vehicle »), un vaisseau cargo spatial développé pour ravitailler la station.

Pilote d’essai[modifier | modifier le code]

Depuis 2004, Philippe Perrin est pilote d’essai chez l’avionneur européen Airbus, basé à Toulouse. Il est impliqué dans la réalisation de plusieurs programmes importants tels que le grand porteur A 380 et du programme militaire Airbus A400M. Il est aujourd’hui plus particulièrement impliqué dans les aspects « recherche avions futurs ».

Engagement en faveur de l'environnement[modifier | modifier le code]

Philippe Perrin consacre une partie de son temps désormais à faire partager son expérience à travers de nombreuses conférences, dont beaucoup devant des jeunes[6].

C'est suite à son voyage dans l'espace qu'il décide de s'impliquer dans le domaine de l'environnement et la promotion des énergies renouvelables[réf. nécessaire]. C'est dans ce cadre qu'il s’engage en politique, il est d’abord suppléant de Christine de Veyrac pour les élections cantonales en 2011[7],[8], puis suppléant de Laurence Massat Guiraud-Chaumeil pour les élections législatives de 2012[9]. Ses prises de positions politiques comprennent aussi le soutien à une politique spatiale européenne et la taxe carbone au niveau européen[réf. nécessaire].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Philippe Perrin a reçu deux récompenses de l’Armée de l’Air pour des missions de sécurité.

Il est titulaire de la Médaille d'Outre-Mer (guerre du Golfe en 1991) et de deux Médailles de la Défense nationale[10].

En 1999, il est fait chevalier de la Légion d'honneur.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Astronaut Bio: P. Perrin 1/2005 », sur Jsc.nasa.gov, NASA,‎ janvier 2005 (consulté le 17 juillet 2012)
  2. Joachim Becker, Heinz Janssen, « Astronaut Biography: Philippe Perrin », sur Spacefacts.de,‎ 8 juillet 2009 (consulté le 17 juillet 2012)
  3. « ESA - Human Spaceflight and Exploration - Astronauts - Philippe Perrin », sur European Space Agency,‎ 8 août 2004 (consulté le 17 juillet 2012)
  4. « STS-111 », sur www.nasa.gov, NASA (consulté le 17 juillet 2012)
  5. a et b Joachim Becker, Heinz Janssen, « Spaceflight mission report: STS-111 », sur Spacefacts.de,‎ 26 mars 2012 (consulté le 17 juillet 2012)
  6. E.M., « Solidarité Un astronaute à la plage », sur www.humanite.fr, L'Humanité,‎ 29 août 2003 (consulté le 17 juillet 2012)
  7. Claire Manaud, « Philippe Perrin ; Toulouse n’a pas de plan de vol », sur www.premiere-reponse.com/, Le journal toulousain,‎ 16 février 2011 (consulté le 17 juillet 2012)
  8. Sébastien Marti, « Perrin, de l'espace au canton », sur www.ladepeche.fr, La Dépêche du Midi,‎ 11 février 2011 (consulté le 17 juillet 2012)
  9. « Mon suppléant », sur laurencemassat2012.wordpress.com,‎ 2012 (consulté le 17 juillet 2012)
  10. « Philippe PERRIN Astronaute », sur www.ville-saintpauletdecaisson.fr, Ville de Saint Paulet de Caisson (consulté le 17 juillet 2012)


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