Louis V Joseph de Bourbon-Condé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Louis V Joseph de Bourbon-Condé
Louis V Joseph de Bourbon-Condé, prince du sang.
Louis V Joseph de Bourbon-Condé, prince du sang.

Titre Prince de Condé
(17401818)
Autre titre Prince du sang
Grade militaire Lieutenant général (1758)
Commandement Colonel général de l'infanterie (1780)
Armée de Condé
Autres fonctions Grand maître de France (1740-1791 et 1814-1818)
Biographie
Dynastie Maison de Condé
Naissance 9 août 1736
Paris
Décès 13 mai 1818 (à 81 ans)
Chantilly
Père Louis IV Henri de Bourbon-Condé (1692-1740)
Mère Caroline von Hessen-Rheinfels-Rotenburg (1714-1741)
Conjoint Charlotte de Rohan-Soubise (1737-1760) (1)
Maria Caterina Brignole Sale (1737-1813) (2)
Enfants Marie de Bourbon-Condé (1755-1759)
Louis VI Henri de Bourbon-Condé (1756-1830)
Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé (1757-1824)
Signature
Louis Joseph de Bourbon, (wedding certificate 3 May 1753) 1736-1818, Prince of Condé signature.jpg

Louis V Joseph de Bourbon-Condé, 8e prince de Condé (1740), prince du sang, est né à Paris le 9 août 1736 et mort à Chantilly le 13 mai 1818.

Fils de Louis IV Henri de Bourbon-Condé (1692-1740), duc de Bourbon puis 7e prince de Condé[1][réf. insuffisante], et de la princesse née Caroline von Hessen-Rheinfels-Rotenburg (1714-1741)

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait de Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé (1736-1818), en uniforme de colonel général de l'infanterie, avec le cordon du Saint-Esprit, Musée Condé.
Combat de Gruningen 1762.

Enfant, Louis-Joseph porte le titre de duc d'Enghien. À la mort de son père, en 1740, il devient Grand maître de France. Il n'a encore que 5 ans lorsque sa mère décède à son tour, un an plus tard. Il est alors confié à la garde de son oncle paternel, Louis, comte de Clermont.

De quatre ans l'aîné du marquis de Sade, né lui aussi à l'hôtel de Condé (sa mère étant parente et dame d'honneur de la princesse), élevé avec lui jusqu'à l'âge de huit ans, il est le parrain de son fils Louis-Marie, baptisé dans la chapelle privée des Condé à Chantilly.

Le 3 mai 1753 il épouse à Versailles, Charlotte de Rohan-Soubise (1737-1760), fille de Charles de Rohan, prince de Soubise, duc de Rohan-Rohan (1715-1787) et d'Anne Marie Louise de La Tour d'Auvergne (1722-1739). Louis-Joseph n'a encore que 13 ans et sa jeune épouse est de trois ans son aînée.

Durant la guerre de Sept Ans il sert avec une certaine distinction aux côtés de son beau-père le prince de Soubise. Il est nommé lieutenant général des armées du roi, en 1758 et remporte les rares victoires françaises à Grüningen et à Johannisberg (1762). Il administre ensuite la Bourgogne.

En 1764, il rénove et agrandit le Palais Bourbon et quitte l'hôtel de Condé où il est né. Il fait également embellir le château de Chantilly.

En 1765, il hérite de sa tante paternelle Élisabeth Alexandrine de Bourbon, et reçoit les généreuses pensions qu'Élisabeth Alexandrine avait elle-même rachetées à sa cousine Mademoiselle du Maine (en).

En 1770, il marie son fils à Bathilde d'Orléans, fille de Louis-Philippe, duc d'Orléans et sœur de Philippe Égalité. Le mariage est censé guérir les relations entre les Condé et les Orléans, tous descendants des filles illégitimes de Louis XIV et de Madame de Montespan.

Par l'ordonnance du 5 avril 1780, le roi Louis XVI recrée à son intention le grade de Colonel général de l'infanterie[2].

« Marche du Don Quichotte moderne pour la défense du Moulin des Abus. »
Caricature anonyme de 1791 montrant le prince de Condé en Don Quichotte accompagné du vicomte de Mirabeau (Mirabeau Tonneau) en Sancho Panza, entourés d'une armée de contre-révolutionnaires se portant à la défense du « moulin des abus » surmonté d'un buste de Louis XVI.

À la Révolution française, bien que passant pour libéral, il s'oppose au doublement du tiers état. Il est un des premiers à quitter la France, et émigre juste après la prise de la Bastille aux Pays-Bas puis à Turin. Il organise une armée à Worms, sur les bords du Rhin tandis que les frères du roi établissent leur quartier général à Coblence (voir armée des émigrés).

Soucieux de contrôler étroitement les mouvements des émigrés, les Autrichiens et les Prussiens le tiennent à l'écart des opérations militaires en 1792 et le subordonnent à un général autrichien en 1793. Stationnée sur les bords du Rhin en 1794 et 1795, l'armée de Condé passe ensuite sous le contrôle de la Grande-Bretagne, de l'Autriche qui assurent successivement son entretien. En 1797, après le traité de Campo-Formio, l'armée de Condé passe au service du tsar de Russie.

Après le traité de Lunéville, avoir fait en pure perte des prodiges de valeur à Wissembourg, à Haguenau, à Bentheim, le prince est obligé de congédier son armée et se retire en 1800 en Grande-Bretagne avec son fils.

Ils logent à Wanstead, servis par des domestiques dont les gages ne sont payés qu'irrégulièrement mais continuant d'observer le cérémonial de l'Ancien Régime. Ils reçoivent de George III une pension de 675 livres pour deux. De Londres, il envoie à son petit-fils, le duc d'Enghien des instructions belliqueuses sans comprendre que les temps ont changé [trop partial, références]. Celui-ci sera enlevé, condamné à mort et exécuté en 1804 sur les ordres du consul Bonaparte.

En 1814, il revient en France avec Louis XVIII et retrouve, malgré son grand âge (78 ans), sa charge de Grand maître de la Maison du Roi, ce qui lui vaut d'être assidu à la cour des Tuileries, que son fils déserte. Il meurt à Chantilly en 1818, à l'âge de 81 ans.

La correspondance des princes de Condé avec le duc de Bourbon est conservée aux Archives nationales sous la cote 34AP[3].

Famille[modifier | modifier le code]

Ascendance[modifier | modifier le code]

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

Monsieur le Prince en 1814, par Louis Pierre Deseine. Château de Chantilly

De son épouse Charlotte, Louis-Joseph aura trois enfants :

Louis V Joseph épouse en secondes noces (en 1798 ou 1808) la princesse Maria Caterina Brignole Sale (1737-1813), séparée, puis veuve du prince Honoré III de Monaco.

Source partielle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il était considéré comme étant en réalité le fils biologique du comte Jean-Baptiste de Sade, amant de sa mère.
  2. Recueil général des anciennes lois françaises: depuis l'an 420, volume 26, Jourdan, Decrusy, M. Isambert (François André) [1]
  3. Archives nationales

Articles connexes[modifier | modifier le code]