Danone

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Danone

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Logo de Danone

Création 1919
Dates clés 1966 : création de Boussois-Souchon-Neuvesel. Antoine Riboud, alors PDG de Souchon-Neuvesel, prend la tête du groupe ;

1968 : l'OPA hostile sur Saint-Gobain conduit le groupe à se recentrer sur l'agroalimentaire ;

1973 : BSN fusionne avec Gervais Danone et crée la première entreprise agroalimentaire de France ;

1994 : le nom devient Groupe Danone, raccourci en Danone ;

2007 : recentrage autour de la valeur santé
Fondateurs Isaac Carasso
Personnages clés Daniel Carasso, Antoine Riboud, Franck Riboud
Forme juridique société anonyme
Action Euronext : BN
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Franck Riboud, ex PDG et president du conseil d'administration depuis 2014
Emmanuel Faber, PDG depuis 2014
Bernard Hours, vice-président
Actionnaires Flottant : 81,80 %
Auto-contrôle : 5,20 %[1]
Activité Agroalimentaire
Produits produits laitiers frais, eaux en bouteille, alimentation infantile, nutrition médicale
Effectif 101 885 (2011)
Site web www.danone.com
Capitalisation 36,5 milliards € (04 décembre 2014)
Chiffre d’affaires 21 milliards d'euros (2013),26,8 milliards de dollars [2]
en augmentation 7,8 %
Résultat net 1,787milliard € (2012)

Danone est une entreprise française, leader mondial des produits laitiers frais. Elle est issue en 1973 de la fusion entre Danone-Gervais (fusion datant, elle, de 1967) et le groupe français Boussois-Souchon-Neuvesel (connu sous le sigle BSN et issu, à son tour, en 1966, de la fusion des glaces de Boussois et de la verrerie Souchon-Neuvesel). En 1994 il a été décidé de donner au groupe ainsi formé en 1973 le nom de sa marque de produits frais : Danone. Le groupe agroalimentaire français ainsi dénommé a été donc créé à la suite de toutes ces fusions successives, mais à l'origine Danone était une entreprise espagnole créée à Barcelone en 1919 par Isaac Carasso, un Juif de Salonique d'origine espagnole. Salonique fit partie de l'Empire ottoman jusqu'en 1912, année où la ville est rattachée à la Grèce, et Carasso la quitte pour Barcelone. À Salonique (de nos jours Thessalonique) les yaourts étaient et sont encore populaires, et Carasso décide de les introduire en Espagne lorsqu'il s'installe à Barcelone en 1913. En 1929 Daniel Carasso, fils d'Isaac, crée à Paris la filiale française de Danone et lance en France les produits de la société de son père.

En 1996, avec l'arrivée de Franck Riboud à sa tête, le groupe communique autour du slogan « d’offrir chaque jour une alimentation variée, des goûts plus variés et des plaisirs plus sains. » En 2006, ce slogan devient  : « apporter la santé par l’alimentation au plus grand nombre ». Au fil des années, l'entreprise est devenue un acteur international majeur de l'alimentation santé et se décline autour de quatre pôles : produits laitiers frais, eaux en bouteille, nutrition médicale et nutrition infantile.

Le groupe Danone est numéro un mondial des produits laitiers frais et numéro deux mondial en volume des eaux en bouteille. Il est également le leader mondial de la nutrition médicale et numéro deux mondial de l'alimentation infantile. En 2012, l'entreprise enregistre 26,8 milliards de dollars de chiffre d'affaires, dont plus de la moitié est réalisé dans les pays émergents[2], faisant d'elle la 4e entreprise agroalimentaire du monde. Le groupe emploie 100 000 collaborateurs à travers le monde, et compte plus de 180 sites de production. Ses produits sont vendus sur les cinq continents. Coté sur Euronext Paris, le groupe est également classé dans les principaux indices de responsabilité sociale : Dow Jones Sustainability Index, ASPI Eurozone, et Ethibel Sustainability Index.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Naissance de Danone et création de Gervais-Danone (1919-1969)[modifier | modifier le code]

Siège de la société Danone, dans l'ancien siège de la Banque Transatlantique (17 boulevard Haussmann, Paris)

À la fin de la Première Guerre mondiale en Espagne, de nombreux enfants souffrent de troubles intestinaux, liés à de mauvaises conditions d'hygiène et à la chaleur. Devant ce constat, Isaac Carasso, négociant, s'intéresse aux recherches d'Elie Metchnikoff, chercheur à l'Institut Pasteur et prix Nobel en 1908. Celles-ci portent sur les bienfaits des yaourts et des ferments lactiques sur la santé. Le scientifique met notamment en évidence leur utilisation dans le traitement des désordres intestinaux[3]. Isaac Carasso connaît déjà les vertus du yaourt. À Salonique, d'où il est originaire, ce produit est largement démocratisé. Il se vend d'ailleurs dans les rues, au kilogramme[4]. Il décide alors de l'introduire en Espagne en y incorporant des ferments lactiques, sur les conseils de médecins. C'est l'Institut Pasteur qui lui fournit les souches[5].

En 1919, dans un petit atelier à Barcelone, Isaac Carasso lance la production de yaourts. Ils sont fabriqués avec du lait frais et sont distribués le lendemain. La marque s'appelle alors "Danon", en référence au surnom catalan de son fils « petit Daniel ». Cependant, un nom propre ne peut être un nom commercial. Le fondateur rajoute alors un "e" pour enregistrer la marque, qui devient "Danone". En 1923, le Collège des médecins de Barcelone reconnaît officiellement les propriétés du yaourt[3]. Les pots sont vendus en pharmacie sur recommandation des médecins, puis en crémerie[6]. Après des études de commerce à Marseille et un stage en bactériologie à l'Institut Pasteur, Daniel Carasso, alors âgé de 20 ans, lance la marque en France en 1929 en créant la Société parisienne du yoghourt Danone. La première usine ouvre ses portes en 1932 à Levallois-Perret.

Très vite, d'autres produits sont déclinés. En 1937, Dany, le premier yaourt aux fruits est lancé[4]. Les yaourts aromatisés aux fruits sont commercialisés en 1953, les gélifiés sont lancés en 1966 et les veloutés en 1963[7]. En 1942, l'occupation de la France contraint Daniel Carasso à se réfugier aux États-Unis. Il poursuit le développement de la marque, rachète un fabricant de yaourts et lance Dannon Milk Products. Sur les conseils du publicitaire français Raymond Loewy, l'orthographe de la marque s'américanise afin d'éviter une mauvaise prononciation[8]. Dannon Inc. est créé aux États-Unis. De retour en France, Daniel Carasso revend sa société américaine à Beatrice Foods et cherche à renforcer Danone. L'entreprise fusionne en 1967 avec les Fromageries Gervais. Le groupe Gervais-Danone est né.

Du yaourt vers son pot : BSN (1970-1977)[modifier | modifier le code]

Usine Danone à Bieruń, en Pologne.
Article détaillé : Boussois-Souchon-Neuvesel.

Au début des années 1970, Gervais-Danone rachète de nombreuses marques de pâtes et de conserves alimentaires : Milliat Frères, Panzani, Garbit, Petitjean et Lhuissier[9] et devient le premier producteur de pâtes en France[10].

Dans le même temps, l'entreprise Boussois-Souchon-Neuvesel (BSN), présente sur le marché de l'emballage[11], se diversifie dans l'agroalimentaire en rachetant Évian, Blédina, Kanterbraü, Kronenbourg[8] et devient numéro un de la bière, des eaux minérales et de la nutrition infantile.

En 1974, BSN fusionne avec Gervais Danone[12]. La nouvelle entité est baptisée BSN-Gervais-Danone. Les activités principales du groupe sont alors les produits frais, les boissons, les pâtes et les plats cuisinés.

Recentrage sur l'alimentaire, diversification et essor du groupe (1978-1995)[modifier | modifier le code]

Paquet de Petit Beurre de la marque LU lorsqu'elle était détenue par la marque Danone.

En 1978, BSN-Gervais Danone acquiert la brasserie belge Alken. En 1979, à la suite du choc pétrolier, l'entreprise cède ses activités de verre plat. Le groupe se recentre alors sur l'alimentation, s'agrandit et étend ses activités en Europe[12]. En 1980, il acquiert la branche alimentaire de la Générale Occidentale[13], spécialisée dans l'épicerie et la confiserie et propriétaire de nombreuses marques comme Carambar, Liebig, Vandamme, La Pie qui Chante, Maille... BSN-Gervais Danone devient la première entreprise agroalimentaire de France[14]. Son chiffre d'affaires atteint 16,5 milliards de francs.

En 1983, le nom BSN-Gervais Danone est raccourci. L'entreprise s'appelle alors BSN. Malgré ce changement de dénomination, l'activité des produits frais de Gervais Danone reste très importante[8].

En 1987, BSN fait son entrée sur le marché du biscuit en rachetant Général Biscuit, qui possède la marque LU[15] et est présent dans plusieurs pays : Allemagne, Italie, Pays-Bas, Belgique. Deux ans plus tard, le groupe fait l'acquisition de plusieurs filiales européennes de l'américain Nabisco, parmi lesquelles les biscuits Belin[12]. La marque devient numéro un du biscuit européen et numéro deux mondial[16]. Le chiffre d’affaires du groupe s’élève alors à 48,7 milliards de francs.

En 1993, BSN rachète Vivagel et rapproche son activité alimentaire avec celle du groupe Saint-Louis (marques Marie, William Saurin, La Belle Chaurienne) au sein d'une filiale commune, nommée Panzalim. Suite au désengagement de Saint-Louis en 1996, BSN récupère tout le portefeuille de marques[17].

Alors que sa présence se développe à l'international, BSN peine pourtant à se faire connaître. Son nom est déjà utilisé par une banque en Espagne, une entreprise de textiles aux États-Unis et une chaîne de télévision au Japon[10]. À l'heure de la mondialisation, le groupe a besoin d'une marque forte. Sa filiale Danone est connue partout dans le monde et assure à elle seule un quart du chiffre d'affaires[18]. En 1994, BSN change alors de nom pour devenir "Groupe Danone", représenté par "l'enfant à l'étoile". Tous les produits sont désormais regroupés sous ce nom. Le groupe Danone possède alors 300 marques[16].

Recentrage autour des trois métiers porteurs (1996-2006)[modifier | modifier le code]

Franck Riboud, un des PDG du groupe Danone.

En 1996, Antoine Riboud, président du groupe Danone, prend sa retraite à 77 ans et quitte ses fonctions[19]. À l'image d'Isaac Carasso et de Daniel, son fils Franck est nommé par le conseil d'administration pour lui succéder. Épaulé par Daniel Carasso, Franck Riboud s'inscrit dans la continuité de l'héritage de l'entreprise. 1996 marque aussi le début d'une période de recentrage pour l'entreprise. Franck Riboud regroupe les activités de Danone sur les trois métiers les plus porteurs :

Ces trois secteurs représentent à eux seuls 85 % des ventes[12].

L'entreprise cède alors plus de la moitié de ses activités épicerie et l'ensemble de la confiserie : Panzani, Amora Maille et William Saurin sont vendues à Paribas Affaires Industrielles[20], Marie à Uniq, Liebig à Campbell[21], et enfin La Pie qui Chante, Carambar et Vandamme à Cadbury[22].

Trois marques sont alors mises en avant, correspondant aux trois nouveaux secteurs clés du groupe : Danone, Évian, Lu[12]. En 1999, le groupe se sépare de sa filière emballage et se désengage du créneau de la bière, notamment avec la vente des Brasseries Kronenbourg et de Alken-Maes au groupe Scottish & Newcastle en 2000[23].

Ce recentrage confirme la volonté du groupe de s'orienter vers la santé et l'alimentation saine[24]. En 1997, le groupe crée d'ailleurs le Prix international de nutrition Danone[25]. Parallèlement, l'entreprise accélère sa stratégie d'internationalisation dans les pays émergents et fait son entrée à la Bourse de New York en 1998[26]. La même année, le groupe devient fournisseur officiel de la Coupe du monde de football.

En 2000, Danone choisit d’implanter un centre de recherche et développement à Palaiseau, dans le pôle scientifique et technologique de Paris-Saclay[27].

Le 5 mai 2002, Antoine Riboud décède à l'âge de 84 ans.

En 2006, débute le conflit avec l'entreprise chinoise Wahaha qui se terminera en 2009.

Recentrage autour de la valeur santé (depuis 2007)[modifier | modifier le code]

Le centre de R&D de Danone à Saclay (Paris-Saclay).

En 2007, Danone se recentre à nouveau et se sépare de son activité biscuits[28], qui comprenait notamment les Tuc, Belin et LU, et la vend à Mondelēz International. Le 7 juillet marque la fin de la coopération entre Eden et Danone autour de l'entreprise Château d'eau[Note 1].

Après avoir cédé l'ensemble des actifs de Lu, le groupe lance une OPA sur le néerlandais Numico le 8 juillet[26]. Danone acquiert ainsi l'un des leaders mondiaux de l'alimentation infantile et de la nutrition médicale. L'opération se boucle pour 12,3 milliards d'euros. Le 29 octobre, le conseil d'administration de Danone approuve la vente de sa branche Biscuits et produits céréaliers à Kraft Foods pour 6,3 milliards d'euros. Depuis, le groupe Danone se décline autour de quatre axes : les produits laitiers frais, les eaux, la nutrition infantile et médicale.

En octobre 2009, Danone formalise cinq engagements fondamentaux dans sa nouvelle charte Alimentation, Nutrition & Santé, à travers la Gouvernance santé. Elle a pour but de :

  • Proposer des solutions nutritionnelles adaptées en permanence aux besoins et recommandations nutritionnels, aux goûts et aux revenus des populations locales
  • Développer des produits dont les bienfaits pour la santé sont pertinents et démontrés scientifiquement et dont le profil nutritionnel est adéquat
  • Informer les consommateurs de façon claire et diffuser une publicité responsable
  • Promouvoir une alimentation et un mode de vie sains
  • Relever les principaux défis sociétaux en matière de santé et de nutrition

Le 17 mai 2009, Daniel Carasso alors Président d'honneur de la société, décède[8].

En 2010, le groupe rachète Immédia, numéro trois des smoothies en France, ainsi que l'américain Medical Nutrition[29]. Avec ses 16 millions de dollars de chiffre d'affaires, Médical Nutrition intègre le pôle nutrition de Danone qui réalise la même année 70 millions de dollars en Amérique du Nord[30]. L'objectif est d'accroître le positionnement de Danone sur les produits santé et en particulier sur la nutrition médicale, marché en pleine croissance[31]. Le 23 avril 2012, alors que Danone convoite le rachat de l’activité Alimentation infantile de Pfizer, c'est finalement son concurrent suisse Nestlé qui rachète des laits en poudre du pharmacien américain[32]. Tout comme la nutritrion médicale, l'activité de nutrition infantile est en forte augmentation dans les pays émergents[33].

En août 2013, une fausse alerte à la toxicité d'ingrédients présents dans les laits infantiles vendus en Asie, créé un climat de panique. En février 2014, Danone mandate la banque d'affaire JP Morgan en vue de céder son pôle nutrition médicale d'une valeur approximative de 3 milliards d'euros[34],[35].

Le 1er octobre 2014, Franck Riboud laisse la direction de l'entreprise à Emmanuel Faber.

Développement à l'international (depuis 1997)[modifier | modifier le code]

En bleu : pays dans lesquels Danone possède des sites de production.

En 1999, le groupe Danone se renforce dans le secteur des biscuits en Pologne, Colombie, Tunisie, Maroc, Brésil. Il s'étend sur le marché des produits laitiers frais aux États-Unis, en Pologne et en Turquie et sur celui de l'eau embouteillée en Argentine.

Entre 2000 et 2006, l'entreprise acquiert l'américain Stonyfield Farm, leader mondial du yaourt biologique. Il investit dans les jus de fruits en Chine, rachète des usines d'eaux et de laitages dans le monde, et développe des produits abordables dans les pays en développement. En juillet 2003, Danone fait l'acquisition de 20 % de parts du groupe israélien Mey Eden, distributeur des eaux minérales du plateau du Golan pour monter à 52,5 % de la société. En 2004, le groupe vend les biscuits Jacob’s (en) à United Biscuits, faute d'avoir pu atteindre une taille critique et les marges souhaitées dans ce secteur au Royaume-Uni. En août, une OPA est lancée sur la société serbe Knjaz Miloš Aranđelovac, qui enregistre 70 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2003. Knjaz Miloš Aranđelovac est numéro un en Serbie des eaux en bouteille avec les marques Knjaz Milos et Aqua Viva.

Aventure chinoise (depuis 1996)[modifier | modifier le code]

En 1996, après plusieurs acquisitions dans les pays émergents, le groupe Danone s'attaque à la Chine et acquiert 51 % des parts de Hangzhou Wahaha, numéro un des boissons non alcoolisées[36]. Zong Qinghou, fondateur de la société, devient alors le PDG de Danone-Wahaha, qui détient près de 39 coentreprises[37]. Les produits sont tous commercialisés sous la marque Wahaha. Grâce à ce partenariat, le groupe Danone réalise les trois quarts de son activité en Chine et 10 % de ses ventes mondiales[38].

Mais en 2005, Danone constate que parallèlement aux 39 structures de la coentreprise, une soixantaine d'usines et de sociétés de distribution produisent et vendent des boissons illégalement sous la marque Wahaha. Le groupe français accuse son partenaire chinois de n'avoir pas respecté les clauses de non-concurrence. Il tente alors de prendre le contrôle de ces filiales, mais se heurte à Zong Qinghou qui dénonce l'intrusion des sociétés étrangères en Chine[39]. Wahaha affirme que le Français était au courant et lui reproche de prendre une part trop importante dans les coentreprises[40]. Danone entame alors des négociations, puis porte l'affaire devant les tribunaux en 2007. Nicolas Sarkozy évoque même ce dossier auprès du président chinois Hu Jintao lors d’une visite officielle[41]. En 2009, un accord amiable est trouvé entre les deux parties. Le groupe Danone quitte la coentreprise Danone-Wahaha et cède ses parts (51 %) à son ex-partenaire chinois[42]. À la suite de cette séparation, Danone quitte le marché des boissons non alcoolisées en Chine.

En 2011, Danone est toujours présent en Chine et est no 1 sur le marché des eaux embouteillées avec ses marques Robust et Health, acquises en 1998 et en 2000. En matière de nutrition infantile, le groupe est également leader du marché chinois avec Dumex[42].

En février 2014, Danone acquiert 5,9 % de China Mengniu Dairy pour 486 millions d'euros, sa participation montant de 4 % à 9,9%[43].


Marché des pays émergents (depuis 1996)[modifier | modifier le code]

Parallèlement à sa stratégie d'internationalisation débutée en 1996, le groupe Danone se développe également dans les pays émergents. Il prend ainsi le contrôle de Villavicencio et Villa del Sur en Argentine, Aqua en Indonésie[44]. En 2003, l'entreprise confirme cette stratégie de développement dans les pays émergents. Elle prévoit alors d'investir sur de nouveaux marchés, comme en Afrique du Nord ou au Moyen-Orient[45]. Trois ans plus tard, dans le cadre de cette stratégie, le groupe Danone rachète l'eau embouteillée algérienne Tessala[46].

Le 18 juin 2010, Danone s'associe avec Unimilk (ru), l'un des principaux producteurs de lait en Russie. Ensemble, ils fusionnent leurs activités de produits laitiers frais en Russie, en Ukraine, au Kazakhstan et au Bélarus[47]. Cette joint-venture donne alors naissance au numéro un des produits laitiers dans cette zone[29]. La Russie devient le cinquième marché le plus important pour l'entreprise française[48]. En 2011, le groupe Danone réalise 51 % de son chiffre d'affaires dans les pays émergents, contre 16 % en 1997[49]. Si la France représentait entre 30 et 40 % des activités, elle ne pèse plus que 11 % en 2011[44]. Cette année-là, Danone recense 159 sites de production et compte près de 100 000 employés dans le monde[25].

En juin 2012, le groupe annonce sa montée au capital à hauteur de 67 % de Centrale Laitière, le leader marocain des produits laitiers, avec qui Danone travaille depuis 1953[44]. En 2012, les quatre axes du groupe sont les produits laitiers frais (numéro 1 mondial), les eaux minérales (numéro 2 mondial), l'alimentation infantile (numéro 2 mondial) et la nutrition médicale (numéro 1 mondial)[25].

En octobre 2012, Danone s'associe au fond d'investissement Abraaj pour s'emparer de 49% de la société Fan Milk, une société qui fabrique et distribue des produits laitiers glacés et des jus au Ghana, au Nigeria, au Togo, au Burkina Faso, au Bénin et en Côte d'Ivoire[50]. Le 18 juillet 2014, Danone annonce l'acquisition de 40% du capital du groupe kenyan Brookside (leader des produits laitiers en Afrique de l'Est) [51].

En février 2014, Danone investit 486 millions d'euros dans le chinois Mengniu, leader des produits laitiers en Chine[52]. En juillet 2014, Danone acquiert 40 % de l'entreprise laitière kenyanne Brookside pour un montant inconnu[53]. En octobre 2014, Danone acquiert 25 % de l'entreprise chinoise Yashili qui été détenu à 68,01 % par Mengniu, dont il détient près de 10 % du capital[54].

Marques[modifier | modifier le code]

Des bouteilles d'eau Évian.

Références en 2012[modifier | modifier le code]

En 2012, les principales marques du groupe sont :

  • Produits laitiers :
  • Eaux en bouteilles :
    • En France :
    • Dans le reste du monde :
      • Aqua, leader en Indonésie et première marque mondiale d'eau conditionnée
      • Robust en Chine
      • Font Vella (es) et Lanjarón (es) en Espagne
      • Bonafont au Mexique
      • Aïn Saïs au Maroc
  • Nutrition infantile :
    • Blédina
    • Gallia
    • Nutricia Nutrini
    • Milupa
    • Cow&Gate
    • Bebiko
    • Aptamil
    • SGM
    • Dumex
  • Nutrition médicale :
    • Nutricia
    • SHS
    • Fortisip
    • Neocate
    • Fortimel
    • Nutrison
    • Milupa
    • Respifor
    • FortiCare
    • Infatrini

Références passées[modifier | modifier le code]

Au cours de la vie de l'entreprise, plusieurs marques ont été lancées puis retirées de la vente. Lancé en 1998, Danao est un jus de fruit mélangé avec 20 % de lait. Après un pic des ventes en 2003 et une dizaine de références, le produit finit par s'essouffler. Danao ne représente plus que 1,4 % du chiffre d'affaires de Danone en France[55]. En 2007, Danone revend Danao au groupe CCLF, qui commercialise déjà des jus de fruits et de légumes frais sous la marque Florette[56].

Avec son packaging rose et argenté, une première dans le rayon des produits laitiers, Essensis frappe fort. Commercialisé en janvier 2007, le produit met en avant des vertus cosmétiques et veut devenir le « geste beauté du matin » à l'instar d'Actimel, le « geste santé du matin »[57]. Le yaourt, censé « nourrir la peau de l’intérieur », se place alors sur le segment de la cosmétofood, tendance venue d'Asie. Il contient notamment de l'huile de bourrache, du thé vert et de la vitamine E. Selon le groupe, une étude clinique montre que les nutriments contenus dans le yaourt permettent de limiter la perte d'eau dans les cellules[58]. Mais l'association UFC/Que choisir réfute les arguments de l'entreprise et évoque un coup marketing. Elle mène une enquête auprès de consommatrices. Le résultat « ne montre pas de supériorité statistiquement significative de la consommation d’Essensis par rapport à celle de Velouté »[59]. L'efficacité du produit est donc remise en cause. Deux ans après son lancement, Essensis est retiré des linéaires.

En 2009, Danone projette de commercialiser Densia. Riche en calcium et en vitamine D, il est destiné aux femmes de plus de 45 ans, sujettes à l'ostéoporose. Mais un an plus tard, après des tests peu concluants effectués dans les supermarchés de Brive-la-Gaillarde en Corrèze, le groupe renonce à lancer le produit en France. Le yaourt est cependant déjà commercialisé en Espagne et en Italie. Il est même décliné en quatre références[60]. Finalement, le produit est lancé dans le reste de l'Europe. L'entreprise encore marquée par l'échec d'Essensis, préfère renoncer au marché français[61].

Direction[modifier | modifier le code]

Présidents-directeurs généraux du groupe Danone 
Administrateurs fin 2013[63]

Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs[modifier | modifier le code]

Danone répartit ses activités en 4 pôles et emploie 101 885 collaborateurs dans le monde au 31 décembre 2011.

En 2011, la répartition est la suivante :

  • Produits laitiers frais :
  • Eaux :
    • no 2 mondial en volume
    • 85 usines
    • 17 % CA du groupe avec des marques telles qu'Évian, Volvic, Font Vella (es), Lanjarón, Villa del Sur, Villavicencio, Bonafont, Salus, Robust, Health, Mizone, Aqua...
  • Nutrition infantile :
    • no 2 mondial
    • 22 usines
    • 19 % du CA du groupe avec Blédina, Nutricia, Gallia, Milupa, Cow & Gate, Bebiko, Aptamil, Dumex, SGM...
  • Nutrition médicale :
    • no 1 mondial
    • 3 usines
    • 6 % du CA du groupe avec Fortimel, Infatrini, Nutrison, Respifor...

Évolution du chiffre d'affaires[modifier | modifier le code]

En 2011, le groupe Danone enregistre 19 milliards d'euros de chiffre d'affaires[65]. Il se place à la cinquième place mondiale dans le secteur de l'agroalimentaire[25]. 51 % du CA est réalisé dans les pays émergents, contre 16 % en 1997[49]. Parmi eux se placent : la Russie (qui représente 11 % du CA), le Mexique et l'Indonésie (6 %), puis la Chine (4 %). Cette année, le groupe accroît son chiffre d'affaires de 7,8 %. 58 % de la croissance des ventes sont assurés par le Mexique, l'Indonésie, la Chine, la Russie, les États-Unis et le Brésil (4 % du chiffre d’affaires de Danone en 2013)[66].

Si la France représentait entre 30 et 40 % des activités, elle ne pèse plus que 11 % en 2011[44]. Fin 2011, Danone dispose de 186 sites de production dans le monde et emploie plus de 100 000 collaborateurs[25].

De 1996 à 2012, les ventes sont passées de 13 à 20 milliards d'euros[16].

Chiffres clefs (milliards €)
Années 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
CA 13,70 13,02 14,06 14,58 15,22 14,98 17,01[67] 19,32[65]
Résultat net part du groupe 0,32 1,46 1,35 4,18 1,31 1,36 1,66 1,75

Présence dans le monde[modifier | modifier le code]

En 2011, le groupe Danone est présent dans l'ensemble des régions du monde :

  • la zone Europe, incluant la Russie, les autres pays de la CEI et la Turquie : représente 56 % du chiffre d'affaires du groupe, répartis sur l'ensemble des 4 pôles. Les principaux pays de la zone sont la France, la Russie, l'Espagne, l'Allemagne et le Royaume-Uni.
  • la zone Asie : réalise 15 % du chiffre d'affaires du groupe, en particulier en Chine et en Indonésie pour les pôles Eaux et Nutrition infantile.
  • la zone Reste du monde, qui regroupe les activités en Amérique du Nord, en Amérique latine, en Afrique et au Moyen-Orient, représente quant à elle 29 % du chiffre d'affaires du groupe.
    • Les États-Unis sont le premier pays de la zone grâce à une forte activité du pôle Produits laitiers frais.
    • En Amérique latine, le Mexique, l'Argentine et le Brésil sont les principaux contributeurs sur les quatre pôles du groupe.
    • En Afrique et au Moyen-Orient, l'Afrique du Sud et l'Arabie saoudite sont les marchés les plus significatifs, entièrement concentrés sur les produits laitiers frais.

Marketing[modifier | modifier le code]

Packaging[modifier | modifier le code]

En 2008, le groupe s'engage pour réduire l'impact écologique de ses produits, en supprimant notamment le sur-emballage. Le carton entourant les packs de 4 yaourts disparaît. Il est également supprimé sur les produits Activia et Taillefine[68]. Le poids du sur-emballage est réduit sur les autres références[69].

En 2010, la bouteille Volvic est la première à incorporer 20 % de PET d'origine végétale[70]. La bouteille est alors équipée d'un bouchon vert pour marquer sa différence. Après la bouteille Volvic, c'est au tour d'Actimel de voir son packaging évoluer. La bouteille est fabriquée avec du plastique d'origine végétale, issu à 95 % de canne à sucre[71]. Cette politique intervient dans le cadre des engagements pris par le groupe en 2008 dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Danone s'était en effet engagé à réduire de 30 % ses émissions de CO2. Fin 2011, ce taux était de 27 %[72].

En 2012, le groupe Danone change le packaging de ses pots de yaourt, à l'exception de Danette, Gervita et Jockey[73]. La forme du pot devient plus élancée et stylisée. L'inscription Danone rappelle celui inventé par Daniel Carasso. La base est également plus ronde afin de mieux s'adapter à la petite cuillère[72]. Parallèlement à l'augmentation des ventes et au rajeunissement des gammes, l'autre objectif de ce relooking est d'améliorer les performances environnementales du packaging[74].

L'Espagne est le premier pays à avoir vu ces nouveaux pots sur le marché. Les ventes ont ainsi augmenté de 3 à 4 %. En France, le Velouté sera le premier à être commercialisé avec ce nouveau packaging[73]. 65 % des produits ultra frais de Danone vont subir cette modernisation. Au total, 5 milliards de pots de yaourt commercialisés par an sont concernés par ce changement[75].

Marque préférée des Français[modifier | modifier le code]

Au fil des années, le groupe Danone s'est forgé une image forte et populaire auprès des Français et axée sur la santé.

Pour nouer des liens étroits avec les consommateurs tout en affirmant son positionnement, l'entreprise lance Danoé en 1995. Le magazine envoyé à 4 millions de foyers, propose des bons de réduction sur ses produits mais aborde aussi des sujets sur la forme et la santé[76].

En 1999, selon l'institut de sondage TMO, l'entreprise est la marque "préférée des Français"[77]. Et c'est la valeur santé qui est alors plébiscitée. Deux ans plus tard, malgré l'affaire LU, Danone arrive encore en tête des résultats[78]. En 2011, Danone reste dans le top 3 des marques préférées des Français pour l'alimentation. Le numéro un étant Évian, une des filiales du groupe[79].

En 2006, et 6 ans après le lancement de son premier site Internet, le groupe ouvre un nouveau site web : Danone et Vous. L'alimentation saine et la relation avec le consommateur sont au cœur de cette plateforme[80].

En 2011, le groupe Danone communique sur l'alimentation saine en mettant en scène des producteurs de lait. Sur l'emballage des yaourts, un encart indique la ferme mais aussi l'usine où est fabriqué le produit[81]. Cette stratégie de communication intervient dans un contexte où le "produire local" est de plus en plus plébiscité. À cette occasion, l'entreprise décroche d'ailleurs le Grand Prix du prix Impact 66 décerné par la presse quotidienne régionale pour cette campagne intitulée "Nos éleveurs et vous"[82].

Publicités phare[modifier | modifier le code]

En 2014 Danone signe, avec son égérie Shakira, le clip publicitaire le plus partagé au monde avec près de 5.372.945 partages (Facebook et Twitter) au 5 août 2014 [83]. Le clip a quant à lui été visionné presque 280 millions de fois.

Engagements[modifier | modifier le code]

« Discours de Marseille »[modifier | modifier le code]

En 1972, Antoine Riboud prononce le « discours de Marseille » aux Assises nationales des entreprises réunies par le CNPF (futur MEDEF), devant un parterre de 2000 entrepreneurs, grands patrons et journalistes[84]. Dans le contexte de la fin des Trente Glorieuses, de mai 68 et du refus de la société de consommation, et du début de la prise de conscience écologique, le thème de la conférence est : "La croissance, l’entreprise et les hommes”. Les organisateurs des Assises demandent au dirigeant de BSN d'aborder le problème des nuisances industrielles et les moyens d’y remédier. Mais Antoine Riboud n'a nullement l'intention d'en parler. Il s'entoure alors de cadres mais aussi de hauts fonctionnaires comme Jacques Attali, Gérard Mital, Hélène Ploix, pour préparer le rapport qui sera présenté aux Assises.

Le 25 octobre 1972, les organisateurs inquiets demandent à voir le document avant la présentation. Antoine Riboud refuse, menaçant même de faire son allocution dans une salle voisine du palais des congrès. Finalement, il obtient gain de cause et prononce son discours intitulé "Croissance et qualité de vie". Il y présente des réflexions sur la responsabilité des entreprises, auprès des hommes et de leur environnement. Selon lui, le développement de l'entreprise et celui des hommes qui la constituent sont indissociables et doivent être considérés comme un seul but[85]. À l'époque, ces réflexions sont novatrices et posent les bases du double projet économique et social de l'entreprise. Et Antoine Riboud ne se contente pas de partager son analyse, il la met en pratique. Ainsi, il développe l'intéressement des salariés, et réduit le temps de travail dans une bouteillerie du groupe à Reims en 1980. Les salariés passent alors à moins de 34 heures par semaine « à la suite d'un accord signé avec tous les syndicats ». Puis, c'est au tour de Kronenbourg et de Gervais Danone de passer aux 35 heures[86].

Aujourd'hui[Quand ?] encore, ce discours est au cœur de l'ADN de Danone et est toujours considéré comme un acte fondateur de l'entreprise[87].

Sociabilité[modifier | modifier le code]

Salariés et partenaires[modifier | modifier le code]

En 1985 se déroule la première rencontre avec l'Union internationale des travailleurs de l'alimentaire (UITA), inaugurant un dialogue social international au sein du groupe[88]. En 2007, Danone signe la Convention mondiale sur la diversité. Quatre ans plus tard, le 9e accord-cadre mondial est signé entre Danone et l'UITA. Il fait suite aux autres signés sur la diversité, le dialogue social, les conditions de travail. Ce nouvel accord porte que la santé, la sécurité, les conditions de travail et le stress. Il affirme la nécessité de prendre en compte les conséquences humaines lors des grands changements d'organisation, l'amélioration du bien-être des salariés ainsi que leur sécurité[89].

Le 23 avril 2009, les actionnaires de Danone, réunis en assemblée générale approuvent la création du Fonds Danone Ecosystème. Ce fonds de dotation a pour objectif de soutenir, renforcer et développer l'activité de "l'écosystème" du groupe, c'est-à-dire l'ensemble des parties prenantes dont l'activité est impactée par Danone, et qui agissent en proximité de ses filiales locales sur le plan économique, social et territorial. Cela comprend les producteurs agricoles, les fournisseurs, les sous-traitants, les distributeurs... « Il est de l'intérêt même d'une entreprise de prendre soin de son environnement économique et social, ce qu'on pourrait appeler, par analogie, son écosystème », explique alors Franck Riboud[90]. Ce fonds est doté de 100 millions d'euros, qui sont abondés à partir de 2010 d'un montant jusqu'à 1 % du résultat net de Danone chaque année, et ce pour une durée de 5 ans. L'emploi, les compétences, l’insertion professionnelle et l'entrepreneuriat sont les principaux domaines sur lesquels Danone travaille[91]. À titre d'exemple, au Mexique, le Fonds Danone pour l'écosystème a constitué une force de vente avec des femmes en difficulté d'insertion[92]. Fin 2011, 35 projets validés sont soutenus par le Fonds Danone Ecosystème, en partenariat avec 27 partenaires de la société civile.

En 2010, le programme Dan'Cares est lancé. Il a pour but d'apporter la même couverture santé (chirurgie, hospitalisation, maternité, consultation médicale, pharmacie) à ses 100 000 salariés à travers le monde[93].

Mission du groupe[modifier | modifier le code]

Fervent défenseur du double projet économique et social, Franck Riboud réaffirme son engagement en 2001 en initiant Danone Way. Cette méthode d'auto-évaluation permet à toutes les filiales du groupe de se fixer des objectifs concrets pour articuler résultats économiques et sociaux. Le but est de rassembler les 90 000 salariés de l'entreprise autour d'une culture commune[94]. Cette démarche a notamment contribué à définir la mission du groupe « Apporter la santé par l'alimentation au plus grand nombre ». En novembre 2005, Franck Riboud rencontre Muhammad Yunus, président de la banque de microcrédit Grameen, devenu prix Nobel de la paix un an plus tard[95]. En 2006, le groupe Danone crée une coentreprise avec la Grameen Bank : la Grameen Danone Foods. Cette joint-venture a alors pour objectif de vendre au Bangladesh des yaourts enrichis, assurant 30 % des besoins nutritionnels quotidiens de l'enfant[96]. Dans ce pays, la moitié d'entre eux souffrent de carences alimentaires. Les yaourts sont fabriqués avec du lait venant de petits producteurs locaux. Ils sont ensuite enrichis en micro-nutriments, puis vendus à un prix accessible. Ils sont ensuite distribués soit par les circuits déjà existants, soit par des femmes, les Grameen ladies. Cette entreprise repose sur un modèle d'entrepreneuriat social qui vise la rentabilité afin de pérenniser son objectif social et sociétal.

Un an après Grameen Danone Foods au Bangladesh, le fonds Danone Communities est créé. Il a pour objectif de financer d'autres projets de type social business[95]. Danone Communities devient donc un réseau d'entreprises sociales qui visent à réduire la pauvreté et la malnutrition. En 2007, Danone Communities investit dans deux nouveaux projets à vocation sociétale : 1001 fontaines pour demain au Cambodge dont l'objectif est de favoriser l'accès à l'eau potable, et la Laiterie du berger au Sénégal qui vise à valoriser la production de lait frais. D'autres projets sont actuellement en cours, comme Naandi en Inde (accès à l'eau potable) ou encore Isomir en France (accompagnement des exploitants agricoles dans des ateliers de transformation).

La même année, la Sicav Danone Communities est créée. Ce fonds a pour but de développer la Grameen Danone Foods, en construisant d’autres usines au Bangladesh, mais aussi de participer au financement d’initiatives et d'entreprises locales dans différentes parties du monde, tournées vers des objectifs sociaux, tel que la lutte contre la pauvreté et la malnutrition[96].

En 2011, une usine de produits laitiers dédiée à un business "Base of the Pyramide" est créée en Inde. Elle vise à considérer les pays émergents comme des clients et des partenaires. Les premiers produits Fundooz sont lancés. Cette année-là, Danone figure dans l'index DJSI (Dow Jones Sustainability Index (en)), l’indice Dow Jones du développement durable, pour la 13e année consécutive et est co-leader du secteur Food.

Soutien à la recherche[modifier | modifier le code]

Institut Danone[modifier | modifier le code]

En 1991, le groupe crée le premier Institut Danone en France. Cette association, régie par la loi de 1901, rassemble des scientifiques, des médecins et des personnalités du monde de la nutrition. Elle a pour mission d'encourager la recherche sur la nutrition, d'informer les professionnels de santé sur l'alimentation et de mener des actions de sensibilisation auprès du grand public. En 2012, on compte 18 Instituts Danone dans le monde. En 1997, Danone, avec le soutien de la Fondation pour la recherche médicale , crée le prix international de Nutrition Danone.

En 2002, le centre de recherche de Danone Research Centre Daniel-Carasso ouvre ses portes à Palaiseau, en région parisienne. Pas moins de 800 personnes, dont 500 chercheurs et ingénieurs de 25 nationalités différentes, travaillent dans cet espace de 30 000 m2. Le principal centre de Recherche & Développement du groupe est au service de toutes les filiales de Danone à travers le monde[97]. Le rapprochement des structures de R&D mondiales, au sein d'un centre de recherche multidisciplinaire unique, conduit à une politique d'innovation dynamique et au lancement de nouveaux concepts à forte valeur ajoutée. Le Vitapole est le prolongement du centre international de recherche dédié à la branche Produits laitiers frais créé en 1983, et au centre de recherche créé pour le pôle Biscuits en 1976. En 2005, l'Institut Pasteur et Danone Research s'engagent dans un partenariat de recherche sur les probiotiques. Deux ans plus tard, le groupe met en place une action de marketing sur l'emballage des bouteilles Actimel pour financer la recherche en immunologie de l'Institut Pasteur[98]. Durant six mois, des coupons-dons sont imprimés sur les emballages. Le consommateur doit les renvoyer à Danone, qui s'engage alors à reverser vingt centimes d'euro pour chaque coupon renvoyé[99].

En 2011, Danone Research ouvre un centre de recherche spécialisé en nutrition dans le Biopolis Research Park de Singapour pour étudier la santé maternelle et infantile en Asie-Pacifique.

Prix international de Nutrition Danone[modifier | modifier le code]

En 1997, à l’initiative de Danone et avec le soutien de la Fondation pour la recherche médicale, le prix international de Nutrition Danone[100] est créé. Il s'inscrit parmi les actions engagées par l'Institut Danone International afin de soutenir la recherche en nutrition. Il est remis tous les deux ans à un chercheur ou une équipe de recherche ayant mené des travaux remarquables en nutrition humaine.

Le prix s'accompagne d'une dotation de 120 000 € permettant le financement de nombreux projets de recherche.

Développement durable[modifier | modifier le code]

Recyclage et traitement des déchets[modifier | modifier le code]

En 1992, Danone crée le premier réseau de collecte et de recyclage des emballages : Éco-Emballages.

Dix ans plus tard, un accord de partenariat est signé avec Suez Industrial Solutions, filiale du groupe Suez, pour la gestion des énergies et le traitement des eaux à usage industriel dans le monde. 2006 marque le déploiement de la démarche des achats durables dans toutes les filiales du groupe.

Protection de l'environnement[modifier | modifier le code]

En 1996, l'entreprise signe la Charte pour l'environnement. Elle engage Danone de la conception des produits jusqu’au recyclage des emballages dans une gestion plus respectueuse de l’environnement[101]. En 2002, Danone est membre fondateur de la plateforme Sustainable Agriculture Initiative[102]. En 1998, le groupe devient la première entreprise privée à signer la Convention internationale de Ramsar en faveur de la protection des zones humides. Ce traité intergouvernemental, sous l'égide de l'UNESCO, a permis de classer et de protéger 1676 zones humides dans le monde.

En mars 2004, Danone annonce d'une collaboration avec la Convention de Ramsar sur les zones humides d'importance internationale, et le WWF International, pour intensifier les efforts en faveur du programme : « Agir de la montagne à la mer pour la protection de la ressource et de la qualité de l'eau. » Le 29 octobre 2008, Danone, aux côtés de la Convention de Ramsar et de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), s’engage dans un partenariat visant à combattre le réchauffement climatique planétaire[103]. L’engagement de Danone se traduit par la création d’un Fonds Danone pour la Nature dont la vocation est de porter des projets combinant la gestion des ressources en eau, la conservation de la biodiversité, le développement de la qualité des ressources alimentaires issues des écosystèmes humides et le renforcement de leur capacité naturelle à séquestrer d’importantes quantités de CO2. Administré par les trois partenaires, ce fonds bénéficiera des garanties scientifiques et techniques de RAMSAR et l’UICN. Un premier projet pilote, mis en place en 2009, a consisté au reboisement des mangroves au Sénégal. Danone prend également l'engagement de réduire son empreinte-carbone de 30 % entre 2008 et 2012. Fin 2011, la réduction de l'empreinte carbone atteint 27,5 %[104]. En 2009, Danone signe une convention de mécénat environnemental pour la préservation de la biodiversité avec la Ligue de protection des oiseaux[105].

En 2011, le Fonds Danone pour la Nature s'ouvre à des partenaires externes et devient Livelihoods. Créé en partenariat avec Crédit agricole, Schneider Electric, CDC climat et La Poste, ce fonds d'investissement carbone au service des communautés rurales, a pour but de créer un lien entre lutte contre la pauvreté et changement climatique[106]. Livelihoods finance des projets liés à l'agriculture paysanne, la lutte contre la déforestation et l'accès à l'énergie en Afrique, Asie et Amérique latine[106]. Son objectif est de restituer aux investisseurs des crédits carbone à haute intensité sociétale. Ce fonds d’investissement a pour but d'apporter les ressources financières nécessaire pour réaliser des projets à valeur sociale et environnementale[107]. Depuis 2008, Danone soutient des projets qui articulent séquestration du dioxyde de carbone, restauration de la biodiversité et lutte contre la pauvreté. De nouveaux projets de compensation carbone sont en cours en Inde.

Sport[modifier | modifier le code]

En 1994, Antoine Riboud crée l'Evian Masters, un tournoi de golf féminin. En 2013, l'événement sportif deviendra le premier tournoi majeur organisé en dehors des pays anglo-saxons. À cette occasion, la compétition changera de nom pour s'appeler "The Evian"[108].

Depuis 2000, l'entreprise organise le Danone Nations Cup, une compétition internationale de football pour les enfants de 10 à 12 ans. Chaque année, plus de 2 millions d'enfants venus de 40 pays participent à ce tournoi. Le parrain de l'événement n'est autre que Zinédine Zidane. En 2005, alors que Évian Thonon Gaillard est au bord de la faillite avec une dette de 300 000 euros, le géant de l'agroalimentaire assainit les finances du club de foot et devient son partenaire principal[109]. L'entreprise s'engage à verser 3,5 millions d'euros par an jusqu'en 2014[110]. Menacé d'une relégation administrative en CFA 2, le club accède à la Ligue 1 en 2011.

Controverses[modifier | modifier le code]

Appel au boycott[modifier | modifier le code]

Le 10 janvier 2001, le journal Le Monde révèle la fermeture prochaine de deux usines Lu. Le 29 mars, Danone annonce la réorganisation de son pôle Biscuits en Europe. Il comprend la fermeture de deux usines Lu sur sept, à Calais et à Évry sur la commune de Ris-Orangis, ainsi qu'un plan de licenciement dans sa filière biscuits pourtant bénéficiaire[111]. Le plan de restructuration prévoit la suppression de 1780 emplois, dont 570 en France[112]. L'objectif est de faire face à sa surcapacité industrielle à l'échelle européenne, en rationalisant les gammes et les lignes de production. Le taux d'utilisation des usines du groupe sont de 43 % contre 70 % chez ses concurrents. Danone s'engage alors sur des mesures d'accompagnement applicables à l'ensemble des sites concernés et sur des actions de réindustrialisation des territoires touchés jusqu'en 2004.

En France, l'annonce de ce plan déclenche une vague de protestation auprès des salariés, des syndicats, de l'opinion publique mais aussi de la classe politique[113].

Début avril, des employés de l'usine Lu de Calais lancent un appel au boycott. Petit à petit, le mouvement s'amplifie. Plusieurs mairies décident de suspendre l'achat des produits Danone dans les cantines scolaires, les crèches, les restaurants administratifs, les villages-vacances[114]... Des comités d'entreprise emboîtent le pas. À l'Assemblée nationale, Attac obtient une centaine de signatures de députés. Des usines sont également occupées et des tracts distribués par les salariés[115].

Cependant, même si les Français approuvent le boycott, celui-ci divise[116]. Les politiques et l'opinion publique soutiennent le mouvement, alors que des syndicats y sont opposés[117].

Ce plan entraîne aussi la mise en ligne d'un site Internet intitulé "jeboycottedanone" détournant le logo[118]. Danone poursuit en justice Olivier Malnuit, rédacteur en chef adjoint de Technikart, auteur du logo détourné, et le Réseau Voltaire qui seront chacun condamnés en première instance à payer 100 000 francs (15 000 euros) d'amende (60 000 francs (9 000 euros) de dommages et intérêts, 30 000 francs (4 500 euros) de frais de publication judiciaire et 10 000 francs (1 500 euros) de frais d'avocats pour contrefaçon. Toutes ces condamnations seront annulées en appel, la Cour confirmant la supériorité de la liberté d'expression sur le droit des marques[Note 2]. Ce plan social intervient aussi à un moment de crispation de la cohabitation, à un an de l'élection présidentielle, entre Jacques Chirac et Lionel Jospin, les deux s'exprimant sur le sujet.

29 août 2004, le contrat des salariés de l'usine de Calais et d'Évry-Ris-Orangis, prend fin et les usines ferment leurs portes définitivement. L'infirmière d'une de ces usines raconte les trois ans de bataille entre la direction et les employés dans un livre paru chez Flammarion : Dehors les p'tits lus (ISBN 2-08-068816-2).

Rumeur de rachat par PepsiCo[modifier | modifier le code]

En juillet 2005, une rumeur court sur un éventuel rachat par OPA hostile du groupe Danone par PepsiCo. L'information, révélée par le magazine Challenges, affirme que Pepsico a pris 3 % du capital de Danone[119]. Très vite, la classe politique se dit « préoccupée » et la rumeur enfle[120]. Hommes politiques de droite et de gauche, syndicats s'élèvent pour défendre le groupe Danone, évoquant « un fleuron industriel »[121].

Pepsi nie avoir une telle intention, mais l'affaire fait grand bruit et le gouvernement français annonce qu'il fera son possible pour protéger Danone[122]. PepsiCo aurait indiqué à l'Autorité des marchés financiers (AMF) qu'il ne préparait pas d'offre sur le groupe alors que pendant des années, les investisseurs ont estimé crédible un rachat de Danone. De leur côté, les actionnaires déplorent un emballement autour de cette affaire[123].

Cependant, une voix discordante se fait entendre, celle de Gérard Augustin-Normand, président de Richelieu Finance. Selon lui, il s'agit d'une manœuvre « organisée par Danone et les pouvoirs publics français afin de rendre une OPA plus difficile et de constituer un socle d'actionnaires institutionnels français solide autour de Danone »[124].

À la suite de la rumeur d'OPA, l'action de Danone bondit de 10 % à la bourse de Paris[125] le mardi 19 juillet[126].

Actimel et Activia : favorables à la santé ?[modifier | modifier le code]

En 2010, Danone a été contraint de retirer ses allégations concernant ses produits phares, Activia et Actimel, présentés de façon abusives comme favorables à la santé[127].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le closing a eu lieu le 7 juillet 2007 au lieu de janvier 2008. Eden récupère 52 % des parts de Danone qui se désengage totalement de l'entreprise Château d'eau alors qu'il devait reprendre par accord de principe les 48 % des parts d'Eden en janvier 2008. Château d'eau SAS leader de l'eau en bonbonnes de 18,6 litres pour les fontaines réfrigérées devient à 100 % Eden groupe dont le siège est à Lausanne en Suisse.
  2. Je boycotte Danone (site d'archive). L'entête du site archivé proclame « Initialement publié en avril 2001, jeboycottedanone.com relayait l'appel au boycott des produits Danone lancé par l'intersyndicale » (Affaire Danone contre Réseau Voltaire) pour s'opposer à ce qu'ils considèrent être des « licenciements spéculatifs de la multinationale ». En retour, Danone attaqua le Réseau Voltaire, éditeur du site, pour infraction au droit des marques. À l'issue de deux ans de procédure, par un arrêt de la Cour d'appel de Paris du 30 avril 2003 celle-ci déboute finalement le groupe Danone.

Références[modifier | modifier le code]

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  17. Saint Louis vend conserves et surgelés à Danone, Libération, 3 décembre 1996
  18. « Comment Danone est devenu un géant », sur L’Économiste,‎ 1999
  19. « Franck Riboud : tu seras Danone, mon fils ! », sur L'Expansion,‎ 1996
  20. [vidéo]Vente de Liebig Maille Amora par Danone, reportage JT Bourgogne du 09/10/1997 sur le site de l'INA
  21. Paribas multiplie les rachats dans l'agroalimentaire, sur LSA Conso
  22. La Pie qui Chante, sur LSA Conso
  23. Un nouveau destin européen pour Alken-Maes, sur Le Soir
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Didier Toussaint, Le génie de Danone, Paris, Descartes & Cie,‎ 2012 (ISBN 978-2-844-46234-3)
  • Imène Besbes, Périmètre d'activité et gouvernance d'entreprise : le cas du groupe Danone, Paris, Éditions universitaires européennes, 2012 (ISBN 978-6131564567)
  • Anne-Catherine Moquet, Le contrôle sociétal : les cas Lafarge et Danone : de nouveaux modèles de management portés par le projet de développement durable, Paris, Vuibert,‎ 2010 (ISBN 978-2-311-00160-0)
  • Félix Torres et Pierre Labasse, Mémoire de Danone : Barcelone, Paris, New York, Paris, le Cherche Midi, coll. « Documents et Guides »,‎ 2003 (ISBN 978-2-749-10047-0)
  • Serge Saint-Michel, Roland Garel et Nadine Voillat, Le Groupe Danone : la femme au tulle vert, Strasbourg, Éd. du Signe,‎ 2003 (ISBN 978-2-746-81243-7)
  • Dominique Centlivre-Petit, Pour une ingénierie de l'apprentissage local : le cas du groupe Danone, Paris, S. Arslan,‎ 1999 (ISBN 978-2-842-76033-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]