Gif-sur-Yvette

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Gif-sur-Yvette
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Gif-sur-Yvette
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Palaiseau
Canton Gif-sur-Yvette (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du plateau de Saclay
Maire
Mandat
Michel Bournat (UMP)
2008-2014
Code postal 91190
Code commune 91272
Démographie
Gentilé Giffois
Population
municipale
20 622 hab. (2011)
Densité 1 778 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 07″ N 2° 08′ 02″ E / 48.7018093, 2.1339253 ()48° 42′ 07″ Nord 2° 08′ 02″ Est / 48.7018093, 2.1339253 ()  
Altitude Min. 57 m – Max. 172 m
Superficie 11,60 km2
Localisation

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Gif-sur-Yvette[1] (prononcé [ʒif syʁ ivɛ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à vingt-quatre kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton de Gif-sur-Yvette.

Du village celte installé sur le plateau du Moulon au VIe siècle av. J.-C. à l’abbaye bénédictine fondée au XIIe siècle, Gif fut très tôt un site agricole et spirituel important du Hurepoix. Implantée dans une Vallée de Chevreuse verdoyante et reliée dès le milieu du XIXe siècle à la capitale par le chemin de fer, la commune devint un lieu de villégiature pour les bourgeois et les artistes, tels Juliette Adam, Fernand Léger ou le duc de Windsor. La seconde moitié du XXe siècle vit l’évolution rapide de la commune avec l’implantation d’importants centres de recherche et de formation scientifique, au nombre desquels le CNRS ou Supélec, et le lotissement « à l’américaine » du plateau sud avec la création du nouveau quartier de Chevry, multipliant par trois sa population.

Ses habitants sont appelés les Giffois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position de Gif-sur-Yvette en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 44,8 % 529,87
Espace urbain non construit 16,4 % 194,12
Espace rural 38,8 % 458,18
Source : Iaurif[3]

Gif-sur-Yvette est située dans la région Île-de-France, au nord-ouest du département de l’Essonne, totalement intégré à l’agglomération parisienne, dans ce qui était autrefois le pays et aujourd’hui la région naturelle du Hurepoix. La commune un territoire approximativement rectangulaire augmenté de deux excroissances au nord-est et au sud, totalisant mille cent soixante hectares. L’Institut national de l'information géographique et forestière attribue les coordonnées géographiques 48°42'13" Nord et 02°07'44" Est au point central de ce territoire[4]. Relativement vaste, le territoire a conservé un caractère rural sur près de 40 % de sa superficie, avec plus de trois cent hectares boisés formant une ceinture sur les coteaux et plus de cent dix hectare de grande culture concentrée sur le plateau de Saclay au nord-est[5]. Au fond de la vallée, le domaine communal est traversé d’ouest en est par la rivière l’Yvette, augmentée par deux affluents coulant des versants nord pour la Mérantaise et sud pour le Vaugondran. Sur le plateau de Saclay au nord ont été aménagées des rigoles et dans le lit de la rivière, deux bassins de rétention des crues régulent son cours. Cette implantation entraîne un relief contrasté entre une vallée encaissée où se loge le centre-ville, des coteaux fortement pentus et boisés et des plateaux agricole au nord et pavillonnaire au sud, avec un point culminant à 172 mètres d’altitude et un point bas à seulement 57 mètres au bord de la rivière. Cet encaissement implique une relative pauvreté d’axes de communication sur le territoire avec le passage de quelques routes départementales de desserte locale, la RD 306 au nord-ouest, la RD 95 en centre-ville, la RD 128 sur le plateau de Saclay et la RD 40 sur le plateau de Courtabœuf. Ce déficit en voies routières d’importance est heureusement compensé par la présence sur le versant sud de la vallée de l’ancienne ligne de Sceaux aujourd’hui empruntée par la ligne B du RER d'Île-de-France avec deux gares réparties sur le territoire. L’urbanisation rapide et importante de la commune au cours du XXe siècle a entraîné la constitution de plusieurs quartiers bien distincts, pour certains excentrés du centre-ville ancien, mêlant grand ensemble comme à la Mérantaise ou à l’Abbaye, secteurs pavillonnaires comme à Chevry ou la Févrie et centre étudiant et scientifique au Moulon.

Limitrophe du département des Yvelines avec Saint-Rémy-lès-Chevreuse à l’ouest, Gif-sur-Yvette est ainsi relativement excentrée dans le département de l’Essonne, située à vingt-quatre kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame[6], point zéro des routes de France, à vingt-quatre kilomètres au nord-est de la préfecture Évry[7], à huit kilomètres au sud-ouest de la sous-préfecture Palaiseau[8], à vingt-huit kilomètres au nord-est de Corbeil-Essonnes[9], trente kilomètres au nord d’Étampes[10], treize kilomètres au nord-ouest de Montlhéry[11], quinze kilomètres au nord-ouest d’Arpajon[12], vingt-et-un kilomètres au nord-est de Dourdan[13], vingt-neuf kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais[14], quarante-deux kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt[15] et seulement douze kilomètres au sud de Versailles[16].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La confluence de l’Yvette et de la Mérantaise.

La commune est implantée sur les deux versants de la vallée de l’Yvette qui traverse son territoire d’ouest en est sur une distance de trois kilomètres quatre cent mètres depuis Saint-Rémy-lès-Chevreuse vers Bures-sur-Yvette. Dans le hameau de Courcelle-sur-Yvette, elle est rejointe par un affluent de rive droite, le Vaugondran ou Ruisseau des Fonds, puis enserre une petite île et alimente plusieurs petits étangs du parc de la Maison blanche. À proximité du Clos rose, un vaste bassin de retenue des crues a été aménagé (bassin de Coupières, 200 000 m³)[17], obligeant la rivière à se séparer en trois bras distincts avant de se regrouper au niveau du Moulin de l’Abbaye. Avant son entrée dans le centre-ville, la rivière est rejointe par son affluent de rive gauche la Mérantaise, les deux cours d’eau coulant ensuite vers un second bassin de rétention à Grignon (bassin de Gif-Bures, 190 000 m³)[17], partagé sur le territoire de la commune voisine de Bures-sur-Yvette. Plusieurs mares sont disséminées sur le territoire, formant des réservoirs naturels. Au nord, sur le plateau de Saclay ont été aménagées des rigoles, dont la rigole de Saint-Aubin qui se jette pour partie dans la Mérantaise et la rigole de Corbeville qui coule à l’extrême nord-est du territoire.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La vallée de Chevreuse à Gif-sur-Yvette.

Gif-sur-Yvette a la particularité d’être implantée à la fois dans le talweg de la vallée de l’Yvette pour son centre-ville, sur les versants nord et sud et sur le plateau de Saclay au nord et le plateau de Courtabœuf au sud. Il en résulte une importante variation d’altitude sur le territoire, le point le plus bas étant situé à cinquante-sept mètres en centre-ville au bord de la rivière[18] et le point le plus élevé à cent soixante-douze mètres d’altitude dans le hameau de Chevry sur le plateau sud de Courtabœuf[19]. Au sud, la déclivité du vallon est importante, avec une variation d’altitude de trente mètres entre le centre-ville et le quartier de l’Abbaye[20], distants d’un kilomètre et une variation de soixante-six mètres entre l’Abbaye et le plateau de Belleville[21], distants de seulement quatre cent mètres. Au nord, elle est relativement plus mesurée, la variation entre le cours de la rivière et l’église, distants de quatre cent mètres atteint vingt mètres d’altitude en sus[22], puis quatre-vingts mètres en plus sur le plateau de Saclay, dont la borne de référence est distante de près de quatre kilomètres[23]. Caractéristique de l’Île-de-France et du bassin parisien dans son ensemble, le sous-sol est composé de couches successives de sable de Fontainebleau mêlé à la meulière, puis de marne et gypse, de calcaire et au fond de la vallée érodée, d’argile[24].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire de Gif-sur-Yvette, relativement étendu et découpé est limitrophe de plusieurs communes. Au nord se trouve le village de Saint-Aubin dont la frontière est en partie matérialisée par la route de Belle-Image et le chemin du Fond Fanet, au nord-est, la rigole de Corbeville sépare la commune de Saclay, à l’est, les rues Noetzlin et Joliot-Curie sépare en deux le pôle universitaire commun avec Orsay. Au sud-est se trouve Bures-sur-Yvette avec une longue frontière courant à travers le bois de le Guyonnerie, le bassin de Gif-Bures et remontant jusqu’au plateau de Limours en longeant la forêt communale de Gif pour atteindre la frontière commune avec Gometz-le-Châtel au sud, matérialisée par les rues et chemins de Frileuse jusqu’au quartier pavillonnaire de Chevry 2. Ce même quartier est limitrophe au sud-ouest de Gometz-la-Ville, en partie séparée par la rue des Molières et la rue de la Vacheresse jusqu’au bois de Vaugondran. De ce bois démarre la frontière avec Saint-Rémy-lès-Chevreuse qui forme aussi la frontière avec le département voisin des Yvelines à l’ouest, et qui remonte vers le nord dans le bois d’Aigrefoin. Dans ce bois coule le ruisseau de la Cure qui matérialise la frontière avec le village de Villiers-le-Bâcle au nord-ouest.

Rose des vents Villiers-le-Bâcle Saint-Aubin Saclay Rose des vents
Saint-Rémy-lès-Chevreuse N Orsay
O    Gif-sur-Yvette    E
S
Gometz-la-Ville Gometz-le-Châtel Bures-sur-Yvette

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Gif-sur-Yvette est située en Île-de-France et bénéficie d’un climat océanique. En moyenne annuelle, la température relevée s’établit à 10,8 °C avec des moyennes maximales de 15,2 °C et une minimales de 6,4 °C. La température réelle maximale intervient en août avec 24,5 °C et la minimale en janvier avec 0,7 °C. Elles se distinguent de celles relevées Paris par un écart constant négatif de deux degrés Celsius, qui s’explique notamment par la différence de densité urbaine entre la capitale et sa banlieue. L’influence du climat continental engendre des records extrêmes avec -19,5 °C relevés le et 38,2 °C le . L’ensoleillement est comparable aux régions du nord de la Loire avec 1 798 heures en moyenne sur l’année, et les précipitations sont également réparties sur les saisons avec une moyenne mensuelle de cinquante millimètres et un total de 598,3 millimètres de pluie par an. Le record de précipitations a été établi le avec 78,9 millimètres tombés en vingt-quatre heures.

Données climatiques à Gif-sur-Yvette.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[25],[26].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Commune fortement résidentielle et pavillonnaire, Gif-sur-Yvette est cependant restée relativement à l’écart des grands axes de circulation. Ainsi, aucun axe routier d’importance ne passe sur son territoire, la route nationale 118 l’évite en formant une légère boucle à l’extrême nord-est avant sa descente vers Orsay. L’axe routier le plus important est donc la route départementale 306, ancienne route de Paris à Rambouillet qui entre par le nord depuis Saint-Aubin et descend dans la vallée de l'Yvette, avant de continuer par celle-ci vers Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Elle est coupée à mi-chemin par la route départementale 95 d’importance strictement locale puisqu’elle permet de relier l’ancienne route de Chartres à Bures-sur-Yvette et l’ancienne route de Versailles à Châteaufort en irriguant le centre-ville. Au nord-est passe la route départementale 128, sorte de rocade sud du plateau de Saclay et à l’extrême sud du quartier de Chevry passe la route départementale 40 ceinturant par le nord le plateau de Limours.

Ces axes routiers permettent cependant à la commune d’être relativement bien desservie par les réseaux d’autobus avec sur le plateau de Saclay des stations de la ligne 06.07 du réseau de bus Les Cars d'Orsay, des lignes 91.06 et 91.08 du réseau de bus Albatrans et pour les quartiers de Chevry et centre-ville, des arrêts de la ligne 26902 du réseau intercommunal, et des lignes 039-002, 039-004, 039-008, 039-019, 039-030, 039-032 et 039-035 du réseau de bus SAVAC. S’ajoute la ligne de bus Noctilien N122 qui assure la continuité de service nocturne du réseau express régional d'Île-de-France.

La ligne B du dit RER passe par la commune en empruntant les voies de l’ancienne ligne de Sceaux qui suivent le cours de la vallée, la commune disposant ainsi de deux gares, la gare de Gif-sur-Yvette à proximité du centre-ville et la gare de Courcelle-sur-Yvette dans le quartier du même nom. À noter que peu avant cette gare se trouvait le dernier passages à niveau de la ligne pour permettre le passage du chemin de Jaumeron. Ce passage a été supprimé en novembre 2012 suite à de lourds travaux pour permettre au RER de passer sur un viaduc tandis que les voitures, les piétons et les cyclistes ont leurs propres voies en souterrain[27],[28]. La commune est en outre située à dix-sept kilomètres au sud-ouest de l’aéroport Paris-Orly et quarante-six kilomètres au sud-ouest de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, l’aéroport de Toussus-le-Noble, situé à six kilomètres au nord est lui utilisé pour l’aviation générale et d’affaires.

La municipalité a mis en place plusieurs lignes de pédibus qui déservent les groupes scolaires de la Feuillarde, des Neuveries, du Centre, des Sablons et depuis fin 2012 de Courcelle (deux lignes sont prévues : Damiette déjà en fonctionnement et château de Courcelle)[29].

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Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune est composée de différents quartiers bien signalés par des panneaux indicateurs. Dans la vallée se trouve à l’est le quartier de la Mairie, correspondant au centre-ville, le bassin de Bures occupé par des petites copropriétés, la Févrie, pavillonnaire. Vers l’ouest se trouvent les Coupières et les Sablons et à la frontière avec Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Rougemonts. Le versant nord est occupé par les Quinconces et la Tuilerie, à dominante pavillonnaire et les Roches et la Mérantaise, composés de plusieurs grands ensembles. À l’extrême nord-est, sur le plateau de Saclay se trouve le quartier du Moulon qui accueille le pôle étudiant et scientifique. Le versant sud de la vallée, séparé par la voie ferrée, est occupé à l’est par les Coudraies et la Hacquinière, partagés avec la commune voisine de Bures-sur-Yvette, le grand ensemble de l’Abbaye, le quartier de Damiette et vers Saint-Rémy, le hameau de Courcelle-sur-Yvette. Plus au sud, au-delà du massif forestier, commence le plateau de Courtabœuf, urbanisé par de vastes lotissements pavillonnaires suivant le concept nord-américains de « grande copropriété horizontale » sur le modèle des maisons Levitt, avec le quartier de Belleville, la Plaine de Frileuse, Chevry 1 et 2 et la Vacheresse, regroupant toutes les infrastructures éducatives, commerciales et de loisirs. L’Insee découpe la commune en dix îlots regroupés pour l'information statistique soit Moulon-Vatonne-Centre, Coupières-Mérantaise, Courcelle, Damiette-Belleville, Coudraies-Hacquinières-Abbaye, Chevry centre, Chevry plaine, Chevry-Neuveries, Chevry Feuillarde et Forêt[30].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Gito au IXe siècle[31].

Il s'agit d'un toponyme obscur, probablement prélatin qu'il convient peut-être de rapprocher de Gien[32].

Le nom de la rivière l’Yvette est issu de l'ancien français ive, eve (du latin aqua) signifiant « eau », suivi du suffixe diminutif -ette, d'où le sens global de « petite eau ». La mention du nom de la rivière fut ajoutée en 1932.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

La présence humaine est attestée sur le plateau de Moulon dès le néolithique grâce à une fouille archéologique préventive, au cours de laquelle les restes d’un village celtique, datant de la fin du VIe siècle av. J.-C. au début du Ve siècle av. J.-C., furent découverts sur le territoire communal, en février 2006[33]. Il s’agissait d’un assez gros village composé d’une quinzaine de bâtiments construits en bois, sur pilotis, avec des murs en torchis. Des bâtiments secondaires à vocation agricole (grange, étable, grenier) et peut-être artisanale ont été découverts à proximité de ces maisons. Ce village s’inscrivait dans un paléo paysage agricole, et possédait peut-être une capacité défensive grâce à son implantation en rebord de plateau. Après l’invasion romaine, la commune se trouva sur le passage de la voie romaine entre Lutèce et Autricum.

Du Moyen Âge à la Révolution industrielle[modifier | modifier le code]

Carte de la région au XVIIe siècle par Cassini.

Au VIIe siècle fut entreprise la construction d’une église qui ne fut achevée qu’à la fin du IXe siècle. Au XIIe siècle fut mentionnée l’existence de l’abbaye du Val-de-Gif, tenue par des bénédictines qui disposait alors d’un domaine de dix hectares. L’abbaye bénéficia d’une restauration commandée par l’évêque de Paris Maurice de Sully.

Des vestiges d'habitations dans le bourg actuel, datant du IXe siècle et du XIe siècle, ont été mises en jour lors de fouilles réalisées en 2011[34]. Durant la Guerre de Cent Ans, le territoire et l’abbaye furent dévastés.

Au XVIIe siècle, l’abbaye proche du Jansénisme fut disgraciée et le domaine partagé. Deux familles se succédèrent à la tête de la seigneurie, les Mérault puis les Débonnaire. À cette époque, le bourgeois parisien Gilles de Trapu fit construire le château de Belleville. En 1754, Claude Mérault commanda la construction du château de Button, qu’il ne vit jamais fini puisqu’il en fut achevé qu’en 1771 alors que la famille Débonnaire avait pris possession du domaine.

Lors de la Révolution, l’abbaye fut dissoute et vendue le à un bourgeois versaillais qui démantela les bâtiments pour en vendre les pierres[35].

Au XIXe siècle, Gif restait un village agricole cultivant en particulier la fraise dans la vallée et les céréales sur les plateaux. Des équipements importants furent ajoutés, des lavoirs, une école, un marché. En 1859, Napoléon III offrit à la paroisse un tableau de Louis Dauberon représentant un Ecce Homo[36]. En 1867, Gif fut reliée à la Ligne de Sceaux et sa Gare de Gif-sur-Yvette fut inaugurée le . En 1831, le baron Claude François de Méneval, secrétaire de Napoléon Ier fit construire le château de l’Ermitage.

En 1882, l’écrivain et salonnière Juliette Adam s’installa dans l’ancien domaine de l’abbaye et y organisa des fêtes littéraires. Elle participa ainsi à la mode des résidences secondaires, construites par les bourgeois parisiens dans la Vallée de Chevreuse.

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1912, Édouard Noëtzlin, directeur de la Banque de Paris et des Pays-Bas acquit le château de Button. Après la Première Guerre mondiale qui vit la perte de quarante-cinq Giffois, la commune de Gif connût une importante croissance démographique. La ville prit le nom de Gif-sur-Yvette en 1932. Le fut inauguré le monument aux morts communal[37]. En 1922, le château de Belleville fut transformé en école agricole et ménagère par sa propriétaire Léontine Thome. En 1938, la commune acheta le château de l’Ermitage pour y installer la mairie.

Juste après la Seconde Guerre mondiale, Gif-sur-Yvette acquit une dimension scientifique internationale, avec l’implantation du Centre national de la recherche scientifique dans la propriété de Button achetée en 1946 pour y construire le Phytotron[38] et des logements de fonction du commissariat à l'énergie atomique dans la propriété du Val Fleury acquise en 1947. En 1952, Fernand Léger acheta l’ancienne guinguette du Gros Tilleul pour y installer son atelier. À la même époque s’installèrent au moulin de la Tuilerie le duc de Windsor et Wallis Simpson.

C'est dans les années 1960 et 1970 que Gif connut un important développement démographique. Au début des années 1960, la municipalité décida la construction d'un vaste ensemble de logements mêlant HLM, « immeubles à loyers normaux » et appartements en accession à la propriété. Elle acquit alors un terrain vierge de 17 ha à l'emplacement du potager de l'ancienne abbaye. Selon Robert Trimbach, maire de 1959 à 2001, il s'agissait de créer « un jardin au sein duquel on habite et on vit ». De fait, les voitures seraient parquées à l'écart, et les immeubles s'ouvriraient sur des espaces verts avec cheminements pour piétons. Les premiers habitants de ce programme de 600 logements s'installèrent en 1967. Des équipements collectifs suivirent : centre social en 1968, école en 1969, bibliothèque en 1970[39]. Un autre projet d'envergure prit naissance en 1969 : la création d'une zone d'habitation majoritairement pavillonnaire « à l'américaine » sur le plateau sud de la vallée, qui allait devenir le quartier de Chevry. La zone envisagée se trouvait sur trois communes : Gometz-la-Ville (52 %), Gif-sur-Yvette (42 %) et Gometz-le-Châtel (5 %). Les trois communes créèrent une zone d'aménagement concerté (ZAC), dont le rattachement entier à Gif-sur-Yvette fut finalement décidé en 1974[39].

En 1972, l’ancienne demeure de Fernand Léger accueillit les diplomates Henry Kissinger et Lê Đức Thọ pour négocier les Accords de paix de Paris[40]. En 1974 s’installa sur le plateau du Moulon l’École supérieure d'électricité, confirmant encore la vocation de la ville dans les domaines des sciences et de l'enseignement[41]. En 1976, elle compléta l'acquisition du quartier de Chevry en achetant à la commune de Gometz-la-Ville le château de Belleville pour y installer une maison des associations[42].

En 1985, l’église Saint-Rémi bénéficia d’une campagne de restauration.

En 2003, la commune racheta le château du Val Fleury. Le , la ville subit un très fort orage entraînant une crue imprévue des cours d’eau, nécessitant l’évacuation de deux cent personnes. Le quartier du centre-ville, où coule la Mérantaise fut inondé, l’eau y atteignant deux mètres par endroits.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’un bourg, Gif-sur-Yvette est devenue une commune importante, se classant en 2006 au dix-neuvième rang départemental. Lors du premier recensement des personnes intervenu en 1793, huit cent quinze personnes vivaient dans la commune. Une tendance à la baisse s’ensuivit jusqu’à atteindre sept cent douze résidents en 1836, pour augmenter à nouveau jusqu’à huit cent dix-huit habitants dix ans plus tard avant une nouvelle période de déclin entraînant un nombre de résidents minimal de six cent quatre-vingt-douze personnes en 1872, au sortir de l’occupation prussienne durant la guerre de 1870. Après une période d’instabilité démographique, l’année 1901 marqua le début d’une période de croissance continue, démarrant à huit cent quatorze giffois puis neuf cent quatre-vingt-onze en 1911, progression ralentie par la Première Guerre mondiale mais qui permit quand même d’atteindre mille deux cent quarante personnes en 1926 et de dépasser les mille cinq cent résidents en 1936. Le contexte de croissance économique et d’attraction de la région parisienne suivant la Seconde Guerre mondiale entraîna une rapide évolution, la commune passant de mille six cent quarante-neuf habitants en 1946 à quatre mille cinquante-huit en 1962 puis douze mille neuf cent quarante-cinq en 1975, à la faveur de l’implantation sur son territoire d’importants centres de recherche et d’enseignement. Cette forte croissance se poursuivie pour atteindre vingt-et-un mille trois cent soixante-quatre habitants, stagnant depuis comme le confirme le recensement de 2006 avec vingt-et-un mille huit cent seize résidents. L’immigration ne compte que pour une faible part dans cette croissance, puisque seulement 5,3 % de la population était étrangère en 1999[43], répartis entre 1,0 % de Portugais, 0,5 % d’Algériens, 0,4 % d’Italiens, 0,3 % d’Espagnols et 0,2 % de Marocains et Tunisiens[44].


En 2011, la commune comptait 20 622 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
815 810 800 738 733 712 717 818 815
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
790 769 753 691 732 702 849 734 776
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
814 887 991 997 1 240 1 513 1 508 1 649 2 678
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 058 7 298 12 945 17 166 19 754 21 364 21 816 20 622 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2004[46])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L’analyse de la pyramide des âges établie à Gif-sur-Yvette en 2006 montre une relative similarité avec celle du département concernant les trois classes d’âges supérieures, au-delà de cinquante-neuf ans. Les deux classes d’âges comprises entre trente et soixante ans laissent apparaître une inversion de la représentation, les résidents de quarante-cinq à cinquante-neuf ans sont plus représentés à Gif-sur-Yvette que dans le reste du département, et inversement pour la tranche inférieure. On note aussi une très forte surreprésentation d’homme âge de quinze à vingt-neuf ans, correspondant à la population étudiante importante dans les écoles d’ingénieurs du territoire. Par voie de conséquence, cette population masculine est statistiquement moins représentée chez les résidents de moins de quatorze ans. En 1999, 35,7 % de la population de Gif-sur-Yvette était âgée de moins de vingt-cinq ans[47].

Pyramide des âges à Gif-sur-Yvette en 2009 en pourcentages[48].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,5 
5,0 
75 à 89 ans
6,6 
14,2 
60 à 74 ans
15,2 
19,6 
45 à 59 ans
22,6 
17,3 
30 à 44 ans
19,6 
24,0 
15 à 29 ans
17,2 
19,6 
0 à 14 ans
18,3 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[49].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune de Gif-sur-Yvette compose à elle seule le canton de Gif-sur-Yvette, tous deux représentés par le maire et conseiller général Michel Bournat (UMP). Le canton est intégré à la cinquième circonscription de l’Essonne représentée par le député Maud Olivier (PS). Le maire actuel Michel Bournat préside le conseil municipal composé de trente-cinq élus dont vingt-huit pour la majorité du mouvement populaire, six pour l’opposition socialiste et une pour l’opposition Verts. Il est assisté par dix adjoints au maire et cinq conseillers municipaux délégués[50]. La municipalité a en outre mis en place cinq conseils de quartier Abbaye-Coudraies-Hacquinière, Belleville, Centre-Mérantaise-Vatonne, Chevry et Courcelle-Damiette[51], un conseil des jeunes[52] et deux comités consultatifs, l’un sur le logement social et l’autre sur l’urbanisme et l’environnement[53]. L’Insee attribue à la commune le code 91 3 30 272[54]. La commune de Gif-sur-Yvette est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 102 720. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[55].

En 2009, la commune disposait d’un budget de 38 244 000 € dont 27 083 000 € de fonctionnement et 11 161 000 € d’investissement[56], financés pour 46,16 % par les impôts locaux[57] avec des taux de taxes fixés à 16,38 % pour la taxe d'habitation, 18,98 % et 58,70 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non bâti et 16,50 % pour la taxe professionnelle fixée par l’intercommunalité[58]. Cette même année, l’endettement municipal s’élevait à 20 820 000 €[59]. En 2009, la commune disposait sur son territoire de neuf cent soixante-six habitations à loyer modéré réparties entre six bailleurs sociaux[60] soit 11,75 % du parc total de logement, elle ne respectait ainsi pas les préconisations de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

La commune est membre fondateur de la communauté d’agglomération du plateau de Saclay qui rassemble dix communes. Elle lui a transféré les compétences de développement économique, d’aménagement du territoire, d’équilibre social de l’habitat, de politique de la ville, de gestion de la voirie et des équipements à caractères culturels et sportifs[61]. Gif-sur-Yvette adhère en outre au syndicat mixte d'aménagement hydraulique de la Vallée de l'Yvette, au syndicat intercommunal pour l’équipement des communes des vallées de l’Yvette et de la Bièvre, au syndicat intercommunal pour la création et la gestion d’établissements de personnes âgées, et au syndicat intercommunal pour l’enfance inadaptée. Elle adhère à l’office de tourisme de la vallée de Chevreuse[62]. En 2010 la commune adhéra au syndicat mixte Paris Métropole[63]. En 2006, Gif-sur-Yvette a reçu le label « Ville Internet @@ »[64].

Conseil municipal de Gif-sur-Yvette (mandature 2008-2014)[65].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Pour Gif naturellement » UMP Michel Bournat 28 Majorité
« Gif, osons l’avenir » PS Élodie Guérin 6 Opposition
« ÉcoloGif » Les Verts Michèle Gaspalou 1 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[66],[67].
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Michel Bournat UMP Conseiller général, directeur des ressources humaines[68]
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Gif-sur-Yvette est une commune politiquement ancrée à droite, comme en témoignent les résultats des dernières élections nationales et locales, avec une forte dichotomie entre le plateau, plutôt à droite, et la vallée, plutôt à gauche, lors du dernier scrutin présidentiel[69]. Au niveau local, la commune et le canton correspondant son représenté par Michel Bournat (RPR puis UMP), élu dès le premier tour aux derniers scrutins de 2004 et 2008. En 2004 se déroulèrent aussi les élections régionales où, exception notable dans la circonscription d’Île-de-France, le candidat UMP Jean-François Copé est arrivé en tête dans la commune. Cette exception ne se renouvela cependant pas lors de l’élection européenne où comme ailleurs c’est le candidat du parti socialiste Harlem Désir qui prit la tête du scrutin. Cette ancrage à droite ne signifie pour autant pas une tendance au vote d’extrême droite puisque le candidat Jean-Marie Le Pen (FN) n’y obtint que 7,06 % des suffrages au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002 alors que la même année, les électeurs giffois comptaient pour beaucoup dans la réélection du député sortant UMP Pierre Lasbordes, situation reconduite en 2007. En 2007 aussi, le candidat Nicolas Sarkozy fut comme dans le reste du territoire placé en tête, dans des proportions de vote égales à celles obtenues par le député. Par contre, en 2012, Nicolas Sarkozy finit derrière François Hollande. Les électeurs Giffois apparaissent aussi comme attachés à la démocratie, avec des taux de participation toujours supérieurs à 50 %, exception faite du référendum sur le quinquennat présidentiel qui ne mobilisa que 39,11 % des citoyens inscrits. Cette participation importante se retrouve aussi lors des scrutins supra-nationaux, avec plus de 50 % lors des élections européennes de 2004 et 2009 et une participation importante de 77,19 % lors du référendum de 2005 qui vit la victoire du « Oui », confirmant ainsi le résultats du référendum sur le traité de Maastricht où le « Oui » l’emportait avec 72,08 % des voix[70]. Une section du MoDem est présente dans la commune[71].

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Référendums[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège Juliette Adam.

Les établissements scolaires de Gif-sur-Yvette sont rattachés à l’académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire de plusieurs écoles publiques, les écoles maternelles de Belleville et de la Plaine, les écoles élémentaires du hameau de Belleville et les écoles primaires du Centre, du hameau de Courcelle, de l’Abbaye, des Neuveries, de la Feuillarde et des Sablons[88]. S’ajoutent pour la poursuite d’études les collèges Juliette Adam et des Goussons et le lycée de la Vallée de Chevreuse[89]. Pour accueillir les jeunes enfants, la commune a mis en place la crèche Belle-Image, les multi-accueils Gribouille et Aquarelle et la halte-garderie de l’Abbaye. Les deux centres de loisirs de la Maison du Petit pont et de la Feuillarde sont disponibles pour les enfants hors périodes scolaires, la Maison de la vallée est dédiée au même office pour les adolescents. Des référents de la Peep, de la Fcpe et une association communale indépendante, l’Apeig sont présents dans les établissements scolaires.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

La commune accueille depuis 1975 dans le quartier du Moulon le campus francilien de l’École supérieure d'électricité (Supélec) et une partie de l’université Paris-Sud 11 : l’institut universitaire de technologie (IUT) d'Orsay et l’Polytech Paris-Sud. Le centre national d’études et de formation de la police nationale est également implanté sur le plateau de Moulon.

L’École centrale Paris devrait elle aussi s’implanter sur le plateau du Moulon à l'horizon 2017[90] et l'Ecole Normale Supérieure de Cachan en septembre 2018.

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun établissement de santé n’est installé à Gif-sur-Yvette. La commune accueille cependant une maison de retraite dans la résidence des Chênes verts et le foyer l’Arc-en-ciel dédié aux personnes handicapées. Les urgences et les pathologies graves sont gérées par le centre hospitalier d’Orsay. Quarante-cinq médecins[91] et vingt chirurgiens-dentistes[92] exercent dans la commune, sept pharmacies y sont implantés[93]. Deux centres de la protection maternelle et infantile sont situés dans les quartiers de l’Abbaye[94] et de Chevry[95].

Services publics[modifier | modifier le code]

La Poste du centre-ville.

Deux agences postales sont présentes en centre-ville[96] et à Chevry[97], une étude de notaire[98] est implantée dans la commune. La sécurité est assurée par un centre de secours mixte[99] et deux brigades de gendarmerie en centre-ville et à Chevry[100]. L’organisation juridictionnelle rattache les justiciables de Gif-sur-Yvette au tribunal d’instance de Palaiseau, au conseil de prud’hommes de Longjumeau, aux tribunaux de grande instance et de commerce d’Évry et à la cour d'appel de Paris[101].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Gif-sur-Yvette
Localisation de la ville
Gif-sur-Yvette

Gif-sur-Yvette a développé des associations de jumelage avec [102]:

Vie quotidienne à Gif-sur-Yvette[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La salle du Val de Gif.

La commune de Gif-sur-Yvette dispose de divers lieux de pratique et d’accès à la culture. Outre la bibliothèque municipale répartie sur les sites de Courcelle, du Centre, de l’Abbaye et de Chevry, elle a mis en place une ludothèque dans l’Espace du Val de Gif et participe au financement d’une salle de cinéma Le Central et de la maison des jeunes et de la culture Cyrano[104]. Plusieurs salles polyvalentes sont réparties sur le territoire, la Terrasse pour les spectacles, le café-concert de la Maison du Mail à Chevry, la salle polyvalente du Val de Gif et le château de Belleville qui sert de salle de conférence et d’exposition. En partenariat avec les associations, elle a mis en place l’UniverCité Ouverte, une université du temps libre qui organise des conférences de vulgarisation culturelle. S’ajoute les conférences des Jeudis de la Recherche organisés par les personnels des établissements scientifiques présents sur le territoire communal. Une école d’arts et de musiques pour tous permet l’apprentissage des activités artistiques.

Sports[modifier | modifier le code]

Les terrains du centre sportif du Moulon.

Gif-sur-Yvette dispose d’équipements sportifs relativement nombreux et variés, répartis sur le territoire, gérés par la commune ou des organismes privés. À proximité du centre-ville se trouve le parc des sports Michel Pelchat équipé de terrains d’honneur et deux terrains annexes pour le football et le rugby, de dix courts de tennis dont quatre couverts et d’une piste d’athlétisme, il est complété à proximité par le gymnase doté d’un plateau d’évolution et l’espace sportif du Centre polyvalent. À Courcelle se trouvent deux courts de tennis couverts, un plateau d’évolution, un terrain polyvalent synthétique, un gymnase équipé d’une salle d’agrès, d’un mur d’escalade et d’un dojo et aux Sablons un autre gymnase est à disposition des habitants. Au sud du territoire, le complexe sportif des Goussons équipé pour la gymnastique, la danse et les sports de combats, le gymnase de la Plaine complété par un terrain de rugby, le gymnase des Neuveries, le gymnase de la Feuillarde, le terrain de football de la Folie-Rigault, le terrain de baseball de Frileuse et les quatorze courts de tennis de Chevry agrémentent les quartiers. Au nord, le plateau du Moulon accueille un important complexe sportif doté d’un gymnase, d’une salle omnisports, de neuf courts de tennis dont trois couverts, d’un terrain d’honneur et de deux terrains d’entraînement, d’un terrain de baseball, d’un boulodrome, d’un stand de tir et d’un jardin de tir à l'arc[105]. À proximité de Saint-Rémy-lès-Chevreuse se trouve aussi le centre équestre de la Grange Martin, installé sur un terrain d’un hectare équipé de deux manèges et deux carrières[106] et à Chevry a été aménagé un golf neuf trous. Le club de baseball des Gothics de Gif-sur-Yvette fondé en 1982 évolue depuis 2006 en championnat de France de baseball Nationale 1.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Gif-sur-Yvette est rattachée au secteur pastoral de l’Yvette-Gif-Orsay et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose des églises Saint-Rémi en centre-ville, Saint-Paul à Chevry. S’ajoute la chapelle Notre-Dame-des-Champs, située dans la commune voisine de Saint-Rémy-lès-Chevreuse mais fréquentée par les habitants du quartier de Courcelle[107]. L’église Saint-Paul est aussi fréquentée par la communauté Baptiste[108] et par la communauté Anglicane[109].

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Médias[modifier | modifier le code]

L’hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif.

Économie[modifier | modifier le code]

La halle du marché du centre-ville.

Gif-sur-Yvette est intégrée par l’Insee dans le bassin d'emploi d’Orsay, qui regroupait en 2006 vingt-cinq communes et 128 704 habitants, les Giffois représentant 17 % du total[110]. Dans cette zone, plus de 75 % de l’activité relève du secteur tertiaire et 18,2 % de l’industrie mais les taux dans la commune s’élevaient à 92,3 % d’employés dans le secteur tertiaire. De fait, Gif-sur-Yvette est aujourd’hui implantée au cœur de la vallée scientifique de l’Yvette et du campus du plateau de Saclay, en cours d'aménagement. La majeure partie de l’activité est tournée vers l’enseignement, la recherche et le développement avec la présence sur le territoire de l’École supérieure d'électricité, du Laboratoire de génie électrique de Paris, du pôle commun de recherche en informatique, du centre national d’études et de formation de la Police nationale et d'un centre important du CNRS[111] avec les services partenaires de l’institut national de la recherche agronomique[112] et de l’institut de biotechnologie des plantes. Ces grands établissements de recherche publics ont attiré auprès d’eux un nombre importants de sous-traitants, pour la plupart implantés dans le quartier du Moulon. En outre, la Confédération générale du travail dispose depuis 1950 d’une école centrale permanente dans le centre Benoît Frachon au quartier de Courcelle. À proximité directe de la commune, le centre du commissariat à l'énergie atomique de Saclay est répertorié au titre des émissions polluantes pour ses rejets en dioxyde de carbone dans l’air, sa consommation importante en eau potable et eaux de surface, ses rejets d’acide cyanhydrique, d’arsenic, de fluor et de zinc dans les eaux usées et sa production de déchets dangereux[113]. Au total, sept cent quarante entreprises avaient leur siège social à Gif-sur-Yvette et quatre-vingt-cinq s’étaient créées en 2007. En 1988, il subsistait encore trois exploitations agricoles occupant vingt-cinq hectares de terrain employant au total neuf personnes. Depuis novembre 2005, la commune est au cœur de l’opération d'Intérêt National de Massy Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines[114]. Deux marchés se tiennent dans la commune, les jeudis et dimanches en centre-ville et les mercredis et samedis à Chevry[115].

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 2006, les entreprises présentes sur la commune employaient sept mille sept cent cinquante-cinq personnes alors que la population active communale était évaluée à dix mille soixante-treize personnes, créant ainsi une situation favorable de l’emploi avec un taux de chômage bas à seulement 6,7 %. De plus, avec 45,8 % des emplois relevant du statut cadre et 78,3 % de la population disposant d’un emploi fixe, le revenu net imposable moyen des foyers s’élevait en 2006 à 45 085 euros et 79,5 % de la population était assujettie à l’impôt sur le revenu et quatre cent seize personnes était assujettie à l’impôt de solidarité sur la fortune avec une imposition moyenne de 4 890 euros[116]. Trois hôtels sont installés dans la commune totalisant cent neuf chambres[117].

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 31 536 €, ce qui plaçait Gif-sur-Yvette au 67e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[118].

Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Gif-sur-Yvette 0,0 % 2,7 % 45,8 % 24,7 % 21,0 % 5,8 %
Zone d’emploi d’Orsay 0,2 % 3,7 % 36,2 % 26,2 % 21,4 % 12,3 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteur d'activité en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Gif-sur-Yvette 0,2 % 5,9 % 1,6 % 8,9 % 50,1 % 5,6 %
Zone d’emploi d’Orsay 1,0 % 13,4 % 3,8 % 18,1 % 30,5 % 5,4 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[119]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

L’îlot du parc de la mairie.

Le territoire de Gif-sur-Yvette bénéficie d’un cadre naturel relativement préservé et mis en valeur avec près de 20 %, soit près de deux cent trente hectares de la superficie couverte par des espaces boisés répartis entre les bois de la Hacquinère, d’Aigrefoin, des Coudraies et de la Fèvrie. Quatorze kilomètres de piste cyclable et quarante kilomètres de voies piétonnes quadrillent la commune, six promenades balisées ont été aménagées dans la commune pour parcourir les espaces verts[120], auxquels s’ajoute le tracé du sentier GR 655, correspondant à l’actuel chemin de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qui traverse la commune en suivant la vallée de l’Yvette et le sentier de grande randonnée de Pays du Hurepoix, qui relie la vallée de la Bièvre, à celle de l’Essonne, via l’Yvette, l’Orge, et la Juine[121]. Le bassin de Coupières, le parc de la Mairie et le Belvédère complètent l’offre d’espaces verts. Gif-sur-Yvette fait partie du parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse depuis le 5 novembre 2011[122]. Les bois communaux et les bassins de Coupières et de Grignon ont fait l’objet d’un classement par le département au titre des espaces naturels sensibles, octroyant à la commune une zone de préemption[123]. Le parc du château de Button, propriété du CNRS est équipé de serres pour la recherche biologique et bénéficie du classement de refuge pour les espèces d’oiseaux depuis 1991.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Le patrimoine architectural de la commune est constitué de divers bâtiments. Le plus remarquable est l’église Saint-Rémi, construite au XIIe siècle dans un style roman et remaniée au XVe siècle dans un style gothique, inscrite aux monuments historiques depuis le [124]. il subsiste encore des bâtiments de l’ancienne abbaye du Val-de-Gif fondée par les bénédictines au XIIe siècle, dont la ferme[125] et du moulin[126]. La mairie occupe actuellement l’ancien château de l’Ermitage, de style Empire[127] et le Centre national de la recherche scientifique occupe le château de Button, du XVIIIe siècle, construit par l’architecte de Louis XV, Pierre Desmaisons pour Claude Merault, vicomte de Gif et Châteaufort dans un style classique. Commandé en 1754, le château ne fut achevé qu’en 1777, dans un parc inspiré des réalisations d’André Le Nôtre réalisé par Pillet. Revenu à Pierre-Charles Débonnaire entre-temps, il passe entre les mains de son fils cadet en 1788 puis devient la propriété de diverses personnes qui agrandissent le domaine pour atteindre soixante-sept hectares lors de la cession au CNRS en 1946[128],[129]. Les lavoirs de Courcelle construit en 1876[130] et des Gibeciaux en 1805[131] complètent ce patrimoine.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Gif-sur-Yvette :

Fernand Léger en 1936.

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason de Gif-sur-Yvette

Les armes de Gif-sur-Yvette se blasonnent : D’azur à la tête de femme d’argent couronnée d’or, accompagnée de trois fleurs de lys du même.[132]

Le visage féminin rappellerait Isabelle de Giffa, premier seigneur de Gif. En 1230, un document précise qu’elle tenait la seigneurie de Gif de l’évêque de Paris dont elle était vassale.

La commune s’est en outre dotée d’un logotype reprenant les mêmes attributs du visage féminin et des fleurs de lys revisités, le disque d’or remplaçant la couronne, les deux lignes courbes symbolisant à la fois le cours de l’Yvette et la Mérantaise et une évocation de la molécule d’Adn rappelant l’importance des établissements scientifiques locaux[133].

Logotype de Gif-sur-Yvette

Gif-sur-Yvette dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Gif-sur-Yvette a servi de lieu de tournage pour diverses œuvres cinématographiques dont L'Héritier de Philippe Labro sorti en 1973 au château de Button et Les Rivières pourpres 2 : les Anges de l'Apocalypse d’Olivier Dahan sorti en 2004 sur le parking d’Intermarché[134].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif d'auteurs, Gif-Sur-Yvette en quête de son histoire, Saga,‎ janvier 1992 (ISBN 978-2-9502628-1-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Gif-sur-Yvette dans le Code officiel géographique sur le site de l'Insee. Consulté le 02/08/2012.
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 02/04/2009.
  3. Fiche communale d’occupation des sols en 2008 sur le site de l’Iaurif. Consulté le 01/11/2010.
  4. Données géographiques communales sur le site lion1906.com Consulté le 15/10/2009.
  5. Fiche d’occupation des soles détaillées en 2003 sur le site l’Iaurif. Consulté le 15/10/2009.
  6. Orthodromie entre Gif-sur-Yvette et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  7. Orthodromie entre Gif-sur-Yvette et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  8. Orthodromie entre Gif-sur-Yvette et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  9. Orthodromie entre Gif-sur-Yvette et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  10. Orthodromie entre Gif-sur-Yvette et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  11. Orthodromie entre Gif-sur-Yvette et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  12. Orthodromie entre Gif-sur-Yvette et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  13. Orthodromie entre Gif-sur-Yvette et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  14. Orthodromie entre Gif-sur-Yvette et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  15. Orthodromie entre Gif-sur-Yvette et Milly-la-Forêt sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  16. Orthodromie entre Gif-sur-Yvette et Versailles sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  17. a et b Association VYF, Compte-rendu de la rencontre du 15/01/2009
  18. Fiche de la borne géodésique du pont sur l’Yvette sur la base de données de l’Ign. Consulté le 14/10/2009.
  19. Fiche de la borne géodésique de Chevry 2 sur la base de données de l’Ign. Consulté le 14/10/2009.
  20. Fiche de la borne géodésique de l’Abbaye sur la base de données de l’Ign. Consulté le 14/10/2009.
  21. Fiche de la borne géodésique du plateau de Belleville sur la base de données de l’Ign. Consulté le 14/10/2009.
  22. Fiche de la borne géodésique de l’église sur la base de données de l’Ign. Consulté le 14/10/2009.
  23. Fiche de la borne géodésique du Christ de Saclay sur la base de données de l’Ign. Consulté le 14/10/2009.
  24. %2FC125 Fiche géologique de Gif-sur-Yvette sur le site du Brgm. Consulté le 20/08/2012.
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