Jean-François Copé

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Jean-François Copé
Jean-François Copé, le 21 janvier 2010.
Jean-François Copé, le 21 janvier 2010.
Fonctions
Président de l'UMP
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&&05161 an, 5 mois et 0 jour)
Élection 18 novembre 2012
Vice-président Luc Chatel
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Député de la 6e circonscription de Seine-et-Marne
En fonction depuis le
Législature XIIIe
XIVe
Prédécesseur Roger Boullonnois
Législature XIIe
Prédécesseur Nicole Bricq
Successeur Roger Boullonnois
Maire de Meaux
En fonction depuis le
Prédécesseur Ange Anziani
Prédécesseur Jean Lion
Successeur Ange Anziani
Secrétaire général de l'UMP
Prédécesseur Xavier Bertrand
Successeur Michèle Tabarot
Président du groupe UMP
à l'Assemblée nationale
Élection
Législature XIIIe
Prédécesseur Bernard Accoyer
Successeur Christian Jacob
Ministre délégué au Budget
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Dominique de Villepin
Prédécesseur Dominique Bussereau
Successeur Éric Woerth
Ministre délégué à l'Intérieur
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
ministre de l'Intérieur
Successeur Marie-Josée Roig
Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin I et II
Prédécesseur Jean-Jack Queyranne
Successeur Henri Cuq
Porte-parole du gouvernement français
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin I, II et III
Dominique de Villepin
Prédécesseur Catherine Trautmann (indirectement)
Successeur Christine Albanel
Député de la 5e circonscription de Seine-et-Marne
Législature Xe
Prédécesseur Guy Drut
Successeur Guy Drut
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UMP
Père Roland Copé
Diplômé de IEP de Paris (1987)
ENA (1989)
Profession Avocat
Haut fonctionnaire

Jean-François Copé est un homme politique français, né le à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Maire de Meaux et député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne, il a occupé plusieurs fonctions ministérielles dans les gouvernements Raffarin et Villepin. Nommé secrétaire général de l'UMP en 2010, il est élu président du parti en novembre 2012.

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Jean-François Copé est l'aîné d'une famille de trois enfants. Il est le fils de Monique Ghanassia, juive séfarade[1] originaire d'Alger en Algérie, et du professeur Roland Copé, chirurgien gastro-entérologue proctologue d'origine juive ashkénaze[2] roumaine[3].

Du côté paternel, son grand-père Marcu Hirs Copelovici, fils de Copel[4] et Zleta, originaires de Bessarabie, est un médecin né à Iaşi dans l'est de la Roumanie au début du XXe siècle. Fuyant l'antisémitisme[5],[6],[7] de son pays, il émigre en France à Paris en 1926. Le grand-père choisit par décret de francisation (prénom et nom) de changer pour Marcel Copé. Il se marie peu après avec Gisèle Lazerovici, fille de Ghidale Lazerovici, comptable[8]. En , le couple échappe avec ses deux enfants à la rafle d'Aubusson (le père de Jean-François Copé a alors 13 ans) en trouvant refuge dans la famille Leonlefranc, faite par la suite Justes[9]. En 1965, âgé de 64 ans[10], Marcel Copé décède en Israël[11]. Jean-François Copé fait de la persécution et du sauvetage de ses parents un des motifs profonds de son engagement politique[12].

Du côté maternel, son grand-père Ismaël André Ghanassia, fils de Moïse Ghanassia et Djouhar Soussi, originaires de Miliana, est avocat à Alger. Son épouse, Lise Boukhabza, est la petite-fille d'un rabbin originaire de Tunisie et sa mère est originaire de Tétouan au Maroc. André Ghanassia, son épouse et leurs trois enfants, dont Monique, quittent Alger pour la métropole dans les années 1950, peu après les débuts de la guerre d'Algérie[8].

Études[modifier | modifier le code]

Il effectue sa scolarité à l'école active bilingue Jeannine-Manuel dans le 15e arrondissement de Paris et au lycée Victor-Duruy du 7e arrondissement de Paris. Il obtient son baccalauréat en série B (économique et social) en 1981. En 1985, il intègre Sciences Po. En 1987, il entre à l'ENA dans la promotion Liberté-égalité-fraternité (1987-1989).

Il suit des séminaires de formation en nouvelle gestion publique (new public management) aux États-Unis[13] et défend en matière budgétaire le « benchmarking[14] », c’est-à-dire l’approche comparatiste des pratiques internationales performantes.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le , il épouse Valérie Ducuing, consultante en relations publiques chez Veolia. De ce premier mariage, naissent une fille et deux fils[15]. Ils divorcent en 2007[16]. Il a une deuxième fille[15], née en 2010 de son union avec Nadia Hamama[17]. Le couple se marie le , à la mairie de Meaux[18],[19].

Il se déclare « juif non pratiquant » et « veille à demeurer, avant tout, le représentant d'une autorité laïque »[20] : « Ma communauté, c'est la communauté nationale. »

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

De 1989 à 1991, il est administrateur civil à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). De 1991 à 1993, il est directeur de cabinet du président du Crédit local de France. De 1990 à 1993, il est maître de conférences d'économie et de finances locales à Sciences Po. De 1998 à 2002, il est professeur associé à l'université Paris VIII[21].

Dans le même temps, de 2000 à 2002, il est membre du conseil de surveillance de Dexia Crédit local de France et président du conseil d'administration de l'Institut des managers du développement local.

Il anime depuis la rentrée 2006, son propre club politique, Génération France.fr[22] dont le slogan est « 0 % petites phrases et 100 % débat d'idées ». Ce club a axé une grande partie de ses travaux sur l’identité, le vivre ensemble et le pacte républicain.

En , bénéficiant du décret permettant aux anciens ministres et parlementaires de devenir avocats sans formation spécifique ni examen[23], il obtient un certificat d'aptitude à la profession d’avocat (CAPA) et prête serment devant la cour d'appel de Paris. À partir de , il exerce à temps partiel, pour 20 000 € par mois[24], dans le cabinet d'avocats d'affaires Gide Loyrette Nouel[25], l'un des plus importants de France, chargé par exemple de conseiller l'État dans le projet de fusion GDF-Suez. En , lors de sa nomination comme secrétaire général de l'UMP, il annonce qu'il cesse d'exercer dans le cabinet, mais continue son activité de « conseil à titre individuel »[26].

De fin 2009 à fin 2010, il siège bénévolement au sein du comité consultatif de Lutetia capital, un fonds d'investissement agréé auprès de l'AMF[27].

Il est membre du club Le Siècle[28] et de la Commission Trilatérale[29].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

De 1993 à 1995, Jean-François Copé est membre de la cellule de réflexion économique de Jacques Chirac animée par Nicolas Sarkozy. Il devint ensuite directeur de cabinet de Roger Romani, ministre délégué aux Relations avec le Sénat, chargé des rapatriés, dans le gouvernement Balladur.

Il soutient Jacques Chirac lors de l'élection présidentielle de 1995[30]. La même année, il devient délégué général au projet de société au RPR. Il fait alors partie de la « task force Juppé » (à l'époque Premier ministre et président du RPR) en matière d'idées. De 1998 à 2001, il exerce la fonction de secrétaire national du RPR, chargé de l'économie, puis de la formation. De 2001 à 2002, il est secrétaire général adjoint du RPR, chargé du projet d'alternance.

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Jean-François Copé est élu maire de Meaux (chef-lieu d'arrondissement de Seine-et-Marne) en 1995, à l'âge de 31 ans, puis est réélu en 2001 et 2008. Il se fixe deux priorités : la rénovation urbaine et la sécurité.

En matière de rénovation urbaine, il lance le « plan Marshall » destiné à revoir entièrement le centre ville de Meaux au niveau architectural et de son urbanisme[31]. Dernière action en date, la destruction en juin 2011 de trois tours géantes Genêt, Hortensia et Iris, datant des années 1960 remplacées par des logements à taille humaine pour privilégier la mixité sociale[32]. Une opération (démolition technique, relogement, déménagements, honoraires, etc.) financée par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et par Meaux Habitat[33]. La rénovation urbaine s’accompagne d’une volonté d’amélioration de l’environnement avec la création du parc naturel du Pâtis sur 150 hectares (Grand prix de l'environnement des Villes d'Île-de-France 2006, dans la catégorie Espaces verts et Paysage)[34] et du bien-être des Meldois avec l’opération « Meaux plage » depuis 2006[35].

En matière de sécurité, la ville déploie depuis 2003 un vaste réseau de vidéo-protection. En 2011, le dispositif compte environ 140 caméras, réparties dans toute la ville[36] accompagné d’un gonflement des effectifs de la police municipale: 150 agents se relaient pour assurer la sécurité des 50 000 Meldois[37]. Des mesures qui s’accompagnent d’une baisse générale de la délinquance 15 % entre 2007 et 2010[38]. Sur le plan économique et de l’emploi, Jean-François Copé souhaite ramener l’activité commerciale dans la communauté d’agglomération de Meaux en imposant comme pôle économique de l’est francilien le Parc d’Activités du pays de Meaux qui devrait ouvrir ses portes fin 2012 et créer à terme près de 4000 emplois[39].

Sur le plan culturel, il lance en 2003 le festival Muzik’Elles, qui fête en 2011 sa 7e édition. Un festival qui reçoit chaque année des artistes comme Zazie, Liane Foly, Gaëtan Roussel ou Julien Doré[40]. Il inaugure le , en présence de Nicolas Sarkozy, le futur musée de la Grande Guerre où les visiteurs pourront découvrir la plus grande collection de France sur la guerre de 14-18, composée de plus de 50 000 objets. Ce musée qui devrait recevoir jusqu’à 80 000 visiteurs par an a pour objectif de transmettre la mémoire et un message de paix pour construire l'avenir à travers plusieurs parcours initiatiques[41].

En 2005, il redevient maire de Meaux après la démission d'Ange Anziani. À la suite des élections municipales de mars 2008, il est réélu à la mairie de Meaux pour un troisième mandat, la liste qu'il conduisait ayant recueilli 67,74 % des suffrages exprimés au premier tour[42]. Lors des élections municipales de 2014, la liste conduite par Jean-François Copé remporte 64,30 % des voix dès le premier tour[43], ce qui devrait conduire à sa réélection pour un quatrième mandat de maire, lors de la première réunion du nouveau conseil municipal.

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

Au mois de juin 1995, il devient député de la 5e circonscription de Seine-et-Marne, à la suite de la nomination de Guy Drut au premier gouvernement Juppé sous Jacques Chirac. De 1995 à 1997, il est le benjamin de l'Assemblée nationale. Il est également, en 1997, le plus jeune député battu, comme il le mentionne souvent, à l'issue d'une triangulaire RPR-PS-FN, qui favorise la gauche. Il est conseiller régional d'Île-de-France de 1998 à 2007.

Le , au second tour des élections législatives, il est élu député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne.

Le 10 juin 2007, il est réélu député de la 6e circonscription de Seine-et-Marne, au premier tour des élections législatives, avec 54,26 % des suffrages exprimés, soit 25 489 voix, à la suite la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle. Il quitte alors sa fonction de conseiller régional durant l'été 2007 pour respecter les règles sur le cumul de mandats, son siège revenant à Jean-François Robinet[44].

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Jean-François Copé est membre des gouvernements Raffarin I et Raffarin II, de 2002 à 2004, en tant que secrétaire d'État aux relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement sous Jacques Chirac. Il est alors le benjamin des ministres. Nommé au gouvernement, il devient premier adjoint au maire de Meaux, obéissant à la règle non-écrite de non-cumul d’une fonction ministérielle avec la tête d’un exécutif local. Il demeure néanmoins président de la communauté d'agglomération de Meaux.

Fin 2003, il promeut un dispositif d'exonération de l'impôt sur les plus-values des grandes entreprises en cas de vente de leurs titres de participation, appelé en pratique « niche Copé ».

En 2004, il conduit la liste de l'UMP au premier tour, puis la liste d'union avec l'UDF au second tour des élections régionales des 21 et 28 mars 2004 en Île-de-France. À la suite de la victoire de la liste socialiste conduite par Jean-Paul Huchon, il renonce à prendre la tête du groupe UMP au Conseil régional d'Île-de-France, que conserve Roger Karoutchi.

Il devient, en , ministre délégué à l'Intérieur, tout en demeurant porte-parole du gouvernement. Le 29 novembre 2004, il est nommé ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire du troisième gouvernement Raffarin et conserve ses attributions de porte-parole du gouvernement.

Il est reconduit dans ces fonctions le 3 juin 2005, dans le gouvernement Dominique de Villepin, avec en complément la responsabilité de la Réforme de l'État.

En 2005, il est au centre d'une polémique car il occupait un logement de fonction, plus grand que ce qu'autorisent les consignes ministérielles [45] (230 m2 au lieu de 120 m2 à 140 m2)[46], dans le 16e arrondissement de Paris, bien qu'il disposât par ailleurs d'un appartement privé à Paris. Jean-François Copé se justifie alors par le fait qu'il faisait réaliser un certain nombre de travaux dans cet appartement, et qu'il y emménagerait après que son épouse, alors enceinte, aurait accouché. Cette polémique intervient en même temps que l'affaire Gaymard, qui conduit le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin à instaurer de nouvelles règles en la matière.

Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Il est élu, le 20 juin 2007, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale par 256 voix, contre 44 à Alain Joyandet. À ce poste, après avoir subi de vives critiques de la part de certains parlementaires membres du groupe UMP, comme ceux qui s'opposent à la réforme de la carte judiciaire en novembre[47], il s'impose comme un homme fort de la majorité, relais entre les parlementaires et l'exécutif, n'hésitant pas à exprimer ses distances avec le gouvernement[48]. Après s'être vu confier par le Premier ministre, François Fillon, une mission sur la modernisation du Parlement au premier semestre 2007, il préside en 2008 la commission « pour une nouvelle télévision publique », pour étudier la mise en place de la proposition présidentielle du retrait de la publicité dans l'audiovisuel public.

À la tête de l'UMP[modifier | modifier le code]

Jean-François Copé dans les Vosges, lors de la campagne de l'élection du président de l'UMP.

Le , il devient secrétaire général de l'UMP en remplacement de Xavier Bertrand, nommé au gouvernement. Fin 2010-début 2011, il fait voter une loi relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration et de surveillance des sociétés françaises, appelée « loi Copé-Zimmermann ».

Après la défaite de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2012, il autorise la création de courants au sein de l'UMP[49]. Le , à Châteaurenard, il se déclare candidat à la présidence du parti, vacante pendant le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy[50], et compose un « ticket » avec Luc Chatel pour la vice-présidence du parti et Michèle Tabarot pour le secrétariat général. Durant la campagne, alors que François Fillon, donné largement gagnant dans les sondages auprès des sympathisants de droite, cherche à se distinguer de l'ancien président de la République, Jean-François Copé s'en revendique et défend « la droite décomplexée »[50]. Dans le Manifeste pour une droite décomplexée qu'il publie fin 2012, il certifie de son admiration envers l'ancien président, et s'engage à être à ses côtés, quelles que soient les décisions qu'il puisse prendre dans le futur[51]. Dans les dernières semaines de la campagne, les partisans de Jean-François Copé font état de la « dynamique » de sa campagne et la presse commence à mettre en doute les sondages, qui portent sur les sympathisants et non les adhérents de l'UMP.

Le soir du scrutin, le , les deux candidats revendiquent chacun la victoire. Jean-François Copé est proclamé vainqueur le lendemain, par 50,03 % des voix, par la Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales (COCOE). Ce résultat est contesté par les partisans de François Fillon[52]. Après une semaine d'atermoiements politiques et médiatiques, la Commission nationale des recours (CONARE) – contestée dans sa composition par le camp Fillon – le proclame à nouveau vainqueur, cette fois avec 50,28 % des voix. François Fillon et ses partisans refusent toujours de reconnaître l'élection de Jean-François Copé, créent à l'Assemblée nationale un groupe parlementaire distinct du groupe UMP, le Rassemblement-UMP, et évoquent la possibilité de saisir la justice[53],[54]. À cette occasion, un ouvrage publié par deux journalistes affirment que l'équipe Copé a triché[55],[56], tandis que les partisans de ce dernier dénoncent des irrégularités ayant profité à François Fillon dans des bureaux des Alpes-Maritimes et en Nouvelle-Calédonie. Fin décembre 2012, un accord est finalement trouvé entre Jean-François Copé et François Fillon, le premier acceptant l'organisation d'un nouveau scrutin en septembre 2013 et la réforme des statuts qu'il avait demandée, le second de dissoudre le groupe parlementaire dissident qu'il avait créé. Cette décision est entérinée par le bureau politique du parti le 18 du même mois[57]. Fin mai 2013, un nouvel accord entre les deux hommes prévoit de demander aux militants, lors d'un vote organisé le mois suivant, s’il est nécessaire d’organiser une nouvelle élection pour la présidence de l'UMP ; dans le cas où le résultat serait négatif, Jean-François Copé irait jusqu'au terme de son mandat, soit en 2015. Le , à l'issue d'un congrès extraordinaire, les militants de l'UMP votent pour le maintien de Jean-François Copé à la tête du parti jusqu'en 2015[58].

Jean-François Copé, aux côtés de Michèle Tabarot et Christian Jacob, lors du vote de la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe.

Le début du mandat de Jean-François Copé est notamment marqué par l'engagement de l'UMP dans l'opposition au projet de loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe, celui-ci participant notamment aux grandes manifestations de janvier, mars et mai 2013, espérant en définitive « récupérer » le mouvement pour s'opposer plus généralement à la politique de François Hollande[réf. nécessaire] ; plusieurs dirigeants du parti se distancent néanmoins de cette stratégie[réf. nécessaire]. Sur le plan économique, l'UMP s'oppose au crédit d'impôt compétitivité défendu par le gouvernement Ayrault[59]. En février 2013, Jean-François Copé annonce le dépôt par l'UMP d'une motion de censure contre la politique économique du gouvernement[60], motion qu'il défend le , avant son rejet par la majorité de gauche[61]. Néanmoins, sur le plan international, il soutient l'intervention française au Mali, tout en « s'inquiétant » de la solitude de la France[62].

À la suite du rejet des comptes de campagne de la présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy qui prive l'UMP, déjà lourdement endettée, de près de 11 millions d'euros de financements publics, Jean-François Copé lance, le , une « grande souscription nationale » auprès des Français[63]. Cette souscription reçoit le soutien de Nicolas Sarkozy et permet en 2 mois de recueillir 11 millions d'euros auprès de sympathisants UMP[64]. L'opération est considérée comme un grand succès par Jean-François Copé, qui note qu'« en huit semaines, l'UMP a réalisé la plus importante collecte jamais réalisée par un parti politique de la Ve République[65]», tandis que plusieurs médias notent l'importance de la déduction fiscale de 66 %[66].

En , Le Point fait part de soupçons de surfacturation au profit de la société de communication Bygmalion et de sa filiale Event&Cie, fournisseurs de l'UMP pendant les campagnes électorales de 2012 et dirigées par Bastien Millot et Guy Alvès, proches collaborateurs de Jean-François Copé[67]. Celui-ci porte plainte pour diffamation contre l'hebdomadaire[68] .

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • 1998 - 2001 : secrétaire national du RPR, chargé de l'économie, puis de la formation
  • 2001 - 2002 : secrétaire général adjoint du RPR, chargé du projet d'alternance
  • 2002 - 2008 : membre du bureau politique de l'UMP
  • 2010 - 2012 : secrétaire général de l'UMP
  • depuis 2012 : président de l'UMP

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de Jean-François Copé[modifier | modifier le code]

Ouvrages sur Jean-François Copé[modifier | modifier le code]

  • Le Coup monté, Carole Barjon et Bruno Jeudy, Éditions Plon, 2013 ISBN 2259221297

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://tempsreel.nouvelobs.com/bataille-ump/20121129.OBS0935/jean-francois-cope-j-ai-toujours-entendu-que-j-etais-le-meilleur.html (Selon le journal du "Nouvel Observateur, en date du 29-11-2012, La bataille de l'UMP, la mère de JF Copé est une juive séfarade d'Alger)
  2. http://tempsreel.nouvelobs.com/bataille-ump/20121129.OBS0935/jean-francois-cope-j-ai-toujours-entendu-que-j-etais-le-meilleur.html (Selon le nouvel Observateur, du 29-11-2012, le père de JF Copé est d'origine juive ashkénaze de Roumanie)
  3. « Jean-François Copé, un président de groupe dans la tourmente », politique.net, .
  4. « Copel » est un des nombreux diminutifs de Jacob Jean-Louis Beaucarnot, Le tout politique
  5. http://search.ancestry.com.au/cgi-bin/sse.dll?gl=allgs&rank=1&sbo=t&gsbco=Sweden&gsln=Copalovice
  6. Selon le site les "juifs roumains", les familles juives Copélovici étaient persécutés en Roumanie.
  7. Selon le site web Yad Vashem, la famille Copélovici a été persécutée
  8. a et b Solenn de Royer, Copé, l'homme pressé, l'Archipel, 2010, p. 118-127.
  9. «Quiconque sauve une vie sauve l’Univers tout entier», Hommage aux «Justes parmi les Nations» de France qui ont sauvé de la barbarie nazie Giselle, Marcel et leurs enfants Danielle et Roland Copé, sur le site du CRIF,‎ 17 janvier 2012
  10. http://www.ajpn.org/personne-Marcel-Cope-6950.html
  11. Les Ambitieux Par Philippe Reinhard
  12. Jean-François Copé, Un député, ça compte énormément ! : Quand le parlement s'éveille, Albin Michel, 2009.
  13. Cité par Emmanuel Ratier dans Faits et Documents, no 303, daté du 15 au 31 , p. 2 « Par la suite, il suivra des stages de formation du New Public Management aux États-Unis, se formant aux techniques du benchmarking. Une période sur laquelle il est particulièrement discret. »
  14. Le parangonnage est l'un des termes officiels recommandés par la DGLFLF pour traduire le terme anglais benchmarking.
  15. a et b http://www.francesoir.fr/people-tv/people/avec-qui-vivent-nos-politiques-58149.html
  16. http://www.purepeople.com/article/jean-francois-cope-s-est-marie-devant-ines-de-la-fressange-et-ses-filles_a92334/1 (JF Cope divorce de son premier mariage en 2007)
  17. Jean-François et Nadia Copé, linternaute.com
  18. Nadia Copé : un visage souvent présent dans le sillage de son mari, 19 novembre 2012
  19. Avec qui vivent nos politiques Sur le site francesoir.fr
  20. Tribune juive (France), 15 février 2002
  21. Jean-François Copé, CAEF, Centre des archives économiques et financières (CAEF), sur economie.gouv.fr du 2 octobre 2012
  22. Présentation du club, sur le site générationfrance.fr.
  23. De ministre à avocat sans formation, Le Figaro, Publié le 4 avril 2012
  24. « Jean-François Copé veut se payer Martin Hirsch », Mediapart, 5 novembre 2010.
  25. Jean-François Copé intègre le cabinet d'avocats Gide Loyrette et Nouel, Capital.fr, 13 septembre 2007.
  26. Copé abandonne son activité d'avocat, AFP informations, sur le site lefigaro.fr du 17 novembre 2011.
  27. « Quand Jean-François Copé parrainait un fonds spéculatif », Mediapart, 29 novembre 2012.
  28. Frédéric Saliba, « Le pouvoir à la table du Siècle : Le pouvoir a la tanle du Siècle », Strategies, no 1365,‎ 14 avril 2005, p. 49 (lire en ligne).
  29. (en) [PDF] The trilateral commission, page 3, Sur le site trilateral.org
  30. « Itinéraire d'un enfant gâté et ambitieux », Le Figaro, 11 janvier 2010.
  31. Article dans la-seine-et-marne.com
  32. Article dans seine-et-marne.evous.fr
  33. Article sur batiactu.com
  34. Article sur id2sorties.com
  35. Article dans la-seine-et-marne.com
  36. La sécurité pour tous les Meldois Sur le site .ville-meaux.fr
  37. Article dans Marianne2.fr
  38. Article dans leparisien.fr
  39. Article sur LePoint.fr
  40. Site Officiel des Muzikelles
  41. Voici le futur musée de la Grande Guerre sur LeParisien.fr du 17 avril 2010
  42. Site du Ministère de l'Intérieur
  43. http://elections.interieur.gouv.fr/MN2014/077/077284.html
  44. Le Parisien, 20 août 2007
  45. « Copé toujours sous le feu du Canard enchaîné », L'Expansion.com (consulté le 20 décembre 2007).
  46. « la malédiction de la forteresse bercy ».
  47. Le Nouvel Observateur, 12 novembre 2007.
  48. Frédéric Dumoulin, « En quelques mois, Copé est devenu l'un des hommes forts de la majorité », AFP,‎ 17 avril 2008.
  49. « Copé propose aux différentes sensibilités de l'UMP "de s'organiser en mouvements" », Le Monde, 2 mai 2012.
  50. a et b Alexandre Lemarié et Patrick Roger, « Copé annonce sa candidature à la présidence de l'UMP, les hostilités sont ouvertes », sur lemonde.fr,‎ 26 août 2012
  51. Jean-François Copé, Manifeste pour une droite décomplexée, Fayard, 2012, p. 14-15-16
  52. Jean-François Copé élu président de l'UMP avec 98 voix d'avance Article de www.franceinfo.fr, 20 novembre 2012
  53. L'UMP face au spectre de la scission, sur le site lemonde.fr du 26 novembre 2012
  54. UMP : l'heure de la scission ?, sur le site liberation.fr du 26 novembre 2012
  55. Le Coup monté, Plon, 2012.
  56. Copé - Fillon: un "coup monté" qui rouvre les plaies du psychodrame de l'UMP.
  57. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ump-l-accord-cope-fillon-adopte-a-l-unanimite-par-le-bureau-politique_1200751.html
  58. « Vote UMP: Copé reste président jusqu’à novembre 2015 », Libération,‎ 30 juin 2013 (lire en ligne)
  59. Rejet du crédit d'impôt compétitivité au Sénat: «un échec symbolique», dit Copé20 Minutes, le 15.12.2012
  60. L'UMP va déposer une motion de censure contre la politique économique du gouvernement France TV, AFP, le 14/02/2013
  61. L'Assemblée rejette la motion de censure de l'UMP contre le gouvernementFrance TV, 20/03/2013
  62. Mali : Copé s'"inquiète" de la solitude de la FranceLe Point.fr - Publié le 16/01/2013
  63. http://www.rtl.fr/actualites/info/politique/article/comptes-de-campagne-cope-lance-une-grande-souscription-nationale-pour-financer-l-ump-7762874879
  64. Sarkothon : objectif atteint selon CopéLe JDD, 8 septembre 2013
  65. « L'UMP récolte les 11 millions d'euros espérés dans le cadre de sa souscription nationale », La Tribune, 8 septembre 2013 (lire en ligne)
  66. "Sarkothon" : le montant réclamé est sur le point d'être dépassé France-Inter, mercredi 14 Août à 17H30
  67. « Copé, Le Point dans la figure », JDD.fr, 1er mars 2014
  68. « Copé a porté plainte contre Le Point », Le Figaro, 4 mars 2014.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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