École normale supérieure (France)

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Médaillon de la porte principale, École normale supérieure de Paris, rue d'Ulm.

Une école normale supérieure ou ENS est en France un établissement d'éducation supérieure public assurant la formation de chercheurs et d'enseignants dans les disciplines littéraires, scientifiques et technologiques. Appartenant aux grandes écoles les plus sélectives, les ENS françaises sont placées sous la tutelle du ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Lorsque l’expression est utilisée sans autre précision, il s’agit habituellement de l’École normale supérieure, située rue d'Ulm à Paris, la plus ancienne des ENS dans le monde, qui existe sous sa forme actuelle depuis 1826 et remonte à l’École normale de l’an III de 1794-1795. L'adjectif « supérieure » a été ajouté au nom de l'École normale en 1845 pour éviter la confusion avec les écoles normales primaires destinées à la formation des instituteurs.

Il existe actuellement en France trois autres écoles du même type : l’École normale supérieure de Lyon dont les origines remontent à 1880, l’École normale supérieure de Cachan créée en 1912 et l’École normale supérieure de Rennes créée en 2013.

Histoire[modifier | modifier le code]

De l'École normale à la rue d'Ulm[modifier | modifier le code]

Normalien en uniforme. Les normaliens ont abandonné l’uniforme, devenu inusité, en 1849.

La première école normale, l’École normale dite de l’an III, est créée sur l’impulsion de Dominique Joseph Garat, qui en fut l’initiateur, de Joseph Lakanal et du Comité d'instruction publique[1] le 30 octobre 1794 (9 brumaire an III) à Paris par la Convention qui décrète qu’« Il sera établi à Paris une École normale, où seront appelés, de toutes les parties de la République, des citoyens déjà instruits dans les sciences utiles, pour apprendre, sous les professeurs les plus habiles dans tous les genres, l’art d’enseigner. »

L’école, prévue pour près de 1 500 élèves[2], (contre environ 700 élèves-normaliens par année, de nos jours, pour les trois écoles) s’installe dans un amphithéâtre du Muséum national d'histoire naturelle, trop petit pour accueillir toute la promotion. Rapidement fermée, elle réunit néanmoins des professeurs particulièrement brillants, marqués par l’esprit des Lumières, tels que les scientifiques Monge, Vandermonde, Daubenton et Berthollet ou les écrivains et philosophes Bernardin de Saint-Pierre et Volney. Les cours ont lieu durant 4 mois du 1er pluviose de l'an III (20 janvier 1795) au 30 floréal de l'an III (19 mai 1795).

Elle est refondée par Napoléon en 1808 sous la forme d’un « pensionnat normal » créé au sein de l'Université de France pour « former à l'art d'enseigner les lettres et les sciences ». En 1818, un concours d'entrée est instauré mais, considéré comme un foyer de l’esprit libéral, le pensionnat est supprimé par Frayssinous en 1822. L’ordonnance du 9 mars 1826 crée une « École préparatoire », dans les locaux du collège Louis-le-Grand, puis du collège du Plessis à partir de 1828. À la faveur de la révolution de Juillet (1830), l’École préparatoire prend, par arrêté de Louis-Philippe, le nom d’« École normale » en référence à l’École normale de l’an III. À l’occasion de l’instauration d’écoles normales primaires en 1845, l’École normale est rebaptisée « École normale supérieure ». C’est seulement en 1847 que l’institution s’installe dans de nouveaux locaux, rue d’Ulm, dans le Ve arrondissement de Paris, tel que cela avait été décidé par la loi du 24 avril 1841.

De la rue d'Ulm aux nouvelles ENS[modifier | modifier le code]

Vue de la cour aux Ernests, École normale supérieure, rue d'Ulm à Paris.

De nouvelles écoles normales supérieures sont créées dans la lignée des réformes scolaires de Jules Ferry et de la loi Camille Sée ouvrant aux filles l’enseignement secondaire public. L’École normale supérieure de jeunes filles (ENSJF), pendant féminin de l'ENS, est créée le 26 juillet 1881 à Sèvres, en même temps que l’agrégation féminine est créée. Qui déménagea à Paris, dans des locaux situés boulevard Jourdan, en 1940.

La loi « Paul Bert » du 9 août 1879 impose à nouveau à la charge des départements de disposer chacun d'une école normale de garçons et, ce qui est nouveau, d'une école normale de filles[3]. Afin de former les professeurs de ces écoles normales primaires, il est créé deux écoles normales supérieures de l’enseignement primaire. Le décret du 13 juillet 1880 fonde celle pour les jeunes filles à Fontenay-aux-Roses puis en mars 1882 celle pour les garçons ouvre à Saint-Cloud[3].

En 1904, l’École normale supérieure perd son autonomie et est réunie à l’Université de Paris[réf. souhaitée]

En 1891, les premières « sections normales » voient le jour. Elles sont annexées à différentes grandes écoles et ont pour but de former les professeurs de l’enseignement technique et des écoles spéciales, notamment : à l’École pratique du Havre, pour préparer au professorat dans les écoles pratiques de commerce et d’industrie de jeunes filles (décret du 11 juin 1891) ; à l’École des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne pour les écoles pratiques d’industrie (décret du 15 juin 1899) ; à l’École des Hautes Études Commerciales (HEC), pour la formation des professeurs de commerce et de langues étrangères des écoles pratiques de commerce (décret 21 juillet 1894) [4],[5],[6]. En 1912, un décret du 26 octobre regroupe à Paris les quatre sections normales (Châlons-sur-Marne, Paris, Lyon et Le Havre) sous le nom d’École normale de l'enseignement technique. Cette nouvelle école s’installe dans les locaux de l’École nationale supérieure d'arts et métiers[7]. En 1932, elle est reconnue comme « École normale supérieure de l'enseignement technique » (ENSET)[7], simultanément à la création des sections d’Art, de Lettres et de Langues en plus des domaines techniques. En 1956, l’ENSET déménage sur le campus de Cachan au sud de Paris[7], construit par les architectes Roger-Henri Expert puis André Remondet qu’elle ne quittera pas avant 2019 [8] (construction commencée en 1937 mais achevée uniquement en 1955).

En 1954, l’École normale supérieure de la rue d’Ulm récupère son autonomie en obtenant la personnalité civile et l’autonomie financière.

Réorganisation des ENS et décentralisation[modifier | modifier le code]

En 1985, les écoles normales supérieures sont organisées selon le statut d’EPSCP et l’École normale supérieure de l'enseignement technique devient l’École normale supérieure de Cachan ou ENS Cachan[7].

Vue des jardins, École normale supérieure de Lyon, campus « LSH ».

La même année, sous l’impulsion de la directrice de l’École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres, Josiane Serre, cet établissement et l’ENS (rue d'Ulm) fusionnent[9] : il en résulte l’actuelle École normale supérieure, établissement mixte, dont les bâtiments principaux sont toujours à Paris, rue d’Ulm, mais qui dispose également des anciens locaux de l’ENSJF, sur le boulevard Jourdan et à Montrouge. Les ENS de Fontenay et Saint-Cloud fusionnent également, mais se scindent peu après en deux : les sciences sont déménagées à Lyon en 1987 et forment l’ENS Lyon tandis que les lettres restent en région parisienne avant de déménager à leur tour à Lyon (en 2000, tout en restant séparées de l'ENS Lyon) pour former l’ENS de Fontenay-Saint-Cloud (rebaptisée ENS « Lettres et Sciences Humaines », ou LSH).

En 1994, une antenne de l’ENS Cachan est créée en Bretagne, mais l'éloignement géographique entre les sites de Cachan et du campus de Ker Lann entraîne une grande autonomie qui aboutit, en octobre 2013, à la création de l'École normale supérieure de Rennes.

Au milieu des années 2000, se pose la question de la reconfiguration de cet ensemble. Un projet de 2005 prévoyait la fusion des écoles de Paris et de Cachan, il n’aura pas de suite[10]. En janvier 2010, les deux écoles lyonnaises fusionnent à nouveau en prenant le nom « ENS Lyon »[11],[12]. Par ailleurs, avec les mutations de l’enseignement supérieur en France, les ENS ont rejoint les pôles de recherche et d'enseignement supérieur : Paris Sciences et Lettres - Quartier latin (ENS), Université de Lyon (ENS Lyon), UniverSud Paris (pour l’ENS Cachan qui devrait déménager à Paris-Saclay)[13] et Université européenne de Bretagne (ENS Rennes).

En 2013, il existe donc quatre écoles normales supérieures sur le territoire français :

Statuts et organisation administrative[modifier | modifier le code]

Les écoles normales supérieures constituent une catégorie particulière d'établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPCSP). Elles jouissent de la personnalité morale de droit public. Elles sont soumises aux dispositions de l'article L. 716-1 du Code de l'éducation ; leurs statuts sont fixés par décrets en Conseil d'État.

Les ENS ont à leur tête un directeur, assisté d'un ou plusieurs directeurs adjoints, et de directeurs des études ou de la formation. Le directeur est nommé par un décret pris en Conseil des ministres, sur la proposition d'un comité d'experts. Elles sont administrées par un conseil d'administration et un conseil scientifique, chacun étant composé pour moitié de membres élus par les élèves et les différents personnels de l'École et pour moitié — y compris le président — de membres nommés par le ministre chargé de l'enseignement supérieur.

Les élèves acquièrent depuis une loi de 1948[15] la qualité de fonctionnaires stagiaires et reçoivent donc un traitement pendant la durée de leurs études (actuellement quatre ans) [Contradiction] : le concours d'entrée est donc un concours de recrutement de la fonction publique ; en contrepartie, les élèves signent un engagement décennal par lequel ils s'engagent à travailler pendant dix ans (à compter de leur entrée à l'école) pour le compte de l'État, de ses collectivités, ou d'entreprises publiques. Il faut néanmoins préciser que tous les étudiants à l'ENS ne sont pas élèves normaliens, et il existe beaucoup d'autres statuts possibles. [Contradiction]

Missions et débouchés[modifier | modifier le code]

La mission d'origine était de former des enseignants pour les différents degrés du système scolaire public français :

  • professeurs agrégés de l'enseignement du second degré pour Ulm, de l'enseignement féminin du second degré pour Sèvres ;
  • maîtres des écoles normales d'instituteurs et inspecteurs de l'enseignement primaire pour Saint-Cloud et Fontenay-aux-Roses ;
  • professeurs de l'enseignement technique, des écoles nationales professionnelles et des écoles spéciales pour Cachan.

Dès le XIXe siècle cependant, la rue d'Ulm a eu pour mission principale de former des universitaires par la recherche. Les autres ENS ont été alignées progressivement sur son modèle à la fin des années 1960, avec notamment l'autorisation de préparer au concours d'agrégation.

De nos jours, de moins en moins de normaliens passent le concours de l’agrégation (seulement 64 % des élèves en 2010). De plus, les écoles accueillent de plus en plus d’étudiants (sans le statut fonctionnaire) pour des diplômes de master ou de préparation de doctorat[16].

La mission actuelle est de préparer des élèves « se destinant à la recherche scientifique fondamentale ou appliquée, à l’enseignement universitaire et dans les classes préparatoires aux grandes écoles ainsi qu’à l’enseignement secondaire et, plus généralement, au service des administrations de l’Etat et des collectivités territoriales, de leurs établissements publics ou des entreprises » (Ulm, Cachan, Rennes), ou « se destinant aux différents métiers de l'enseignement et de la recherche dans l'espace européen de l'enseignement supérieur et de la recherche. Elle concourt aussi à la formation, par la recherche, des cadres supérieurs de l'administration et des entreprises françaises et européennes » (Lyon).

Concours d’entrée et formation[modifier | modifier le code]

La porte de l'ENS Lyon (campus des sciences).

Le recrutement principal des élèves normaliens et normaliennes se fait depuis les classes préparatoires aux grandes écoles par un concours annuel qui s'inscrit dans le système général de concours des grandes écoles. L'ENS de la rue d'Ulm et l'ENS Lyon recrutent également des étudiants ayant suivi leurs deux premières années d'études à l'université via le second concours (même si les places sont très peu nombreuses, voire inexistantes certaines années). L'ENS Cachan et l'ENS Rennes proposent enfin un second concours de recrutement ouvert aux étudiants titulaires de L3, M1 ou M2 pour suivre deux années de formation. Les élèves normaliens ne représentent cependant qu'environ une moitié à deux tiers de la promotion d'une ENS, certains étudiants sont recrutés sur dossier et entretien académique ; d'autres effectuent un master ; les ENS accueillent également des étudiants étrangers avec différents statuts possibles (soit dans le cadre d'échanges, soit sur une sélection internationale).

Une fois entrés, les élèves disposent d'une large liberté de cursus, qui est cependant variable selon les ENS (choix d'option au concours non déterminant à la rue d'Ulm, déterminant partout ailleurs). Cette liberté est partout encadrée par un contrat d'études négocié annuellement entre l'élève, son tuteur pédagogique, un département de l'École, et la direction des études.

La scolarité des élèves dure quatre années. Cela correspond typiquement au temps de passer une licence (l'année de L3), un master (M1 puis M2), l'agrégation et souvent de commencer une thèse de doctorat pour ceux qui s'engagent dans la recherche.

Les disciplines représentées par les ENS couvrent un spectre très large, notamment :

  • mathématiques fondamentales et appliquées à Cachan, Lyon, Rennes et à Ulm,
  • sciences expérimentales à Cachan, Lyon, Rennes et à Ulm,
  • sciences de l'homme à Cachan, Lyon, Rennes et Ulm,
  • langues et sciences sociales à Cachan, Lyon, Rennes et Ulm,
  • technologies, design, gestion et ingénierie à Cachan et Rennes,
  • sport à Rennes.

Les Inter-ENS sportives[modifier | modifier le code]

Faisant partie des traditionnelles rencontres normaliennes, ces compétitions sportives en équipes rassemblent, chaque année, les normaliens des campus de Cachan, de Ker Lann, de Lyon et d'Ulm. Les différentes équipes s'affrontent dans divers sports afin d'avoir la fierté de ramener dans leur école le trophée « Cachan Ulm Lyon »[17].

Chaque année, c'est une école différente qui accueille l'événement.

Quelques normaliens célèbres[modifier | modifier le code]

L'écrivain Samuel Beckett a enseigné la littérature anglaise à l'ENS Ulm.

Un normalien est un élève (ou ancien élève) d'une des écoles normales supérieures. De nombreuses grandes figures de la France du XXe siècle en sont issues, autant des écrivains et intellectuels (comme Jean-Paul Sartre, Ulm) que des chercheurs (comme Louis Pasteur, Ulm 1843) ou des politiciens (comme Georges Pompidou, Ulm 1931), ainsi que diverses figures médiatiques (comme Bernard-Henri Lévy, Ulm 1968).

Certaines personnalités, sans y avoir été élèves (généralement parce qu'elles n'étaient pas françaises), ont étudié dans une ENS comme auditeurs libres, par exemple Cahit Arf (Ulm, 1930, mathématicien) ou Pierre Deligne (Ulm, autour de 1964).

Les personnalités suivantes ont enseigné dans une ENS ou en ont dirigé une :

Les critiques et leur portée[modifier | modifier le code]

Comme les autres grandes écoles, les écoles normales supérieures ont été critiquées par un certain nombre d'ouvrages à partir des années 1980. Pierre Bourdieu — lui-même ancien élève de l'ENS de la rue d'Ulm — a ainsi considéré que le recrutement des grandes écoles était socialement trop sélectif et servait avant tout à permettre la reproduction des élites[18]. Son ouvrage de 1968 écrit en collaboration avec Jean-Claude Passeron[19], fournit cependant des statistiques clémentes à cet égard pour l'ENS d'Ulm, créditée de 14 % de fils d'ouvriers (dont la population était nombreuse à l'époque) à comparer à 4 % pour l'École des Mines, où le coefficient de l'épreuve de français est très élevé.

Le polytechnicien Pierre Veltz a récemment accusé globalement les grandes écoles d'être devenues des « machines à sélection » fermées socialement, donc s'étant éloignées de la devise républicaine La carrière ouverte aux talents, franco-centrées et peu innovantes[20].

D'autres font valoir une caractéristique des écoles normales et de quelques autres[21] dans l'enseignement supérieur français : dépourvues de classement de sortie[22], très largement tournées vers la recherche fondamentale et appliquée[23], elles se placent à la charnière des grandes écoles et des universités et sont considérées comme telles par la Commission Philip destinée à rapprocher les deux composantes de l'enseignement supérieur français[24]. La reconnaissance internationale des ENS a été récemment renforcée par l'ouverture d'une antenne commune à Shanghai, le développement des recrutements[25] et des échanges internationaux. Plusieurs classements internationaux[26] ont constamment placé les ENS parmi les meilleurs établissements européens et français. Cependant, la petite taille de ces structures comparées aux grandes universités anglo-saxonnes et leur orientation vers l'enseignement d'excellence à un petit nombre d'élèves plutôt que la recherche intra-muros jouent en leur défaveur dans certains classements comme le Classement de Shanghai.

Contrairement à d'autres institutions, elles recrutent leurs élèves sur des critères purement académiques. L'anonymat total à l'écrit, la présence au jury de professeurs extérieurs à l’École, la double correction systématique et l'absence d'épreuves de type « entretien de personnalité », socialement très sélectives, doivent favoriser la plus grande égalité entre les candidats lors des concours d'entrée, qui sont des concours de recrutement de la fonction publique. Il faut aussi noter que seules des préparations publiques et privées sous contrat aux concours des ENS existent[27]. Ces choix forts, issus des origines révolutionnaires et républicaines des ENS, n'empêchent pas que, comme dans les autres filières très sélectives[28], la majorité des élèves reste issue de classes favorisées[29],[30]. Diverses démarches, comme la réforme des CPGE littéraires ou les programmes Talens (Entrer en prépa, entrer à l'ENS, c'est possible), Science Académie et Tremplin, tentent d'y apporter une première réponse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les écoles de l'an III
  2. École normale — Règlements, programmes et rapports
  3. a et b Jean-Noël Luc, « La formation des professeurs de maîtres d'école en France avant 1914 », Revue française de pédagogie, vol. 51, no 1,‎ 1980, p. 50-57 (DOI 10.3406/rfp.1980.1713, lire en ligne)
  4. Gérard Bodé, "Chronologie de l'enseignement technique, des origines à 2000".
  5. Actes de l’Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, 3e série, 64e année, p. 113, 1902. http://www.archive.org/stream/actesdelacadmie09bordgoog/actesdelacadmie09bordgoog_djvu.txt
  6. Le graphisme technique : son histoire et son enseignement, Yves Deforge, p. 246, 1981. http://books.google.co.uk/books?id=6WLdVcEAX3kC&pg=PA246&lpg=PA246&dq=%22section+normale%22+%22lyon%22
  7. a, b, c et d « Historique », sur www.ens-cachan.fr
  8. Projet de création du cluster technologique Paris-Saclay, dont les travaux ont commencé en 2010.
  9. « Deux siècles d’excellence », sur www.ens.fr
  10. Cour des Comptes 2012, p. 557 I - A - 1 Un réseau en mutation
  11. Décret n° 2009-1533 du 10 décembre 2009 portant création de l’École normale supérieure de Lyon
  12. Décret n° 2012-715 du 7 mai 2012 fixant les règles d'organisation et de fonctionnement de l'École normale supérieure de Lyon
  13. Cour des Comptes 2012, p. 561 I - B - Des stratégies différenciées
  14. Création de l'ENS Rennes
  15. Loi n° 48-1314 du 26 août 1948 attribuant aux élèves des écoles normales supérieures le traitement et les avantages afférents à la condition de fonctionnaire stagiaire et loi n° 54-304 du 20 mars 1954 accordant la qualité de fonctionnaire stagiaire à tous les élèves des écoles normales supérieures. Ces dispositions concernent les élèves français ou, depuis 1994, ressortissants d'un État membre de l'Union européenne[Contradiction]
  16. Cour des Comptes 2012, p. 557 I - A - 3 - Une évolution simultanée des missions des écoles ainsi que de la composition et des parcours de leurs publics
  17. Fidèles à leurs canulars, les normaliens appellent avec humour potache leur trophée Inter-ENS le trophée du « CUL », des initiales des campus « Cachan Ulm Lyon »
  18. Pierre Bourdieu, La noblesse d’État. Grandes écoles et esprit de corps, Paris, Éditions de Minuit, 1989.
  19. Les Héritiers (1969)
  20. Pierre Veltz. Faut-il sauver les grandes écoles ? De la culture de la sélection à la culture de l'innovation. Paris, Seuil, 2007.
  21. par exemple École des Mines de Nancy
  22. L'absence d'épreuves terminales est rare dans les grandes écoles françaises.
  23. La formation à la recherche par la recherche s'impose progressivement comme projet scientifique premier dans les ENS. Il y a aujourd'hui près de 70 UMR rattachées aux ENS.
  24. L'ensemble des directeurs et directrices des ENS est membre de la Commission. D'autre part, les ENS sont membres à la fois de la CGE et de la CPU, ce qui est très rare.
  25. sélection internationale rue d'Ulm par exemple
  26. THES, Shanghai
  27. À la différence des écoles de commerce et des IEP, aucune préparation privée hors contrat avec l’État ne prépare spécifiquement aux concours des ENS.
  28. Une comparaison des origines sociales des normaliens, des professeurs agrégés et des internes en médecine montre que la surreprésentation des classes favorisées n'est pas propre aux grandes écoles en général et l'est plutôt moins dans les ENS de sciences comme l'avaient montré Passeron et Bourdieu (op. cit.).
  29. Cette situation résulte en particulier d'une surreprésentation d'enfants d'enseignants de tous les degrés et de professions scientifiques parmi les élèves. On note aussi une surreprésentation d'enfants de fonctionnaires, selon les statistiques de l'intranet de l'ENS de la rue d'Ulm.
  30. L'ENS Cachan se démarque cependant en présentant, dans les filières de sciences et de technologie, un des plus forts taux d'élèves boursiers parmi les grandes écoles, soit 30,2 % des normaliens intégrés à la rentrée 2009 (contre 23,4 % à l'ESPCI ; 21,7% aux Arts et Métiers ; 21,4 % à l'ENS Lyon ; 16,7 % à l'ENS Ulm ; 13,7 % à l'École Centrale ; 12,4 % aux Ponts ; 11,1 % à l'École Polytechnique ; 9,5 % aux Mines). Cette particularité de l'ENS Cachan est moins marquée dans les filières de sciences humaines et sociales, avec entre 10,5 % et 23,5 % de boursiers intégrés en 2009 suivant les concours [1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bourdieu, La noblesse d'État — Grandes écoles et esprits de corps, Paris, Éditions de Minuit, 1989
  • Stéphane Israël, Les Études et la guerre — Les normaliens dans la tourmente (1939-1945), Rue d'Ulm - 15 mars 2005
  • Florent Le Bot, Virginie Albe, Gérard Bodé, Guy Brucy, Élisabeth Chatel (dir.), L'ENS Cachan — Le siècle d'une grande école pour les sciences, les techniques et la société, coll. Carnot, PUR, 2013, 432 p. ISBN 978-2-7535-2862-8 [2]
  • Nicole Masson, L’École normale supérieure : les chemins de la liberté, Paris, Gallimard, 1994
  • Jean-François Sirinelli, Génération intellectuelle, Fayard, 1988 (rééd. Presses universitaires de France, 1994)
  • Jean-François Sirinelli (dir.), École normale supérieure : le livre du bicentenaire, Presses Universitaires de France, 1994
  • Étienne Guyon, L’École normale de l'an III — Tome 3 — Leçons de physique, de chimie, d'histoire naturelle, 650 pages, éditeur Rue d'Ulm, 2006 — ISBN 2-7288-0356-0
  • Vincent Moncorgé, Yvan Schneiderlin, La science en personnes, Vuibert, ENS Lyon, un livre d'images prises à l'ENS Lyon
  • Pierre Veltz, Faut-il sauver les grandes écoles ? De la culture de la sélection à la culture de l'innovation, Paris, Seuil, 2007
  • Où vont les écoles normales supérieures ? (lire en ligne) (rapport annuel de la Cour des comptes de 2012)

Articles connexes[modifier | modifier le code]