Jean-François Copé

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Jean-François Copé
Jean-François Copé, le 21 janvier 2010.
Jean-François Copé, le 21 janvier 2010.
Fonctions
Député de la 6e circonscription de Seine-et-Marne
En fonction depuis le 20 juin 2007
(7 ans, 4 mois et 1 jour)
Législature XIIIe
XIVe
Prédécesseur Roger Boullonnois
19 juin 200218 juillet 2002
(29 jours)
Législature XIIe
Prédécesseur Nicole Bricq
Successeur Roger Boullonnois
Président de l'UMP
19 novembre 201210 juin 2014
(1 an, 6 mois et 22 jours)
Élection 18 novembre 2012
Vice-président Luc Chatel
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Successeur Présidence collégiale
(Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon)
Secrétaire général de l'UMP
17 novembre 201019 novembre 2012
(2 ans, 0 mois et 2 jours)
Prédécesseur Xavier Bertrand
Successeur Michèle Tabarot
Président du groupe UMP
à l'Assemblée nationale
27 juin 200723 novembre 2010
(3 ans, 4 mois et 27 jours)
Élection 20 juin 2007
Législature XIIIe
Prédécesseur Bernard Accoyer
Successeur Christian Jacob
Ministre délégué au Budget
29 novembre 200415 mai 2007
(2 ans, 5 mois et 16 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Dominique de Villepin
Prédécesseur Dominique Bussereau
Successeur Éric Woerth
Ministre délégué à l'Intérieur
31 mars 200429 novembre 2004
(7 mois et 29 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
ministre de l'Intérieur
Successeur Marie-Josée Roig
Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement
7 mai 200230 mars 2004
(1 an, 10 mois et 23 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin I et II
Prédécesseur Jean-Jack Queyranne
Successeur Henri Cuq
Porte-parole du gouvernement français
7 mai 200215 mai 2007
(5 ans, 0 mois et 8 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin I, II et III
Dominique de Villepin
Prédécesseur Catherine Trautmann (indirectement)
Successeur Christine Albanel
Député de la cinquième circonscription de Seine-et-Marne
19 juin 199521 avril 1997
(1 an, 10 mois et 2 jours)
Président Jacques Chirac
Législature Xe
Prédécesseur Guy Drut
Successeur Guy Drut
Maire de Meaux
En fonction depuis le 1er décembre 2005
(8 ans, 10 mois et 20 jours)
19 juin 199520 juin 2002
(7 ans, 0 mois et 1 jour)
Prédécesseur Ange Anziani
Prédécesseur Jean Lion
Successeur Ange Anziani
Biographie
Date de naissance 5 mai 1964 (50 ans)
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UMP
Père Roland Copé
Mère Monique Ghanassia
Conjoint Valérie Ducuing
(1991-2007)
Nadia Hamama
(depuis 2011)
Diplômé de IEP de Paris (1987)
ENA (1989)
Profession Avocat
Haut fonctionnaire

Jean-François Copé est un homme politique français, né le 5 mai 1964 à Boulogne-Billancourt (Seine).

Maire de Meaux et député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne, il a occupé plusieurs fonctions ministérielles dans les gouvernements Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin. Il est secrétaire général de l'UMP entre 2010 et 2012 puis président entre 2012 et 2014.

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Jean-François Copé est le fils de Monique Ghanassia, juive séfarade[1] originaire d'Alger en Algérie, et du professeur Roland Copé, chirurgien gastro-entérologue proctologue d'origine juive ashkénaze[2] roumaine[3]. Il est l'aîné d'un frère, Jean-Baptiste et d'une sœur, Isabelle[4].

Du côté paternel, son grand-père Marcu Hirs Copelovici, fils de Copel[5] et Zleta, originaires de Bessarabie, est un médecin né à Iaşi dans l'est de la Roumanie au début du XXe siècle. Fuyant l'antisémitisme[6] de son pays, il émigre en France à Paris en 1926. Le grand-père choisit par décret de francisation (prénom et nom) de changer pour Marcel Copé. Il se marie peu après avec Gisèle Lazerovici, fille de Ghidale Lazerovici, comptable[7]. En octobre 1943, le couple échappe avec ses deux enfants à la rafle d'Aubusson (le père de Jean-François Copé a alors 13 ans) en trouvant refuge dans la famille Leonlefranc, faite par la suite Justes[8]. En 1965, âgé de 64 ans[9], Marcel Copé décède en Israël[10]. Jean-François Copé fait de la persécution et du sauvetage de ses parents « une part essentielle de son engagement politique »[11].

Du côté maternel, son grand-père Ismaël André Ghanassia, fils de Moïse Ghanassia et Djouhar Soussi, originaires de Miliana, est avocat à Alger. Son épouse, Lise Boukhabza, est la petite-fille d'un rabbin originaire de Tunisie et sa mère est originaire de Tétouan au Maroc. André Ghanassia, son épouse et leurs trois enfants, dont Monique, quittent Alger pour la métropole dans les années 1950, peu après les débuts de la guerre d'Algérie[7].

Études[modifier | modifier le code]

Jean-François Copé effectue sa scolarité à l'école active bilingue Jeannine-Manuel dans le 15e arrondissement de Paris et au lycée Victor-Duruy du 7e arrondissement de Paris. Il obtient son baccalauréat en série B (économique et social) en 1981. En 1985, il intègre Sciences Po. En 1987, il entre à l'ENA dans la promotion Liberté-égalité-fraternité (1987-1989).[réf. nécessaire]

Il suit des séminaires de formation en nouvelle gestion publique (new public management) aux États-Unis où il étudie le « benchmarking »[12], c’est-à-dire l’approche comparatiste des pratiques internationales performantes[13].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le 1er juin 1991, Jean-François Copé épouse Valérie Ducuing, consultante en relations publiques chez Veolia[réf. nécessaire]. De ce premier mariage, naissent une fille et deux fils[14]. Ils divorcent en 2007[15]. Il a une deuxième fille[14], née en 2010 de son union avec Nadia Hamama[16], son attachée parlementaire depuis 2008[17]. Le couple se marie le 3 décembre 2011, à la mairie de Meaux[18],[19].

Il se déclare « juif non pratiquant » et « veille à demeurer, avant tout, le représentant d'une autorité laïque »[20] : « Ma communauté, c'est la communauté nationale. »

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

De 1989 à 1991, Jean-François Copé est administrateur civil à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). De 1991 à 1993, il est directeur de cabinet du président du Crédit local de France. De 1990 à 1993, il est maître de conférences d'économie et de finances locales à Sciences Po. De 1998 à 2002, il est professeur associé à l'université Paris VIII[21].

Dans le même temps, de 2000 à 2002, il est membre du conseil de surveillance de Dexia Crédit local de France et président du conseil d'administration de l'Institut des managers du développement local.

Il anime depuis la rentrée 2006, son propre club politique, Génération France.fr[22] dont le slogan est « 0 % petites phrases et 100 % débat d'idées ». Ce club a axé une grande partie de ses travaux sur l’identité, le vivre ensemble et le pacte républicain[réf. souhaitée].

En mai 2007, bénéficiant du décret permettant aux anciens ministres et parlementaires de devenir avocats sans formation spécifique ni examen[23], il obtient un certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA) et prête serment devant la cour d'appel de Paris. À partir de septembre 2007, il exerce à temps partiel, pour 20 000 € par mois[24], dans le cabinet d'avocats d'affaires Gide Loyrette Nouel[25], l'un des plus importants de France, chargé par exemple de conseiller l'État dans le projet de fusion GDF-Suez. En novembre 2010, lors de sa nomination comme secrétaire général de l'UMP, il annonce qu'il cesse d'exercer dans le cabinet, mais continue son activité de conseil « à titre individuel »[26].

De fin 2009 à fin 2010, il siège bénévolement au sein du comité consultatif de Lutetia capital, un fonds d'investissement agréé auprès de l'AMF[27].

Il est membre du club Le Siècle[28] et de la Commission Trilatérale[29].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

De 1993 à 1995, Jean-François Copé est membre de la cellule de réflexion économique de Jacques Chirac animée par Nicolas Sarkozy. Il devint ensuite directeur de cabinet de Roger Romani, ministre délégué aux Relations avec le Sénat, chargé des rapatriés, dans le gouvernement Balladur.

Il soutient Jacques Chirac lors de l'élection présidentielle de 1995[30]. La même année, il devient délégué général au projet de société au RPR. Il fait alors partie de la « task force Juppé » (à l'époque Premier ministre et président du RPR) en matière d'idées. De 1998 à 2001, il exerce la fonction de secrétaire national du RPR, chargé de l'économie, puis de la formation. De 2001 à 2002, il est secrétaire général adjoint du RPR, chargé du projet d'alternance.

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Jean-François Copé se présente sans succès à sa première élection lors des cantonales de 1992 à Villeneuve-Saint-Georges[31].

Il est élu maire de Meaux (chef-lieu d'arrondissement de Seine-et-Marne) en 1995, à l'âge de 31 ans, puis est réélu en 2001 et 2008 et 2014.

Il se fixe deux priorités : la rénovation urbaine et la sécurité.

En matière de rénovation urbaine, il lance le « plan Marshall » destiné à revoir entièrement le centre ville de Meaux au niveau architectural et de son urbanisme[32]. En juin 2011, il fait détruire trois tours géantes Genêt, Hortensia et Iris, datant des années 1960 remplacées par des logements à taille humaine pour privilégier la mixité sociale[33]. L'opération est financée par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et par Meaux Habitat[34]. La rénovation urbaine s’accompagne d’une volonté d’amélioration de l’environnement avec la création du parc naturel du Pâtis sur 150 hectares (Grand prix de l'environnement des Villes d'Île-de-France 2006, dans la catégorie Espaces verts et Paysage)[35] et du bien-être des Meldois avec l’opération « Meaux plage » depuis 2006[36].

En matière de sécurité, la ville déploie depuis 2003 un réseau de vidéo-protection. En 2011, le dispositif compte environ 140 caméras, réparties dans toute la ville[37] accompagné d’une augmentation de l’effectif de la police municipale à 150 agents[38]. Des mesures qui s’accompagnent d’une baisse générale de la délinquance 11 % entre 2007 et 2008[39]. Sur le plan économique et de l’emploi, Jean-François Copé souhaite ramener l’activité commerciale dans la communauté d’agglomération de Meaux en imposant comme pôle économique de l’est francilien le Parc d’Activités du pays de Meaux qui devrait ouvrir ses portes fin 2012 et créer à terme près de 4 000 emplois[40].

Sur le plan culturel, il lance en 2003 le festival Muzik’Elles, consacré aux artistes féminines qui fête en 2014 sa 10e édition[41]. Il inaugure le 11 novembre 2011, en présence de Nicolas Sarkozy, le Musée de la Grande Guerre du pays de Meaux consacré à la guerre de 14-18[42].

En 2005, il redevient maire de Meaux après la démission d'Ange Anziani. À la suite des élections municipales de mars 2008, il est réélu à la mairie de Meaux pour un troisième mandat, la liste qu'il conduisait ayant recueilli 67,74 % des suffrages exprimés au premier tour[43]. Lors des élections municipales de 2014, la liste conduite par Jean-François Copé remporte 64,30 % des voix dès le premier tour[44], ce qui conduit à sa réélection pour un quatrième mandat de maire.

Il est conseiller régional d'Île-de-France de 1998 à 2007.

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

Au mois de juin 1995, il devient député de la 5e circonscription de Seine-et-Marne, à la suite de la nomination de Guy Drut au premier gouvernement Juppé sous Jacques Chirac. De 1995 à 1997, il est le benjamin de l'Assemblée nationale. Il est également, en 1997, le plus jeune député battu, comme il le mentionne souvent, à l'issue d'une triangulaire RPR-PS-FN[45]. Cependant, si l'affirmation répétée de Jean-François Copé est juste sur la forme, elle est fausse sur le fond. En effet, Jean-François Copé est député suppléant de la 5e circonscription ; or, un député suppléant sortant n'a pas le droit de se présenter contre son député titulaire sortant et qui se représente[46], ce qui est le cas de Guy Drut en 1997. Jean-François Copé se présente alors dans la 6e circonscription voisine, où il échoue face à la socialiste Nicole Bricq qui s'y présente aussi pour la première fois : Jean-François Copé n'est donc pas battu mais rate son parachutage.

Le 16 juin 2002, au second tour des élections législatives, il est élu député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne.

Le 10 juin 2007, il est réélu député de la 6e circonscription de Seine-et-Marne, au premier tour des élections législatives, avec 54,26 % des suffrages exprimés, soit 25 489 voix. Il quitte alors sa fonction de conseiller régional durant l'été 2007 pour respecter les règles sur le cumul de mandats, son siège revenant à Jean-François Robinet[47]. Il est réélu en 2012, avec 59,63% des voix au second tour[48].

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Jean-François Copé est membre des gouvernements Raffarin I et Raffarin II, de 2002 à 2004, en tant que secrétaire d'État aux relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement sous Jacques Chirac. Il est alors le benjamin des ministres. Nommé au gouvernement, il devient premier adjoint au maire de Meaux, obéissant à la règle non-écrite de non-cumul d’une fonction ministérielle avec la tête d’un exécutif local. Il demeure néanmoins président de la communauté d'agglomération de Meaux.

Fin 2003, il promeut un dispositif d'exonération de l'impôt sur les plus-values des grandes entreprises en cas de vente de leurs titres de participation, appelé en pratique « niche Copé ».

En 2004, il conduit la liste de l'UMP au premier tour, puis la liste d'union avec l'UDF au second tour des élections régionales des 21 et 28 mars 2004 en Île-de-France. À la suite de la victoire de la liste socialiste conduite par Jean-Paul Huchon, il renonce à prendre la tête du groupe UMP au Conseil régional d'Île-de-France, que conserve Roger Karoutchi.

Il devient, en mars 2004, ministre délégué à l'Intérieur, tout en demeurant porte-parole du gouvernement. Le 29 novembre 2004, il est nommé ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire du troisième gouvernement Raffarin et conserve ses attributions de porte-parole du gouvernement.

Il est reconduit dans ces fonctions le 3 juin 2005, dans le gouvernement Dominique de Villepin, avec en complément la responsabilité de la Réforme de l'État.

En 2005, il est au centre d'une polémique car il occupait un logement de fonction, plus grand que ce qu'autorisent les consignes ministérielles [49] (230 m2 au lieu de 120 m2 à 140 m2)[50], dans le 16e arrondissement de Paris, bien qu'il disposât par ailleurs d'un appartement privé à Paris. Jean-François Copé se justifie alors par le fait qu'il faisait réaliser un certain nombre de travaux dans cet appartement, et qu'il y emménagerait après que son épouse, alors enceinte, aurait accouché. Cette polémique intervient en même temps que l'affaire Gaymard, qui conduit le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin à instaurer de nouvelles règles en la matière.

Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Il est élu, le 20 juin 2007, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale par 256 voix, contre 44 à Alain Joyandet. À ce poste, après avoir subi de vives critiques de la part de certains parlementaires membres du groupe UMP, comme ceux qui s'opposent à la réforme de la carte judiciaire en novembre[51], il s'impose comme un homme fort de la majorité, relais entre les parlementaires et l'exécutif, n'hésitant pas à exprimer ses distances avec le gouvernement[52]. Après s'être vu confier par le Premier ministre, François Fillon, une mission sur la modernisation du Parlement au premier semestre 2007, il préside en 2008 la commission « pour une nouvelle télévision publique », pour étudier la mise en place de la proposition présidentielle du retrait de la publicité dans l'audiovisuel public. En 2009, il s'oppose sans succès à l'augmentation de la redevance audiovisuelle[53].

À la tête de l'UMP[modifier | modifier le code]

Jean-François Copé dans les Vosges, lors de la campagne de l'élection du président de l'UMP.

Le 17 novembre 2010, Jean-François Copé devient secrétaire général de l'UMP en remplacement de Xavier Bertrand, qui retourne au gouvernement mais doit abandonner son poste à la tête du parti présidentiel. Fin 2010-début 2011, il fait voter une loi relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration et de surveillance des sociétés françaises, appelée « loi Copé-Zimmermann ».

Après la défaite de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2012, il autorise la création de courants au sein de l'UMP[54]. Le 26 août 2012, à Châteaurenard, il se déclare candidat à la présidence du parti, vacante pendant le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy[55], et compose un « ticket » avec Luc Chatel pour la vice-présidence du parti et Michèle Tabarot pour le secrétariat général. Durant la campagne, alors que François Fillon, donné largement gagnant dans les sondages auprès des sympathisants de droite, cherche à se distinguer de l'ancien président de la République, Jean-François Copé s'en revendique et défend « la droite décomplexée »[55]. Dans le Manifeste pour une droite décomplexée qu'il publie fin 2012, il certifie de son admiration envers l'ancien président, et s'engage à être à ses côtés, quelles que soient les décisions qu'il puisse prendre dans le futur[56]. Dans les dernières semaines de la campagne, les partisans de Jean-François Copé font état de la « dynamique » de sa campagne et la presse commence à mettre en doute les sondages, qui portent sur les sympathisants et non les adhérents de l'UMP.

Le soir du scrutin, le 18 novembre 2012, les deux candidats revendiquent la victoire. Jean-François Copé est proclamé vainqueur le lendemain, par 50,03 % des voix, par la Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales (COCOE). Ce résultat est contesté par les partisans de François Fillon[57]. Après une semaine d'atermoiements politiques et médiatiques, la Commission nationale des recours (CONARE) – contestée dans sa composition par le camp Fillon – le proclame à nouveau vainqueur, cette fois avec 50,28 % des voix. François Fillon et ses partisans refusent toujours de reconnaître l'élection de Jean-François Copé, créent à l'Assemblée nationale un groupe parlementaire distinct du groupe UMP, le Rassemblement-UMP, et évoquent la possibilité de saisir la justice[58],[59]. À cette occasion, un ouvrage publié par deux journalistes affirment que l'équipe Copé a triché[60],[61], tandis que les partisans de ce dernier dénoncent des irrégularités ayant profité à François Fillon dans des bureaux des Alpes-Maritimes et en Nouvelle-Calédonie. Fin décembre 2012, un accord est finalement trouvé entre Jean-François Copé et François Fillon, le premier acceptant l'organisation d'un nouveau scrutin en septembre 2013 et la réforme des statuts qu'il avait demandée, le second de dissoudre le groupe parlementaire dissident qu'il avait créé. Cette décision est entérinée par le bureau politique du parti le 18 du même mois[62]. Fin mai 2013, un nouvel accord entre les deux hommes prévoit de demander aux militants s’il est nécessaire d’organiser une nouvelle élection pour la présidence de l'UMP. Le 30 juin 2013, à l'issue d'un congrès extraordinaire, les militants de l'UMP, de peur de voir les dissensions internes ravivées, votent largement pour le maintien de Jean-François Copé à la tête du parti jusqu'en novembre 2015[63].

Jean-François Copé, aux côtés de Michèle Tabarot et Christian Jacob, lors du vote de la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe.

Le début du mandat de Jean-François Copé est notamment marqué par l'engagement d'une grande partie de l'UMP dans l'opposition au projet de loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe. Affirmant être en faveur de l'ouverture du mariage aux personnes homosexuelles mais contre la possibilité pour celles-ci d'adopter et contre la PMA et la GPA[64], il participe aux grandes manifestations de janvier, mars et mai 2013[65].

Sur le plan économique, pendant les deux premières années du quinquennat de François Hollande, l'UMP dénonce la hausse continue du nombre de chômeurs malgré la promesse d'« inversion de la courbe du chômage » du président de la République, ainsi que les hausses d'impôts décidées par le gouvernement Ayrault et le non-respect de l'engagement de la France de revenir aux 3 % de déficit budgétaire[66]. En février 2013, Jean-François Copé annonce le dépôt par l'UMP d'une motion de censure contre la politique économique du gouvernement, motion qu'il défend le 20 mars 2013, mais qui est finalement rejetée par la majorité de gauche[67],[68]. Sur le plan international, tout en « s'inquiétant » de la solitude de la France, il soutient l'intervention française au Mali[69].

À la suite du rejet des comptes de campagne de la présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy qui prive l'UMP, déjà lourdement endettée, de près de 11 millions d'euros de financements publics, Jean-François Copé lance, le 4 juillet 2013, une « grande souscription nationale » auprès des Français[70]. Cette souscription reçoit le soutien de Nicolas Sarkozy et permet en deux mois de recueillir 11 millions d'euros auprès de sympathisants UMP[71]. L'opération est considérée comme un grand succès par Jean-François Copé, qui note que « l'UMP a réalisé la plus importante collecte jamais réalisée par un parti politique de la Ve République »[72], tandis que certains médias soulignent l'importance de la déduction fiscale (66 %) accompagnant ces dons[73].

Affaire Bygmalion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Bygmalion.

En mars 2014, Le Point met en cause nommément Jean-François Copé pour ses liens avec les dirigeants de la société de communication Bygmalion et de sa filiale Event&Cie, fournisseurs de l'UMP pendant les campagnes électorales de 2012[74]. Jean-François Copé dénonce un "coup monté" à l'approche des élections municipales et poursuit Le Point en justice[75]. Après la victoire de la droite aux élections municipales de mars 2014, les dissensions internes au sein du parti réapparaissent lors de la campagne des élections européennes de mai, à la fois entre europhiles et eurosceptiques, mais aussi entre pro-Copé et pro-Fillon. Le 26 mai, lendemain des élections européennes, le bras droit de Jean-François Copé, Jérôme Lavrilleux, reconnaît avoir organisé avec la société Bygmalion un système de surfacturation lors des campagnes de 2012, mais affirme que Jean-François Copé n'a "pas été mis au courant de cette dérive en volume de dépenses"[76]. Le 27 mai, lors d'un comité directeur de l'UMP, sur proposition de la trésorière Catherine Vautrin, Jean-François Copé est contraint d'accepter une démission de l'ensemble de la direction de l'UMP, cette démission étant annoncée pour le 15 juin suivant. En attendant la tenue d'un congrès extraordinaire en octobre 2014, il est remplacé par une direction collégiale transitoire, composée des anciens Premiers ministres François Fillon, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin[77],[78]. Le lendemain, Jean-François Copé écrit une longue lettre aux adhérents de l'UMP dans laquelle il affirme avoir eu connaissance des surfacturations « il y a douze jours » et redit que (son) « intégrité est totale ». Il se félicite enfin que la justice soit saisie[79].

Après juin 2014[modifier | modifier le code]

Jean-François Copé est remplacé à la tête de l'UMP le 10 juin 2014[80]. Il décide de continuer à participer au bureau politique de l'UMP, dont il est membre de droit[81]. Il dépose le 20 juin deux propositions de transparence de la vie politique[82]. Le 24 juillet 2014, en conformité avec la loi du 11 octobre 2013, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique publie sur son site les déclarations d'intérêts des parlementaires pour la période 2009-2013. Jean-François Copé, qui a déclaré des revenus d'avocat, de conférencier, ainsi que des droits d'auteur[83], apparaît dans les classements des parlementaires les plus aisés diffusés par des médias publics[84] ou privés[85].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • 1998 - 2001 : secrétaire national du RPR, chargé de l'économie, puis de la formation
  • 2001 - 2002 : secrétaire général adjoint du RPR, chargé du projet d'alternance
  • 2002 - 2008 : membre du bureau politique de l'UMP
  • 2010 - 2012 : secrétaire général de l'UMP
  • 2012 - 2014 : président de l'UMP

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de Jean-François Copé[modifier | modifier le code]

Ouvrages sur Jean-François Copé[modifier | modifier le code]

  • Le Coup monté, Carole Barjon et Bruno Jeudy, Éditions Plon, 2013 ISBN 2259221297

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://tempsreel.nouvelobs.com/bataille-ump/20121129.OBS0935/jean-francois-cope-j-ai-toujours-entendu-que-j-etais-le-meilleur.html (Selon le journal du "Nouvel Observateur, en date du 29-11-2012, La bataille de l'UMP, la mère de JF Copé est une juive séfarade d'Alger)
  2. http://tempsreel.nouvelobs.com/bataille-ump/20121129.OBS0935/jean-francois-cope-j-ai-toujours-entendu-que-j-etais-le-meilleur.html (Selon Le Nouvel Observateur, du 29-11-2012, le père de JF Copé est d'origine juive ashkénaze de Roumanie)
  3. « Jean-François Copé, un président de groupe dans la tourmente », politique.net, 20 mai 2008.
  4. « L'aiglon de Meaux », sur libération.fr
  5. « Copel » est un des nombreux diminutifs de Jacob Jean-Louis Beaucarnot, Le tout politique
  6. Jean-Louis Beaucarnot, Le tout politique
  7. a et b Solenn de Royer, Copé, l'homme pressé, l'Archipel, 2010, p. 118-127.
  8. «Quiconque sauve une vie sauve l’Univers tout entier», Hommage aux «Justes parmi les Nations» de France qui ont sauvé de la barbarie nazie Giselle, Marcel et leurs enfants Danielle et Roland Copé, sur le site du CRIF,‎ 17 janvier 2012
  9. http://www.ajpn.org/personne-Marcel-Cope-6950.html
  10. Les Ambitieux Par Philippe Reinhard
  11. Jean-François Copé, Un député, ça compte énormément ! : Quand le parlement s'éveille, Albin Michel, 2009.
  12. Le parangonnage est l'un des termes officiels recommandés par la DGLFLF pour traduire le terme anglais benchmarking.
  13. Cité par Emmanuel Ratier dans Faits et Documents, no 303, daté du 15 au 31 octobre 2010, p. 2 « Par la suite, il suivra des stages de formation du New Public Management aux États-Unis, se formant aux techniques du benchmarking. Une période sur laquelle il est particulièrement discret. »
  14. a et b http://www.francesoir.fr/people-tv/people/avec-qui-vivent-nos-politiques-58149.html
  15. JF Copé divorce de son premier mariage en 2007
  16. Jean-François et Nadia Copé, linternaute.com
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  76. Lavrilleux: "Copé n'a pas été mis au courant de cette dérive" BFMTV, 26/05/2014
  77. Le jour où Jean-François Copé a quitté la tête de l'UMP, Le Monde, 27 mai 2014
  78. Jean-François Copé démissionne : récit d’un « petit meurtre entre amis », Les Échos, 27 mai 2014
  79. DOCUMENT. Copé écrit aux militants UMP : «Mon intégrité est totale» Le Parisien, 28/05/2014
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  81. Copé va continuer à participer au bureau politique de l'UMP Le Monde, 12.06.2014
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  84. Déclarations d'intérêts : le classement des parlementaires les plus riches France TV Info, 24/07/2014
  85. Plus de 100.000 euros par an de revenus annexes pour une vingtaine de parlementaires Le Parisien, le 24.07.2014

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