Morlanne

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Morlanne
Le château de Morlanne
Le château de Morlanne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Arzacq-Arraziguet
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Arzacq
Maire
Mandat
Philippe Laborde-Rayna
2014-2020
Code postal 64370
Code commune 64406
Démographie
Population
municipale
601 hab. (2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 51″ N 0° 31′ 59″ O / 43.5142, -0.533055555556 ()43° 30′ 51″ Nord 0° 31′ 59″ Ouest / 43.5142, -0.533055555556 ()  
Altitude Min. 84 m – Max. 221 m
Superficie 12,94 km2
Localisation

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Morlanne est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Morlannais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Morlanne est située au nord-est du département, au nord du Béarn et de la ville de Pau, éloignée de vingt kilomètres.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales D269 et D946

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par le Luy de Béarn, affluent du Luy, et par son tributaire, le ruisseau le Tiroulet.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Biélé
  • Coudas
  • Gabriel
  • Migou
  • Le Moulin
  • Péré
  • Bourg
  • Lannes
  • Baillenx
  • Pierrou

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Morlanne apparaît sous les formes Morlana (1286[3], titres de Béarn[4]), Morlane (1288[3], notaires de Navarrenx[5]) et Sent-Laurentz de Morlana (1537[3], notaires de Garos[6]).

Son nom béarnais est Morlana.

Le toponyme Péré apparaît sous la forme Perer (1385[3], censier de Béarn[7]).

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1385[3], Morlanne comptait 72 feux et dépendait du bailliage de Garos.

Paul Raymond[3] note que la baronnie de Morlanne fut créée en 1643, et qu'elle était vassale de la vicomté de Béarn. De cette même vicomté relevait une abbaye laïque située sur la commune.

Isaac Pierre Ignace du Fraiche ou du Fraixe (fils de Jean, décédé le 16 juillet 1606, seigneur d'Aygnan et de Saint-Goin, maître des requêtes du roi, conseiller d'État, président au grand conseil de Navarre, marié à Jeanne de Casamajor), maréchal de camp des armées du roi, seigneur de Lée et d'Oust, baron de Morlanne lors de sa création en 1643, châtelain et gouverneur du château de Morlanne, abbé laïque de l'abbaye du même nom, marié le 8 février 1624 à Jeanne de Lacomme.[réf. nécessaire]Ref: Notice sur la maison de Gassion par Dufau de Maluquer - Etudes historiques et religieuse du diocèse de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, du Gers, des Landes, de Bordeaux, de Guyenne et Gascogne - Mémoires de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force - Correspondances d'Henri d'Escoubleau de Sourdis, archevêque de Bordeaux, Grand Amiral de la Marine, etc...

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Philippe Laborde-Rayna MoDem  
2008 2014 Philippe Laborde-Rayna UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Morlanne appartient à quatre structures intercommunales[8] :

La commune accueille le siège du syndicat mixte des écoles de Morlanne et Castéide-Candau.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 601 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
780 657 825 895 805 900 960 1 010 1 003
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 000 897 883 861 855 858 814 772 728
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
704 677 670 632 547 466 469 406 389
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
361 366 338 386 389 428 454 469 574
2011 - - - - - - - -
601 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Morlanne possède un ensemble fortifié protohistorique, dit castéra du Bialer ou camp romain, au lieu-dit Bialer, qui comprend une motte, un fossé et une enceinte.

La commune s'est développée à partir d'un castelnau[11] dont les origines remontent au XIe siècle.

Morlanne possède une ancienne abbaye laïque[12], dite La Tour, qui date de 1470 et 1480 et qui fut remaniée au XVIe siècle. Le manoir[13], dit abbaye laïque ou maison de Domec, date quant à lui des XVe et XVIe siècles. On peut y voir deux peintures monumentales[14] du XVe siècle.

Le château de Morlanne est inscrit aux monuments historiques depuis 1975[15]. Le rez-de-chaussée est visitable et abrite une importante collection de poteries.

Quelques fermes[16] des XVIIIe et XIXe siècles sont classées aux monuments historiques, tout comme le four à pain[17] du XIXe siècle sur la voie communale 10.

Morlanne possède un ensemble de maisons[18] également classées dont les dates de construction s'échelonnent du XVe au XIXe siècle, telles que la maison Lageye[19] (XVe siècle), la maison de maître dite maison Gassiotte[20] (début XVIe siècle) et la maison de maître dite maison Rigoulet[21] (1680).

Le moulin de Laubadère[22] fut construit au XVIIIe siècle et remanié au siècle suivant.

Le monument aux morts de la guerre de 1914-1918[23], érigé en 1920, est également classé.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent[24] des XIIIe, XIVe et XVe siècles, fut remaniée aux XVIe et XVIIIe siècles. Elle recèle du mobilier et des objets[25] classés par le ministère de la Culture. Le presbytère[26] date, quant à lui, du XVIIIe siècle.

Morlanne est située sur la Via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire, d'une crèche, d’arènes, de deux restaurants, d'une salle polyvalente et sportive et d'une maison de retraite.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XVIIIe siècle
Pierre Bourgeade
nées au XXe siècle
  • Pierre Bourgeade, né en 1927 à Morlanne, est un romancier, poète et dramaturge. Sur son village natal, il a écrit :
« Je suis né dans un petit village des Pyrénées, Morlanne, dont l'unique rue, la carrère, s'allonge sur le sommet d'une colline que dominent, d'un côté, la haute masse d'une église fortifiée, et de l'autre le château. J'allais, bien sûr, à l'école publique. Apprenant, au cours élémentaire, comment, pendant la Révolution, le Tiers avait triomphé des deux ordres, il me semblait, quand je rentrais à la maison, que la carrère était le reflet exact de l'Histoire et j'espérais qu'un jour, quand je serais grand, des conflits analogues s'élèveraient entre le Tiers et le reste, et seraient résolus de la même manière. Je rêvais à cela, à sept ou huit ans, en rentrant de l'école, je rêvais à une révolution définitive, sans savoir ce qui pourrait la motiver, mais j'espérais vivre, rien que pour la forme, et je rêvais que j'écrirais des livres. »[27]
« Aux marches du Béarn, Morlanne est un village de trois cents âmes, perché depuis dix siècles, sur l'une de ces collines qui, de l'autre côté de la pleine du gave, font face aux Pyrénées. Jules César y établit un camp où l'on peut encore méditer sur l'ambition, l'histoire, le triomphe des ronces et des orties. Du camp romain, comme de tout autre endroit de Morlanne, l'œil domine, au sud, un bon tiers de la chaîne des Pyrénées ; à l'ouest, les Landes monotones ; à l'est, l'Armagnac turbulent ; au nord, cette contrée confuse, vaste et poussiéreuse, que le Béarn hautement civilisé rêva toujours d'annexer la France. Gaston Phoebus quittait chaque jour sa citadelle d'Orthez, distante de cinq lieues, passait au château de Salles-Pisse où vivaient ses cousines, et venait à Morlanne prendre le thé avec ses maîtresses, en parlant de rêve qu'Henri, fils de Jeanne d'Albret, devait finalement réaliser. Visiter Morlanne, c'est visiter ce rêve, qui semblait fou. Je suis né là, dans la carrière qui joint l'église au château-fort. Devant notre maison, où mon grand-père, par ailleurs menuisier, pressait le raisin de vigne, s'activaient, sans trêve ni repos, le charpentier, le forgeron, le maréchal-ferrant, le sabotier. Dans le jardin, derrière, je regardais aussi vers ces contrées mystérieuses où je savais qu'un jour j'irais. Les petits Morlannais parlaient patois à la maison, latin à l'église, un maître unique, à l'école communale, chargé de huit classes, leur enseignait, de manière inflexible, le français. Ils se gondolent, aujourd'hui, quand ils apprennent qu'on peut entrer en sixième sans savoir lire. Le château de Morlanne, qui se visite, est riche de nombreuses collections. L'église, monument historique du XIIe siècle, est un chef-d'œuvre de l'art surréaliste. Elle compte trois tours, l'une ronde, l'autre carrée, la troisième pentagonale, par quoi l'architecte inconnu semble avoir transmis un message complexe, qu'il appartient à chacun de déchiffrer. »[28]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Morlanne
  3. a, b, c, d, e et f Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Notaires de Garos - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 17 juin 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. « Notice sur le castenau », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Ancienne abbaye laïque dite La Tour », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Manoir dit abbaye laïque ou maison de Domec », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Peintures monumentales de la maison de Domec », base Palissy, ministère français de la Culture
  15. « Château de Morlanne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « IA64000183 », « IA64000182 », « IA64000181 », notices sur les fermes classées, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  17. « Four à pain », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « IA64000187 », « IA64000186 », « IA64000185 », « IA64000184 », notices des maisons classées sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  19. « Maison Lageye », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Maison de maître dite maison Gassiotte », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Maison de maître dite maison Rigoulet », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Moulin de Laubadère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Monument aux morts de la guerre de 1914-1918 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Église Saint-Laurent », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « PM64000322 », « PM64000321 », « PM64000320 », « IM64002770 », « IM64002769 », « IM64002768 », « IM64002709 », « IM64002708 », « IM64002707 », « IM64002706 », « IM64002705 », « IM64002704 », « IM64002703 », « IM64002702 », notices sur le mobilier de l'église Saint-Laurent, sur la base Palissy, ministère de la Culture
  26. « Presbytère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Pierre Bourgeade, La France à l'abattoir, Ramsay, 1979.
  28. Pierre Bourgeade. « Loin de la foule, près du ciel ». Le Nouvel observateur, 4-10 juillet 1996, no 1652 « Le guide de votre été », p. 12.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]