Historique des radars installés à Orly et à Athis-Mons

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Depuis l’origine, l’aéroport Paris-Orly a été un terrain d’expérimentation de nouveaux radars de contrôle du trafic aérien destinés à satisfaire les évolutions des exigences de la réglementation de la circulation aérienne.

Radars primaires et radars secondaires[modifier | modifier le code]

1945[modifier | modifier le code]

L’US Air Force s’installe le 23 août 1944 sur l’aéroport, construit la tour de contrôle et installe un radar mobile, installé sur une remorque, utilisé en mode GCA (Ground Control Approach). Ce radar permet à un contrôleur de guider l’avion en phase d’approche.

1946[modifier | modifier le code]

Le 7 novembre, l’US Air Force rend l’aéroport à la France. Le radar est remplacé par un radar Gilfillan, utilisé également en mode GCA.

1951[modifier | modifier le code]

Ce radar de guidage des avions, ne permettant de gérer que la phase d’approche finale, s’avère vite insuffisant compte tenu de l’accroissement du trafic. Un nouveau radar (bande S, portée 150 km, 6 tr/min) est commandé à la Cie Thomson-Houston (aujourd'hui Thales).

1953 - 1954[modifier | modifier le code]

Le premier radar du CCR

Ce radar est installé fin 1953 sur le bâtiment du CCR Nord (Centre de Contrôle Régional). Il est mis en opération en juin 1954 et inauguré le 16 décembre 1954, de façon grandiose par Jacques Chaban-Delmas, ministre des Transports.

1959 - 1960[modifier | modifier le code]

Le LP23 et l'ancien radar

Le 7 mars 1959, le bâtiment du CCR Nord quitte Orly pour son emplacement actuel à Athis-Mons et emporte avec lui le radar de 1953. Compte tenu des recommandations de l’OACI et de la mise en œuvre de la couverture primaire de la France, ce radar est remplacé par un radar longue portée LP23/ER410 (bande L) développé par la CSF (aujourd'hui Thales), et également installé sur le toit du CCR.

Ce radar sera mis en service le 11 mars 1960, jour de l’inauguration officielle du CCR Nord. Il aura une très longue vie.

Le radar de 1953 sera alors envoyé en Algérie, puis rentrera en France, où il terminera sa vie sur l’aéroport de Saint-Yan.

1962[modifier | modifier le code]

L'antenne secondaire est comontée sur le LP23

Une antenne radar secondaire est comontée sur l’antenne primaire du LP23/ER410 d’Athis-Mons. C’est le premier radar secondaire installé en France.

1964[modifier | modifier le code]

LP23 au ras du sol

Un radar primaire LP23/ER410 est installé à Orly, avec antenne au ras du sol.

1972[modifier | modifier le code]

Radar primaire TA23 + secondaire RS770

Le radar LP23/ER410 d’Orly est remplacé par un TA10 monté sur shelter.

Un radar longue portée (primaire TA23/ER720 + secondaire RS770) de Thomson-CSF (aujourd'hui Thales) est installé à Orly sur un pylône de 30 mètres (ce radar sera arrêté en 1999 après la mise en service du TRAC2000 de Dammartin).

1989[modifier | modifier le code]

Une station autonome prototype secondaire « Mode S » (dérivée d’un radar RSM870) est installée à Orly sur un nouveau pylône.

1994[modifier | modifier le code]

Le radar TA10 est modernisé en TA10-MTD.

2001[modifier | modifier le code]

Fin de la validation de la station expérimentale radar mode S dans le cadre du programme POEMS (Pre Operational European Mode S Station) d’EUROCONTROL.

2004[modifier | modifier le code]

Le radar TA10-MTD est remplacé par un radar monté sur pylône : le STAR2000 de Thales.

Radars de surveillance du sol[modifier | modifier le code]

1971[modifier | modifier le code]

Un radar DECCA est installé au sommet de la tour de contrôle.

1983[modifier | modifier le code]

Au-dessus de la tour de contrôle, on peut voir le radôme abritant le radar de sol ASTRE

Le radar DECCA est remplacé par un radar ASTRE (bande Ku) de Thomson-CSF (aujourd'hui Thales), installé sous radôme[1].

1997[modifier | modifier le code]

Expérimentation du radar prototype Rapsodie de Dassault Electronique.

Rapsodie = Radar d’Aéroport Pulse-Doppler pour la Surveillance des Objets, la Détection des Intrusions et l’Évitement des collisions

1998[modifier | modifier le code]

Le radar ASTRE 1 est modernisé en ASTRE2000.

2000[modifier | modifier le code]

Un radar TERMA (bande X) est installé.

2003[modifier | modifier le code]

Le radar prototype Rapsodie est remplacé sur son pylône par un second radar ASTRE2000.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Cahuzac, 50 ans de politique radar dans le contrôle arérien français, revue technique de la DSNA/DGAC, vol.52, no 207
  • 60 ans de contrôle aérien « en-route », mai 2007, numéro spécial hors-série de la revue Aviation civile de la DGAC

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Radar Basics », sur radartutorial.eu (consulté le 9 juillet 2012).