Société générale
Société générale
Logo de la Société générale
| Création | 4 mai 1864 |
|---|---|
| Dates clés | 29 juillet 1987 : privatisation |
| Personnages clés | Paulin Talabot, Eugène Schneider |
| Forme juridique | Société anonyme |
|---|---|
| Action | Euronext : GLE |
| Slogan | Développons ensemble l'esprit d'équipe |
| Siège social | 75009 Paris (France) |
| Direction | Frédéric Oudéa (président directeur général) |
| Actionnaires | Septembre 2011 : Salariés 7,24 % Capital Research and Management Company 5,23 % Groupama 4,25 % Autodétention et autocontrôle 2,85 % Caisse des dépôts et consignations 2,25 % Meiji Yasuda Life Insurance 1,48 % CNP 1,46 % |
| Activité | Banque, assurance, finance, conseil |
| Filiales | Crédit du Nord, Rosbank, Boursorama, ALD Automotive |
| Effectif | 157 000 |
| Site web | www.societegenerale.com |
| Capitalisation | 19,31 mds d'€ (14 septembre 2012) |
|---|---|
| Fonds propres | (Part du groupe) 42,2 mds d'€ (2009) |
| Chiffre d’affaires | -2,5 % |
| Résultat net | -42,2 % |
| Code banque (BIC) | SOGEFRPP |
|---|---|
| Code établissement (IBAN) | 30003 |
| ISIN | FR0000130809 |
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La Société générale est une des principales banques françaises et une des plus anciennes. Elle fait partie des trois piliers de l'industrie bancaire française non mutualiste (aussi appelés « les Trois Vieilles ») avec LCL (Crédit lyonnais) et BNP Paribas.
Histoire [modifier]
Origines : 1864 - 1893 [modifier]
A sa création la banque est le premier poids lourd de la banque française. Elle a été fondée par un groupe d'industriels (dont Paulin Talabot qui en fut le premier directeur) et de la famille Rothschild sous le Second Empire, le 4 mai 1864, « pour favoriser le développement du commerce et de l'industrie en France ». Le premier président de la banque est l’influent industriel Eugène Schneider (1805-1875), suivi par Guillaume Deninger, dit Denière, puis par l’Écossais Edouard Blount. La banque développe alors son réseau de manière importante en France, pour posséder un total de 32 postes en province en 1870 dont 15 à Paris[réf. nécessaire]. L’année suivante, la Société générale ouvre un bureau à Londres.
La banque commence à se constituer une clientèle de PME et de particuliers grâce à son réseau. Le siège parisien suit quant à lui les grandes entreprises. Cette même année 1871, la banque accède au marché des émissions publiques françaises. La France connaît cependant une période de marasme économique entre 1871 et 1893, entraînant la faillite de plusieurs établissements bancaires. La Société générale continue son développement et possède 148 guichets en 1889[réf. nécessaire].
Début du XXe siècle : 1894 - 1945 [modifier]
À partir de 1894, la banque se structure comme un grand établissement de crédit moderne. Le groupe ne se contente plus de la collecte des dépôts des entreprises et de particuliers, mais s’oriente de manière importante vers les crédits d'exploitation à court terme destinés aux industriels et négociants, ainsi que vers le placement des titres dans le grand public, les emprunts privés français et enfin les emprunts russes. Cette diversification s’accompagne d’une expansion de l’actionnariat, qui passe de 14 000 en 1895 à 122 000 en 1913, et cela grâce aux bonnes performances du groupe.
Après des années difficiles lors de la Première Guerre mondiale, la Société générale devient la première banque française dans les années 1920. Elle accroît son réseau, notamment en province, qui passe de 260 guichets périodiques en 1910, puis 864 en 1930 et enfin 1 457 en 1933 (y compris ceux de la Sogenal).
L’embellie de la fin des années 1920 sera de courte durée. Les années 1930 sont marquées par un repli des affaires, que ce soit en France ou à l’international. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, le réseau a diminué au niveau de 1922.
Le rôle de son directeur Henri Ardant, pendant la guerre[1], ne lui a pas porté préjudice.
De la nationalisation à la privatisation : 1945 - 1990 [modifier]
À la sortie de la guerre, la Société générale est nationalisée. La banque profite de la forte croissance de l’après-guerre pour se développer en France. Dans le même temps le groupe continue son expansion internationale, en Afrique, en Italie ou encore au Mexique. À partir de 1966, les groupes bancaires n’ont plus besoin d’autorisation préalable pour ouvrir des agences, ce qui favorise le développement du groupe en France.
Un changement de réglementation en 1966-1967 permet à la Société générale de se diversifier grâce à l’atténuation de la distinction entre banque de détail et banque d’affaire, et par la création d’un marché hypothécaire. Le groupe va tirer profit de cette nouvelle réglementation, en créant de nouvelles filiales spécialisées, notamment dans le crédit-bail avec ses filiales Sogelease, Sogebail, Sofinabail…
Au cours des années 1970 et 1980, la banque adopte les nouvelles techniques et évolutions du secteur comme l’informatique, les distributeurs automatiques ou les cartes bleues, notamment avec sa filiale spécialisée SG2. Dans le même temps le groupe continue son développement international et rachète des filiales spécialisées pour compléter son offre.
Le 29 juillet 1987, la Société générale fait partie des trois grandes banques privatisées grâce à ses bonnes performances.
En 1988, une tentative d'OPA du groupe de Georges Pébereau conduit à l'affaire de la Société générale.
Années 1990 et 2000 [modifier]
Le groupe va se développer autour de trois grands pôles : banque de détail, gestions d’actifs (SGAM - Société générale Asset Management) et banque de financement et d’investissement (SGCIB - Société Générale Corporate & Investment Banking). Ce développement va se traduire par de la croissance externe et interne.
- 1995 : la banque prend possession des tours jumelles Chassagne et Alicante à La Défense, et en fait son nouveau siège social.
- 1997 : la branche banque de détail est renforcée par l’acquisition du Crédit du Nord. Elle intègre également l'activité du réseau la Sogénal.
- 1998 : la Société générale crée la « Direction de la Banque de Détail hors France métropolitaine », qui est l’un des axes stratégiques majeurs de développement du groupe.
- 1999 : bataille pour la prise de contrôle de Paribas, qui finalement sera acquise par la Banque nationale de Paris.
- 1999 : acquisitions réalisées à l’international, en Roumanie, en Bulgarie (Expres Bank) et à Madagascar.
- 2001 :
- À la suite de la stratégie de développement à l’international, surtout en Europe centrale (achat de la Komerční banka en République tchèque et de la SKB Banka en Slovénie).
- Le chef du service central de traitement et de compensation des chèques de la Société générale et le plus haut responsable de la lutte contre le blanchiment d'argent au sein de l'enseigne se voient reprocher par le juge d'instruction Isabelle Prévost-Desprez de graves défaillances dans les mécanismes de contrôle interne de la banque, en liaison avec l'affaire du Sentier II où plus de 120 personnes avaient participé à une importante cavalerie financière[2].
- 2006 : désignée « Banque de l'année » par Euromoney en juillet.
- 2007 : première banque signataire du pacte PME depuis le 11 décembre 2007. La banque souhaite au travers de ce pacte, trouver de nouveaux partenaires technologiques et innovants lui permettant d'accroitre sa compétitivité et sa capacité à innover, apporter des solutions nouvelles qui prennent en compte sa responsabilité sociale, environnementale, et son obligation de sécuriser ses métiers. La crise début 2008 confirme la nécessité pour la banque de s'ouvrir vers le monde des PME innovantes. Fin 2007, la Société Générale signe un Protocole d'Accord avec La Banque Postale en vue de mutualiser leur monétique dans une filiale commune, Transactis
2008-2009, années de crises [modifier]
Janvier 2008 : l’affaire Kerviel [modifier]
Déjà affaiblie par la crise des subprimes, Société générale annonce le 24 janvier 2008 avoir été victime d'une fraude sur le marché des contrats à terme initiée par l’un de ses opérateurs de marché, Jérôme Kerviel. Le montant des positions secrètes prises par M. Kerviel serait de 50 milliards d’euros[3]. Le débouclement des positions engendre 4,9 milliards d'euros de perte[4], soit presque l'équivalent du bénéfice net dégagé en 2006 (5,2 milliards d'euros). Si l’on impute à Jérôme Kerviel la responsabilité de la perte de 4,9 milliards enregistrée à l'issue de la liquidation de ses positions, celle-ci serait la fraude la plus élevée de tous les temps qui ait été causée par un « rogue trader », employé d'un établissement financier[5].
À la suite de cette crise, la banque annonce le 17 avril 2008 le départ de Daniel Bouton du poste de président-directeur général et sa nomination au poste de président du conseil d'administration[6], Frédéric Oudéa devenant directeur général[7]. Jean-Pierre Mustier, alors responsable de la banque de financement et d'investissement (BFI) de la Société générale, quitte également ses fonctions, remplacé par un ancien dirigeant de Bear Stearns, Michel Peretié.
Le 6 février 2008, à la suite de cette perte de 4,9 milliards d'euros, la banque annonce qu'elle va recevoir de la part de l'administration fiscale française un milliard d'euros[8], au titre d'un trop perçu d'impôt sur les sociétés[9].
Février 2008 : le procès du Sentier II [modifier]
Le 4 février 2008, débute à Paris le procès du Sentier II, un important procès pour blanchiment d'argent qui met en cause plusieurs dirigeants de l'enseigne. Le 3 juin 2008, le parquet de Paris a requis la relaxe de la Société générale et de quatre de ses dirigeants, dont le président Daniel Bouton dans l'affaire du Sentier. Le 11 décembre 2008, le tribunal correctionnel de Paris suit le réquisitoire du parquet de Paris en relaxant la Société générale et de quatre de ses dirigeants[10].
Évolution de l'action et de la note [modifier]
L'action Société générale a perdu 61 % sur l'année 2008 et 20 % depuis le début de l'année 2009. Les titres concurrents BNP Paribas et Crédit agricole ont légèrement progressé en 2009.
Sa dette long terme Senior a été abaissée à la note A+ par Standard & Poor's le 7 mai 2009, Aa3 par Moody's le 14 septembre 2011 et A+ par Fitch le 11 mai 2009[11].
AIG [modifier]
Fin 2008, l'assureur American International Group (AIG) réussit à rendre 12 milliards de dollars qu'il devait à la Société générale, qui lui avait acheté des produits dérivés[12]. Le groupe AIG a pu payer grâce à un renflouement de la Réserve fédérale américaine, à la suite duquel l'État américain est devenu propriétaire à 80 % du groupe[12].
Prêt de l’État français [modifier]
Le 12 décembre 2008, la Société générale bénéficie d’un emprunt de l'État d’un montant de 1,7 milliard d'euros. Elle bénéficie d’un second emprunt d’un montant similaire le 28 mai 2009. Au total, l’État a prêté une vingtaine de milliards d'euros à six grands réseaux bancaires français pour les aider à reconstituer leurs fonds propres après la crise financière. Le 4 novembre 2009, la Société générale rembourse l’intégralité du montant de cet emprunt, soit 3,4 milliard d'euros, plus les intérêts[13],[14].
Bonus 2008 [modifier]
Daniel Bouton et Frédéric Oudéa ont annoncé mi-janvier 2009 avoir renoncé à leur bonus pour 2008, au même titre que l'ensemble des dirigeants des grandes banques françaises, à la demande de l'État qui s'était porté au secours du secteur bancaire[15].
Stock-options 2009 [modifier]
Les plans de distribution d'actions gratuites de janvier et mars 2009 ont bénéficié à 4 800 collaborateurs du groupe, en France et à l'étranger. 20 % seulement de ces actions (627 000 sur 3 090 000) sont soumises à des conditions de performance (progression du cours de l'action et dividendes).
Une attribution de stock-options à quatre dirigeants de la Société générale a été projetée en mars 2009. Ces stock-options concernent Frédéric Oudéa, directeur général, Daniel Bouton, président de la banque, qui devaient recevoir respectivement 150 000 et 70 000 titres, Didier Alix et Séverin Cabannes, directeurs généraux délégués, 50 000 titres[16].
Le prix d'exercice étant fixé à 24 euros, proche des bas niveaux actuels du cours de l'action, ce procédé permettrait aux quatre dirigeants d'empocher la différence éventuelle entre ce chiffre et la valeur du titre dans trois ans, délai fixé par la Société générale pour leur exercice.
Cette attribution a suscité l'indignation du président Nicolas Sarkozy et de l'ensemble du monde politique. Les dirigeants de la Société générale ont dû renoncer temporairement à convertir leurs stock-options. Les dirigeants n'ont pas renoncé à recevoir ces stock-options mais seulement à les convertir en actions tant que la banque bénéficiera de l'appui de l'État, qui lui a déjà prêté 1,7 milliard d'euros et lui permet de bénéficier de la Société de financement de l'économie française (SFEF) pour emprunter sur les marchés. Ils pourront les convertir en actions lorsque la banque n'aura plus besoin du soutien de l'État[15].
Pertes de SGAM-AI [modifier]
Lundi 27 avril 2009, le quotidien Libération publie un dossier sur des pertes de 5 milliards d’euros qu'aurait subi SGAM-AI, un département de la filiale de gestion d’actifs de la banque, Société générale Asset Management (SGAM)[17]. (Voir Affaire de la SGAM-AI)
En 2009, le SGAM fusionne avec CAAM dans une coentreprise nommée Amundi (CAAM : 75 %, SGAM : 25 %). Cette fusion signifie que toutes les activités nécessaires au bon fonctionnement du groupe Société générale et de ses filiales devront être reproduites ou achetées à l'extérieur.
2010, année de rebond ? [modifier]
Après deux années de crise liées tout d’abord à la révélation de la fraude Kerviel, puis à l’éclatement de la crise financière mondiale, la banque semble avoir tourné la page en 2010.
Procès Kerviel [modifier]
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Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N’oubliez pas que dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.
N’hésitez pas à participer et à citer vos sources. |
Le procès de Jérôme Kerviel s’est ouvert le 8 juin 2010, au Palais de Justice de Paris, pour se clôturer le 25 juin. Société générale était partie civile du procès. L’ancien trader de la Société générale était représenté par maître Olivier Metzner, tandis que la banque était représentée par maîtres Jean Veil, Jean Reinhart et François Martineau.
Ce procès a suscité un engouement médiatique important, avec notamment un record de demandes d’accréditations de journalistes[18].
Après plus de deux semaines de débats très techniques et beaucoup tournés autour de la personnalité de Jérôme Kerviel, le procureur de la République a requis cinq ans d’emprisonnement dont trois ans ferme contre l’ancien trader, qui plaidait la relaxe[19].
Le jugement du procès a été rendu le 5 octobre 2010, à 11h00. Jérôme Kerviel a été reconnu coupable des trois chefs d'accusation requis à son encontre : abus de confiance, introduction frauduleuse de données dans un système informatique et faux et usage de faux. Jugé seul responsable de la perte record subie début 2008 par Société Générale, il a été condamné à cinq ans de prison dont trois ferme, ainsi qu'à verser des dommages et intérêts de 4,9 milliards d'euros à la banque[20]. Le jugement rendu dédouane intégralement la Société Générale de toute responsabilité alors que des carences graves du système de contrôle interne ont été confirmées à Bercy par plusieurs hauts fonctionnaires de la direction du Trésor[21].
Jérôme Kerviel a immédiatement interjeté appel d'un "jugement déraisonnable" selon son avocat, maître Metzner[22]. Cet appel étant suspensif, il est présumé innocent jusqu'à la tenue du procès en appel, qui aura lieu du 4 au 28 juin 2012[23].
Le montant considérable des dommages et intérêts a suscité une grande vague d’émotions dans l’opinion publique et sur Internet. La condamnation d'un homme seul à rembourser une telle somme a suscité incompréhension et colère parmi les internautes[24]. La banque a annoncé avoir renoncé à demander l’intégralité des dommages et intérêts à Jérôme Kerviel[25].
Plan de transformation en cours et évolution [modifier]
Côté activités, Société générale semble vouloir tourner la page et se transformer en profondeur en 2010. Le 15 juin, la banque présente aux investisseurs son programme Ambition SG 2015, dont l’objectif est de délivrer « une croissance à moindre risque » à l’horizon 2015, en tirant les leçons de la crise[26].
En 2010, les résultats financiers de l’entreprise se redressent. Au premier semestre, la banque présente un résultat net part du Groupe de 2,15 milliards d’euros[27].
Ces bons résultats sont présentés peu de temps après la publication des résultats des stress tests de résistance de 91 banques européennes, qui confirment notamment la solidité financière des quatre grandes banques françaises dont Société générale[28].
2011, la Société générale au cœur de la crise financière [modifier]
Durant l’été 2011, les marchés financiers, craignant un effondrement de la zone euro lié à la crise de la dette souveraine européenne, connaissent de fortes secousses. Les valeurs boursières bancaires européennes et françaises chutent alors très fortement. C’est dans ce contexte que le quotidien britannique Mail on Sunday (Daily Mail) publie dimanche 7 août un article dans lequel il annonce la faillite imminente de la Société générale. Le journal publie rapidement un démenti et des excuses[29]. Malgré cela, la rumeur enfle[30], notamment sur les réseaux sociaux, entraînant une chute du cours de la Société générale ainsi que de la spéculation à la baisse.
La Société générale a porté plainte contre Associated Press (maison-mère du Mail on Sunday) pour atteinte à son image et au bon fonctionnement de ses affaires auprès de la justice britannique[31].
Le caractère baissier - influencé par la spéculation mais aussi la suspicion des investisseurs - reste dominant au niveau de l'action Société Générale jusqu’à fin 2011. Sur l'année, la valeur a perdu 57,22 % de sa valeur, soit la troisième pire performance du CAC 40 en 2011 (derrière Veolia et Peugeot)[32].
La Société Générale est visée en mai 2011 par une plainte pour fraude déposée par l'Agence fédérale de financement du logement (FHFA) qu'elle considère avec 16 autres établissements financiers comme responsable de la crise des subprimes[33].
2012 [modifier]
Dans le cadre d'un plan de sauvergarde de l'emploi (PSE), la Société générale va supprimer plus de 1200 postes au sein de Banque de financement et d'investissement, dont 880 en France. En réduisant ses effectifs, le groupe suit la même voie que ses concurrents BNP et Crédit agricole. L'entreprise dans un communiqué justifie ainsi cette décision : "définir un ensemble de mesures d'accompagnement et de garanties sociales pour les salariés concernés"[pertinence contestée][34].
Au cours du 3ème trimestre la Banque a annoncé avoir vendu sa filiale grecque Geniki Bank à la banque hellène Piraeus Bank, transaction qui a été finalisée en décembre, la vente se soldant par une perte d'environ 100 millions dans les comptes. Toujours dans le cadre de sa restructuration, la banque annonce en décembre la vente de sa participation de 77 % dans sa filiale égyptienne National Société générale Bank (NSGB) à la Qatar National Bank pour 1,97 milliard de dollars et la vente par sa filiale Rosbank de l'établissement bélarusse Belrosbank au russe Alfa Bank.
Présentation du Groupe [modifier]
Société générale est une banque universelle. Le groupe se compose de trois grands piliers, soutenus par deux métiers[35].
Métiers [modifier]
Les trois piliers de Société générale, au cœur du développement du modèle de banque relationnelle, sont :
- Les réseaux de détail en France (Société générale, Crédit du Nord et Boursorama)
- Les réseaux de détail à l'international (BHFM)
- La banque de financement et d’investissement (SG CIB) qui gère d’un côté la Banque de financement et les Fixed Income, le financement structuré, la dette, le forex, et de l'autre côté les Equity et les activités de conseil.
En soutien au développement de ses trois piliers, les deux autres lignes métiers du Groupe sont :
- Services Financiers Spécialisés & Assurances
- Banque Privée, Gestion d’actifs et Services aux investisseurs (19e mondial avec $1512 milliards d'actifs gérés sous contrats[36])
Mécénat et parrainage [modifier]
Le groupe pratique une politique de soutien actif et le plus souvent très discret qui s'inscrit dans la durée[37]. Si le parrainage du rugby est connu[38], d'autres le sont moins, tels celui de la musique, de l'art contemporain[39], du handisport (en tant que partenaire officiel de la fédération française de handisport) ou de la solidarité, de l'insertion professionnelle et de l'enfance défavorisée[40].
Dispositifs de contrôle contre le blanchiment d'argent [modifier]
La société générale présente en 2009 d'après la FED des "déficiences" en matière de blanchiment d'argent et lui a adressé un rappel à l'ordre[41]. Fin septembre 2011, l'Autorité de contrôle prudentiel a décidé d'ouvrir une enquête portant sur les dispositifs de contrôle de conformité et les dispositifs de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme[42]. Cette enquête a révélé que la majorité des établissements examinés n’était pas en conformité avec les obligations issues de l’ordonnance du 30 janvier 2009[43].
Paradis fiscaux [modifier]
D'après une enquête réalisée par Alternatives Économiques, la Société Générale possédait 57 filiales dans des paradis fiscaux en 2008 soit 17 % du nombre total de sociétés dans le groupe[44]. Néanmoins le nombre de ses filiales sur le site de la Royale Bank of Scotland change constamment d'après une étude menée par CCFD-Terre Solidaire[45].
Direction de l’entreprise [modifier]
- Frédéric Oudéa - Président-directeur général (revenus 2009 : 1 116 577 €)[46]
- Séverin Cabannes - Directeur général délégué (revenus 2009 : 405 909 €)[46]
- Jean-François Sammarcelli - Directeur général délégué et directeur des réseaux de banque de détail en France
- Bernardo Sanchez Incera - Directeur général délégué
Comité exécutif [modifier]
Membres du comité exécutif du groupe au 15 juillet 2012[47] :
- Frédéric Oudéa - Président-directeur général
- Séverin Cabannes - Directeur général délégué
- Jean-François Sammarcelli - Directeur général délégué et directeur des réseaux de banque de détail en France
- Bernardo Sanchez Incera - Directeur général délégué
- Bertrand Badré - Directeur financier du groupe
- Caroline Guillaumin - Directrice de la communication du Groupe
- Didier Hauguel - Directeur des services financiers spécialisés et assurances et responsable pays Russie pour le groupe
- Edouard-Malo Henry - Directeur des ressources humaines du groupe
- Jean-Louis Mattei - Conseiller de la Direction Générale
- Françoise Mercadal-Delasalles - Directrice des ressources du groupe
- Benoît Ottenwaelter - Directeur des risques du groupe
- Jean-Luc Parer - Directeur de la Banque de détail hors France métropolitaine du groupe
- Jacques Ripoll - Directeur des gestions d’actifs et services aux investisseurs
- Patrick Suet - Secrétaire général et responsable de la conformité du groupe
- Didier Valet - Directeur de la banque de financement et d'investissement
Conseil d'administration [modifier]
Membres du conseil d'administration[48] :
- Frédéric Oudéa
- Anthony Wyand (vice-président)
- Robert Castaigne
- Michel Cicurel
- Patrick Delicourt, administrateur élu par les salariés
- Jean-Martin Folz, président des comités de sélection et des rémunérations
- Kyra Hazou
- France Houssaye, administratrice élue par les salariés
- Jean-Bernard Lévy
- Ana Maria Llopis Rivas
- Élisabeth Lulin
- Gianemilio Osculati
- Nathalie Rachou
- Yann Delabrière
- Thierry Martel
- Béatrice Lepagnol
- Kenji Matsuo, censeur
Données financières et boursières [modifier]
Données financières [modifier]
| Années | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Produit net bancaire | 14 573 | 15 637 | 16 390 | 19 170 | 22 417 | 21 923 | 21 866 | 21 730 | 26 418 | 25 636 |
| Résultat brut d’exploitation | 4 000 | 5 069 | 5 328 | 7 014 | 8 714 | 7 618 | 6 338 | 5 964 | 9 873 | 8 600 |
| Résultat net part groupe | 1 397 | 2 492 | 3 281 | 4 446 | 5 221 | 947 | 2 010 | 678 | 3 917 | 2 385 |
La Société générale répond aux exigences de conformité au standard financier MSI 20000.
Données boursières [modifier]
- Actions cotées à la Bourse de Paris
- Membre de l'indice CAC 40
- 6e capitalisation boursière française
- Code valeur ISIN = FR0000130809
- Valeur nominale au 31 décembre 2009 = 49,00 euros
- Nombre d'action au 31 décembre 2009 : 739 806 265 titres
- Capitalisation au 31 décembre 2009 : 36,2 Md€
- Nombre de transactions quotidiennes : --- titres
- Transaction courante
Responsabilité sociale [modifier]
La Société générale a pris en compte sa responsabilité sociale et environnementale mais ne semble néanmoins pas certifiée respectant la norme ISO 14001[49].
Le salaire de son dirigeant représente 520 fois le salaire médian français[50], ce qui ne lui permet pas l'obtention de l'agrément "entreprise solidaire[51]".
Dans le monde [modifier]
En Europe [modifier]
Société Générale Albania (anciennement Banka Bopullore) rachetée en 2007 et dont le nom change en 2010.
Société Générale Expressbank rachetée en 1999
Société Générale Bank Cyprus
SG Splitska Banka,Split, Croatie : rachetée en 2006 à Bank Austria Creditanstalt pour 1 milliard d’euros, la banque possède 9 % de part de marché en Croatie avec 121 agences et 1 500 employés. C’est le 4e réseau du pays.
Bank Republic : en septembre 2006, la SG rachète 60 % du capital de cette banque qui possède 30 agences autour de Tbilissi et 180 000 clients. Bank Republic représente 11 % des dépôts, 8 % des crédits et 30 % des cartes de crédit.
SGBT Luxembourg (Société générale Bank & Trust Luxembourg) : établissement bancaire de droit luxembourgeois, filiale à 100 % de la Société générale. Implantée depuis 1893 au Grand-duché (plus ancienne implantation bancaire étrangère au Luxembourg), SGBT Luxembourg a accompagné dès son origine le développement de l'industrie luxembourgeoise et a contribué ainsi à l'émergence de la place financière du Grand-duché.
Ohridska Banka,Ohrid, Macédoine
Mobiasbanca : cinquième banque moldave en termes d'actifs. La Société générale a fait l'acquisition de 70,57 % de son capital en janvier 2007 pour 18,4 M €.
Société Générale Montenegro (anciennement Podgorička Banka a.d.), Podgorica, Monténégro[52],[53],[54],[55].
Komerční banka : avec 399 agences en 2011, 2,1 million de clients et 8200 employés, la Komerční banka est la première banque pour les entreprises et la seconde pour les particuliers en République tchèque. La Société générale a repris 60 % de la banque en 2001 pour 1,186 milliard €, en devenant ainsi actionnaire majoritaire. Le groupe opère également en Slovaquie sous le nom KB-Bratislava.
BRD : fondée en 1923, la BRD est la seconde banque de Roumanie en termes de dépôts. Elle possède 937 agences pour 2,5 millions de clients et 8 300 employés. C’est en 1998 que la Société générale entre à son capital pour y monter jusqu’à près de 60,00 % en 2009.
Rosbank: filiale russe dont la Société générale contrôle 64,7 % du capital[56]. Rosbank avec 600 agences a le premier réseau à capitaux privé de banque de détail en Russie et compte environ 3 millions de clients particuliers, 60 000 PME et 7 000 grandes entreprises et couvre l'ensemble du territoire avec une présence dans 90 % des villes de plus de 500 000 habitants. En 2011, Rosbank fusionne avec la Bank Sossiété jénéral vostok / Банк Сосьете женераль восток, filiale à 100 % de la Société générale et spécialisée dans tout le spectre des opérations bancaires depuis 1993.
DeltaCredit : filiale russe à 100 % de la Société générale, spécialisée dans le crédit immobilier.
Rusfinance : filiale russe à 100 % de la Société générale, spécialisée dans le crédit à la consommation.
Société Générale Srbija qui compte 90 agences en Serbie.
SKB : c'est la quatrième banque de Slovénie avec ses 59 agences.
En Afrique [modifier]
Société Générale Algérie : installée depuis 1999, c'est la première banque grand public française à s'installer (ou se réinstaller) en Algérie. Elle possède un réseau de 63 agences. En 2003, 29 % de son capital était détenu par El Khalifa Bank.
SGBBE (Société Générale de Banques au Bénin)
SGBB (Société Générale de Banques au Burkina) : filiale à 44,2 % de la Société générale à la suite du rachat en mai 1998 de la BFCI-B (Banque pour le financement du commerce et des investissements au Burkina). Elle est classée troisième établissement bancaire du Burkina Faso.
SGBC (Société Générale de Banques au Cameroun)
SGBCI (Société Générale de Banques en Côte d’Ivoire)
National Societe Generale Bank : créée en 1978, c'est l'un des principaux groupes financiers en Égypte. En 2011, la banque possède un réseau de 145 agences. Elle a été créée à partir de 2 banques :
- La Société générale : 3e banque de France et l'un des principaux acteurs du marché européen ;
- National Bank of Egypt: La NBE est l'une des principales banques en Égypte.
SG-SSB Ltd, Accra, Ghana, acquise en 2003.
Société Générale de Banques Jordanie
SGBL (Société Générale de Banques au Liban) : filiale libanaise de la Société générale depuis 1969 (à 25 % puis à 50 % en 1991), aujourd'hui la Société Générale s'est partiellement désengagée et ne possède plus que 16 % de la SGBL. Elle compte près de 66 agences réparties sur l'ensemble du territoire libanais en 2011[57].
SGBG (Société Générale de Banques en Guinée)- SGBGE (Société Générale de Banques en Guinée Équatoriale)
BFV-SG acquise en 1999.
Société générale Maroc : créée en 1913, c'est l'un des principaux groupes financiers au Maroc. Elle détient 330 agences en 2011.
SGM (Société Générale Mauritanie) acquise en 2007
SGBS (Société Générale de Banques au Sénégal)
SGT (Société Générale Tchad)
UIB (Union Internationale de Banques) : Créée en 1964, l’UIB a été privatisée en novembre 2002 avec le rachat d'une partie de son capital par le groupe Société Générale. Son objectif est d’appliquer le modèle de rentabilité Société Générale en améliorant durablement les outils, les méthodes de travail et la qualité de service. Elle possède un réseau de 118 agences dans le pays.
Dans les DOM [modifier]
SGBA (Société Générale de Banques aux Antilles), implantée en Guadeloupe et en Martinique.
SGCB (Société Générale Calédonienne de Banques).
BDP (Banque de Polynésie).
BFCOI (Banque Française Commerciale Océan Indien), filiale à 50 % de la Société Générale implantée à la Réunion et à Mayotte.
En Asie [modifier]
Société Générale (China) Limited créée en 2008.
SG Mumbai créée en 1985.
Seabank, Hanoi, banque locale dans laquelle la Société Générale contrôle 20 % du capital. La banque possède un réseau de plus de 100 agences dans le pays.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Albert Spaggiari, cerveau du « casse du siècle » (braquage des coffres en 1976, d'une agence de la Société Générale).
- Banque Française Commerciale Océan Indien
- Daniel Bouton
- Classement des entreprises leader de la banque
- Crise financière de janvier 2008 à la Société générale
- Établissement financier
- Établissement de crédit
- Fédération bancaire française
- Jérôme Kerviel
- Liste de banques par pays
- Newedge (filiale de courtage de dérivés)
- Affaire de la SGAM-AI
- Chronologie de l'histoire des banques en Europe
- Amundi
- Transactis
- intermédiaires en opérations de banque et services de paiement
- conseiller en investissements financiers
- code monétaire et financier
- code des assurances
- autorité de contrôle prudentiel
- autorité bancaire européenne
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
- (aryanisation des banques)
- Beau linge et argent sale, Jean-Pierre Thiollet, p. 111, Anagramme éd., 2002
- [Communiqué de la SG du 27 janvier 2008, page 4]
- Informations LCI du 24 janvier 2008
- (en) Rogue traders, Financial Times, 24 janvier 2008. Consulté le 28 janvier
- Dissociation des fonctions de président et de directeur général, Communiqué interne Société générale, 17 avril 2008
- . Ce mouvement est effectif le 12 mai 2008 Société générale - Daniel Bouton n'est officiellement plus DG
- Société générale : Bercy va rembourser 1 MdE d'impôts
- Lorsqu'un évènement exceptionnel survient avant la clôture définitive de l'exercice précédent, une société doit, par obligation légale, l'imputer sur cet exercice, en l'occurrence, 2007.
- http://www.20minutes.fr/article/567253/Économie-Daniel-Bouton-et-la-Societe-Generale-relaxes-dans-l-affaire-Sentier-II.php
- Notations de la Société générale
- A.I.G. Lists Firms It Paid With Taxpayer Money, New York Times, publié le 15 mars 2009.
- http://www.lepoint.fr/archives/article.php/383181
- .http://www.lepoint.fr/archives/article.php/393169
- Les dirigeants de la Société générale renoncent temporairement à convertir leurs stock-options, Le Monde, 20 mars 2009
- L'attribution de stock-options à des dirigeants de la Société générale provoque une polémique, Le Monde, 20 mars 2009
- Le nouveau fiasco à 5 milliards de la Société générale, Libération, 27 avril 2009
- Bloomberg BusinessWeek
- Quatre ans ferme requis contre Jérôme Kerviel
- Le jugement intégral en pdf
- L'express, Jérôme Kerviel et les carrences de la société générale, Thomas bronnec, 5 octobre 2010
- "Le Point : Me Metzner : "C'est déraisonnable pour la justice et la vérité""
- "L'Express, L'ancien trader Jérôme Kerviel sera rejugé du 4 au 28 juin 2012"
- "RTLinfo.be, Des internautes prennent fait et cause pour Kerviel, victime du système"
- " La Société Générale n'obligera pas Kerviel à s'endetter sur 177.000 ans "
- La Société générale veut rebondir
- Communiqué de presse, résultats T2 2010
- SocGen : Tier One à 10 % au stress test, Le Figaro
- Démenti et excuses du Mail on Sunday (Daily Mail)
- Le Figaro : Le trajet fou de la rumeur qui a secoué la Société Générale
- Zonebourse : Société générale porte plainte contre Associated Newspapers
- L'AGEFI : Bilan annuel du CAC40
- "Subprimes : la Société Générale poursuivie" Anne-Hélène Pommier Le Figaro publié le 03/09/2011
- [1]
- [2] Site SG-Stratégie de groupe
- Classement WORLD'S 50 BIGGEST BANKS 2011 par Global finance
- [3]
- [4]
- [5]
- [6]
- "Blanchiment : la Société Générale rappelée à l'ordre par la Fed" Lepoint.fr- Publié le 17/03/2009 à 17:16
- "Lutte contre le blanchiment : la Société générale visée par une procédure du régulateur" Le Monde.fr 16.03.2012
- Blanchiment : le rappel à l’ordre du régulateur français" CAROLINE LECHANTRE Les Echos 8 mars 2012
- "Enquête exclusive : la présence des entreprises du CAC 40 dans les paradis fiscaux" Christian Chavagneux et Marie-Salomé Rinuy Alternatives économiques, 11 mars 2009
- "Les paradis fiscaux, enquête sur les ravages de la finance néolibérale" Nicholas Shaxson, André Versaille éditeur, 2012]
- http://www.edubourse.com/remuneration/societe-generale.php
- Organigramme du CE Site officiel
- Composition du CA sur le site officiel.
- socgen
- Chiffre référencé par la SARL de presse Transnationale & Compagnie
- au sens de l'article L.443-3-1 du code du travail
- Njegoskij|org :: la Société générale prend le contrôle de Podgoricka Banka a.d
- Njegoskij|org :: Diplomatic clippings on the acquisition of Podgoricka Banka a.d. (en)
- Njegoskij|org :: Official report on the privatization of Podgoricka Banka a.d. (en)
- Njegoskij|org :: Podgoricka Banka will not suffer from the "Société générale affair" in France (en)
- Site officiel de Rosbank
- Présentation de la SGBL. Consulté le 27 juin 2011