Montlhéry

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Montlhéry
L’hôtel de ville.
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Blason de Montlhéry
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Palaiseau
Canton Montlhéry (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Europ'Essonne
Maire
Mandat
Claude Pons (PR)
2014-2020
Code postal 91310
Code commune 91425
Démographie
Gentilé Montlhériens
Population
municipale
7 019 hab. (2011)
Densité 2 140 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 21″ N 2° 16′ 20″ E / 48.639233, 2.272167 ()48° 38′ 21″ Nord 2° 16′ 20″ Est / 48.639233, 2.272167 ()  
Altitude Min. 64 m – Max. 152 m
Superficie 3,28 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-montlhery.fr

Montlhéry[1] (prononcé [mɔ̃leʁi ][2] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à vingt-cinq kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton de Montlhéry et le siège de la communauté de communes Cœur du Hurepoix.

Capitale géographique du Hurepoix et de la Foire à la Tomate, fief de la famille de Montlhéry depuis l’an 991 puis domaine royal à partir de 1118, Montlhéry est célèbre pour sa tour, la bataille qui s’y déroula le 16 juillet 1465 et sa présence stratégique sur l’axe historique majeur de Paris à Orléans, aujourd’hui la route nationale 20. Elle a aussi, à tort du fait de sa qualité de chef-lieu de canton, donné son nom au camp militaire du 121e régiment du train et à l’autodrome de Linas-Montlhéry situés dans les communes voisines.

Ses habitants sont appelés les Montlhériens[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position de Montlhéry en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 63,7 % 210,53
Espace urbain non construit 15,4 % 51,07
Espace rural 20,9 % 69,09
Source : Iaurif[4]

Montlhéry est située dans la banlieue parisienne, au cœur de la région naturelle du Hurepoix, entre le plateau de Courtabœuf au nord-ouest et la vallée de l’Orge à l’est. Son territoire s’étage entre soixante-quatre et cent cinquante-deux mètres, mais le centre-ville et la plupart des constructions se trouvent sur une colline culminant à cent trente-sept mètres, composée de grès et de sable recouvrant une couche de marne. Elle n’occupe que trois cent vingt-huit hectares approximativement placés dans un trapèze orienté nord-est — sud-ouest de trois kilomètres de base, deux kilomètres de côtés et deux kilomètres de sommet. La majeure partie de ce territoire est urbanisé avec cent-quatre-vingt-six hectares construits et soixante-trois hectares non construits, ne laissant que quatre-vingt hectares, soit 24 % d’espace à caractère rural. L’Institut national de l'information géographique et forestière donne les coordonnées géographiques 48°38'22" N et 02°16'23" E au point central de son territoire[5].

La commune est traversée du nord au sud en son milieu par la route nationale 20 qui forme une « tranchée » entre le centre ancien et les nouveaux quartiers gagnés sur les cultures. Perpendiculairement, la route départementale 446 traverse la commune en passant par le centre-ville d’ouest en est. La route des Templiers aussi appelée routes départementales 133 puis 35 qui mènent successivement de Brétigny-sur-Orge aux Ulis forment une rocade passant à l’est et au nord de la commune et servant de frontière avec Longpont-sur-Orge.

Montlhéry est située à vingt-cinq kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame[6], point zéro des routes de France, treize kilomètres à l’ouest d’Évry[7], huit kilomètres au sud-est de Palaiseau[8], vingt-cinq kilomètres au nord-est d’Étampes[9], six kilomètres au nord-est d’Arpajon[10], quinze kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes[11], dix-huit kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais[12], vingt-et-un kilomètres au sud-est de Versailles[13], vingt-trois kilomètres au nord-est de Dourdan[14] et trente kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt[15].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Montlhéry ne dispose pas de rivière sur son territoire, l’Orge passe en contrebas dans la vallée sur la commune voisine de Longpont-sur-Orge. Seuls quelques ruisseaux, pour la majeure partie souterrains descendent du plateau de Courtabœuf et la commune voisine de Nozay. Un petit lac dont un tiers seulement se trouve sur le territoire communal est situé en bordure de la route des Templiers à la frontière avec Longpont-sur-Orge.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le nom de Montlhéry est formé sur le mot « mont » et la commune est en effet majoritairement située sur un petit monticule entre le plateau de Courtabœuf au nord-ouest et la vallée de l’Orge à l’est. De fait, le territoire communal s’étage entre soixante-quatre mètres relevés dans la plaine descendant vers la rivière à l’est et 152 mètres à la frontière avec Nozay et le plateau. Le centre-ville historique est construit sur un promontoire rocheux culminant à 137 mètres, descendant en pente douce au nord et à l’est où sont installées les constructions et beaucoup plus rapidement au sud sur la commune de Linas. Situé dans le bassin parisien, le sous-sol de la commune est composé de couches successives de sable et de meulière, de marne, gypse et calcaire[16].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Montlhéry est une petite commune entourée du nord-est au sud-est par Longpont-sur-Orge. Au sud et sud-ouest se trouve la commune souvent associée de Linas, puis à l’ouest, Marcoussis, séparée par la route départementale 446. La frontière nord-ouest est commune avec la ville de Nozay et le nord est limitrophe du village de La Ville-du-Bois.

Rose des vents Nozay La Ville-du-Bois Longpont-sur-Orge Rose des vents
Marcoussis N Longpont-sur-Orge
O    Montlhéry    E
S
Linas Linas Longpont-sur-Orge

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Montlhéry est située en Île-de-France, elle bénéficie d’un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, et est régulièrement arrosée sur l’ensemble de l’année. En moyenne annuelle, la température s’établit à 10,8 °C, avec une maximale de 15,2 °C et une minimale à 6,4 °C. Les températures réelles relevées sont de 24,5 °C en juillet au maximum et 0,7 °C en janvier au minimum, mais les records enregistrés sont de 38,2 °C le 1er juillet 1952 et --19,6 °C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés Celsius se fait sentir. L’ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec 1 798 heures par an. Les précipitations sont également réparties sur l’année, avec un total de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Données climatiques à Montlhéry.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[17],[18].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Montlhéry est traversée au milieu de son territoire par la route nationale 20 du nord au sud. Son centre-ville est situé au croisement de cet axe national et de la route départementale 446, voie de communication traversant tout le département d’ouest en est. À l’est passe la route départementale 133 qui forme une rocade complétée au nord par la route départementale 35. Elle est aussi située à deux kilomètres au nord de la Francilienne, périphérique régional. Cette dernière permet de rallier rapidement l’autoroute A10 à sept kilomètres à l’ouest et l’autoroute A6 à onze kilomètres.

Aucune ligne ferroviaire ne passe à Montlhéry, la gare de Saint-Michel-sur-Orge sur la ligne C du RER est située à trois kilomètres du centre-ville, elle permet d’accéder directement à Paris-Gare d’Austerlitz. La gare de Massy-TGV est elle accessible par la route nationale 20 à dix kilomètres. Elle communique avec la Gare de Massy - Palaiseau sur le réseau RER C et RER B.

L’aéroport Paris-Orly est situé à douze kilomètres au nord-ouest, il est accessible par la route nationale 20 puis la branche commune à l’autoroute A10 et l’autoroute A6. L’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est lui accessible par la route par la Francilienne ou en passant par Paris.

Plusieurs ligne d’autobus Trans'Essonne, exploitées par le réseau de bus Daniel Meyer, qui dispose de son siège social sur la commune, passent par la commune et permettent de rallier Paris ou les grandes villes alentour, dont les DM10 C vers Sainte-Geneviève-des-Bois et S vers Les Ulis, les DM11 A, B et D vers Massy, les DM151 et 152 qui mènent à Paris par la route nationale 20 et la DM153 qui mènent à Arpajon au sud.

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est peu étendu, il se compose principalement du centre-ville au pied de l’ancien château et de l’autre côté de la route nationale 20 des lieux-dits « Les Becquerettes » et « Le Bel Égout » à la frontière de Nozay.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes graphies du nom de « Montlhéry », selon Hippolyte Cocheris[19], sont Aetricus mons en 798, Mons Lethericus en 1146, déformé en Mons Lehericus puis Mons Leodoricus, toponyme de forme classique formé du nom commun « mont » et du nom de personne germanique « Leotheric »[Note 1].

De fait ce nom était courant dans la région du IXe siècle au XIe siècle. Ce « Lhéry » est donc probablement sinon le fondateur, au moins l’un des premiers seigneurs de la place fortifiée de Montlhéry, à l’époque carolingienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence humaine est attestée dès le Néolithique par la découverte de pierres taillées et polies et de poteries[20].

Les origines[modifier | modifier le code]

Plan du château de Montlhéry.

La première mention de Montlhéry, sous le nom de Mons Ætricus remonte à l’an 768 lorsqu’une charte royale signée par Pépin le Bref donnait le territoire à l’abbaye de Saint-Denis, domaine qui appartenait depuis le règne de Clovis à l’abbaye Saint-Rémi de Reims situé sur l’antique voie gauloise puis romaine de Lutèce à Cenabum. Cette donation fut confirmée en 774 par Charlemagne.

À partir de 991, Thibaud File Étoupe, fils du seigneur de Montmorency et baron de Hugues Capet, acquit la terre de Montlhéry pour y construire un premier château achevé en 1015 et fonder la famille de Montlhéry. Cet épisode est rapporté par Aimoin de Fleury dans son ouvrage Histoire des Français sous les termes : « Temporis Roberti regis, Théobaldus cognomine Filans Stupas, forestarius ejus, firmavit Montemlethericum »[21],[Note 2]. De fait, Gui Ier de Montlhéry et son épouse Hodierne de Gometz furent les premiers seigneurs de Montlhéry. Leur fils Milon Ier de Montlhéry fut marié à la fille du comte Étienne II de Blois, ce qui permit à son fils Milon II de Montlhéry de devenir seigneur de Bray-sur-Seine et vicomte de Troyes.

Ce lien avec la Maison de Montmorency explique le blasonnement des seigneurs de Montlhéry puis de la commune, puisqu’ils conservèrent les armes originelles de la famille.

Montlhéry, domaine royal[modifier | modifier le code]

Les vandalismes pratiqués par ces seigneurs et cette puissance faisant ombrage au domaine royal français naissant, le roi Philippe Ier de France décida de marier son premier fils Louis à Lucienne de Rochefort-Montlhéry. Ensuite, le seigneur de Montlhéry Gui II de Montlhéry étant mort après sa désertion devant le siège d'Antioche pendant la Première croisade, Milon II revendiqua la seigneurie. Louis VI la lui attribua, mais son assassinat en 1118 par Hugues de Crécy laissa le domaine à Élisabeth, fille de Gui II, mariée à Philippe de France, fils d’un second mariage du roi Philippe Ier, le père de Louis VI. Dès lors le domaine était totalement la propriété du roi, ce dernier décida de démanteler la forteresse à l’exception de la tour, d’en faire une résidence royale et d’en confier la gestion à un prévôt en 1118.

En 1160, de retour de la deuxième croisade, Louis VII y séjourna et fit construire la léproserie et la chapelle Notre-Dame du Mont Carmel. Vers 1200 avec la réorganisation de l’État voulue par Philippe-Auguste, Montlhéry fut le centre d’une prévôté qui s’étendait de Mons et Athis au nord à Lardy et La Ferté-Alais au sud et de Vert-le-Grand à l’est au Val-Saint-Germain et Angervilliers à l’ouest[22]. En 1227, pendant la régence de Blanche de Castille, le jeune roi Louis IX sur la route de Vendôme s’y abrita pour se protéger d’une révolte féodale et fut secouru par les milices parisiennes. En souvenir, il fit ériger la chapelle du château.

Sous Philippe le Bel, la tour servit de prison pour le comte de Flandre Gui de Dampierre et le visiteur en France de l’Ordre du Temple Hugues de Pairaud. Au cours la guerre de Cent Ans, située sur la route stratégique entre Paris et Orléans et entre Chartres et Melun, Français et Anglais se l’approprièrent à tour de rôle. En 1389, la reine Isabeau de Bavière y pacifia les relations entre Louis Ier d'Orléans et Philippe II de Bourgogne. En 1417, Jean, duc de Bourgogne, campa à Châtillon, y resta huit jours pendant lesquels son armée pilla les villages d'alentour, puis vint faire le siège de Montlhéry. La paix avec l’Angleterre retrouvée, en 1440 le château fut impliqué dans la Praguerie.

Puis le 16 juillet 1465 se déroula la bataille de Montlhéry, qui opposa la Ligue du Bien public, coalition des ducs Philippe III de Bourgogne, Jean II de Bourbon et François II de Bretagne voulant impressionner et obtenir des concessions du roi Louis XI. Réunissant 32 000 hommes, elle fit entre 6 et 10 000 victimes. Elle redistribua les cartes, le pouvoir royal étant affaibli par les nombreuses désertions et la Ligue étant rejointe par Jean II de Lorraine. Néanmoins, le roi parvint à dissoudre la ligue par les traités de Conflans, Saint-Maur et Caen.

Le déclin dès la Renaissance[modifier | modifier le code]

Carte de « Montlhery » selon Cassini.

C’est le 6 avril 1529 que François Ier décida de supprimer la prévôté pour en faire une châtellenie dont le seigneur lui versait un loyer. Ce fut François de Pérusse des Cars qui fut le premier comte de Montlhéry.

Dès 1540, les habitants réclamèrent et obtinrent de François Ier l’érection de murailles, tant pour se protéger des voleurs que de l’ennemi. Les campagnes étaient en effet la proie des mauvais-garçons, souvent des brigands, mercenaires, lansquenets et reîtres démobilisés[23]. Celles-ci n’empêchèrent pas à la ville d’être prise et érigé en quartier général du Prince de Condé, calviniste, lors des guerres de Religion.

En 1587, Henri III ordonna la reconstruction des fortifications, puis en 1591, Henri IV après son séjour de 1590, décida de l’abandon de la forteresse et autorisa les habitants à utiliser les pierres, ne laissant que la tour intacte. Il revint toutefois à Montlhéry en 1596, accompagné du pape Léon XI.

Au XVIe siècle, Claude Chastillon réalisa deux gravures représentant le bourg de Montlhéry et la face méridionale du château[24]. En 1603, le Cardinal de Richelieu obtint la seigneurie de Montlhéry. En 1627, elle revint à Gaston d’Orléans, frère du roi Louis XIII. Le domaine fut ensuite transmis à plusieurs seigneurs engagistes, dont Armand du Plessis, futur Cardinal de Richelieu de 1603 à 1660 et Philippe de Noailles de 1764 à sa mort en 1794, guillotiné par les révolutionnaires. Le domaine de Montlhéry fut alors vendu comme bien national[25].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

L’Arpajonnais en station de Montlhéry, avant 1905.
Ce tramway circula de 1894 à 1936

De la Révolution au XIXe siècle, on ne connaît que peu de choses de l’histoire de Montlhéry. Gros bourg de 1 400 habitants lors du premier recensement de 1793, la population était certainement occupée entre les travaux de maraîchage et le commerce sur la route de Paris à Orléans. Dès le début du XIXe siècle, la tour fut utilisée par les scientifiques. Point culminant au sud de Paris, elle offre un panorama s’étendant sur trente kilomètres. Ainsi, la nuit du 21 juin 1822, Arago y fit tirer deux coups de canon croisés pour mesurer la vitesse du son entre Montlhéry et l’observatoire de Villejuif. En 1823, Claude Chappe y installa un relais télégraphique sur la ligne entre Paris et Bayonne, et le 5 juin 1874, Alfred Cornu tenta de calculer la vitesse de la lumière entre la tour et l’Observatoire de Paris. De 1818 à 1837, un moulin à vent était disposé sur la butte près de Nozay[26].

Entre temps, la guerre de 1870 fit des ravages sur la commune. Position stratégique, elle fut investie par les Prussiens qui la pillèrent et organisèrent des exactions. Si la commune fut oubliée lors du recensement de 1866, les registres communaux permettent tout de même de dénombrer 131 morts. Le 5 février 1894, l’Arpajonnais arriva dans la commune, la reliant par chemin de fer aux Halles de Paris avec un embranchement vers Marcoussis. Mais les restrictions de la Première Guerre mondiale menacèrent le trafic, accentuant les privations de la population déjà durement touchée par la perte de 79 montlhériens au front. De fait, l’exploitation du chemin de fer sur route cessa le 15 décembre 1936 entre Longjumeau et Arpajon.

En 1924, l’industriel Alexandre Lamblin ambitionne de doter Paris d’un anneau de vitesse. Le plateau de Saint-Eutrope à Linas fut choisi, Montlhéry étant la principale ville à proximité, le circuit prit le nom d’Autodrome de Linas-Montlhéry. Plus tard, le 15 juin 1940, l’armée allemande envahit le pays et arriva à Montlhéry. Ils installèrent la TSF puis un poste d’écoute et d’observation couplé aux batteries de DCA. Le Maréchal Pétain visita la ville, notamment la Kommandantur installée au château de la Souche jusqu’en 1943. À la suite du débarquement, le 18 août 1944 les FFI d’Orsay endommagèrent un char Tigre sur la route de Marcoussis, risquant des représailles sur la population de la ville. Mais le 22 août 1944, la 4e division d’infanterie américaine remontant la route nationale 20 libéra la ville mais la quitta dès le 23, laissant la place à la division Leclerc le 24[27]. C’est au cours de cette période troublée que les époux Jean et Lydie Bouteilly, Berthe et Jules Trouillet et Angèle et Angelo Tamietti firent preuve d’humanité au point d’être reconnus « Juste parmi les nations » par le Comité pour Yad Vashem[28],[29].

Le 1er janvier 1968, après le démembrement de la Seine-et-Oise, Montlhéry fut intégrée au nouveau département français de l’Essonne et abandonna son ancien code postal, le 78425. Dès lors, la commune connut l’évolution d’une petite ville de banlieue, l’agriculture laissant la place aux grandes surfaces en bord de route nationale 20, valorisant son histoire millénaire par la mise en place d’un office de tourisme. Le 24 juillet 1993, la commune fut l’avant-dernière ville-étape du Tour de France 1993[30].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Montlhéry connaît l’évolution démographique d’un gros bourg avec une progression douce, elle comptait 1 400 habitants lors du premier recensement des personnes en 1793 et arrivait à 2 320 résidents un siècle plus tard. Particularité, la commune fut « oubliée » lors de la publication des résultats officiels du recensement de 1866, compliquant notamment la mesure des pertes dues à la guerre de 1870. Le début du XXe siècle permit une progression relativement faible, stoppée par la perte de 129 montlhériens au cours de la Seconde Guerre mondiale, dont quatre-vingt douze morts au combat[31]. La deuxième moitié du siècle dernier connut une forte progression, semblable dans ses proportions à l’ensemble des communes de l’agglomération parisienne, passant de 2 970 personnes en 1954 à 6 374 résidents décomptés au recensement de 2006. Cette même année, 6,1 % de la population montlhérienne était d’origine étrangère, 9 % des foyers étaient composés de familles monoparentales[32]. Parmi cette population étrangère, 3,9 % venaient du Portugal, 0,4 % d’Algérie et d’Italie, 0,2 % du Maroc et d’Espagne et 0,1 % de Tunisie[33].


En 2011, la commune comptait 7 019 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 400 1 304 1 447 1 386 1 441 1 653 1 703 1 726 1 584
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 902 2 020 2 042 2 065 2 309 2 344 2 222 2 320 2 448
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 401 2 493 2 622 2 541 2 609 2 807 2 678 2 970 3 003
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
3 283 3 714 4 359 5 195 5 676 6 374 6 535 7 019 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2004[35].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de Montlhéry est relativement homogène dans sa répartition d’âges, la pyramide des âges établie en 1999 révélant un taux approximatif de 22 % pour les trois catégories entre 15 et 59 ans, 17 % pour les moins de 15 ans, et approximativement 15 % pour les montlhériens de plus de 60 ans. Cette situation indique une forte présence de famille avec adolescents ou jeunes adultes, tandis que la présence sur la commune d’une maison de retraite explique la relativement importante population âgée. En 1999, 31,4 % des montlhériens étaient âgés de moins de vingt-cinq ans[36].

Pyramide des âges à Montlhéry en 2009 en pourcentages[37].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,3 
3,5 
75 à 89 ans
6,3 
11,7 
60 à 74 ans
11,8 
19,5 
45 à 59 ans
20,2 
24,5 
30 à 44 ans
22,0 
20,8 
15 à 29 ans
20,0 
19,7 
0 à 14 ans
18,5 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[38].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

Montlhéry est le chef-lieu du canton représenté par le conseiller général Jérôme Cauët (PS). Son maire actuel est Claude Pons (UMP), elle est rattachée à la quatrième circonscription de l'Essonne représentée par le député Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP). Vingt-neuf élus siègent au conseil municipal répartis en vingt et un conseillers municipaux divers droite, cinq élus divers droite d’opposition et trois élus socialistes. L’Insee lui attribue le code 91 3 20 425[39]. La commune de Montlhéry est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 104 254. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[40]. Quatre comités de quartier sont implantés sur la commune selon le découpage électoral.

En 2009, la commune disposait d’un budget de 10 431 000 € dont 7 679 000 € de fonctionnement et 2 752 000 € d’investissement[41], financés à 36,25 % par les impôts locaux[42], la dette municipale s’élevait la même année à 7 709 000 €[43]. Les taux d’impositions en 2009 s’élevaient à 13,52 % pour la taxe d'habitation, 11,83 % et 70,72 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti, la taxe professionnelle fixée par l’intercommunalité s’élevait à 10,20 %[44]. Elle dispose d’un centre communal d'action sociale. En 2009, la commune disposait sur son territoire de deux cent vingt-neuf logements sociaux géré par cinq bailleurs[45], soit seulement 9 % du parc total, bien en deçà des préconisations de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

La commune était le siège de la Communauté de communes Cœur du Hurepoix regroupant Montlhéry, Longpont-sur-Orge, Nozay et Villejust et du syndicat intercommunal de la région de Montlhéry qui groupe Montlhéry, Linas, Longpont-sur-Orge et La Ville-du-Bois. En 2013, elle intégra la communauté d'agglomération Europ'Essonne[46]. En outre, elle adhère à la Maison pour l’emploi interterritoriale d’Essonne ouest, au Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance[47], à la Charte d’aménagement de la route nationale 20[48] et au Syndicat mixte de la vallée de l’Orge aval pour la préservation de l’environnement[49]. En 2005 et 2006, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ »[50],[51] et en 2007 et 2008 le label @@@[52],[53] puis le label deux @ en 2011[54] et de nouveau trois @ au palmarès 2012[55].

Conseil municipal de Montlhéry (mandature 2008-2014)[56].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Montlhéry agir ensemble » DVD Claude Pons 21 Majorité
« Tous pour Montlhéry » DVD Lucien Pornin 5 Opposition
« Dynamisme » DVG Jean-Michel Saux 3 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Vingt-sept maires se sont succédé à la tête de l’administration municipale de Montlhéry depuis l’élection du premier en 1789.

Liste des maires successifs[57].
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Claude Pons PR  
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Montlhéry est une commune relativement ancrée à droite sans verser vers l’extrême droite, en ce sens, politiquement, elle se rapproche de l’électorat d’un bourg de province, allant même à l’encontre des votes de la région en plaçant la liste de Jean-François Copé (UMP) en tête, dix points au-dessus de la moyenne départementale[58]. De même, alors que le département refusait le Traité de Rome à 50,71 %[59] les montlhériens l’approuvaient à 54,59 %. Lors de l’élection législative de 2007, la députée Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) fut largement réélue à 56,09 %[60], les électeurs de Montlhéry la plébiscitèrent jusqu’à 65,82 %. En 2008, les luttes fratricides à droite entre le maire sortant (Lucien Pornin), et son premier adjoint (Claude Pons) n’a toutefois pas profité au candidat divers gauche qui n’a récolté que 19,80 % des suffrages au second tour, se classant troisième.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Référendums[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est intégrée au secteur de l’académie de Versailles. Les élèves de la commune sont scolarisés dans l’école primaire du Parc Mirablon[76] et le collège Paul Fort[77]. Trois établissements privés complètent l’offre, l’école primaire privée catholique du Sacré-Cœur rattachée au diocèse[78], l’Institut Bouteilly et l’Institut Moreau, un collège créé en 1828 associé à l’école primaire privée Blaise Pascal créée en 1832. Les étudiants doivent continuer leurs études dans les lycées de Saint-Michel-sur-Orge, Longjumeau ou Sainte-Geneviève-des-Bois. Trois associations de parents d’élèves sont présentes sur la commune. Les jeunes enfants sont accueillis au sein de la crèche parentale Les souris vertes.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose pas d’établissement de santé sur son territoire. Le centre hospitalier d’Arpajon et son SMUR traitent les urgences du canton. Divers établissements sont répartis à proximité, à Longjumeau et Brétigny-sur-Orge. Douze médecins[79] et huit chirurgiens-dentistes[80] exercent sur la commune, deux pharmacies[81] y sont installées. Six associations à but social agissent pour les montlhériens.

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune dispose pour sa sécurité d’un poste de police nationale et municipale, d’une caserne de gendarmerie nationale et d’un centre de secours et incendie[82]. Elle accueille aussi une agence postale[83] et un centre du Trésor public[84]. Deux offices notariales[85] sont implantés dans la commune. La commune est rattachée aux tribunaux d’instance et de prud’hommes de Longjumeau, des tribunaux de commerce et de grande instance d’Évry, tous dépendants de la cour d'appel de Paris.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Montlhéry a développé des associations de jumelage avec :

Par ailleurs, la commune est marraine depuis 2006 du 121e régiment du train stationné sur la base de Linas.

Vie quotidienne à Montlhéry[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La commune dispose pour ses activités culturelles du foyer Georges Brassens, de la salle des fêtes et d’une maison du patrimoine. Le Centre culturel et artistique Michel Spiral est opérationnel depuis 2008[87]. Onze associations à but culturel œuvrent sur la commune. Elle a mis en place un Office de tourisme pour la promotion de son patrimoine.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d’équipements sportifs conséquents au regard du nombre d’habitants, en partie grâce à sa qualité de chef-lieu de canton et de siège de l’intercommunalité. On trouve les gymnases Paul Fort, Maurice Picard et de la Plaine Mirablon, les stades Rouge et Paul Desgouillons, trois courts de tennis et la piscine intercommunale.

Montlhéry fut ville-étape du Tour de France 1993.

Bien que situé sur les communes de Linas, Bruyères-le-Châtel et Ollainville, le circuit automobile a contribué à la notoriété de Montlhéry. L’autodrome de Linas-Montlhéry a eu ses heures de gloire depuis sa création en 1924 par Alexandre Lamblin. Il a été le siège de nombreuses courses dont le Bol d'or et d’innombrables records. En juin 2004 s’est déroulé le « Grand-Prix de l’Âge d’Or »[88], dernière utilisation du circuit avant sa fermeture définitive.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

L’église de la Sainte-Trinité.

La paroisse catholique de Montlhéry est attachée au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes et au doyenné de Montlhéry-Longpont. Elle dispose de l’église dédiée à la Sainte Trinité[89].

Médias[modifier | modifier le code]

Montlhéry est située dans la zone d’émission des chaînes de télévision régionales France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Télif. La radio Rire et Chansons dispose d’une fréquence propre au bassin d’émission à partir de Montlhéry. Le quotidien Le Parisien et l’hebdomadaire Le Républicain relate les informations concernant le pays de Montlhéry.

Économie[modifier | modifier le code]

Montlhéry est située au carrefour de deux grands axes régionaux, la route nationale 20 et la Francilienne. Cette situation permet à la commune de compenser un manque d’infrastructures ferroviaires. La route nationale entre Paris et Orléans a traditionnellement une importance commerciale, symbolisée par la présence maintenue du marché les lundis et jeudis, et perpétuée aujourd’hui avec la concentration de grandes enseignes tel Bricoman ou le BHV. Elle est aujourd’hui intégrée au bassin d'emploi d’Orly[90]. Trois cent soixante quinze entreprises sont implantées sur la commune, dont cent quatorze dans le secteur du commerce[91], totalisant 3 329 emplois[92] et quarante-quatre structures ont été créées en 2006. Le principal employeur de la commune et de l’intercommunalité est Bouygues Construction avec 490 emplois[93], suivi par le BHV et les Transports Daniel Meyer implantés depuis 1856. L’agriculture représente encore une part importante de l’économie avec six exploitations encore en activités totalisant huit hectares et dix sept salariés, principalement pour le maraîchage. Deux hôtels sont répartis sur la commune et disposent de dix-neuf chambres à eux deux[94].

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 1999, le taux de chômage s’élevait à 7,5 %, le revenu moyen par ménage s’établissait à 21 282 € en 2004, les professions intermédiaires et employés représentent la majorité avec un total cumulé de 56 % de la population active[95]. Sur un total de 2 439 logements, 58;4 % sont des maisons individuelles, à 62,3 % propriété de leurs occupants[96]. Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 23 092 euros, ce qui plaçait Montlhéry au neuf cent onzième rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages en métropole et au soixante-dix-neuvième rang départemental[97].

Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Montlhéry 0,1 % 4,6 % 16,1 % 23,3 % 35,2 % 20,7 %
Zone d’emploi d’Orly 0,1 % 4,6 % 15,2 % 27,8 % 30,3 % 22,1 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteur d'activité en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Montlhéry 0,3 % 3,2 % 13,9 % 15,6 % 13,1 % 5,3 %
Zone d’emploi d’Orly 0,5 % 8,1 % 7,2 % 15,0 % 14,3 % 6,3 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[98]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Montlhéry est située dans la verdoyante vallée de l’Orge mais son petit territoire est majoritairement urbanisé. Subsiste une partie du bois du Grand Chêne, commune à la commune voisine de La Ville-du-Bois. Trois parcs sont répartis sur la commune, le Parc de la Tourangelle sur six hectares, le Parc de la Tour sur deux hectares et demi et le Parc de la Souche sur un hectare. Des bois au sud et au nord du territoire ont été recensés au titre des espaces naturels sensibles par le conseil général de l'Essonne[99].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Le Château de Montlhéry.
La Porte Baudry.

Montlhéry est riche d’un patrimoine architectural varié, acquis durant les différentes époques d’occupation.

Du Moyen Âge, époque glorieuse de la ville, subsiste l’église de la Sainte-Trinité construite au XIIIe siècle et remanié au XVIIe siècle sur les ruines de la chapelle Notre-Dame-du-Mont-Carmel élevée en 1160 avec la léproserie par Louis VII. Subsiste aussi du Moyen Âge l’Hôtel-Dieu construit en 1149 et remanié au XIXe siècle inscrit partiellement aux monuments historiques depuis 1926[100], les ruines de l’ancienne prison de la Prévoté datant du XIIIe siècle, remaniée aux XVIe siècle et XVIIe siècles inscrite aux monuments historiques depuis 1937[101].

Le château fort dont ne subsiste que le donjon, traditionnellement nommé château de Montlhéry date des XIIIe siècle et XIVe siècles, il est classé monument historique depuis 1840, et est propriété de l’État[102]. Grâce à son emplacement privilégié, ce donjon a notamment connu les expériences de Pierre Gassendi (mesure de la célérité du son), de Claude Chappe (expérimentation du télégraphe optique en 1794), d’Alfred Cornu (mesure de la célérité de la lumière en 1874).

Les époques suivantes ont laissé la chapelle Notre-Dame-de-l’Assomption construite au XVIIIe siècle, les fortifications de la ville, notamment la Porte Baudry, du XVIe siècle et classées monuments historiques depuis 1926[103], l’institution Graillot, ancienne école de commerce construite au XIXe siècle, la Villa Moreau construite en 1937, l’hôtel de ville construit au XIXe siècle, l’hôtel de Poste du XIXe siècle et le château de la Souche des XVIIIe siècle et XIXe siècles.

S’ajoute un nombreux petit patrimoine, notamment le monument aux morts, l’ensemble de menuiserie de l’église de la Sainte-Trinité, les sculptures, notamment fonts baptismaux de 1716 classés monument historique depuis 1914[104] et les vitraux, enfin six tombeaux de familles dans le cimetière communal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Montlhéry :

Portrait de Guillaume-Thomas Raynal.

Festivités[modifier | modifier le code]

Principale fête communale, institutionnalisée en 1908, la Foire à la Tomate se déroule chaque année le deuxième week-end de septembre. Le carnaval est encore pratiqué dans les rues de la commune. S’ajoutent à ces fêtes folkloriques les participations de la commune aux évènements nationaux comme le Téléthon ou la Fête de la musique.

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason de Montlhéry

Les armes de Montlhéry se blasonnent : D’or à la croix de gueules cantonnée de quatre alérions d’azur, qui est Montmorency ancien, surmonté d’une couronne comtale à neuf perles[105].

Ce blason correspond aux anciennes armes de Bouchard Ier de Bray, premier seigneur de Montlhéry, appartenant à la Maison de Montmorency, famille qui l’utilisait alors avant d’ajouter douze alérions à partir de 1214. Il a aussi été attribué à l’ancienne province du Hurepoix dont Montlhéry était un fief et au village de Chamarande.

La commune s’est en outre dotée d’un logotype présentant le blason couronné sur la tour.

Logotype de Montlhéry

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de la commune est « Meminerit se Deum habere testem » en latin ce qui signifie « Qu’il se souvienne qu’il a Dieu pour témoin ».

Montlhéry dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Victor Malte-Brun, La tour et l’ancien château de Montlhéry, Commune de Montlhéry,‎ 1870
  • André Jouanen, Montlhéry : Douze siècles d’histoire, Soleil,‎ 1985
  • Antoine Antonakis, Paul Fort à Montlhéry, le poète est dans le pré, Soleil natal,‎ 1989
  • Victor Malte-Brun, Montlhéry, son château, ses seigneurs, Lorisse,‎ 1999 (ISBN 9782844351036)
    Réédition
  • Jacques Médard, La région de Montlhéry dans la Révolution, Amatteis,‎ 1989 (ISBN 9782868490711)
  • Jean Mesqui, Île-de-France Gothique 2 : Les demeures seigneuriales, Paris, Picard,‎ 1988, 404 p. (ISBN 2-7084-0374-5), p. 248-255
  • Christian Suard, Montlhéry, Alan Sutton,‎ 2000 (ISBN 9782842534400)
  • Brigitte Blanc, Le château de Montlhéry, l’enceinte urbaine, l’hôtel-Dieu, la prison de la prévôté, Ass. Patrimoine d'Île-de-France,‎ 2001
  • Jacques Potherat et D. Pascal, Les grandes heures de Montlhéry, Étai,‎ 2004

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Anthroponyme germanique classique composé des deux éléments liut, "peuple", et ric, "chef").
  2. Traduction : Au temps du roi Robert, Thibaud dit File-Étoupe, forestier, fortifia le mont Lhéry.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Montlhéry dans le Code officiel géographique sur le site de l’Insee. Consulté le 05/08/2012.
  2. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  3. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17/05/2008.
  4. Occupation des sols en 2008 sur le site de l'Iaurif. Consulté le 01/11/2010.
  5. Fiche de Montlhéry sur le site de l’IGN. Consulté le 06/09/2008.
  6. Orthodromie entre Montlhéry et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 09/08/2012.
  7. Orthodromie entre Montlhéry et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 09/08/2012.
  8. Orthodromie entre Montlhéry et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 09/08/2012.
  9. Orthodromie entre Montlhéry et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 09/08/2012.
  10. Orthodromie entre Montlhéry et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le 09/08/2012.
  11. Orthodromie entre Montlhéry et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le 09/08/2012.
  12. Orthodromie entre Montlhéry et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le 09/08/2012.
  13. Orthodromie entre Montlhéry et Versailles sur le site lion1906.com Consulté le 09/08/2012.
  14. Orthodromie entre Montlhéry et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le 09/08/2012.
  15. Orthodromie entre Montlhéry et Milly-la-Forêt sur le site lion1906.com Consulté le 09/08/2012.
  16. %2FF Fiche géologique de Montlhéry sur le site du BRGM. Consulté le 12/08/2012.
  17. (fr) « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur le site de lameteo.org (consulté le 9 août 2009)
  18. (fr) « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur infoclimat.fr (consulté le 18 août 2009)
  19. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  20. histoire de la commune sur son site officiel. Consulté le 22/02/2008.
  21. Martin Bouquet et al. Recueil des historiens des Gaules et de la France. Tome onzieme. Paris. 1767. p. 275.
  22. La prévôté de Montlhéry sur le sit montlhéry.com Consulté le 14/07/2008.
  23. Au XVIe siècle, quelques villes firent réparer leurs murailles, il y en eut même qui se firent ceindre de murs pour la première fois, mais par mesure de police, et plutôt pour se garantir des voleurs que de l’ennemi. Ainsi, nous voyons qu’en 1540, les habitants de Montlhéry, près de Paris, demandent et obtiennent de François Ier, la permission de faire entourer leur ville d’une enceinte de murailles, « parce qu’ils avaient souffert plusieurs maux, pilleries, tueries, etc, d’aucuns mauvais-garçons, gens volontaires, tenant les champs, qui les avaient souvent volés, pillés, battus et outragés ». Dans Jacques Antoine Dulaure. Histoire physique, civile et morale de Paris: depuis les premiers temps historiques jusqu’à nos jours.Guillaume, 1823 (Livre numérique Google)
  24. Gravure jumelle du bourg de Montlhéry par Claude Chastillon.
  25. histoire de Montlhéry sur le site officiel de la commune. Consulté le 22/02/2008.
  26. Les moulins de Montlhéry sur le site du Vieux Marcoussis. Consulté le 23/02/2008.
  27. Guerres du XIXe siècle sur le site officiel de la commune. Consulté le 22/02/2008.
  28. Liste des Justes de l’Essonne sur le site du Comité français pour Yad Vashem. Consulté le 23/02/2008.
  29. Fiche de Berthe et Jean Trouillet et Angèle et Angelo Tamietti sur le site du comité français pour Yad Vashem. Consulté le 15/02/2010.
  30. Reportage du Journal du Tour du 24 juillet 1993 de France 2 sur le site de l’Ina. Consulté le 26/01/2010.
  31. Liste des morts pour la France de Montlhéry sur le site memorial-genweb.org Consulté le 21/03/2009.
  32. Fiche de synthèse sur le site de la mission interministérielle à la Ville. Consulté le 06/04/2008.
  33. Répartition de la population par nationalités sur le site de l’Insee. Consulté le 02/04/2009.
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  36. Fiche de synthèse démographique sur le site de la mission interministérielle à la Ville. Consulté le 06/04/2008.
  37. Pyramide des âges à Montlhéry en 2009 sur le site de l’Insee. Consulté le 05/08/2012.
  38. Pyramide des âges de l’Essonne en 2008 sur le site de l’Insee. Consulté le 07/07/2012.
  39. Montlhéry sur le site de l’Insee. Consulté le 19/09/2009.
  40. Fiche entreprise de la commune de Montlhéry sur le site verif.com Consulté le 08/03/2011.
  41. Comptes communaux de Montlhéry sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 07/12/2010.
  42. Analyse détaillée des comptes municipaux sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 07/12/2010.
  43. Endettement communal sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 07/12/2010.
  44. Taux d’imposition à Montlhéry sur le site taxe.com Consulté le 07/12/2010.
  45. Répartition du patrimoine social par communes et par bailleurs sur le site de l’Aorif. Consulté le 1/05/2010.
  46. Arrêté préfectoral n°2012248-0004 du 4 septembre 2012 paru sur le recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Essonne. Consulté le 19/12/2012.
  47. Présentation du CISPD sur le site officiel de la commune. Consulté le 21/02/2008.
  48. Charte d’aménagement de la RN20 sur le site officiel de la commune. Consulté le 21/02/2008.
  49. Liste des villes adhérentes sur le site du Sivoa. Consulté le 11/03/2008.
  50. « Palmares 2005 », sur www.villes-internet.net (consulté le 10 septembre 2009)
  51. « Palmares 2006 », sur www.villes-internet.net (consulté le 10 septembre 2009)
  52. « Palmares 2007 », sur www.villes-internet.net (consulté le 10 septembre 2009)
  53. « Palmares 2008 », sur www.villes-internet.net (consulté le 10 septembre 2009)
  54. Palmarès 2011 du concours Ville Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 16/01/2011.
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  56. Liste des élus au conseil municipal en 2008 sur le site linternaute.com Consulté le 06/07/2009.
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  58. Résultats de l’élection régionale 2004 en Essonne sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 18/02/2008.
  59. Résultats du référendum 2005 en Essonne sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 18/02/2008.
  60. Résultats de lélection législative 2007 dans la 4ème circonscription de l’Essonne sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 18/02/2008.
  61. Résultats de l’élection présidentielle de 2002 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 16/02/2008.
  62. Résultats de l’élection présidentielle 2007 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 16/02/2008.
  63. Résultats de l’élection présidentielle 2012 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 07/05/2012.
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