Valérie Pécresse

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Valérie Pécresse
Valérie Pécresse, en janvier 2010.
Valérie Pécresse, en janvier 2010.
Fonctions
Secrétaire générale déléguée de l'UMP
En fonction depuis le
Président Jean-François Copé
Députée de la
deuxième circonscription des Yvelines
En fonction depuis le
Prédécesseur Yves Vandewalle
Prédécesseur Franck Borotra
Successeur Yves Vandewalle
Présidente du groupe UMP
au conseil régional d'Île-de-France
En fonction depuis le
Prédécesseur Roger Karoutchi
Ministre du Budget, des Comptes publics
et de la Réforme de l'État
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur François Baroin
Successeur Jérôme Cahuzac (Budget)
Marylise Lebranchu (Réforme de l'Etat)
Porte-parole du gouvernement
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur François Baroin
Successeur Najat Vallaud-Belkacem
Ministre de l'Enseignement supérieur
et de la Recherche
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I, II et III
Prédécesseur François Goulard
Gilles de Robien
Successeur Laurent Wauquiez
Biographie
Nom de naissance Valérie Roux
Date de naissance (46 ans)
Lieu de naissance Neuilly-sur-Seine (Seine)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Conjoint Jérôme Pécresse
Diplômée de HEC Paris
ENA
Profession Haut fonctionnaire (Conseil d'État)
Religion Catholicisme

Valérie Pécresse, née Valérie Roux le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une femme politique française.

Diplômée de HEC Paris et ancienne élève de l'École nationale d'administration, elle entre en 1992 au Conseil d’État où elle sera auditeur puis maitre des requêtes[1]. Députée des Yvelines de 2002 à 2007, elle est nommée ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en 2007, après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Elle mène notamment à bien la réforme de l'autonomie des universités. De 2011 à 2012, elle est ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'État et porte-parole du gouvernement. À nouveau députée des Yvelines depuis 2012, elle devient début 2013 secrétaire générale déléguée de l’UMP.

Biographie[modifier | modifier le code]

Naissance, études et cursus[modifier | modifier le code]

Valérie Anne Émilie Roux (épouse Pécresse) est la fille de Catherine Bertagna et de Dominique Roux, professeur à l'université Paris-Dauphine et président de Bolloré telecom depuis janvier 2007.

Elle étudie à l'Institution Sainte-Marie de Neuilly[2]. À 15 ans, elle apprend le russe à Yalta, dans un camp d’été des jeunesses communistes[3]. Après une classe préparatoire au lycée privé Sainte-Geneviève à Versailles, elle intègre HEC Paris, dont elle est diplômée en 1988. Elle intègre ensuite l'École nationale d'administration (promotion Condorcet, 1990-1992), dont elle sort deuxième.

Catholique attachée à la laïcité [4], elle épouse Jérôme Pécresse (vice-président exécutif d’Alstom et président du secteur Alstom Renewable Power [5]) le . Elle est mère de trois enfants[6].

De profession elle est membre du Conseil d’État, où elle entre en 1992 comme auditeur.

De 1992 à 1998, elle est en parallèle professeure de Droit constitutionnel à Sciences Po Paris et à HEC.

De 1993 à 1998, elle est aussi conseillère auprès du service juridique et technique de l'information (SJTI) et rattachée aux services du Premier ministre français.

De 1995 à 1998, elle est en poste comme commissaire du gouvernement auprès de la section du contentieux du Conseil d'État et secrétaire général du Conseil supérieur de l'Agence France-Presse (AFP).

Elle a été sélectionnée pour faire partie des Young leaders de la Fondation franco-américaine[7].

Elle préside la fondation « S’engager contre l’échec scolaire », dont l'objectif est de "recevoir et gérer les biens et droits de toute nature apportés au fonds de dotation à titre gratuit en vue de réaliser ou d’assister à l’accomplissement d’activités permettant de lutter contre l’échec scolaire."[8],[9]

En 2010 elle a créé un Think Thank de débats d’idées, qui veut incarner une droite réformatrice : le labo des idées [10]. Cet organisme lance plusieurs objectifs basés sur des propositions concrètes, comme la baisse des dépenses publiques de 20 milliards d’euros, la réforme de la formation professionnelle ou le passage à une société numérique.[11]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Après la dissolution de l'Assemblée nationale et les législatives de 1997, elle rejoint l’équipe de Jacques Chirac alors qu’elle a été sollicitée par l’équipe de Lionel Jospin[12]. Elle est alors nommée, en , conseillère chargée des études et de la prospective auprès de la présidence de la République française[13]. Son grand-père Louis Bertagna, gaulliste, ancien résistant, et psychiatre a été l'un des médecins de la famille Chirac et le psychiatre de Laurence Chirac, lorsque la deuxième fille de Jacques et Bernadette Chirac fut frappée d'anorexie à l'adolescence[14], et les Pécresse sont apparentés à Henri Belcour, ancien maire d'Ussel et suppléant de Jacques Chirac lorsque celui-ci s'est présenté à la députation.

Députée des Yvelines[modifier | modifier le code]

En 2002, Pierre Bédier et Henri Cuq lui proposent la succession du député de la deuxième circonscription des Yvelines, Franck Borotra, qui donne son accord pour la candidature de Valérie Pécresse dans sa circonscription. Elle est notamment opposée à la radicale de gauche Anne Nègre et à l'ancien général Philippe Morillon, représentant l'UDF de François Bayrou. Celui-ci étant éliminé au premier tour, avec 11 % des suffrages, Valérie Pécresse est élue députée sous l'étiquette UMP, avec 65,11 % des voix face à la candidate de gauche[15]. À l'Assemblée nationale, elle est d’abord rapporteur du budget des prisons et de la protection judiciaire de la jeunesse, puis elle devient une spécialiste des questions familiales — elle est rapporteur de la mission d'information sur la famille, s'implique fortement dans la réforme du divorce et contre les violences faites aux femmes —, des questions scolaires, universitaires et de recherche. Elle est membre de la commission des lois puis de la commission des affaires sociales et culturelles.

À partir de , elle est secrétaire générale adjointe de l'UMP, chargée des études et du centre d'études politiques. Alain Juppé déclare alors à son propos : « Elle a vocation à entrer dans un gouvernement[16] ». Elle est ensuite porte-parole de l'UMP au niveau national, avec Luc Chatel.

En , elle est élue conseillère régionale d'Île-de-France sur la liste conduite par Jean-François Copé.

Elle participe, comme rapporteur, en 2005-2006, à la mission parlementaire d'information sur la famille[17] sous la présidence de Patrick Bloche, député du Parti socialiste. Cette commission présente 100 propositions pour rénover le droit de la famille en vue de protéger l'enfant. Son rapport, intitulé L'enfant d'abord[18], est adopté par les seuls membres UMP et UDF de la mission[19].

Le Premier ministre Dominique de Villepin la charge, en , d'un rapport sur la conciliation vie familiale-vie professionnelle. Directrice de la revue de l'UMP Les débats de l'Union, adversaire résolue du Front national, elle défend, en , dans le quotidien Le Monde, l'idée d'une « société métissée fière et énergique[20] ».

Ministre de l'Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Valérie Pécresse, en 2007.

Le , à la suite de la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, Valérie Pécresse est nommée ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement François Fillon[Note 1].

Elle conserve son poste dans le gouvernement François Fillon II, formé après les élections législatives de juin 2007, lors desquelles elle est réélue députée dans sa circonscription, dès le premier tour, avec 54,80 % des suffrages[21].

Au gouvernement, elle fait voter, dès 2007, la loi sur l'autonomie des universités (loi LRU), soutenue par la Conférence des Présidents d'université (CPU), mais contestée par une partie des universitaires et par des étudiants. Cette réforme est dès lors présentée par la droite comme l'une des principales réussites du mandat de Nicolas Sarkozy. Elle met en place son plan de réforme du CNRS. Elle annonce en janvier 2008 un « plan campus » doté de 5 milliards d’euros, lui aussi contesté, qui doit faire émerger en France dix pôles universitaires d'excellence de niveau international. Début 2009, son projet de décret de réforme du statut des enseignants-chercheurs suscite à nouveau un mouvement de protestation.

Le , elle devient présidente de la fédération UMP des Yvelines en remplacement de Gérard Larcher. Proche de Pierre Bédier et d'Henri Cuq, elle soutient la candidature d'Alain Schmitz à la tête du conseil général des Yvelines malgré le soutien de Nicolas Sarkozy à Christine Boutin[22].

Conseillère régionale d’Île-de-France[modifier | modifier le code]

Elle remporte la primaire UMP pour l'élection régionale de 2010 en Île-de-France, le , avec 59,9 % des suffrages, contre le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi[23]. La liste qu'elle mène est devancée au second tour par celle du socialiste Jean-Paul Huchon, qui recueille 56,69 %[24].

Dans les Yvelines, où elle se présente, sa liste obtient 50,54 % des voix[25]. Le , elle est élue présidente du groupe de la Majorité présidentielle au conseil régional d'Île-de-France, succédant à Roger Karoutchi[26].

Elle conserve ses attributions ministérielles dans le gouvernement François Fillon III, formé le .

Ministre du Budget et porte-parole du gouvernement[modifier | modifier le code]

Le , à la suite de la nomination de Christine Lagarde à la tête du FMI, Valérie Pécresse est nommée ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'État, en remplacement de François Baroin, nommé ministre de l'Économie. Elle devient également porte-parole du gouvernement, fonction qui était aussi occupée par François Baroin. C'est Laurent Wauquiez qui lui succède au poste de ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qu'elle a occupé pendant quatre ans.

Elle doit notamment faire face à la crise de la dette dans la zone euro. Elle défend le projet de réforme de la TVA anti-délocalisation pour baisser le coût du travail et améliorer la compétitivité des entreprises. [27]

En novembre 2011 à Bercy, faisant le bilan de la Révision générale des politiques publiques, elle évalue à 150 000 postes, le nombre de postes supprimés dans la fonction publique d'État, soit une économie de 15 milliards d'euros sur 5 ans[28]. Il s'agit en fait d'une projection puisque les chiffres officiels sont de 9,5 milliards d'euros entre 2008 et 2011 inclus[29]. Les analyses indépendantes de la Cour des comptes, de l'Assemblée nationale et du Sénat, mettent chacune en doute ces chiffres, faute de transparence[30].

Retour à la députation[modifier | modifier le code]

Elle est réélue députée lors des élections législatives de 2012. Lors du congrès de l’UMP de novembre 2012, qui voit s'organiser l’élection d’un président pour le parti, elle figure sur le ticket de François Fillon pour occuper le poste de secrétaire générale. Ce dernier est néanmoins battu par Jean-François Copé et le poste est attribué à la députée Michèle Tabarot. Néanmoins, après la contestation du scrutin et la crise qui s’ensuit au sein du parti, un accord est trouvé en janvier 2013 ; Valérie Pécresse devient alors secrétaire générale déléguée de l’UMP[31].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Son cabinet est dirigé par Philippe Gillet. Marie-Danièle Campion est directrice-adjointe de cabinet chargée des questions de vie étudiante et de revalorisation des carrières et Jean-Philippe de Saint-Martin, directeur adjoint de cabinet chargé des moyens et de l'évaluation.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gala.
  2. Elle obtient son baccalauréat à l'âge de 16 ans : « Valérie Pécresse, l'heure de l'autonomie », Le Figaro, .
  3. Le Nouvel Obs.
  4. Ekonomico.
  5. Jérôme Pécresse
  6. Jérôme Pécresse, le mari de Valérie, Paris Match, 24 août 2010
  7. Washington sur Seine ? Ces ministres de François Hollande qui ont été formés par les Américains
  8. Centre français des fonds et fondations.
  9. EducPros.
  10. [www.lelabodesidees.fr Site officiel.]
  11. Le Figaro.
  12. « Valérie Pécresse, la guerrière », Le Parisien, 29 mars 2009.
  13. Journal officiel, 2 juillet 1998, p. 10079
  14. Pécresse, la femme d'action aurait «voulu être une artiste» dans Le Figaro du 5 août 2009
  15. Élections législatives de 2002 - résultats dans la deuxième circonscription des Yvelines sur le site du ministère de l'Intérieur.
  16. « Valérie Pécresse, à la recherche de l'autonomie » par Charles Jaigu, Le Figaro,
  17. Mission d'information famille et droits des enfants sur le site internet de l'Assemblée nationale,
  18. « L'enfant d'abord, 100 propositions pour placer l'intérêt de l'enfant au cœur du droit de la famille », rapport à l'Assemblée nationale,
  19. « Les parlementaires contre l’homoparentalité mais pour l’amélioration du PACS » sur FGL
  20. [1] Article du Monde, avril 2006
  21. Élections législatives de 2007, résultats dans la deuxième circonscription des Yvelines sur le site du ministère de l'Intérieur.
  22. Béatrice Jérôme, Le Monde, 5 juillet 2009
  23. « Régionales : Pécresse bat Karoutchi pour l'investiture UMP en Ile-de-France », Le Monde, 22 mars 2009.
  24. Élections régionales de 2010 - résultats en Île-de-France sur le site du ministère de l'Intérieur.
  25. Élections régionales de 2010 - résultats dans les Yvelines sur le site du ministère de l'Intérieur.
  26. « Pécresse fait le ménager au groupe UMP », Le Parisien, 9 avril 2010.
  27. Le Monde.
  28. Cf. J.-G. Malliarakis, Pour une libération fiscale, Trident, 2012, page 178.
  29. Rapport ministériel du 6e CMPP
  30. Après 4 années de RGPP, l’heure du 1er bilan in "La gazette des communes", septembre 2011. Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux a atteint ses limites, selon un rapport parlementaire, in "Le Monde", 12 octobre 2011.
  31. « Hortefeux, Ciotti, Morano… L’organigramme complet de la direction de l’UMP », in lemonde.fr, 15 janvier 2013.
  32. Atlantico.