Scouts et Guides de France

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Scouts et Guides de France

Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi 1901
But Scoutisme
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 1er septembre 2004
(fusion des Scouts de France et des Guides de France)
Fondateur Scouts de France et Guides de France par fusion-absorption
Identité
Siège 65 rue de la Glacière, 75013 Paris
Affiliation Fédération du scoutisme français (SF)
Affiliation internationale OMMS et AMGE
Méthode Scoutisme et Guidisme catholique coéduqué
Membres 70000 (Août 2013)
Employés 130 environ[1] (2010)
Site web www.sgdf.fr

Les Scouts et Guides de France (« SGdF ») sont la principale association française de scoutisme. Issue de la fusion des Scouts de France et des Guides de France réalisée en 2004, l'association « Scouts et Guides de France » est reconnue d'utilité publique. Mouvement catholique pluraliste, le mouvement est ouvert à tous les jeunes, sans distinction de religion, et agréé comme « Mouvement d’éducation populaire » par le Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. Dans le cadre de son engagement dans la vie sociale et de son projet éducatif, l’association peut participer à des activités d’intérêt général, notamment de solidarité, de sécurité civile et de protection de l’environnement. L’association compte plus de 70000 membres en août 2013. Elle recense environ 1 200 implantations locales, réparties dans les départements de France métropolitaine et d’outre-mer.

L’association des Scouts et Guides de France est en France la seule association catholique de scoutisme reconnue par les instances mondiales de scoutisme (OMMS) et de guidisme (AMGE), à travers la Fédération du scoutisme français.


Organisation[modifier | modifier le code]

En 2011, l'association « Les Scouts et Guides de France » est présidée par Gilles Vermot-Desroches (président) et dirigée par Catherine Larieu (déléguée générale, nommée en 2013). En 2007, le Père Jacques Gagey (du diocèse de Paris) a été nommé pour trois ans aumônier général des Scouts et Guides de France, mandat renouvelé pour trois ans en 2010. L'assemblée générale de l'association est constituée de représentants élus par chaque implantation locale et territoriale.

L'association des Scouts et Guides de France se structure de la manière suivante:

  • Un groupe de jeunes (généralement entre 15 et 30), d'une même tranche d'âge (6-8 ans, 8-11 ans, 11-14 ans ou 14-17 ans, les 17-20 ans sont en équipes de 4 à 8), et encadré par des adultes responsables (chefs et cheftaines, ou les parents pour les 6-8 ans) est appelé « unité ». Cette unité est sous la responsabilité d'un chef d'unité.
Membres d'un groupe local Scouts et Guides de France
  • Plusieurs unités (de même tranche d'âge ou non) forment un « groupe local », sous la responsabilité d'un ou plusieurs « responsable(s) de groupe », chargé de l'ensemble des unités du groupe. Un groupe idéal rassemble l'ensemble des tranches d'âges. Pour les plus gros groupes, il peut y avoir plusieurs unités de chaque tranche d'âge. On trouve en général un groupe local par commune mais s'il y a beaucoup de jeunes sur une même commune (ou un même arrondissement), il n'est pas rare d'y trouver plusieurs groupes.
  • L'ensemble des groupes d'un même lieu forme un « territoire » (chacun d'entre eux regroupait à l'heure de leur création environ 1 000 scouts et guides). Certains territoires sont peu étendus et peuvent correspondre à un département (Somme…), voire la moitié d'un département (Paris Ouest, Paris Est, Hauts-de-Seine Nord et Hauts-de-Seine Sud, Lyon Levant…). D'autres sont beaucoup plus étendus et peuvent regrouper deux ou trois départements (Midi-Pyrénées, Normandie…) . Ces territoires sont gérés par une équipe territoriale, composée d'un pôle pédagogique, d'un pôle développement et d'un pôle administratif et financier. Les territoires sont coordonnés par un « délégué territorial ». Un aumônier est également membre de l'équipe. De plus un ou des délégué(s) Compagnons peuvent s'y joindre, élus pas les Compagnons et faisant partie de cette tranche d'âge.
  • Ces territoires sont soutenus par huit « centres de ressources » (Ouest, Nord-Ouest, Nord Est, Est, Méditerranée, Sud-Ouest, Île-de-France et Outre-Mer Monde) et par huit pôles inter-territoriaux de formation.
  • Les différents territoires sont à la charge de la « structure nationale », dans laquelle on retrouve le même découpage (un pôle pédagogie activité formation, un pôle développement et un pôle administratif et financier). Ces pôles sont coordonnés par le « délégué général », lui-même nommé par le conseil d'administration, chargé de l'ensemble du mouvement. Des délégués nationaux l'épaulent dans cette tâche.

Si quelques personnes des instances dirigeantes du mouvement sont salariées (chaque responsable d'une équipe nationale de branche notamment), la responsabilité de l'animation auprès des plus jeunes sur le terrain est effectué par de jeunes adultes bénévoles (les « chefs » et « cheftaines »). Ceci permet aux communicants de parler des SGdF comme de «la plus belle école de management», puisque, comme tout mouvement scout, une formation adaptée à l'encadrement est dispensée, et les encadrants acquièrent l'expérience de la responsabilité, de gestion d'équipes, de ressources, d'organisation de projet.

En 2010, l’association compte 68 722 membres[1]. Les enfants et jeunes membres de l'association sont répartis de la suite :

  • 2 637 enfants de 6-8 ans (Farfadets)
  • 20 258 enfants de 8-11 ans (Louveteaux et Jeannettes)
  • 16 565 jeunes de 11-14 ans (Scouts et Guides)
  • 9 835 jeunes de 14-17 ans (Pionniers et Caravelles)
  • 3 063 jeunes de 17-20 ans (Compagnons)
  • 16 234 bénévoles
  • 130 salariés

Historique[modifier | modifier le code]

Historique commun aux SDF et GDF[modifier | modifier le code]

Robert Baden-Powell
  • Avant 1907 : Lord Robert Baden-Powell, alors en colonie du Royaume d'Angleterre se rend compte, en travaillant avec des jeunes, que certains principes et apprentissages peuvent être apportés par de simple choses. Les éclaireurs qu'utilisent alors l'armée coloniale sont pour lui un déclencheur, en rentrant en métropole il décide de mettre en pratique ses idées, alors novatrices.
  • 1907 : Baden-Powell emmène camper une vingtaine de jeunes sur l'île de Brownsea, au large de l'Angleterre. Cette expérience est considérée comme fondatrice du scoutisme et comme le 1er camp scout. L'idée révolutionnaire de Baden-Powell est de baser sa pédagogie sur la responsabilisation des jeunes, la confiance envers eux, le jeu. Rapidement des groupes scouts se forment en Angleterre (Boy Scouts et Girl Guides), mais également en France.
  • juin 1923 : L'association des Guides de France est officiellement fondée. L'aumônier général des Scouts de France, le chanoine Cornette, en devient l'Aumônier Général. Le Cardinal Dubois reçoit la promesse de Albertine Duhamel le 16 juin 1923, et lui remet l'insigne des guides.
  • 24, 25 et 26 septembre 1940 : sous l'occupation Allemande, les mouvements de scoutisme sont interdits, mais cela ne les empêche pas de perdurer clandestinement. En zone libre le régime de Vichy tente de contrôler le mouvement. Les cinq mouvements de scoutisme existants réagissent et se réunissent à l'Oradou, près de Clermont-Ferrand, pour donner naissance à la Fédération du scoutisme français. La « Charte de L'Oradou » fédère ces associations féminines et masculines, tout en respectant l'identité de chacun.
  • À partir de 1964, à la suite du Concile de Vatican II et de l'évolution des réflexions pédagogiques dans la société, on assiste à la « modernisation » progressive du mouvement : tenues plus colorées, assouplissement de la discipline et adaptation de la pédagogie. La branche « Eclaireurs » (12-17 ans) est scindée en deux tranches d'âges « Rangers » (12-14 ans), les « chemises bleues », et « Pionniers » (14-18 ans), les « chemises rouges ». Mais le mouvement conserve la séparation des branches féminines et masculines. L'évolution est profonde. Elle introduit notamment des pratiques démocratiques dans un modèle très hiérarchisé que ses détracteurs qualifiaient de militariste. Cette évolution est jugée trop progressiste par une fraction importante plus traditionnelle, qui tente de conserver une pédagogie « unitaire » (référence à l'unicité de la branche 12-17 ans), en restant toutefois rattaché au Scouts de France et aux Guides de France.
  • 1976 : Les Scouts de France et les Guides de France se rapprochent et créent un groupe de travail commun, appelé « l'équipe de coordination scouts/guides », pour étudier les dossiers suivants : « l'inter-éducation », l'animation des unités (groupes) au niveau local, et la création d'une branche aînée commune. Mais les deux mouvements ne parviennent pas à se mettre d'accord sur le degré de souveraineté que chacun est prêt à abandonner. Les Scouts, supérieurs en nombre, souhaitent une fusion. Les Guides de France favorisent la création d'une confédération. Elles craignent la disparition de l'identité des Guides au profit des Scouts, ce qui leur est inacceptable après un siècle de lutte pour l'autonomie féminine.
  • 1982 : Suite à l'échec du rapprochement Scouts/Guides, les Scouts de France votent la coéducation lors de l'Assemblée Générale, faisant ainsi directement concurrence aux Guides de France, ce qui provoque de nombreuses crises au niveau local. Les Guides de France, qui prônent la coresponsabilité homme-femme dans le respect des différences, décident de continuer à n'accueillir que des filles dans leurs unités, excepté les 6-9 ans, les 17-21 ans, et certaines propositions spécifiques, comme les unités soleil, destinées aux jeunes issus de l'immigration. L'encadrement y est mixte.

Historique des SGdF[modifier | modifier le code]

  • 2003 : Les assemblées générales des Scouts de France (réunie à Jambville) et des Guides de France (réunie à Lyon) votent respectivement à 91 % et à 85,5 % les processus de rapprochement des deux mouvements, et la création d'un nouveau mouvement : les Scouts et Guides de France. L'année 2003-2004 sera mise à profit pour réaliser les évaluations des deux mouvements, pour étudier les meilleurs montages juridiques permettant la création du nouveau mouvement, et les modes de travail sur les contenus pédagogiques du futur mouvement
  • 29 mai 2004 : Lors des assemblées générales simultanées des Scouts de France et Guides de France à Lourdes le 29 mai, la fusion entre les deux mouvements est votée : l'association des Scouts de France est dissoute et celle des Guides de France devient « Scouts et Guides de France », en accueillant le patrimoine et les adhérents des Scouts de France. Contrairement à d'autres mouvements (tels que les Guides et Scouts d'Europe) l'ordre des mots est « Scouts et Guides » et non « Guides et Scouts », et ce pour répondre à une volonté des Guides -toujours dans l'optique de ne pas se faire « absorber » par les Scouts, supérieurs en nombre- de conserver l'expression « Guides de France » afin de limiter les risques de d'« oubli » du mot « Guides ».
  • 30 et 31 mai 2004 : Première assemblée générale commune des Scouts et Guides de France, qui votera les statuts de l'association et définira quelques points techniques (l'emplacement du siège social) et technico-pédagogique (entre autres, la couleur de la chemise des cadres, alors vert uni chez les Scouts de France et rayée vert/blanc chez les Guides de France), et entame une réforme pédagogique sur 3 à 4 ans.
  • 1er septembre 2004 : Mise en application de la décision des Assemblées Générales Ordinaires et Extraordinaires des 29, 30 et 31 mai. Il n'existe alors plus qu'une seule association : les « Scouts et Guides de France ».
  • 28 au 31 juillet 2006 : Quels Talents - 1er Jamboree National de la branche Scouts/Guides pour la nouvelle association
  • Juillet 2010 : Cité Cap - 1er rassemblement national de la branche Pionniers/Caravelles
  • 23 au 25 avril 2011 : Rencontres Nationales « Génération responsable - Promesses d'Humanité »
  • 27 au 31 juillet 2012 : Vis Tes Rêves! - 2e rassemblement national de la branche Scouts/Guides à Jambville.
  • 5 et 6 avril 2014 : De notre mieux! - 1er rassemblement national en territoire de la branche Louveteaux/Jeannettes.

Pédagogie[modifier | modifier le code]

Projet éducatif[modifier | modifier le code]

Le projet éducatif des Scouts et Guides de France[3] propose « aux jeunes filles et garçons un espace de vie qui répond à leur besoin de rêver, d’agir, de réussir leurs projets, de vivre en communauté, de donner sens à leur vie », et les invite à devenir des « citoyens du monde, solidaires et responsables ».

Ce projet propose quatre axes pour progresser. Le développement global de chaque jeune est orienté vers :

  • construire sa personnalité
  • éduquer des garçons et des filles
  • vivre ensemble
  • habiter autrement la planète

En substance, le projet éducatif rappelle les points suivants :

  • Chaque jeune est une personne unique, qui doit se construire à son rythme, avec des repères, ancré dans le monde d'aujourd'hui.
  • Les Scouts et Guides de France se propose d'éduquer des garçons et des filles, dans le cadre d'une « mixité fondée sur une pédagogie tenant compte des différences et de l’altérité entre les sexes ». C'est pourquoi l'égalité n'est pas la similitude et que le scoutisme offre des propositions pédagogiques diversifiées.
  • Le mouvement se veut une communauté ouverte (« mouvement est ouvert à tous, sans élitisme, sans distinction de culture, de croyance ou d’origine sociale »), au niveau local, sur la société, sur le monde. Dans son fonctionnement, la vie en équipe est la « cellule de base du scoutisme ». Composée uniquement de filles ou de garçons (on parle de coéducation), sauf au niveau les branches aînées.
  • Répondant à l'appel de Baden-Powell (« Essayez de laisser ce monde un peu meilleur qu’il ne l’était quand vous y êtes venus»), les Scouts et Guides de France choisissent de vivre dans le monde réel, et affirment qu'il peut être changé, grâce et par l'Homme, pour la paix. Vie dans la nature, action locale, vision universelle sont complémentaires.
  • Reconnu comme mouvement éducatif de l’Église catholique en France, le mouvement participe activement à la pastorale des jeunes dans les diocèses. De même pour les Conférence Internationale Catholique du Scoutisme (CICS) et Conférence Internationale Catholique du Guidisme (CICG) dont les Scouts de France et les Guides de France étaient des associations fondatrices, lieux d’échanges, de rencontres, de partage et d’études dans le domaine de la pédagogie religieuse et de la vie en Église. Elles sont toutes deux reconnues à la fois par les deux associations mondiales du scoutisme et du guidisme et par le Saint-Siège comme Organisation Internationale Catholique[4].

Loi[modifier | modifier le code]

La loi de référence des scouts et Guides de France, déposée auprès du scoutisme et du guidisme mondial, est la suivante :

La guide, le scout :
Art.1 Parle en vérité et agit en cohérence
Art.2 Est digne de confiance et sait faire confiance aux autres
Art.3 Va au devant des autres et tisse des liens de fraternité avec les scouts et guides du monde entier
Art.4 Emploie ses ressources avec sagesse
Art.5 Affronte les difficultés avec optimisme
Art.6 Participe à la construction d'un monde de justice et de paix
Art.7 Aime et protège la création
Art.8 Vit avec énergie et prend des initiatives
Art.9 Accueille la Bonne Nouvelle par ses actes au service des autres
Art.10 Est maître (responsable) de ses paroles, de ses actes et de ses pensées.

Branches[modifier | modifier le code]

Héritage des réformes de 1964 chez les Scouts de France et les Guides de France, la pédagogie des SGdF comporte quatre branches, qui correspondent aux tranches d'âge des enfants :

  • « 8-11 ans » : les « Louveteaux et Jeannettes » fusionnent les branches Jeannettes (GdF) et Louveteaux et louvettes (SdF). Ils portent une chemise orange. Les enfants vivant la proposition marine sont les « Moussaillons » ; ils portent la chemise orange, manches remontées, et un polo à manches longues rayé bleu marine et blanc.
  • « 11-14 ans » : les « Scouts et Guides » fusionnent les branches Guides (GdF) et Scouts et scoutes (SdF). Ils portent une chemise bleue. Les jeunes vivant la proposition marine sont les « Mousses » ; ils portent la chemise bleue, manches remontées, et un polo rayé bleu marine et blanc.
  • « 14-17 ans » : les « Pionniers et Caravelles » fusionnent les branches Caravelles (GdF) et Pionniers et pionnières (SdF). Ils portent une chemise rouge. Les jeunes vivant la proposition marine sont les « Marins » ; ils portent une chemise rouge avec un polo blanc rayé de bleu marine, abandonnant donc la chemise bleu marine des marins SdF.
  • « 17-20 ans » : les « Compagnons » fusionnent les branches Jeunes En Marche (GdF) et Compagnons (SdF). Ils portent une chemise verte. Les équipes sont mixtes.

Il existe également une proposition à destination des enfants plus jeunes, les farfadets.

Les unités louveteaux et jeannettes, scouts et guides et pionniers et caravelles peuvent être coéduquées ou homogènes (composée uniquement de garçons ou de filles). Ces unités sont encadrées par une « maîtrise », composée de « chefs » et « cheftaines », qui portent des chemises de la même couleur que les jeunes. Ce sont en général de jeunes adultes formés ou en cours de formation (le mouvement propose sa propre formation, qui ajoute au contenu du BAFA l'apprentissage de la pédagogie scoute). Les équipes Compagnons sont accompagnées par un ou deux adultes (souvent un couple), les « accompagnateurs compagnons ». Enfin les cadres du mouvement (responsables de groupes locaux, responsables territoriaux et nationaux) sont reconnaissables à leur chemise « bouton de violette » (indigo).

Louveteaux et jeannettes[modifier | modifier le code]

De 8 à 11 ans. La pédagogie des Louveteaux et Jeannettes s'appuie sur les Sylphes, personnages mi-humains, mi-végétaux, qui sont les messagers des arbres magiques de la Forêt, et qui sont présentés dans un conte : la Légende du Grand Arbre.

L'ensemble de l'unité est appelée une « peuplade », et cette peuplade est subdivisée en « sizaines » de 6 enfants environ (d'où le nom de « sizaine ») qui se réunissent régulièrement à leur « cabane » pour le « conseil de cabane » où les enfants sont invités à s'exprimer et/ou prendre des décisions démocratiquement. Différents rôles (le "président" qui mène les débats, le "porte-parole" qui rapportera ce qui est dit, le "secrétaire" qui met par écrit ce qui est dit) sont alors endossés par les enfants pour assurer un bon déroulement des discussions. Le but de ce conseil est généralement de faire le point sur la vie de la sizaine, grâce à un « porte-parole » qui sera envoyé cette fois au « conseil des portes-paroles », constitué des porte-paroles et de chefs. La plupart des informations et des décisions qui concernent toute l'unité ont lieu pendant le « conseil de peuplade » qui réunit tous les enfants et tous les chefs.

Après leur « promesse », les louveteaux et jeannettes progressent en acquérant des « atouts ». Celui de Blogane (une sylphe-fleur rouge, qui est solidaire), de Laline (une sylphe-feuille jaune, qui est dynamique), Théla (une sylphe-bogue de châtaigne bleue, qui est débrouillarde), Yzô (un sylphe-pierre vert, qui est vrai), Maÿls (un sylphe-nuage blanc, qui est curieux de Dieu) et Kawane (un sylphe-herbe violet, qui est respectueux). Pour chaque sylphe - chacun associé à l'un des axes du scoutisme (par rapport au monde, à soi, à son corps, aux autres, à Dieu et à ses sentiments)-, l'enfant peut choisir chaque semestre environ, l'atout qu'il souhaite développer, par des actions ponctuelles mais surtout par une attitude au quotidien. Sa progression est suivie par un carnet et, lorsqu'il estime avoir rempli le contrat qu'il s'est lui-même fixé, il reçoit du sylphe l'insigne le représentant qui montre qu'il a grandi dans ce domaine.

Cette progression, personnelle et liée à des « savoir-être », est couplée à une progression globale de toute la peuplade, concernant cette fois des savoir-faire : les « graines ». Au terme de chaque « escapade » (thème, imaginaire d'animation, pouvant durer quelques jours à quelques mois), la peuplade se voit remettre deux graines symbolisant deux compétences acquises, elles aussi reliées aux six sylphes/axes de développement.

La dernière année dans cette branche, l'enfant est invité à devenir « veilleur » : de paix, de nature, de bien-être ou de mémoire. Il s'agit d'améliorer la vie de la peuplade en veillant à la bonne-entente, au respect de l'environnement, au confort matériel ou à la mémoire du vécu de la peuplade (journal, photos…).

Scouts et guides[modifier | modifier le code]

Pour les jeunes de 11 à 14 ans. L'ensemble de l'unité est la « Tribu ». Les jeunes se retrouvent en petites équipes appelées « équipages » ou chacun a un rôle pour le faire fonctionner (Pilote, Coach, Témoin, Architecte, Intendant, Artiste). Le pilote, par exemple, coordonne et s'occupe de son équipe. Il est aussi l'interlocuteur premier avec la maîtrise. L'équipage a une durée de vie d'un an, chaque scout ou guide tient donc le même rôle sur un an, jusqu'à la fin du camp d'été.

Après un temps d'accueil ou chacun apprend à vivre en équipage, (soit à partir de décembre-Janvier) les Scouts et Guides choisissent de vivre un projet « L'Aventure » en traversant une « terre d'aventure », pendant laquelle les équipages se réunissent réaliseront des missions pour faire avancer le projet. En général les Tribus vivent 2 aventures pendant l'année, et une pendant le camp d'été.

L'équipage est l'espace de vie central des scouts et guides afin de leur faire découvrir l'autonomie. L'autonomie des équipages est vécue de façon croissante pendant l'année : réunions d'équipage, service d'équipage, week-ends d'équipage. Le point culminant de la progression dans l'autonomie de l'équipage se vit pendant le camp, c'est « l'exploration ». Après une préparation (itinéraires, lieu de couchage, menus, etc.) sous le regard bienveillant des chefs et cheftaines, chaque équipage part du camp pendant environ 24H (1 nuit) pour vivre une randonnée d'exploration dans les alentours du camp.

Les scouts et les guides dans leur 14e année, vivent, entre mars et juin, un week-end « Brevet d'Éclaireur de Tribu » avec d'autres scouts et guides des territoires voisins. Au choix, une acquisition de compétences dans un des 3 parcours au choix : « Bosses et Bobos » (premiers soins), « Robinson » (construction fabrication) ou « 3 étoiles » (cuisine de camp). Ce week-end leur permet également de revenir sur le vécu au sein de leur Tribu et de vivre une veillée animée par des Pionniers et Caravelles. Les Éclaireurs de Tribu ont ensuite pour mission de transmettre leurs compétences pendant la fin de l'année et le camp, avant de rejoindre la Caravane des Pionniers et Caravelles.

Les huit terres d'aventures sont :

Terre d'aventure Peuple Signe d'alliance
Vie dans la nature Inuit Sac à dos
Sport et santé Bochimans Témoin de relais
Communication et citoyenneté Dogons et Bozos Livre d'équipage
Respect de l'environnement Lepchas Plante
Rencontres internationales Tsiganes Chemin
Construction et fabrication Mayas Malle d'équipage
Solidarité Trobiandais Main
Expression artistique Maoris Feu

Pionniers et caravelles[modifier | modifier le code]

Les pionniers et caravelles forment ensemble une « caravane », subdivisée en « équipes », avec un « chef d'équipe » en tête, chargé de faire le lien avec la maîtrise (l'équipe constituée par les chefs et cheftaines) et de représenter son équipe.

Les pionniers et caravelles réalisent des « CAPs ». Cet acronyme signifie : « Concevoir, Agir, Partager ». C'est la base même de l'état d'esprit des pionniers et caravelles. Concrètement, les CAPs sont des projets que l'on mène tout au long de l'année dans des domaines très variés tels que :

  • La solidarité
  • L'international
  • L'Évangile
  • Le sport
  • La protection de l'environnement
  • L'expression
  • La communication
  • La fabrication

Le projet est choisi et préparé par les jeunes, la présence des chefs permettant (outre l'encadrement légal et pédagogique) de donner de l'aide, de faire le point, etc. C'est avec les pionniers que de grands projets peuvent être réalisés : faire un camp « sports en eaux vives », réaliser des voitures à pédale pour 8, partir à la rencontre des scouts d'autres pays, faire un camp itinérant, participer à des fouilles archéologiques, etc. Lors du camp, un « chantier » est généralement réalisé (rejoignant sens du service) : participation à la reconstruction d'une maison, repeindre la barrière du propriétaire du lieu de camp, etc. Pour qu'un projet soit un « cap », conformément à la pédagogie, il doit remplir cinq critères : utilité, découverte, rencontre, dépassement et créativité. Sur une année, deux « caps » seront réalisés, le premier allant de septembre à janvier, le second de janvier au camp d'été.

La progression du pionnier et de la caravelle se fait d'année en année. À son arrivée en première année, le jeune reçoit un insigne représentant un cairn.

C'est au terme de sa première année que le jeune fait sa « promesse ». Il aura eu l'occasion de la préparer lors d'un temps de réflexion personnel appelé « source ». Au début de chaque année, le jeune choisit un rôle qu'il aura à tenir pendant l'année. Les dix rôles sont :

  • Chef d'équipe : Coordonne les actions dans son équipe et suit la progression de chaque membre, fait le lien entre l'équipe et la maîtrise.
  • Responsable intendance : Prévoit les menus de manière équilibrée en fonction des activités et du lieu. Prépare une liste de courses et du matériel.
  • Responsable budget : budgétise les activités et en déduit les actions à mener pour trouver de l'argent.
  • Responsable matériel : Inventorie, renouvelle et entretient le matériel. Il le prépare à chaque sortie.
  • Responsable animation : Propose des thèmes pour les activités et les veillées. Prépare et organise les veillées.
  • Responsable Santé : Prépare la trousse à pharmacie, veille à l'hygiène et & la santé de chacun.
  • Responsable communication : Crée l'annuaire de la caravane, transmet les informations, fait des reportages et les diffuse.
  • Responsable vie spirituelle : Présente le désert (thème de réflexion d'année), se charge de la préparation des temps spirituels.
  • Responsable documentation : Recherche les informations pratiques sur les projets, crée une base de données de documents.
  • Responsable hébergement : Recherche les détails pratiques concernant les lieux d'hébergement, recherche les cartes IGN.

Ces rôles permettent de répartir les tâches pour la préparation d'un week-end ou d'un camp, et sensibilisent les jeunes à la notion de responsabilité. Parallèlement à ces rôles, chaque jeune choisit un « itinéraire » pour chaque « cap ». Il y a en tout six itinéraires :

  • Physique
  • Intellectuel
  • Affectif
  • Social
  • Spirituel
  • Caractère

Chaque jeune aura à réaliser quelques tâches ponctuelles, pour la caravane, en rapport avec l'itinéraire qu'il a choisi et à l'issue de ces actions, en signe d'un bon parcours d'« itinéraire », le jeune reçoit la « pierre » correspondante à placer sur son « cairn ». De cette façon, à raison de deux itinéraires par an, le jeune pourra avoir un insigne de cairn complet au bout de ses 3 ans chez les pionniers. La fin de sa deuxième année est marquée par une exploration. Traditionnellement les pionniers et caravelles partent en binôme pour un temps d'itinérance de 48 h (se dépasser : 24 h découverte et 24 h nature). L'itinéraire suivi et le lieu et moyen d'hébergement étant choisis à l'avance. Durant ces deux jours, ils prennent un temps de réflexion individuel symbolisé par une « source »durant lequel ils font le point sur leurs deux années au sein de la « caravane ».

À la fin de la progression chez les pionniers et caravelles, tous les jeunes en 3e année partent en exploration pour 36h. C'est pour eux l'occasion de préparer leur passage aux compagnons/JEM. Lors de ces 36 h, chaque jeune prend un temps de réflexion individuel ici aussi appelé « source », afin de retracer son itinéraire chez les pionniers et caravelles, puis pour se projeter dans le futur (Scout et non Scout). À l'issue des trois années chaque jeune aura les six pierres sur son insigne de « cairn ». C'est le signe qu'il a acquis suffisamment d'autonomie pour passer dans la branche supérieure.

Compagnons[modifier | modifier le code]

Les membres d'une « équipe » Compagnons réalisent eux-mêmes leur projet. Bien que des adultes plus âgés (les accompagnateurs compagnons ou « AccoCo ») soient présents, leur aide n'est que ponctuelle (mise au point sur l'avancée du projet, etc.) et ils ne partent pas en camp avec les jeunes. Les projets se vivent en équipe uniquement.

L'ensemble des équipes forment un « relais » compagnon, lieu d'échange et de vie entre les équipes.

La pédagogie est basée sur trois temps :

  • Le premier concerne la fondation de l'équipe. Il s'agit de réaliser un premier projet, afin de permettre aux membres de l'équipe de mieux se connaitre, d'apprendre à fonctionner ensemble. Au terme de ce premier temps, les membres de l'équipe peuvent prononcer leur « adhésion » à l'équipe, soudée autour d'un « texte de fondation ». C'est au cours de cette cérémonie qu'ils reçoivent leur insigne (un médaillon) d'adhésion.
  • Après avoir passé ce « cap de la fondation », les compagnons entrent alors en deuxième temps, au cours duquel ils « prennent le large ». Il s'agit alors pour eux de réaliser un projet « riche » : riche en rencontres, en dépaysement, en apprentissage, en amitié… Ce projet s'effectue dans une relation de partenariat, généralement avec une autre association.
  • Après une relecture de ce projet, et le passage du « cap des appels », où les compagnons sont invités à vivre un projet personnel, ils entrent dans le troisième temps, un temps de « témoignage ». Ils achèvent alors pratiquement leur aventure scoute (en tant que jeune) et sont invités à réaliser un engagement: engagement au sein d'une association, de l'Église… Ou bien des Scouts et Guides de France (en devenant chef ou cheftaine par exemple).

C'est au terme de cette (parfois longue) aventure scoute qu'ils passent le « cap de l'envoi » et peuvent s'ils le souhaitent prononcer leur engagement compagnon, durant lequel ils vont dire devant d'autres leur itinéraire, ainsi que leur désir pour l'avenir.

Propositions spécifiques[modifier | modifier le code]

Farfadets[modifier | modifier le code]

Les farfadets constituent une proposition (et non une branche) à destination des enfants de six à huit ans, avant les louveteaux-jeannettes. Ils sont issus de la fusion des propositions Farandoles (GdF) et Sarabandes (SdF) et portent un polo vert clair.

Avec les Farfadets, les Scouts et Guides de France proposent aux enfants de vivre le scoutisme, autour des « Maîtres-Mots » (la loi) : accueillir et partager. Les farfadets portent un polo vert. L'équipe d’animation est composée des parents (les Farfadultes), chargés de proposer le scoutisme aux enfants, et est coordonnée par un adulte formé, nommé par le groupe, garant des objectifs pédagogiques.

« Objectifs pour les enfants » :

  • Devenir autonome
  • Faire confiance
  • Porter un regard sur ce qu’il fait
  • Découvrir la présence de Jésus

« Objectifs pour les parents » :

  • Accompagner l’enfant
  • Comprendre le développement de son enfant
  • Se confronter avec d’autres parents
  • Par le jeu avoir une relation parent/enfant
  • Accompagner spirituellement son enfant
  • Relire à la lumière de l’évangile

Les six « axes de développement » du scoutisme chez les 6-8 ans sont :

  • Vivre avec son corps : découvrir ses 5 sens développer ses aptitudes physiques, expérimenter son autonomie
  • Vivre avec ses mains : comprendre les choses qui nous entourent et apprendre des gestes
  • Vivre avec sa tête : apprendre à se connaître, exprimer son avis, sens du bien et du mal sens des responsabilités
  • Vivre avec son cœur : exprimer ses émotions respecter les autres être heureux
  • Vivre avec les autres : partager, jouer à plusieurs, connaître l’existence d’idées différentes des siennes, apprendre à faire la paix
  • Vivre avec Jésus : découvrir jésus dans les actes de la vie, auprès des autres, apprendre à prier

Service handicaps[modifier | modifier le code]

Le service Handicaps fait aux enfants et aux jeunes une proposition de scoutisme avec des jeunes valides de leur âge. C’est la proposition Vent du Large. Cette proposition vise à développer l’accessibilité du scoutisme, en considérant qu'avoir une déficience physique ou sensorielle, des difficultés intellectuelles ou relationnelles n’est pas forcément un handicap pour faire du scoutisme. C'est aux responsables locaux, en lien avec les familles, de définir les modalités d’accueil et d’intégration.

Le mouvement propose également aux personnes handicapées mentales de plus de 17 ans, filles ou garçons, de continuer à faire du scoutisme. C’est la proposition Vent du Large.

Scoutisme pour tous[modifier | modifier le code]

Depuis près de 20 ans, les Scouts et Guides de France proposent à des jeunes de quartiers, de vivre le scoutisme. La proposition Plein Vent-Soleil, en partenariat avec d’autres associations, tente de répondre aux problèmes rencontrés par les familles et leurs enfants.

Les enjeux de cette proposition sont de :

  • proposer des activités régulières à des jeunes (8-15 ans) en leur donnant des responsabilités ;
  • soutenir les parents dans l’éducation de leurs enfants ;
  • prévenir la délinquance et œuvrer pour l’intégration des jeunes ;
  • permettre à des jeunes adultes (17-25 ans) de se former et d’être acteurs de leurs quartiers.

Ces enjeux sont mis en œuvre à travers plusieurs types de projets :

  • des propositions de camps pendant l’été, en fonction des tranches d’âge ;
  • des implantations de groupes dans les quartiers populaires ;
  • des projets de solidarité menés par les scouts et les guides de 17-20 ans ;

Scoutisme marin[modifier | modifier le code]

« La formation du caractère par le scoutisme est excellente, mais quand elle se renforce de la pratique de la mer, je ne crois pas qu'il n'y ait rien qui puisse lui être comparé, à condition que marin reste toujours l'adjectif et scout le nom. »

— Jacques Sevin

Dès 1908, Baden Powell fait l'expérience de faire vivre le scoutisme par la pratique des activités nautiques, principalement la pratique de la voile. À l'heure actuelle, une vingtaine de groupes Scouts et Guides de France sont labellisés marins. La proposition pédagogique marine comporte quatre domaines que les jeunes peuvent découvrir. Ils sont représentés par les 4 points cardinaux de la boussole :

La navigation
L'ouverture à tous, la rencontre et le service Brosen windrose-fr.svg L'environnement marin
Les sciences et les techniques marines
Tranche d'âge 8-11 ans : les moussaillons[modifier | modifier le code]

Les Moussaillons sont l'équivalent terrien des Louveteaux/Jeanettes. Ils pratiquent la voile lors de sorties encadrées et fondent leur aventures autour de la découverte du milieu marin. Le lexique utilisé pour les Louveteaux/Jeanettes est le même avec les Moussaillons. Pour se différencier des Louveteaux, les Moussaillons portent un rayé sous leurs chemises oranges.

Tranche d'âge 11-14 ans : les mousses[modifier | modifier le code]

Les mousses sont scouts et guides. Ils suivent dont tout naturellement la même pédagogie que la branche, « Equipages » et « Tribus » sont donc les termes utilisés pour les équipes de vie et l'unité. Les rôles de fonctionnement de l'équipage sont les mêmes, avec quelques ajouts utiles aux activités marines. Les mousses ont toutefois deux labels d'équipage supplémentaires: PREPARATEUR et NAVIGATEUR. Les scouts et guides ayant de réelles compétences reconnues en navigation, gestion d'embarcation, et accompagnement d'équipiers, ont également la possibilité d'obtenir le label de Timonier (également remis dans la branche Pionniers-Caravelles).

Tranche d'âge 14-17 ans : les marins[modifier | modifier le code]

Les marins et marines font partie intégrante de la branche « pionniers - caravelles » et de ce fait ils fonctionnent exactement sur le même modèle. Toutefois les dénominations changent par rapport aux pionniers, avec des termes plus « marins » :

  • La « caravane » est appelée « flottille »
  • L'« équipe » est appelée « équipage »
  • Le « chef d'équipe » est appelé « chef d'équipage »

En plus des rôles classiques des pionniers, chaque marin a une fonction à laquelle il se forme pendant l'année. Une fonction est un rôle spécifique à la conduite du bateau, telle que la connaissance des calculs de marée ou la capacité à faire une manœuvre d'accostage.

Les activités des marins sont bien sûr plutôt orientées vers le milieu de la mer et le camp d'été a traditionnellement lieu à proximité d'une côte afin de pratiquer la voile. Avant de partir faire un camp en mer, les jeunes peuvent bénéficier de formations pour se familiariser avec le milieu nautique. Ces formations pratiques et théoriques sont généralement dispensées pendant l'année, soit sous forme de week-ends, soit au cours d'un SMATECH (stage marin technique) d'une semaine environ.

La connaissance du milieu nautique ne se limite pas à la navigation. Proches de la nature par essence, les Scouts Marins ont également à cœur de découvrir tout ce qui touche à la mer, entre autres l'écosystème et les milieux professionnels. Pour l'entraînement à la partie pratique, cela peut ce faire, pour des raisons de proximité géographique sur un plan d'eau intérieur. Le groupe scout peut prendre l'initiative de ces formations si celui-ci possède l'encadrement adéquat, ou en partenariat avec une école de voile dans le cas contraire.

Le camp d'été comporte donc une grande partie de navigation, mais tout ce qui touche au monde de la mer peut y être découvert. Ainsi, les marins pourront partager l'expérience des sauveteurs en mer, rencontrer un gardien de phare, ou partir quelques heures sur un bateau de pêche.

Encadrement[modifier | modifier le code]

Les activités nautiques sont considérées comme risquées. De ce fait, un simple BAFA ne suffit pas pour encadrer des jeunes en navigation. Le Scoutisme marin, auquel adhèrent les Scouts et Guides de France, propose différents stages de formation[5] pour permettre à un adulte d'encadrer des jeunes en toute légalité et en toute sécurité.

  • BAFA Qualification Voile (QV) : Peut encadrer une flottille de 10 dériveurs légers maximum ou 6 bateaux collectifs, dans une zone délimitée, à moins de 2 milles d'un abri et jusqu'à 4 Beaufort. Âge minimum requis : 18 ans.
  • Patron d'Embarcation (PE) : Peut encadrer un bateau en autonomie hors d'une zone délimitée, à moins de 2 milles d'un abri et jusqu'à 5 Beaufort, si le titulaire est majeur, ou, diriger un bateau sous la responsabilité du CF. Âge minimum requis : 16 ans.
  • Chef de Quart (CQ) : Idem que le BAFA QV et possibilité d'encadrer une flottille de 4 bateaux collectifs ou petits habitables à moins de 2 milles d'un abri et jusqu'à 5 Beaufort hors d'une zone délimitée. Peut également encadrer un bateau en autonomie (sans CF) a moins de 6 milles d'un abri et jusqu'à 5 Beaufort. Âge minimum requis : 18 ans.
  • Chef de Flottille (CF) : Idem que le CQ et peut encadrer une flottille de 4 bateaux maximum, avec au moins un PE ou CQ par bateau à moins de 6 milles d'un abri et jusqu'à 5 Beaufort. Âge minimum requis : 19 ans.

Proposition Patrouilles[modifier | modifier le code]

De 2009 à 2012, l'association a accueilli quelques unités pratiquant la méthode unitaire, également appelée "proposition Patrouilles" (une seule branche 12-17 ans au lieu d'une branche 11-14 ans et une branche 14-17 ans). La poursuite du développement de cette initiative a été rejetée lors de l'Assemblée Générale de 2012[6]. À partir de septembre 2012, les groupes concernés pourront toutefois continuer leurs activités, en étant soutenus par une équipe de chargés de mission nationaux.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Rapport activités 2010
  2. Site du Jamboree de 1947
  3. Projet éducatif
  4. Liste des membres de l'OIC
  5. Récapitulatif des diplômes du scoutisme marin
  6. Compte-rendu des votes de l'AG 2012

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]