Éléphant

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Éléphant
Nom commun ou
nom vernaculaire ambigu :
L'expression « Éléphant » s'applique en français à plusieurs taxons distincts. Page d'aide sur l'homonymie
Éléphant (gravure du XVIIIe siècle)
Éléphant (gravure du XVIIIe siècle)
Taxons concernés

Dans la famille des Elephantidae (espèces vivantes) :

Éléphant est un nom vernaculaire ambigu désignant en français certains grands mammifères, pour la plupart éteints qui font partie, tout comme les mammouths et d'autres espèces disparues, de la famille des Elephantidae, répartis dans divers genres biologiques de cette famille.

Les animaux encore en vie au XXIe siècle sont l'éléphant de savane, l'éléphant de forêt, autrefois regroupés sous l’expression « éléphant d'Afrique », et l'éléphant d'Asie, parfois anciennement appelé « éléphant indien ». Ils se différencient par certaines caractéristiques anatomiques, les éléphants d'Asie étant en général plus petits avec des oreilles plus petites, ou encore une différence du bout de la trompe. Ces espèces survivantes font localement l'objet de programmes ou de projets de réintroduction et de protection.

Le mot français « éléphant » vient du mot latin elephantus[1] qui tire son origine du grec ἐλέφας signifiant « ivoire » ou « éléphant ».

L'éléphant apparaît dans de nombreuses cultures. Il est symbole de sagesse dans la culture asiatique, connu pour sa mémoire et son intelligence, qui est comparée à celle des cétacés[2] et hominidés[3]. Aristote avait dit que l'éléphant est « la bête qui dépasse toutes les autres par l'intelligence et l'esprit »[4].

Description[modifier | modifier le code]

L'éléphant d'Afrique, qui peut atteindre 7 tonnes, est le plus gros animal terrestre actuel, mais il est loin derrière la Baleine bleue (Balaenoptera musculus) qui peut peser pas loin de 200 tonnes et dépasser 30 mètres de long[5].

Squelette et muscles[modifier | modifier le code]

Ossatures comparées de l'homme et de l'éléphant. Hawkins, 1860
Comparaison de profils des deux types d'éléphants : celui d'Asie (à gauche) et celui d'Afrique (à droite).
Pseudo-genoux des membres antérieurs d'un éléphant d'Asie.
Coupe sagittale d'un crâne d'éléphant

Le squelette de l'éléphant présente des caractéristiques dictées par la masse qu'il doit soutenir : il représente environ 16,5 % de la masse totale de l'animal[6], cela signifie que pour un éléphant de 7 tonnes, le squelette pèse 1,5 tonne. Les os de l'éléphant sont spongieux[7]. Sa cage thoracique, formée de vingt côtes, est arrimée le long de l'épine dorsale[6].

L'éléphant possède deux genoux à ses membres postérieurs, qui sont constitués d'un fémur, d'une rotule et de l'association tibia-fibula. Les membres antérieurs, quant à eux, comprennent une scapula, un humérus, et l'association radius-ulna.

L'éléphant marche sur le bout des doigts[8],[9]. Les orteils sont insérés dans le pied, il y en a entre 2 et 5[10], on voit seulement les ongles[9]. Cependant on peut voir de trois à cinq ongles en fonction des pieds[9]. Les pieds antérieurs ont une forme arrondie, alors que les pieds postérieurs ont une forme ovale. Les pieds sont composés de tissus adipeux qui agissent comme des amortisseurs[9].

Il est impossible pour un éléphant de sauter, pour des raisons d'ordre biomécanique : il lui faut toujours un pied sur le sol. Cependant il peut courir à une vitesse maximum de 20 km/h (record 24 km/h)[11].

Même si on emploie le terme « courir » pour un éléphant, il est à noter que le terme est inapproprié. Il serait plus logique de dire qu’il « marche vite ». En effet, il ne change pas son allure (sa façon de se déplacer) lorsqu’il accélère.

Un éléphant d'Afrique mâle adulte mesure 3,50 mètres au garrot et pèse 5 à 6 tonnes, une femelle adulte mesure 3 mètres de haut au garrot pour une masse de 4 tonnes environ. À la naissance, l'éléphant pèse environ 120 kg. Un éléphant vit en moyenne 60 ans. Le plus grand éléphant connu a été signalé en Angola en 1974 : il s’agissait d’un mâle de 12 tonnes mesurant 4,20 m au garrot, soit un mètre de plus que la moyenne des éléphants africains[12].

Des éléphants nains, de la taille d'un grand cochon, ont également peuplé les îles méditerranéennes au cours de la Préhistoire[13],[14] ; certains sont signalés en Crète jusqu'en 5000 av. J.-C., voire jusqu’en 3000 av. J.-C.[15],[16].

Trompe[modifier | modifier le code]

La principale caractéristique des éléphants est leur trompe appelée proboscis. Il s'agit d'un organe nasal (avec une fonction de respiration et de perception des odeurs) allongé qui découle de la fusion de la lèvre supérieure et du nez. La trompe est un organe souple et préhensile leur servant pour porter l'eau et la nourriture à la bouche, tirer ou transporter des objets et pousser des cris.

La trompe comporte entre 100 000[17] et 150 000[18] muscles ; elle est dépourvue d'os et pèse plus de 100 kg[19].

« La trompe se compose de deux longs tuyaux cylindriques, partant de l’ouverture antérieure des fosses nasales. Ces tubes se rétrécissent à la région de l’inter mâchoire, ce qui empêche l’eau pompée par la trompe de pénétrer dans la cavité nasale ; ils offrent ensuite une dilatation, puis se resserrent de nouveau à l’endroit où ils s’ouvrent dans les narines osseuses, et où ils sont couverts par un cartilage nasal ovale. (…) Les tubes sont entourés d’une multitude de faisceaux musculaires, les uns longitudinaux, les autres rayonnant vers la peau et servant à comprimer les premiers. Quelques-uns enfin, mais en moins grand nombre sont circulaires. Cependant il faut distinguer de ces muscles, propres à la trompe, ceux qui servent à mouvoir l’organe en entier. Ces derniers sont comparables aux muscles de la queue. On les distingue en élévateurs et abaisseurs supérieurs et latéraux, qui naissent du front, des os propres du nez et des cartilages, tant de l’os maxillaire supérieur que de l’intermaxillaire »[20].

Le bout de la trompe d'un éléphant d'Afrique est en forme d'amande, alors que celle d'un éléphant d'Asie est en forme de poire. L'excroissance à son extrémité a une fonction analogue à un doigt, leur permettant de décortiquer une cacahuète[21]. Les éléphants ne boivent pas directement par leur trompe. L'effort nécessité pour se pencher jusqu'au sol afin de boire l'eau par la bouche étant trop important et l'opération étant même impossible lorsque l'eau se trouve au-dessous du niveau du sol, ils boivent en remplissant leur trompe avec de l'eau qu'ils aspirent et gardent momentanément avant de la verser ensuite, par gravité, dans leur bouche[17].

L'allongement du museau des proboscidiens anciens à l'origine de l'éléphant serait lié à la croissance continue des incisives (les défenses) et leur augmentation de taille : herbivores concurrencés par les ruminants et les équidés, leur adaptation trophique se traduit alors par un régime de plantes plus fibreuses peu nutritives et une augmentation de taille corrélative, les proboscidiens fourrageant pendant des heures à la recherche aussi bien de végétaux au sol que de feuilles d'arbres[22].

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Denture et défenses[modifier | modifier le code]

Dent d'éléphant où l'on voit les crêtes.
 v · d · m  Formule dentaire
mâchoire supérieure
3 3 0 1 1 0 3 3
3 3 0 0 0 0 3 3
mâchoire inférieure
Dentition variable chez l'éléphant

Le plus souvent les éléphants ont des défenses, des dents très allongées utilisées par ces animaux comme outil, arme de défense et attribut sexuel[23]. Les défenses sont des dents supérieures à croissance continue. L'éléphanteau possède des prémolaires de lait qui tombent lorsque les molaires apparaissent, mais il n'y a pas de prémolaires définitives. Chez les éléphants, la formule dentaire n'est jamais complète (3 prémolaires et 3 molaires)[7]. Les molaires sont séparées des incisives par une barre, il n’y a pas de canine[24], ni d'incisive à la mâchoire inférieure[25].

Les dents sont essentiellement composées d’ivoire et d’émail qui forment la couronne des dents par de nombreuses crêtes transversales, qui sont plus ou moins lamellées. Les crêtes sont disjointes puis, au fur et à mesure, un cément se forme et s’intercale entre les dents pour former un tout[24]. Un petit nombre de dents molaires sont présentes à chaque mâchoire, « parfois une paire (…), (…) une paire à l’une des mâchoires et deux à l’autre, (…) encore deux paires à chacune », de plus les dents correspondantes entre elles « n’ont ni la même apparence, ni le même nombre de lamelles »[24].

Selon les études de Corse et de Blainville, « les éléphants (…) ont six paires de dents à chacune des mâchoires. Ces dents augmentent de volume depuis la première jusqu’à la dernière ou sixième, et le nombre de leurs lamelles (…) est aussi de plus en plus considérable. »[26]. « La succession des dents molaires s’opère ainsi par flots d’une manière lente mais réglée, et l’on admet trois flots différents. Les dents se présentent deux par deux de chaque côté de l’une et de l’autre mâchoire. Le degré plus ou moins avancé de l’usure de chacune d’elles détermine les différences que l’on remarque dans le nombre total de lamelles (…) pour chaque flot »[26].

Peau[modifier | modifier le code]

La peau de l'éléphant est d'une épaisseur d'environ 2 cm[27]. Cette peau est fragile du fait de la présence de plis où viennent se loger des parasites[28]. Il n'y a pratiquement pas de poils, et il n'y a ni glande sudoripare, ni glande sébacée[7]. De ce fait, leur peau est sèche, c'est pour cela qu'elle doit être souvent humectée à l'aide d'eau projetée par la trompe ou couverte de poussière ou de boue également projetée par leur trompe[7].

La couleur de la peau est grisâtre ; cependant sa couleur apparente est liée au sol sur lequel évolue l'éléphant. Elle peut aussi être due aux bains de boues[29].

La faible densité des poils (quelques centaines par mètre carré, chaque poil mesurant en moyenne 2 centimètres de longueur en moyenne et 0,5 mm de diamètre) agit non plus comme une fourrure mais participe — à hauteur de 23 % — avec d'autres mécanismes de thermorégulation (battement des oreilles, bains, pulvérisation d'eau avec leurs trompes, respiration percutanée) à la thermolyse du mammifère, les poils agissant comme des ailettes qui augmentent la surface d'échange et donc les transferts thermiques[30].

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Oreille[modifier | modifier le code]

Les oreilles de l'éléphant lui permettent de réguler sa température corporelle[31], grâce à une vascularisation très importante[18]. Lorsqu'il mange des fruits fermentés ayant un degré d'alcool d'environ 7 °, l'éléphant remue violemment ses oreilles, de même pour sa queue et sa trompe[31]. Elles sont généralement plus petites chez l'éléphant d'Asie.

Cerveau[modifier | modifier le code]

Le cerveau de l'éléphant, situé à l'arrière de son crâne[32], pèse entre 4 et 6 kg, ce qui est déjà considérable. Si l'on compare la taille du cerveau de l'éléphant à sa masse corporelle, il est alors le mammifère ayant le plus petit cerveau, alors que la souris possède le plus grand[33].

Biologie et comportement[modifier | modifier le code]

Reproduction[modifier | modifier le code]

Maturité sexuelle[modifier | modifier le code]

Si les fonctions reproductrices des éléphants mâles se mettent en place vers l'âge de 10-15 ans[27], ils commencent à se reproduire vers l'âge de 30 ans quand ils sont suffisamment imposants pour pouvoir se battre avec d'autres mâles pour conquérir les femelles[34].

Les fonctions reproductrices de l'éléphant femelle apparaissent de 9 ans[34] jusqu'à 15 ans.

Dans l'organisation matriarcale des éléphants, les mâles sont connus pour leur tempérament indépendant et ont tendance à vivre en solitaire, forgeant parfois une alliance provisoire avec un autre individu ou intégrant une bande de manière informelle. Tandis que les femelles entretiennent des liens familiaux étroits et solides.

Comportement sexuel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musth.
Accouplement d'éléphants, Kenya

Les mâles en rut, dont le taux sanguin de testostérone peut s'accroître cinquante fois, agitent les oreilles et secouent la tête, leur pénis devient vert. Il en dégouline une urine fortement odorante. Cela est dû à la libération d'un musc d’une phéromone, la frontaline, secrétée sous deux formes chirales. Ces deux énantiomères (deux formes la + et la -) ne sont pas sécrétés en mêmes proportions. Chez les jeunes mâles, la forme + domine. Au fur et à mesure de la maturité et de la période de rut, les deux forment un mélange racémique, qui attire les femelles en phase folliculaire et en œstrus[35]. La frontaline est libérée par la glande temporale chez l’éléphant en période de rut, la sécrétion débute peu de temps avant la puberté, à l’âge de 15 ans[35]. Cependant le rut ne se produit qu'à partir de 25 ans et ne durera que quelques jours. Puis vers 31-35 ans, celui-ci dure plusieurs semaines. Vers 36-40 ans, il dure de un à deux mois. Pour finir, après 40 ans, le rut s’étend sur une période de deux à quatre mois. La quantité de phéromones émises augmente avec l’âge de l’éléphant ainsi qu’en milieu de rut. La concentration et la proportion d’énantiomères de la frontaline constituent pour les animaux qui seront attentif au message une source d’information sur l’âge et le stade du musth de l'éléphant qui émet. Une concentration de frontaline, en mélange racémique, sera le synonyme d'un mâle mature ayant un statut social important[35].

Accouplement[modifier | modifier le code]

Vulve d'éléphante
Pénis d'éléphant (pré-érection)

Une fois que la femelle et le mâle sont ensemble, l'accouplement peut commencer. L'éléphant mâle étant très lourd, la copulation est très rapide. En général, elle dure entre 20 et 30 secondes. La période de copulations dure environ trois jours[36].

La jeune femelle est effrayée lors de sa première période de chaleur, le mâle peut la poursuivre[37]. Pour avertir la femelle qu'il va la saillir, le mâle pose sa trompe sur son dos ; la femelle s'immobilise alors[37].

Les mâles passent dans les troupeaux de femelles lors de leur rut pour sentir les vulves des femelles[37].

Gestation et mise bas[modifier | modifier le code]

Un jeune éléphant se nourrissant.

La gestation d'une éléphante est la plus longue de tous les mammifères terrestres. Elle dure de 20 à 22 mois. La durée d'allaitement est comprise entre 36 et 48 mois[7]. Les mises bas s'espacent d'environ 2 ans et demi à 5 ans[17]. La gestation est plus longue pour un éléphanteau mâle que pour un éléphanteau femelle[17].

Une éléphante peut être en gestation jusqu'à l'âge de cinquante ans[17]. Dans la plupart des cas, un seul éléphant est porté ; les cas de gémellité sont très rares[17].

Vie sociale[modifier | modifier le code]

Les éléphants vivent dans une société matriarcale[38]. Cette structure matriarcale existe depuis plus de sept millions d'années, des empreintes d'une harde d'éléphants de cette époque ayant été découvertes sur une surface de 5 hectares sur le site de Mleisa 1 dans les Émirats arabes unis, faisant de cette piste de mammifères fossile la plus vieille de ce type et probablement la plus longue piste préservée dans le monde[39]. Les troupeaux sont composés d'une dizaine d'éléphantes et de jeunes éléphanteaux, après la maturité sexuelle les mâles quittent le groupe[27]. Ils errent jusqu'à ce qu'ils fassent alliance avec d'autres jeunes mâles.

Une étude, menée dans un zoo, montre que l'éléphant aime les fruits fermentés à un degré d'alcool de 7 °. Lorsque l'éléphant est saoul, il perd de sa sociabilité (alors que sobre il est très sociable). Lorsqu'il est ivre, il reste à l'écart du troupeau. Un chercheur américain défendait l'idée que les animaux s'enivrent ou se droguent, volontairement, pour oublier les tourments de leur existence. Pour le prouver, il a fait vivre durant un mois des éléphants d'une réserve californienne sur un territoire plus restreint qu'à leur accoutumée. La surpopulation due au petit espace a angoissé les animaux qui, du coup, ont bu trois fois plus que d'habitude. Ils sont devenus si agressifs qu'il a été dangereux de les approcher[31].

Communication[modifier | modifier le code]

Le cri de l'éléphant est le barrissement. De récentes études scientifiques ont montré que les éléphants, comme de nombreux animaux, sont sensibles aux infrasons[40]. L'utilité de l'audition de ces infrasons reste cependant mystérieuse. Il semble qu'ils soient capables de communiquer entre eux par les ondes acoustiques de surface transmises par le sol[41].

Sommeil[modifier | modifier le code]

Les éléphants peuvent dormir debout, mais le fait de se coucher indique qu'ils sont parfaitement détendus.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Éléphant mangeant de l'herbe au Parc national de Yala au Sri Lanka

L'éléphant est herbivore, il mange une grande variété d'éléments végétaux : herbes, plantes, feuilles, fruits, racines et tubercules, écorces et même du bois. Il apprécie par exemple le bois tendre et gorgé de sève du baobab.

Les besoins alimentaires de l'éléphant sont importants, surtout qualitativement. En fonction de son environnement, il consacre une grande partie de son temps à la recherche de nourriture (16 à 20 heures par jour), se déplaçant sur de longues distances et sélectionnant les aliments les plus riches. Il peut se dresser sur ses pattes arrière pour attraper avec sa trompe les rameaux les plus tendres jusqu'à cinq ou six mètres de hauteur.

Quotidiennement, il faut à l'éléphant entre 150 et 180 kilogrammes de nourriture en saison sèche, et entre 200 et 260 kilogrammes en saison des pluies. Ces quantités varient aussi en fonction des espèces et des milieux fréquentés.

Un éléphant adulte boit jusqu'à 140 L d'eau par jour[27]. Il aspire dans sa trompe jusqu'à dix litres à la fois, puis se les verse dans la bouche. Il peut rester trois ou quatre jours sans boire. Il peut se servir de sa trompe pour reprendre de l'eau dans son estomac et s'en servir pour se rafraîchir la peau. Sa peau très épaisse est l'objet de soins constants : outre les aspersions, les baignades et les roulades dans la boue, le poudrage à la poussière est bienvenu pour protéger l'épiderme des insectes et du soleil.

Malgré la quarantaine de mètres d'intestin qu'il possède, sa digestion est peu efficace. Elle dure d'un à deux jours, 40 à 60 % de la nourriture n'étant pas digérée. Si son alimentation n'est pas suffisamment riche, son tonus, son humeur et sa santé en général sont rapidement affectés.

Le comportement alimentaire a en général un impact important sur le milieu. Le bilan de ces conséquences varie en fonction des espèces (Afrique, Asie), de la saison, du biotope et de la densité de la population. Ainsi, l'éléphant peut être considéré comme destructeur d'arbres en particulier dans la savane, alors qu'il participe ailleurs très activement à la régénération en limite des zones forestières. Certaines espèces d'arbres sont dépendantes de l'éléphant pour leur extension : celui-ci, friand de leurs fruits, en dissémine les graines avec l'excellent terreau que constitue son crottin, capable de contenir jusqu'à 35 % de graines.

Intelligence[modifier | modifier le code]

En l’état actuel des connaissances, l’éléphant est, avec l'humain, le dauphin, le corbeau et certaines espèces de grands singes, l'une des rares espèces animales à réussir le test du miroir de Gallup : lorsqu’on marque d’une tache le front d’un éléphant en un point qu’il ne peut voir directement et qu’on lui présente un miroir, il passe sa trompe sur la tache ; démontrant ainsi qu’il a reconnu son image et donc qu’il a conscience de lui-même[42],[43],[44].

Lors d'une expérimentation de Preston Foerder, un éléphant (d'Asie, Elephas maximus) s'est montré capable d'insight (éclair de compréhension). Il est allé chercher un cube pour monter dessus et atteindre de la nourriture[45],[46].

Systématique[modifier | modifier le code]

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Elephantidae et Classification des Elephantidae.
Évolution des aires de peuplement de l'éléphant.

L’éléphant d'Asie et l’éléphant d’Afrique ont longtemps été considérés comme les deux seules espèces représentant la famille des Éléphantidés à l’époque moderne. Depuis, de récentes études génétiques ont permis de distinguer deux sous-espèces africaines distinctes : Loxodonta africana africana (« éléphant de la savane ») et Loxodonta africana cyclotis (« éléphant des forêts »)[47].

Les espèces d'Éléphantidés vivant à l’heure actuelle sont donc :

Image Nom Description
Loxodonta africana Loxodonta africana L'éléphant de savane d’Afrique ; il mesure environ 4 mètres au garrot, présente deux « doigts » préhensiles au bout de la trompe et de grandes oreilles permettant de réguler sa température interne. Le crâne est à peu près plat et tous les individus portent des défenses.
Loxodonta cyclotis Loxodonta cyclotis L’éléphant des forêts vit également en Afrique, il présente des oreilles généralement plus petites et plus circulaires que l'éléphant de savane, ainsi que des défenses plus minces et plus droites.
Elephas maximus Elephas maximus L'éléphant d'Asie ; il mesure de 2 à 3,50 mètres au garrot, ne présente qu'un seul « doigt » préhensile au bout de la trompe et possède des oreilles assez petites. Le crâne présente deux bosses proéminentes et les défenses sont absentes chez les femelles, voire chez certains mâles.

Histoire évolutive[modifier | modifier le code]

Paléomastodonte, un des ancêtres des éléphants actuels.

L’extinction Crétacé-Tertiaire est suivie d'une diversification très rapide des ongulés africains, notamment l'ordre des proboscidiens dont les plus anciennes espèces découvertes à ce jour sont Eritherium azzouzorum (en) et Phosphatherium escuilliei, datant de la fin du Paléocène il y a 60 millions d'années. Sans trompe mais avec une première incisive agrandie (rappelant la naissance d'une défense) et des orbites oculaires en position antérieure, ces premiers proboscidiens sont petits et graciles, ont un corps bas sur pattes et un mode de vie semi-aquatique, à l'instar de Moeritherium[48].

Après un déclin à l'oligocène, les proboscidiens connaissent une diversification avec l'apparition des Deinotheriidae et des Mammutidae. La seconde radiation évolutive voit l'émergence au début du Miocène des Gomphotheriidae qui sont à l'origine des Elephantidae et des Stegodontidae, familles qui correspondent à la troisième radiation évolutive au miocène supérieur[49].

L'éléphant et l'homme[modifier | modifier le code]

Menaces de disparition[modifier | modifier le code]

Chasse et braconnage[modifier | modifier le code]

Hommes avec défenses d'éléphant d'Afrique à Dar es Salaam, c. 1900
Théodore Roosevelt tenant un fusil, à côté d'un éléphant abattu.

Durant des millénaires, l'homme chassa l'éléphant pour sa consommation et pour le commerce de l'ivoire tiré des défenses. Durant l'Antiquité, les éléphants de Nubie furent utilisés dans les armées des Carthaginois. Au XVe siècle av. J.-C., il y avait encore des éléphants sur les bords de l'Euphrate, où le pharaon Thoutmôsis Ier chassait l'éléphant.

La population des éléphants africains et asiatiques a été décimée, passant de plusieurs millions d'individus au début des années 1970 à quelques centaines de milliers 30 ans plus tard[50]. Si bien qu'en 1989, la CITES interdit le commerce de l'ivoire. Les éléphants sont désormais considérés comme des espèces protégées et la chasse aux éléphants est très réglementée.

Les seuls prédateurs des éléphants sont les grands fauves, et en particulier les lions qui peuvent occasionnellement s'attaquer aux éléphanteaux. Mais ce sont surtout les hommes.

Le braconnage s'intensifie malheureusement chaque année. En 2011, entre 25 000 et 30 000 éléphants ont été abattus [51]sauvagement afin de récupérer leurs défenses et alimenter les commerces illégaux notamment en provenance d'Asie.

L'éléphant des forêts africaines menacé d'extinction d'ici 2025[modifier | modifier le code]

Au terme de la conférence organisée, à Bangkok du 3 au 14 mars 2013, par la CITES, auquel 178 pays ont participé, l'état d'esprit était au pessimisme concernant la protection des éléphants « victimes dans leurs pays d'origine d'un braconnage sans précédent et d'un commerce effréné en Asie ». Nombres d'ONG concernés par cette action pensent que « la communauté internationale a échoué à protéger les éléphant ». Depuis 2007 le trafic d'ivoire a doublé et plus que triplé depuis 1998. Le nombre d'éléphants africains, selon les enquêtes présentées à la conférence, est compris entre 420 000 et 650 000. 25 000 ont été tués en 2011 et probablement 30 000 en 2012. Publiée en mars 2013 dans la revue PLoS One, une autre étude révèle que 62% des éléphants des forêts ont été abattus durant ces dix dernières années. Si ce rythme perdure, ils pourraient disparaitre d'Afrique centrale d'ici 2025. Les spécialistes affirment qu'à terme, si le braconnage ne cesse pas, tous les éléphants du continent seront menacés d'extinctions.

Eléphant de forêt, Loxodonta africana cyclotis

Perte d'habitat[modifier | modifier le code]

Orphelinat d'éléphants au Sri Lanka

L'augmentation des risques de conflits d'intérêt pour l'habitat avec des populations humaines menace la survie de l'éléphant. Ce conflit tue 150 éléphants et un peu plus de 100 personnes par an au Sri Lanka[53]. Contrairement à son cousin d'Afrique, l'éléphant d'Asie, possède de petites défenses. La disparition de celui-ci est principalement attribuée à la perte de son habitat. De grands morceaux de forêt disparaissent, ce qui touche profondément leur écosystème. Les arbres contribuent à l'ancrage du sol et l'absorption des eaux de ruissellement. La déforestation entraine des inondations et une érosion massive. Lorsque la forêt est réduite, les éléphants deviennent une partie du problème, car ils détruisent rapidement la végétation de la zone où ils vivent et éliminent toutes les ressources en nourriture.

Parcs nationaux[modifier | modifier le code]

Un éléphant photographié dans une réserve privée du Parc Kruger

La première réserve officielle, Parc national Kruger, est peut-être la plus connue des réserves et celle ayant obtenu le plus grand succès[54]. Cependant, de nombreux problèmes sont apparus depuis sa création. Les clôtures de la réserve ont coupé de nombreux animaux de leur alimentation en hiver ou de leurs zones de reproduction au printemps. Certains animaux sont morts, alors que d'autres comme les éléphants ont démoli les clôtures, entraînant des ravages dans les champs voisins. Lorsque les éléphants sont limités à un petit territoire, les dégâts infligés au paysage peuvent être énormes[55].

De ce fait, certaines réserves, comme le Parc national Kruger, de l'avis de certains gestionnaires de faune sauvage, ont souffert de la surpopulation des éléphants, au détriment d'autres espèces de la faune dans la réserve. Le 25 février 2008, l'Afrique du Sud a annoncé que l'abattage pour contrôler le nombre d'éléphants, arrêté depuis 1994, reprendrait. Les défenseurs des droits des animaux ont menacé d'un appel au boycott par les touristes et à d'autres formes d'oppositions[56].

Animal domestiqué[modifier | modifier le code]

Élephant portant un palanquin appelé howdah.
Des éléphants asiatiques à l'entraînement en Thaïlande.

Les éléphants en captivité (en) sont utilisés ou exhibés dans les cirques, ménageries (tel Abul-Abbas, l'éléphant blanc de Charlemagne et Hanno, celui du pape Léon X) et zoos (tel le célèbre Jumbo).

Lors de la Première Guerre mondiale, alors que les chevaux sont à la guerre

Utilisé comme animal de trait par les humains, ainsi que lors de batailles en tant qu'éléphant de guerre, l'éléphant a occupé de nombreuses fonctions, notamment celle d'exécuteur lors d'exécutions par éléphant. En 1914-1918, des éléphants de cirque ont en Europe par exemple servi à débarder le bois en forêt (de Mormal, dans le Nord de la France), ou encore à labourer, ou à tirer des wagons dans les usines de munitions.

Le conducteur d'un éléphant est appelé cornac ou mahout.

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ivoire.

À l'origine, les éléphants étaient chassés par les hommes pour leur viande.

Certaines parties, comme les pieds d'éléphants, ou des animaux entiers étaient naturalisés. Les poils et les défenses d'ivoire, bien sûr, étaient aussi utilisés. On s'en servait pour fabriquer des objets de décoration et en bijouterie, ou bien ils étaient destinés, ainsi que les dents et les ossements, à des cabinets de curiosité ou des museums.

L'ivoire a longtemps fait l'objet d'un commerce important qui subsiste encore parfois sous forme de trafic illégal malgré le statut de protection dont bénéficient les éléphants survivants.

Culture[modifier | modifier le code]

Masque africain représentant un éléphant
Peinture du XIIe siècle représentant un éléphant à Montferrand-63

Symbolique[modifier | modifier le code]

Dans la symbolique occidentale comme orientale, l'éléphant est associé à la mémoire, la sagesse, la longévité, la prospérité, la bienveillance, le père. Pour beaucoup de peuples africains, l'éléphant tient le rôle du père, du chef des animaux, du roi.

Orient[modifier | modifier le code]

L'éléphant apparaît dans la panthéon hindouiste et bouddhiste à partir du troisième millénaire, époque de sa domestication[57].

Dans la religion hindoue, Ganesh est un dieu à tête d’éléphant ; il est le dieu de la Sagesse et le patron des étudiants. Les rares éléphants blancs sont les plus sacrés en Inde, et les éléphants domestiqués et décorés aux couleurs des dieux bénissent les fidèles de leur trompe dans certains temples.

En Inde, l’éléphant évoque la force, la puissance, l'orage (forme ronde et grise des nuages de pluie). Chaque dieu hindou chevauche un animal : Indra, dieu des Orages et de la Bataille, et Agni, dieu du Feu, se déplacent à dos d’éléphant.

Au Laos, passer sous la trompe d'un éléphant permet d'acquérir ses attributs : force, longévité, fertilité et caractère sacré. Chaque année à l'occasion du nouvel an bouddhique, les cornacs laotiens organisent un baci ou soukhouan, cérémonie de rappel des âmes, pour leur éléphant.

Islam[modifier | modifier le code]

Dans le Coran, la 105e sourate (la 19e dans l’ordre chronologique) s'intitule Al-Fîl (l’Éléphant). Elle comprend cinq versets révélés à la Mecque et doit son nom à l’expression « ashâb al-fîl » (les gens de l’éléphant) présente dans le tout premier verset. Cette expression désigne les Abyssins, qui occupaient le Yémen voisin, voulaient évangéliser l’Arabie tout entière, notamment en attaquant la Kaaba, à La Mecque. En raison des entraves qu’ils mettaient au pèlerinage, le « ministre du calendrier » dans le gouvernement mecquois se vengea en profanant l’église de San’a. C’est alors que le gouverneur abyssin fit venir un éléphant de taille gigantesque appelé Mahmoud et dirigea une expédition sur La Mecque.

Occident[modifier | modifier le code]

Dans la symbolique chrétienne, l'éléphant symbolise le baptême : la femelle met bas dans l'eau d'un étang à côté duquel le mâle monte la garde pour écarter le dragon, symbole de l'esprit du mal.[réf. nécessaire]

Dans la symbolique chrétienne, il représente aussi la chasteté (de tempérament frigide, il ne peut engendrer qu'après avoir absorbé, en guise d'aphrodisiaque, une racine de mandragore), la constance, la maîtrise de soi, la bénignité des princes (il n'a pas de fiel), la tempérance, la circonspection et la prudence.[réf. nécessaire]

En France, on dit de quelqu'un qui a une bonne mémoire qu'il a « une mémoire d'éléphant » ; effectivement, l'éléphant a une excellente mémoire pour se rappeler ses congénères ou retrouver les pistes qu'il emprunte chaque année pour chercher sa nourriture. Sa mémoire visuelle lui permet également de se rappeler très longtemps les visages humains[58].

L'éléphant représente les quatre piliers du monde : il porte le monde sur son dos.

L'éléphant est le symbole de la ville de Catane, en Italie, depuis le Moyen Âge (mais le lien remonte peut-être à l'Antiquité). La Fontaine de l'éléphant s'y dresse sur la place de la cathédrale.

Il est également le symbole du Parti républicain aux États-Unis.

Afrique[modifier | modifier le code]

L'éléphant est l'emblème de la Côte d'Ivoire.

L'éléphant est symbole de royauté, de puissance et de sagesse et ce en général pour les peuples de tout le continent africain. Son image est utilisée dans les cérémonies et danses, pour la fabrication des masques ou encore de mobiliers, d'objets rituels, dans beaucoup de tribus notamment chez les Bamileke de l'ouest du Cameroun ou encore chez les Gurusi du Burkina Faso. Hors tribus, l'éléphant est un symbole important au même titre que le lion et son image est présente au quotidien dans le monde africain.

Politique[modifier | modifier le code]

En politique, l'image de l'éléphant a pu être utilisé dans différents pays pour caractériser des courants politiques ou des politiciens : ainsi, l'emblème du Parti républicain américain est un éléphant, et certains des membres les plus influents du Parti socialiste français sont surnommés les « éléphants ».

Art[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Éléphant dans l'art.

Des représentations picturales de l'éléphant sont retrouvées en Occident dès le XIIe siècle comme dans le quartier historique de Montferrand sur la « Maison de l'Éléphant » (12 rue Kléber)[59].

L'ivoire des défenses de l'éléphant a longtemps servi à la réalisation d'œuvres d'art. Les œuvres en or et ivoire sont qualifiées de chryséléphantineschrusos, or en grec. Ce nom a été déformé en olifant, pour désigner une corne (instrument de musique) en ivoire.

Sport[modifier | modifier le code]

En sport, certaines équipes nationales portent des surnoms à l'image de l'éléphant :

  • La Côte d'Ivoire : Les éléphants
  • La Guinée : Le Sily national (L'éléphant national)
  • La Thaïlande : Les éléphants de guerre

Fiction[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste d'éléphants de fiction.

Les éléphants ont inspiré de nombreux artistes. La liste ci-après est loin d'être exhaustive.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Latin Français, Hachette, coll. « 72 / Gaffiot »,‎ 2007, relié, 257 p. (ISBN 2011679400)
  2. (en) « What Makes Dolphins So Smart? » (consulté le 14 avril 2009)
  3. (en) « Cognitive behaviour in Asian elephants: use and modification of branches for fly switching » (consulté le 14 avril 2009)
  4. (en) O'Connell Caitlin, The Elephant's Secret Sense: The Hidden Lives of the Wild Herds of Africa, Simon & Schuster,‎ 2007, 174, 184 p. (ISBN 0743284410)
  5. Les géants du monde animal sur Dinosoria, consulté le 20 janvier 2014
  6. a et b (en) « The skeleton » (consulté le 15 avril 2009)
  7. a, b, c, d et e « Éléphant d'Afrique » (consulté le 15 avril 2009)
  8. (fr) L'éléphant - Mythes et réalités, K. Gröning, M. Saller (dir.), Könemann, 1999.
  9. a, b, c et d « The Feet » (consulté le 16 avril 2009)
  10. (fr) Henri Milne-Edwards, Éléments de zoologie: ou Leçons sur l'anatomie, la physiologie, la classification et les mœurs des animaux, Crochard,‎ 1834, relié, 402 p. (lire en ligne)
  11. « L'éléphant est un coureur » (consulté le 16 avril 2009)
  12. (en) « Sanparks - South African National Parks official website » (consulté le 7 avril 2009)
  13. (fr) Vaufrey, R. (1929) - Les éléphants nains des îles méditerranéennes et la question des isthmes pléistocènes, Archives de l'Institut de Paléontologie Humaine, Mémoire no 6.
  14. (fr) Thaler, L. (1973) - « Nanisme et gigantisme insulaires », La Recherche, no 37, vol. 4, p. 741-750.
  15. (en) 1er congrès international sur les éléphants (2001), session A "Les Romains et les éléphants (lien cassé, voir archive)"
  16. (en) 1er congrès international sur les éléphants (2001), workshop "Éléphants nains : schémas évolutifs (lien cassé, voir archive)"
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  23. (en) Longer Tusks Are Healthy Signs, Pallava Bagla, Science, vol. 276. no 5321, p. 1972, 1997.
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  25. (fr) Carl Gustav Carus, A. J. L. Jourdan, Florencio Porpeta Llorente, Julián Calleja Sánchez, Antonio Fernández Carril, Traité élémentaire d'anatomie comparée: suivi de recherches d'anatomie philosophique ou transcendante sur les parties primaires du système nerveux et du squelette intérieur et extérieur, et accompagné d'un atlas de 31 planches in-4o, gravées,‎ 1835 (résumé), p. 317
  26. a et b (fr) Paul Gervais, Histoire naturelle des mammifères, avec l'indication de leurs mœurs et de leurs rapports avec les arts, le commerce et l'agriculture,‎ 1855 (résumé), p. 124
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  52. http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/15/la-fin-des-elephants-d-afrique-d-ici-dix-ans_1848884_3244.html - article en ligne du Monde du 15 mars 2013, auteur Catherine Vincent.
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  58. Marie-Claude Bomsel, « Pourquoi dit-on avoir une mémoire d’éléphant ? », sur Le Nouvel Obs,‎ 13 août 2011
  59. Yves Morvan. La "Maison de l'Eléphant". Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne, 1984, vol. 92, no 683, p. 161-171.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]