Les Restos du cœur

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Les Restaurants du cœur
Les Relais du cœur

Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But Lutte contre la pauvreté
Zone d’influence Drapeau de la France France métropolitaine
Fondation
Fondation 1985
Fondateur Drapeau : France Coluche
Identité
Siège Paris, Drapeau de la France France
Personnages clés Drapeau : France Coluche
Président Drapeau : France Olivier Berthe
Secrétaire général Drapeau : France Paul Derveaux
Trésorier Drapeau : France Hervé Guerin
Méthode Missions sociales visant à l'insertion socio-professionnelle : distribution de nourriture, chantiers d'insertion, aide aux gens de la rue, ateliers de français et de lutte contre illettrisme, accès au droit et au micro-crédit, accès au logement, accès à la culture et aux loisirs,...
Financement Dons,donations, legs
Volontaires 66 000 bénévoles
Slogan "On compte sur vous"
Site web www.restosducoeur.org

Les Restaurants du cœur – Les Relais du cœur, connus sous le nom de Les Restos du cœur[1] sont une association de loi 1901 à but non lucratif et reconnue d'utilité publique créée en France, par Coluche en 1985.

Cette association a pour particularité d'avoir bénéficié du soutien de plusieurs personnalités françaises, dès ses débuts, et d'une vaste médiatisation, ce qui retient l'attention de la classe politique, permet d'établir de nouvelles lois[2], et attire la participation de nombreux bénévoles.

Les Restos du cœur se composent de onze antennes nationales, de 119 associations départementales[3] et de plus de 2000 centres.

But[modifier | modifier le code]

Ancien autobus de la Compagnie des transports strasbourgeois, offert aux Restos du Cœur

Fondée par Coluche en 1985, Les Restos du cœur, association reconnue d'utilité publique, « ont pour but d'aider et d'apporter une assistance bénévole aux personnes démunies, notamment dans le domaine alimentaire par l'accès à des repas gratuits, et par la participation à leur insertion sociale et économique, ainsi qu'à toute l'action contre la pauvreté sous toutes ses formes »[4].

Création[modifier | modifier le code]

Le secrétaire et factotum de Coluche, Jean-Michel Vaguelsy, raconte comment l'idée a germé un jour de février 1985. Alors que Coluche vient de signer au fisc un chèque de 3 millions de francs aux impôts, il s'exclame : « Tu te rends compte, avec tout le pognon que je donne, si tous les mecs qu'ont du blé comme moi s'y mettaient, on pourrait régler le problème » . Quand sa cuisinière Anita lui apprend qu'un repas revient à quinze francs, l'humoriste calcule qu'avec l'argent de ses impôts, il peut offrir 200 000 repas[5]

S'étant engagé contre la famine en Éthiopie en interprétant avec d'autres artistes, la chanson SOS Éthiopie, l'humoriste est interpellé par des lettres et un auditeur d'Europe 1 sur la nouvelle pauvreté en France[6]. Le 26 septembre 1985[7], Coluche, en direct sur Europe 1, se révolte contre les gaspillages alimentaires d’une société de consommation et dénonce la destruction des surplus agricoles en France et en Europe :

« Quand il y a des excédents de nourriture et qu’on les détruit pour maintenir les prix sur le marché, on pourrait les récupérer et on essaiera de faire une grande cantine pour donner à manger à tous ceux qui ont faim (…) J’ai une petite idée comme ça (…) si des fois il y a des marques qui m'entendent, s'il y a des gens qui sont intéressés pour sponsoriser une cantine gratuite qu'on pourrait commencer à faire à Paris et puis qu'on étalerait dans les grandes villes de France, nous on est prêts à aider une entreprise comme ça, qui ferait un resto qui aurait comme ambition au départ de faire 2.000 ou 3.000 repas par jour gratuitement »

.

L’idée est lancée. Dès le 14 octobre, les statuts de l'association sont déposés. La médiatisation et l'organisation des premiers centres régionaux de distribution ainsi que leur approvisionnement sont assurées par des étudiants des écoles de commerce, fédérés par l'un de leurs camarades, Alexandre Lederman, fils de l'imprésario de Coluche[8]. Le premier restaurant du cœur ouvre ses portes en France le 21 décembre 1985 sous une tente dans un terrain vague du 19e arrondissement de Paris. Quinze jours plus tard, sont mises en place une vingtaine d'antennes régionales qui distribuent 60 000 paniers-repas jusqu'au 21 mars[5].

la même année, au Parlement européen, le député belge José Happart a pris la parole et dénoncé une situation économique dont sont victimes des millions de personnes.

« N’est-il pas inadmissible que le coût des soins de santé et des charges dues à la pauvreté sera plus important que celui d’une aide alimentaire fournie à la société concernée ? »

Il demande donc que ces surplus chèrement stockés et détruits soient mis à la disposition de ceux qui en ont besoin, invitant Coluche à Strasbourg pour montrer son initiative. Le Programme Européen d’Aide aux plus Démunis (PEAD) sera institué en 1987[9].

Résultats[modifier | modifier le code]

  • En 2011-2012, le nombre de bénéficiaires des restaurants du cœur est évalué à 900 000 personnes pour la 28ème campagne d'hiver
  • En 2009-2010, plus de 3 de repas ont été distribués aux gens dans le besoin.
  • En 2008-2009, 103 millions de repas ont été distribués par les Restos du cœur. Le nombre de repas servis depuis la création dépasse le milliard[10]

Aides[modifier | modifier le code]

Aide alimentaire[modifier | modifier le code]

Les Restos du Cœur aident toute l'année les personnes démunies, avec une campagne d'hiver de novembre à mars, et une campagne d'été d'avril à octobre.

Les bénévoles distribuent :

  • des paniers-repas équilibrés, à cuisiner chez soi ;
  • des repas chauds, pour les sans-abri ;
  • une aide spécifique pour les bébés dans les centres Restos Bébé du Coeur

Aide au logement[modifier | modifier le code]

« Disposer d’un toit est une étape élémentaire de l’insertion sociale. L’aide au logement prend des formes diverses, qui vont de l’hébergement d’urgence à l’accompagnement vers une location stable[11] ».

Les Restos du cœur viennent en aide aux personnes en difficulté de logement via :

les centres d’hébergement d’urgence 
accueil de quelques nuits les personnes avec accompagnement social et éventuellement une aide médicale et psychologique.
les lieux de vie 
ces lieux accueillent pour un long séjour, souvent à la campagne afin de retrouver les habitudes d'une vie collective active
les résidences sociales 
afin de permettre aux occupants de prendre leur autonomie et de retrouver un logement stable.
l’accès à une location stable 
Afin de pouvoir se loger de manière correcte, même avec des revenus limités.

Les Restos bébés du Cœur[modifier | modifier le code]

Ceux-ci remplissent une mission d'aide pour les parents en précarité par la fourniture de :

  • une aide alimentaire adaptée aux bébés de moins de 18 mois
  • une aide matérielle appropriée (vêtements, couches, produits de puériculture et d’hygiène, jeux pour enfants et prêt de matériel)
  • des conseils en pédiatrie et diététique, un espace de partages et d’échanges avec d’autres parents et des bénévoles (puéricultrices, sage-femmes, infirmières, pédiatres, assistants sociaux) ;

Au total, 70 Restos bébés sont situés dans toute la France et aident chaque année entre 20 000 et 30 000 bébés[12]

Les personnes accueillies[modifier | modifier le code]

Les personnes accueillies bénéficiant de ces aides sont des personnes dans la précarité, et malheureusement tous les profils sont représentées, qu'il s'agisse de personnes seules ou de familles monoparentales, des chômeurs en fin de droit (la moitié des personnes accueillies sont au chômage, déclarait Olivier Berthe en novembre 2013[13]), de retraités disposant du seul « minimum vieillesse » ou encore de jeunes de moins de 25 ans ne disposant pas du RSA.

Les Restos du cœur parlent d'une pauvreté prenant un autre visage, avec la venue des travailleurs pauvres[14],[15].

Structure et organisation[modifier | modifier le code]

L'association nationale[modifier | modifier le code]

Fondée par l'humoriste et acteur Coluche en 1985, l'association nationale « Les Restaurants du cœur - Les Relais du cœur » est une association loi de 1901. Reconnue d'utilité publique par décret du 7 février 1992. (décret, publié au Journal officiel le 13 février 1992) elle a pour objectif d'aider les plus démunis et de participer à la lutte contre l'exclusion sociale. Les Restos du cœur veillent à la satisfaction de certains besoins sociétaux et remplissent une mission d’intérêt général.

L'association est membre fondateur du « Comité de la Charte de déontologie des organisations sociales et humanitaires », groupement d'associations qui s'est constitué afin de vérifier leur transparence financière. Elle est propriétaire du nom et du logo « Restaurants du cœur », dits « Restos du cœur ».

Chaque année, l'assemblée générale élit un conseil d'administration, qui choisit parmi ses membres le président et le bureau. Ceux-ci mettent en œuvre de façon collégiale la politique des Restos définie par le conseil d'administration en se réunissant chaque semaine. L'association nationale a pour vocation :

  • de centraliser les achats et d'approvisionner les départements en denrées alimentaires
  • d'inciter les départements à s'engager dans l'aide à l'insertion de leurs bénéficiaires et de leur apporter à cet effet l'appui technique et l'aide financière nécessaires
  • d'assurer la formation des bénévoles
  • de veiller à la cohérence des messages grâce aux chargés de missions
  • de contrôler et consolider les comptes des associations départementales, de veiller à leur bon fonctionnement et au respect des règles
  • d'assurer la communication générale des Restos.
  • d'aider et d'apporter une assistance bénévole aux personnes démunies, notamment dans le domaine alimentaire par l'accès à des repas gratuits, et par la participation à leur insertion sociale et économique, ainsi qu'à toute l'action contre la pauvreté sous toutes ses formes.

Leurs différentes actions sont: l'aide alimentaire, le logement, l'insertion par emploi et les Restos bébés du cœur. Les ressources financières étant limitées, les Restos du cœur essaient de réduire le montant des frais généraux (7% des ressources en 2012-2013). En conséquence, plus de 90 % des ressources sont consacrés aux missions sociales de l'association.

Les associations départementales[modifier | modifier le code]

Les 119 associations départementales sont réparties dans 96 départements. Autonomes juridiquement, elles fonctionnent sur le même principe que l'association nationale (Assemblées générales, Conseils d'administration, Bureaux) et lui sont liées par un contrat d'agrément.

Dans toute la France, les associations départementales gèrent, animent et coordonnent les actions sur le terrain avec 66 000 bénévoles dans 2069 centres Restos qui ont accuillis 960 000 personnes en 2012-2013.. Elles ont pour vocation de mettre en œuvre toutes les activités d'aide alimentaire, d'aide à l'hébergement, d'aide à l'insertion (à travers les Jardins du cœur par exemple), d'activités culturelles,...

Toutes ces activités d'aide à l'insertion contribuent à permettre aux personnes accueillies d'être des gens comme tout le monde.

Cette appellation d'« aide à la personne et à l'insertion » comprend aujourd'hui différents types d'activités parmi lesquelles :

  • les ateliers, chantiers et jardins
  • les camions ou la « maraude » dans les grandes villes, avec des solutions d'hébergement à plus long terme
  • les sorties culturelles

Bien que l'aide alimentaire reste l'activité la plus visible des Restos, elle ne permet pas à elle seule de sortir durablement de l'exclusion. Désormais, l'aide à l'insertion est considérée, aux Restos, comme prioritaire.

Une volonté de transparence[modifier | modifier le code]

Les Restos du cœur sont attentifs au bon emploi des fonds mis à leur disposition par les donateurs et les collectivités publiques. Organisation essentiellement financée par les donateurs et les collectivités publiques et animée par des bénévoles, les frais généraux sont très réduits (7% des ressources en 2012-2013), les dépenses superflues sont éliminées. La procédure d'appels d'offres permet d'obtenir les meilleurs prix. Ainsi, plus de 90 % des ressources financières sont consacrées aux actions.

Conformément à la législation, les comptes de l'association sont visés par un Commissaire aux comptes.

Votée en 1988, la loi Coluche innove en permettant aux petits donateurs (les plus nombreux) de bénéficier d'avantages fiscaux jusque-là réservés aux grands donateurs. Sa dernière version permet aux donateurs des Restos du cœur de bénéficier d'une réduction d'impôts de 75 % pour un don allant jusqu'à 470 euros. Au-delà, et dans la limite de 20 % des revenus, la réduction est de 66 %. Chaque donateur reçoit :

  • un reçu fiscal, au verso duquel figure le bilan financier agréé par un commissaire aux comptes ;
  • le compte d’emploi des ressources qui détaille les sommes engagées par les Restos.

L’association Les Restaurants du cœur - Les Relais du cœur est membre du Comité de la Charte pour promouvoir le don en confiance, et certifier la transparence de ses activités caritatives et la bonne gestion et utilisation des dons qu’elle reçoit de la part du public.

Depuis 1987, les Restos du cœur bénéficiaient du « Programme européen d'aide aux plus démunis » (PEAD). Après de très fortes inquiétudes liées à la menace planant sur la reconduction de ces fonds, et sur les restrictions d’accès aux surplus agro-alimentaires européens menacés, les Restos du Cœur ainsi que d'autres associations françaises et européennes ont réussi à obtenir de l'Europe la mise en place du FEAD. Cependant, les Restos du Coeur doivent toujours trouver les ressources nécessaires pour financer les actions dans un contexte délicat avec des réductions d'aides et un nombre croissant de personnes accueillies.

Au cours du contrôle de l’association en 2003 par la Cour des Comptes, bien qu’elle ait pu noter dans son rapport officiel l’inadéquation des structures initiales pour suivre une croissance aussi considérable de ses activités, et bien qu’elle suggère certains points pour en rationaliser la gestion (par exemple une plus grande professionnalisation de certaines fonctions clés liées à la comptabilité et les approvisionnements, et une meilleure formation des bénévoles capables d’assurer un contrôle des activités), elle n’ignore pas que l’essentiel de ses activités est effectué avant tout grâce au support vital de ses nombreux bénévoles, et que de nombreux efforts ont été entrepris pour améliorer les autres points, et engranger les fruits de l’expérience. « Après une enquête approfondie sur les opérations liées à la production de l’émission [télévisée annuelle de promotion], la Cour n’a constaté aucun flux financier contestable. » Elle constate aussi que les frais de gestion et de collecte sont parmi les plus bas constatés pour des associations travaillant dans ce domaine d'aide sociale, que si les frais de gestion ont inévitablement augmenté en volume sur la période étudiée, ils se sont aussi très sensiblement réduits en taux. Dès lors, elle conclut et « constate pour sa part que l’emploi des fonds collectés auprès du public est conforme, pour l’essentiel, aux objectifs poursuivis par les appels à sa générosité. »

Les acteurs[modifier | modifier le code]

Les donateurs des Restos du cœur[modifier | modifier le code]

Il existe différents types de donateurs :

  • des jeune gens aux retraités, des artisans aux multinationales, des mères de famille aux stars ; ils constituent le plus sûr soutien, chacun à sa manière ;
  • ceux qui offrent généreusement leurs services (prêt de locaux, transport, imprimerie, etc.) ou participent aux diverses manifestations autorisées ;
  • ceux qui donnent de l'argent, en achetant le CD des "Enfoirés", en léguant leur bien ou en abandonnant leurs droits d'auteur ;
  • ceux qui font des dons en nature (livres, vêtements, denrées alimentaires, produits d'hygiène, etc.) ;
  • Subventions de l’Union européenne et autres organismes ;

Les manifestations au profit des Restos sont soumises à une réglementation juridique et fiscale très stricte.

Les interdits de l'association :

  • Les collectes/quêtes et ventes sur la voie publique ou à domicile.
  • Les opérations commerciales n'ayant pas eu l'agrément des Restos du cœur.
  • Le mailing de prospections financières hors ceux qui émanent du siège.

Les associations humanitaires rendent des services non marchands et par conséquent ont des difficultés pour trouver des ressources financières permettant de financer leurs actions. Pour promouvoir son action auprès du public et lui permettre de faire appel au don en confiance, la section française de l’organisation, en tant qu’association, adhère au Comité de la Charte.

Les bénévoles[modifier | modifier le code]

Dès la première campagne des Restos du cœur lancée par Coluche en 1985, les bénévoles étaient 5 000 à répondre présents. Aujourd'hui, ils sont plus de 66 000, à travers toute la France avec un point commun essentiel : la fidélité à cette générosité initiale, l'adhésion à la Charte des bénévoles de l'association, avec une totale indépendance à l'égard du politique ou du religieux. La Charte des bénévoles est constitué de 5 points qui sont garants du bon fonctionnement de l'association. Pour mener à bien leur mission, des formations permettent aux bénévoles d'acquérir les compétences et les techniques nécessaires à leurs missions. Formateurs professionnels et bénévoles expérimentés animent des séminaires où se retrouvent les bénévoles venus de tous les départements.

Des formations sont mises en place afin d'apprendre à :

  • savoir gérer un centre Restos
  • accueillir ceux qui n'osent pas entrer dans une administration
  • accompagner ceux qui demandent un soutien moral
  • aider ceux qui ont des difficultés à faire face aux loyers de l'appartement qu'ils ont enfin obtenu.
  • être animateur dans un Atelier ou un Jardin du cœur.

Les artistes[modifier | modifier le code]

Le créateur Coluche le savait : le meilleur moteur qu'il pouvait offrir aux Restos, c'était sa propre image et celle de ses amis. En un hiver, il a constitué autour de son idée une bande d'Enfoirés.

Lors du lancement officiel des Restos le 14 décembre 1985, il offre à Daniel Balavoine le parrainage de son association. Il fut l'un des premiers artistes à en faire la promotion, multipliant les appels aux dons sur l'antenne d'Europe 1. Le 14 janvier 1986, au cours d'une mission humanitaire en Afrique, l'hélicoptère qui le transporte s'écrase en marge du Paris-Dakar. Daniel Balavoine n'aura été parrain que trente jours.

Le 26 janvier 1986, Coluche anime une émission sur une chaîne nationale, diffusée tout l'après-midi : un plateau exceptionnel réunissant des hommes politiques de tous bords, des animateurs de toutes les chaînes de télé et de radio, des artistes de tous genres et des sportifs de toutes disciplines.

Il demande à Jean-Jacques Goldman de lui créer un tube fédérateur, permettant de mobiliser les foules. Le chanteur lui offre La Chanson des Restos, interprétée par des artistes emblématiques de l'époque de tout bord: Coluche lui-même, deux acteurs (Yves Montand et Nathalie Baye), un homme de télévision (Michel Drucker), un sportif (Michel Platini) et un chanteur (Jean-Jacques Goldman).

En 1989, une première Tournée d'Enfoirés voit Jean-Jacques Goldman, Michel Sardou, Eddy Mitchell, Véronique Sanson et Johnny Hallyday parcourir la France pour recueillir des fonds.
À partir de 1992, le concert des Enfoirés, qui réunit de plus en plus d'artistes et de personnalités du spectacle, du sport… rassemble et encourage les bénévoles des Restos. Il est devenu un événement médiatique très populaire. À chacune de ces occasions, les médias relatent l'action de l'association et rappellent où l'on peut adresser ses dons.

Les Enfoirés soutiennent l'association en abandonnant leurs droits lors des concerts et albums issus de ceux-ci, au profit des Restos du Cœur. Le principal objectif des concerts annuels des Enfoirés est de dégager des ressources financières supplémentaires pour mettre en place les actions de solidarité. De plus, cela constitue une action promotionnelle pour l’association en vue d’attirer de nouveaux donateurs. Cette action une levée de fonds essentielle : plus de 22 millions d’euros en 2012-2013.

Alors qu'ils devaient être provisoire en attendant une solution pérenne permettant de juguler la montée de la pauvreté, les Restos du cœur sont aujourd’hui toujours en activité, et l’appel à la générosité du public est plus que jamais nécessaire, année après année.

Le 16 décembre 2011, les pensionnaires d'On n'demande qu'à en rire (émission de France 2) ont réalisé un sketch pour la 27e saison des Restos du cœur, avec un hommage à Coluche. Le sketch obtient la note de 100/100[16]

Parrains/marraines des Restos du cœur[modifier | modifier le code]

Chronologie des Restos du cœur[modifier | modifier le code]

Le nombre de repas distribués n'a cessé d'augmenter (atteignant 100 000 000 en 2009). Malgré cela, et malgré la crise économique et sociale des années 2007-2009, les aides de l'État et de l'Europe diminuent[17].

1985-1986 
Le 26 septembre 1985, Coluche, sur les antennes d'Europe 1, lance l'idée : « J'ai une petite idée comme ça. Si des fois y'a des marques qui sont intéressées pour sponsoriser une cantine gratuite qu'on pourrait commencer par faire à Paris …, nous on est prêts à aider une entreprise comme ça qui ferait un resto qui aurait comme ambition, au départ, de distribuer 2 000 à 3 000 couverts par jour ». Les Restos du cœur étaient nés, et plus de 5 000 bénévoles distribuent cet hiver-là 8,5 millions de repas.
1986-1987 
La deuxième campagne commence sans Coluche, disparu en juin 1986. Comme il l'avait réclamé au Parlement européen en février 1986, la CEE ouvre la porte de ses stocks. En province, des associations autonomes se créent. Fidélisées par un contrat d'agrément, elles porteront les noms et logo : Restos du cœur. Les 6 000 bénévoles distribuent 11,5 millions de repas.
1987-1988 
À la fin de l'hiver, les Restos décident d'organiser une « intercampagne » pour continuer à aider les plus pauvres des bénéficiaires durant toute l'année. 7 300 bénévoles distribuent 22 millions de repas.
1988-1989 
Le 20 octobre, le Parlement français vote à l'unanimité la « loi Coluche » : « chaque personne ayant fait un don, même modeste, à une association, bénéficie d'une réduction d'impôts ». 8 500 bénévoles distribuent 25 millions de repas.
1989-1990 
Les Restos créent les Relais du cœur, qui accompagnent et encouragent les bénéficiaires dans leurs démarches de réinsertion, et les Camions du cœur, qui offrent chaque soir des repas chauds aux sans-abris dans les rues de Paris, et ce, malgré la création du revenu minimum d'insertion. 10 200 bénévoles distribuent 26 millions de repas.
1990-1991 
Les Restos signent une convention avec le ministère du logement et lancent les Toits du cœur, dans le but d'aider à l'hébergement de personnes en cours de réinsertion. 11 000 bénévoles distribuent 28 millions de repas.
1991-1992 
Les Restos affirment que « l'aide à l'insertion est aussi importante que l'aide alimentaire ». Ils créent les Ateliers et les Jardins du cœur où les bénéficiaires peuvent retrouver les réflexes de la vie sociale ainsi qu'un savoir-faire. 13 200 bénévoles distribuent 29 millions de repas.
1992-1993 
Les Restos ouvrent à Val d'Akor une maison de vacances tenue par d'anciens bénéficiaires et une première résidence sociale à Châtellerault, destinée à héberger pour 3 ou 6 mois des personnes en cours de réinsertion. 17 000 bénévoles distribuent 31 millions de repas.
1993-1994 
Les premiers Relais bébés ouvrent : distribution de nourriture adaptée aux enfants de moins d'un an et conseils aux jeunes mamans. 20 000 bénévoles distribuent 36 millions de repas.
1994-1995 
Les Restos vont plus loin : relais, jardins et toits du cœur se multiplient partout en France. 25 000 bénévoles distribuent 75 millions de repas.
1995-1996 
Les Restos inaugurent la Péniche du cœur, amarrée quai d'Austerlitz à Paris, qui accueille 70personnes sans domicile dans un but de réinsertion, pour une durée allant de deux semaines à trois mois d'hébergement, ainsi que 3 résidences sociales à Poissy, au Mans et à Dijon. 25 000 bénévoles distribuent 50 millions de repas.
1996-1997 
Les Restos multiplient les projets d'aide à l'insertion. Ouverture d'une résidence sociale à Chabanais. 31 000 bénévoles distribuent 61 millions de repas.
1997-1998 
Les Restos ouvrent leurs premiers ateliers CLE (Communication, Lecture, Écriture) de lutte contre l'illettrisme ainsi que deux résidences sociales à Montbard et Toulon. 35 000 bénévoles distribuent 59 millions de repas.
1998-1999 
Au sein des Restos se tient une vaste consultation « les Restos demain ». Organisée dans toute la France, elle réunit plus de 13 000 personnes (bénévoles et bénéficiaires) autour de débats animés sur leur avenir commun. De ces rencontres sortent mille et une interrogations et une évidence : il est temps de « distribuer autrement » l'aide alimentaire et d'améliorer l'écoute et le dialogue. 40 000 bénévoles distribuent 60 millions de repas.
1999-2000 
Les 40 000 bénévoles distribuent 55 millions de repas.
2000-2002 
2003-2004 
43 000 bénévoles distribuent 66,5 millions de repas.
2004-2005 
2005-2006 
48 521 bénévoles ont accueilli 676 756 personnes et ont servi 75 millions de repas dans 1 965 centres ou annexes.
2006-2007 
2007-2008 
91 millions de repas distribués par 51 500 bénévoles à 700 000 personnes accueillies dans 1 950 centres. 25 300 bébés de moins de 12 mois aidés dans 250 Restos et Points bébés du cœur.
2008-2009 
augmentation des personnes accueillies de 12,5 % en moyenne, soit 800 000 personnes accueillies et 100 millions de repas distribués.
2010-2011 
2012-2013 
130 millions de repas distribués par 66 000 bénévoles à 960 000 personnes accueillies.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C'est bien l'orthographe utilisée par ses fondateurs, en lieu et place du plus classique restaus
  2. Loi Coluche, sur le site restosducoeur.org
  3. Voir sur le site de l'association, rubrique organisation.
  4. But de l'association, sur le site restosducoeur.org
  5. a et b Valérie Péronnet, Les Restaurants du cœur, 1985-2000, Lafon,‎ 2000, p. 20-36
  6. Nathaniel Herzberg, « Éthiopie », sur Le Monde,‎ 5 août 2005
  7. Il y a 25 ans, l’appel de Coluche, sur le site europe1.fr
  8. « Restos du cœur : il y a 25 ans, l'appel de Coluche », sur Le Parisien,‎ 29 novembre 2010
  9. L'association, plaquette « Les Restaurants du cœur », p. 5
  10. Présentation. Site officiel des Restos du cœur, août 2012.
  11. Aide au logement, sur le site restosducoeur.org.
  12. Les Restos bébés du cœur, sur le site restosducoeur.org.
  13. « Restos du cœur : un million de bénéficiaires attendus cet hiver », Le Nouvel Observateur, 23 novembre 2013.
  14. restosducoeur.org, 2013
  15. [PDF]Contribution des Restos du cœur, conférence gouvernementale de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, 10 et 11 décembre 2012.
  16. [vidéo] Hommage des humoristes d'On demande qu'à en rire, sur France 2
  17. « Les Restos du cœur inquiets pour leur campagne d'hiver », NouvelObs.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]