Claude Bartolone

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Claude Bartolone
Claude Bartolone en 2008.
Claude Bartolone en 2008.
Fonctions
15e président de l'Assemblée nationale
En fonction depuis le 26 juin 2012
(&&&&&&&&&&&&035711 mois et 22 jours)
Législature XIVe
Prédécesseur Bernard Accoyer
Député de la Neuvième circonscription de la Seine-Saint-Denis
En fonction depuis le 20 juin 2012
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe
Prédécesseur Élisabeth Guigou
Président du Conseil général de
Seine-Saint-Denis
20 mars 20084 septembre 2012
Prédécesseur Hervé Bramy
Successeur Stéphane Troussel
Député de la Sixième circonscription de la Seine-Saint-Denis
2 juillet 198119 juin 2012
Élection 21 juin 1981
Réélection 16 mars 1986
12 juin 1988
28 mars 1993
1er juin 1997
16 juin 2002
17 juin 2007
Législature VIIe, VIIIe, IXe, Xe, XIe, XIIe,XIIIe
Prédécesseur Jacqueline Chonavel
Successeur Élisabeth Guigou
Ministre délégué à la Ville
9e ministre de la Ville de la Ve République
30 mars 19986 mai 2002
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Éric Raoult
Successeur Jean-Louis Borloo
Biographie
Nom de naissance Claude Bartolone
Date de naissance 29 juillet 1951 (1951-07-29) (61 ans)
Lieu de naissance Tunis (Tunisie)
Nationalité française
Parti politique PS
Conjoint Véronique Ragusa
Diplômé de Université Pierre-et-Marie-Curie
Résidence Hôtel de Lassay, Paris
(officielle)

Claude Bartolone, né le 29 juillet 1951 à Tunis sous le Protectorat français de Tunisie[1], est un homme politique français, président de l'Assemblée nationale depuis 2012.

Député en Seine-Saint-Denis depuis 1981, ministre de la Ville de 1998 à 2002, il préside le Conseil général de la Seine-Saint-Denis de 2008 à 2012. Le 26 juin 2012, il est élu président de l'Assemblée nationale pour la XIVe législature de la Ve République.

Sommaire

Biographie[modifier]

Famille et études[modifier]

Claude Bartolone est né à Tunis, dans une famille d'ouvriers agricoles d'origine sicilienne par son père, qui a émigré en Tunisie pour fuir le fascisme, et maltaise par sa mère[2],[3]. La famille Bartolone et leurs trois enfants viennent s'installer en France en 1960 au Pré-Saint-Gervais où ils vivent dans la cité Jean-Jaurès. Claude Bartolone poursuit ses études au collège Anatole-France[4],[3], et, alors qu'il devait s'inscrire en CAP de mécanique, décide de continuer sa formation au lycée Turgot à Paris sur les conseils de sa professeur de français[5] qui convainc ses parents, en 1965, des capacités de leur enfant[4]. Après avoir réussi son baccalauréat, Claude Bartolone s'inscrit à l'université Pierre-et-Marie-Curie, à Paris, où il obtient une licence de mathématiques[4].

Divorcé, il se remarie en 2006 avec sa collaboratrice parlementaire[6]. Véronique Bartolone, actuellement chargée de mission interventions et droit des femmes au cabinet de son mari, est chargée de mission au cabinet du ministre délégué de la Ville (qui n'est pas alors son mari) de 1998 à 2002, puis sa collaboratrice parlementaire, et ensuite chargée de mission à la présidence du Conseil général de Seine-Saint-Denis de 2008 à 2012[6].

Les débuts dans la vie politique[modifier]

Claude Bartolone devient membre du Parti socialiste en 1974 après la défaite de François Mitterrand à l'élection présidentielle de cette année. Il est élu pour la première fois en 1979 comme conseiller général de la Seine-Saint-Denis pour le canton des Lilas, comprenant les communes des Lilas et du Pré Saint-Gervais[3]. Il est réélu en 1985, avant d'être battu en 1992 par l'UDF radical Jean-Claude Dupont[7].

Ancien cadre commercial de l’industrie pharmaceutique, il est élu député à la surprise générale à la faveur de la vague rose des législatives de 1981, dans l'ancienne 6e circonscription (Le Pré Saint-Gervais, Les Lilas, Pantin, Bagnolet). Il est réélu, sans discontinuer et pour la dernière fois le 17 juin 2012, pour la XIVe législature (2012-2017), dans la nouvelle 9e circonscription de Seine-Saint-Denis (Le Pré Saint-Gervais, Les Lilas, Romainville, Bondy Nord-Ouest, Noisy-le-Sec). Il fait partie du groupe socialiste[8].

Le ministre de la Ville du gouvernement Jospin[modifier]

Claude Bartolone a d'abord été connu comme un élu du Pré-Saint-Gervais, dont il a été conseiller municipal, maire-adjoint, puis maire jusqu'à son entrée au gouvernement Jospin. La règle du non-cumul de la présidence d'exécutifs locaux alors imposée aux ministres le fait redevenir maire-adjoint, cédant son siège de maire à Gérard Cosme.

Il se présente néanmoins en 2001 aux municipales du Pré Saint-Gervais comme tête de liste PS-PCF et candidat au poste de maire, poste auquel il devra finalement renoncer à la demande expresse du Premier ministre[réf. nécessaire].

Président du Conseil général de Seine-Saint Denis[modifier]

Homme de consensus dans la fédération socialiste quand la conquête de la présidence du Conseil général est devenue probable en 2004 pour le scrutin cantonal de 2008, il a annoncé sa candidature sur le canton de Pantin-Est en 2008[9]. Élu au premier tour, il a été élu le 20 mars 2008 président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis[10].

À la tête du Conseil général, il annonce vouloir faire entrer le département dans le XXIe siècle. Il affirme quelques priorités dont la mixité sociale, l'aide à la petite enfance, le développement économique, la protection de l'environnement et la lutte contre l'échec scolaire et les discriminations[11]. Ses ambitions se heurtent au défi porté par une dette composée essentiellement d'emprunts dit « toxiques » qui fragilisent la santé financière du Conseil général[12]. En avril 2009, il annonce le câblage de toutes les salles de classe des 120 collèges d'ici 2011 et l'équipement de 50 d'entre eux d'un « espace numérique de travail » afin de lutter contre les inégalités face aux nouvelles technologies[13]. Confronté à un assèchement des recettes fiscales et une hausse des dépenses sociales non compensées par l'État, il fait voter un budget 2010 en déséquilibre[14].

À l'été 2012, peu après son élection à la présidence de l'Assemblée nationale, il démissionne de la présidence du Conseil général. Son premier vice-président Stéphane Troussel lui succède[15].

Une personnalité écoutée au Parti socialiste[modifier]

En 2005, alors fabiusien, ils se prononce pour le « non » au référendum sur le Traité constitutionnel européen[16].

Claude Bartolone, membre de l'équipe du « Pacte Présidentiel » de la campagne de Ségolène Royal lors de l'élection présidentielle française de 2007, est également responsable d'un des principaux courants du Parti Socialiste en France, Rassembler À Gauche, pôle de la gauche socialiste et fabiusienne animé avec des personnalités telles qu'Alain Vidalies ou Marie-Noëlle Lienemann.

Lors du Congrès de Reims du PS en 2008, il est l'un des principaux soutiens de la candidature de Martine Aubry, qui devient nouvelle première secrétaire. En décembre 2008, il est nommé secrétaire national chargé des relations extérieures. À l'occasion de la composition du secrétariat national, il se voit reprocher par Laurent Fabius de ne pas avoir obtenu suffisamment de représentants pour son courant, ce qui affaiblit la légendaire complicité des deux hommes[17],[18].

Président de l'Assemblée nationale[modifier]

En 2012, il est considéré comme l'un des candidats les plus sérieux pour assumer la présidence de l'Assemblée nationale, qui semblait promise à Ségolène Royal. Cette dernière, battue dans sa circonscription aux élections législatives, Claude Bartolone confie au journal Le Parisien, du 18 juin 2012, son intention de se présenter à l’élection de la présidence de l’Assemblée nationale.

Face aux candidatures respectives de Jean Glavany, Élisabeth Guigou et Daniel Vaillant, il est désigné candidat de la majorité présidentielle de gauche à la présidence de l'Assemblée nationale par ses pairs, le 21 juin 2012. Le 26 juin 2012, lors de la première session parlementaire de la XIVe législature au Palais Bourbon, Claude Bartolone est élu président de l'Assemblée nationale, devenant le quatrième personnage de l'État, et étant le douzième homme recevant ce titre sous la Ve République[19],[20]. Il est élu dès le premier tour de scrutin (le PS étant majoritaire), face au président sortant de l'Assemblée, Bernard Accoyer, candidat de l'UMP, l'emportant par 298 voix contre 185 (55 votes nuls et 2 autres voix se rapportant à un candidat non déclaré)[21],[22].

En septembre 2012, il annonce un meilleur encadrement des frais des députés, une stabilité budgétaire de l'Assemblée nationale et vouloir en faire un lieu de débat et de rencontre des acteurs sociaux. Il souhaite également transférer aux députés son pouvoir de nomination de membres du Conseil supérieur de la magistrature[23].

En janvier et février 2013, il préside pendant 90 heures le débat sur l'ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe, établissant ainsi un record de durée pour un président de l'Assemblée nationale [24]. Il préside également, en avril 2013, les débats en seconde lecture, qui aboutissent à l'adoption du projet de loi.

Mandats électifs[modifier]

Mandats en cours[modifier]

Anciens mandats[modifier]

Fonctions politiques[modifier]

  • Octobre 1982 : membre du comité directeur du PS
  • Juillet 1988 à mars 1990 : secrétaire national du PS à la jeunesse
  • Mars 1990 à avril 1993 : secrétaire national du PS aux Relations extérieures
  • Novembre 1993 à octobre 1995 : secrétaire national du PS aux élections
  • Depuis décembre 2008 : secrétaire national du PS aux Relations extérieures
  • juin 2012 : élu candidat PS à la présidence de l'Assemblée nationale avec 121 voix sur 261 votants dès le premier tour à l'issue d'une primaire interne (les autres candidats ayant retiré leur candidature)

Publication[modifier]

Voir aussi[modifier]

Articles connexes[modifier]

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Liens externes[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. (fr) Assemblée nationale ~ Les députés : M. Claude Bartolone
  2. « Claude Bartolone, le bras droit de Laurent Fabius », Politique.net, 23 décembre 2007.
  3. a, b et c Claude Bartolone au "perchoir", dans un fauteuil dans Le Monde du 26 juin 2012.
  4. a, b et c « J’ai dit à l’élève Bartolone : Vous devriez viser plus haut » dans Le Parisien du 26 juin 2012.
  5. La prof qui a poussé Bartolone à entrer au lycée, Le Figaro, 26 juin 2012.
  6. a et b (source: Bulletin quotidien du 25 septembre 2012, page 26)
  7. B. SEIGLE, « Bartolone confiant pour sa septième campagne », Le Parisien, 29/05/2007
  8. http://www.afse92.com/journal/article1.php?ID=532 Claude Bartolone- symbole d’intégration - Portrait - Journal AFSE]
  9. http://www.humanite.fr/2007-11-15_Politique_L-essentiel L'essentiel - l'Humanite, 15 novembre 2007
  10. France : la gauche renforce sa prédominance dans les départements, Romandie News, 20 mars 2008. Consulté le 20 mars 2008
  11. Président du conseil général, Conseil général de la Seine-Saint-Denis. Consulté le 11 février 2009
  12. Les finances du département, Conseil général de la Seine-Saint-Denis, 4 décembre 2008. Consulté le 11 février 2009
  13. Toutes les classes de collège seront câblées en 2011, Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 11 avril 2009, page II
  14. Claude Bartolone : « L'État nous doit 75 millions d'euros », Metro France, 7 avril 2010. Consulté le 11 avril 2010
  15. Seine-Saint-Denis : Claude Bartolone dresse son bilan, Le Parisien, 3 septembre 2012. Consulté le 4 septembre 2012
  16. Article d'Europe 1 du 26 juin 2012 intitulé "Bartolone, pas un perdreau de l'année"
  17. Les humeurs de Laurent Fabius, Le Parisien, mardi 10 février 2009, page 6
  18. Claude-Bartolone, le porte-flingue se rebiffe, Le Monde (Blog PS), 10 février 2009. Consulté le 2 mars 2009
  19. Le Parisien.fr "Claude Bartolone a été élu 12e président de l'Assemblée nationale sous la Ve République, consulté le 29/06/2012
  20. Blog de Claude Bartolone « Du fond du cœur, merci. Merci pour l’honneur, merci pour la charge que vous me confiez aujourd’hui en m’élisant 12e président de l’Assemblée nationale sous la Ve République », consulté le 29/06/2012
  21. Bartolone (PS) élu président de l'Assemblée avec 298 voix, Le Figaro, 26 juin 2012.
  22. L'élection de Bartolone ouvre la XIVe législature, Le Figaro, 26 juin 2012.
  23. M. Bartolone entend mettre un terme à l'opacité des dépenses de l'Assemblée, Le Monde.fr, 25 septembre 2012. Consulté le 27 septembre 2012
  24. Mariage gay : le débat a pris fin à l'Assemblée nationale, Le Figaro, 9 février 2013