Aydius

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Aydius
Image illustrative de l'article Aydius
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Accous
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Aspe
Maire
Mandat
Bernard Bourguinat
2008-2014
Code postal 64490
Code commune 64085
Démographie
Population
municipale
98 hab. (2011)
Densité 2,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 10″ N 0° 32′ 27″ O / 43.0028, -0.540833333333 ()43° 00′ 10″ Nord 0° 32′ 27″ Ouest / 43.0028, -0.540833333333 ()  
Altitude Min. 551 m – Max. 2 173 m
Superficie 34,72 km2
Localisation

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Aydius est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la vallée d'Aspe.

Accès[modifier | modifier le code]

Elle est desservie par la route départementale 237[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune, située dans le bassin versant de l’Adour, est traversée par le gave d'Aydius (affluent du gave d'Aspe) et ses tributaires, le gave de Bouren (et son affluent, le ruisseau d'ilhiec), les ruisseaux d'Arces (et son affluent, le ruisseau d'Iteraille), l'Arigalos, des Arrecas (et son affluent, le ruisseau de Gensenouse), l'Aygue Bère, de Sahun et Sarité (et son affluent, le ruisseau de Traillère).
Paul Raymond cite également en 1863[2] le Béranguet, le Bouren et l’Illecq, des affluents du Gabarret.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Anire[1],[2]
  • L’Ardoisière[1]
  • Arès (grange)[1]
  • Arques (bois des)[1],[2]
  • Las Arretortes (cap de)[1]
  • Les Arrouyes[1],[2]
  • Baich (rangole de)[1]
  • Barca[1],[2]
  • Barrada[1]
  • Bat (grange de)[1]
  • Bat (pont de)[1]
  • Bérangueil[1]
  • Bérie (borde de)[1]
  • Bérouste (serrot de)[1]
  • Bésur (cabane de)[1]
  • Bouren[1],[2]
  • Cachiquet (cabane de)[1]
  • Calhabets (pas de)[1]
  • Capdarest[1]
  • Capdevielle[1]
  • Capouret[1]
  • Carn de Haut (borde)[1]
  • Casaubon[1]
  • Les Catiasses (bois)[1]
  • Chechit[1]
  • Core de Cam[1]
  • Cot de Picars (mail)[1]
  • La Courade (col de)[1]
  • Courdé[1]
  • Courrège Longue[1]
  • Cret Arrouy (cap de)[1]
  • Escarrebirats (pas d’)[1]
  • Escourau (borde)[1]
  • Escut (bois d’)[1]
  • Guérègne[1]
  • Haut (rangole de)[1]
  • Hourquet Roes (cabane)[1]
  • Les Ichantes[1],[2],[3]
  • Ichantes (bois d’)[1]
  • Illes (borde)[1]
  • Le Labay[1]
  • Lacazette[1]
  • Lacazotte[1]
  • Laresse[1]
  • Lartigalot[1]
  • Latoussé (pènes des)[1]
  • Lespy[1]
  • Luc (grange)[1]
  • Manautton[1]
  • Mariebère (bois de)[1],[2]
  • Mirande[1]
  • Mousquaté (bois de)[1],[2]
  • Mousté (col de)[1],[2]
  • Pée Nouqué (ruines)[1]
  • Pouey[1]
  • La Poueye (hosse de)[1]
  • Salaneuve (ruines)[1]
  • Les Salars[1],[2]
  • Sarrelangue[1]
  • Sartiat (bois de)[1]
  • Sézy (grange)[1]
  • Soumaous (hosse de)[1]
  • Tousset[1]
  • l’Usclat (bois de)[1],[2]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Aydius est attesté sous sa forme actuelle dès 1385 (recensement)[4], puis en 1590 (lo temple de Sent Martin d'Aydius)[2] et au XVIIIe siècle (carte de Cassini)[5].
Pour Michel Grosclaude[5], outre une racine commune avec Aydie, l’origine du toponyme et sa signification demeurent obscures.
Son nom gascon est Aidius.

Anire est mentionné sous la forme Amire en 1385[2], censier de Béarn[6]).

Le col des Arques, entre les communes d’Aydius et de Gère-Bélesten est mentionné par le dictionnaire topographique de 1863[2] tout comme les monts les Arrouyes et Barca.

Les Ichantes est un hameau référencé par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque en 1863[2], tout comme le hameau Les Jaupins.

Mariebère, noté Marie-Bère (de Maria beroy = Belle Marie[7]) en 1863[2] fait référence à un mont de la commune.

Le bois de Mousquaté est noté sous la graphie bois de Mousquété en 1863[2].

Mousté désigne une montagne entre Aydius et Sarrance[2].

Les cols de Pian entre Aydius et Bedous et de Picas sur Aydius sont mentionnés par le dictionnaire de 1863[2].

Les Salars est un hameau d’Aydius déjà mentionné en 1863[2], tout comme le bois de l’Usclat.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un abri sous roche datant de la protohistoire, dénommé abri Gandon-Lassus, a été découvert sur la commune. Il est inscrit aux monuments historiques depuis 1997[8].

Paul Raymond[2] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.

En 1385, on y comptait 30 feux. Aydius dépendait du bailliage d'Aspe.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Bernard Bourguinat    
2008 2014 Bernard Bourguinat    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de quatre structures intercommunales[9] :

  • la communauté de communes de la Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat mixte du Haut-Béarn ;
  • le syndicat intercommunal d'aide matérielle à la scolarisation en vallée d'Aspe.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 98 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
685 726 701 891 847 822 833 890 813
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
855 735 695 715 694 613 586 541 526
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
520 518 489 349 283 268 241 181 137
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
98 88 94 67 74 80 100 100 100
2011 - - - - - - - -
98 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Chanson d'Aydius

Qu'ei ua canson sus las planas dé Bedous é dé Aydius[12] (occitan)

Refrain

A diu plane de Bedous
Cami nau d’Espanhe
D’Aydius soun mas amous
Pujem la mountanhe.

Couplet 1

Adiu, plane de Bedous,
Gabe qui l’enclabes
Lou sendèr deus amourous
Qu’ei lou de las crabes
Coundusech-tà mas amous
Rigoulet qui’u labes.

Couplet 2

Mes dejà l’amou tout dous
Trop lèu que’ns separe
Gaboulet de plus en plus
Car toun ounde clare
Quoan jou'm en bau ta capsus
Capbatch que debare.

Couplet 3

Jou qu’aymi de souneja
Lou loung de ta ribe
D’endéner gourgouleja
Toun ayguete bibe
Sus ta boute d’essaja
Ma cante plentibe.

Couplet 4

En passam, digam adiu
Au gigant de pèire.
Cascaret que lou boun Diu
Courouna de gèyre
Quoan lou quilha sus l'arriu
Coum ua cosquilhèyre.

Couplet 5

Care't care't rigoulet !
Peu bousquet d'Ichante
Qu'endeni roussinhoulet
Doun la bouts m'encante
Jou bé'm coupi lou siulet
D'amou quoan eth cante.

Couplet 6

Lèu passi toun poundiquet
Qui dance e trémoule
Au brut de l'arricouquet
De l'aygue qui coule
Dance dance poundiquet
Sus l'aigue qui bole

Couplet 7

D’aci que't hei mouns adius,
Huej ta la ribère
Deu sarrot que'm sort Aydius
Aydius qui m’apère
Bachat coum l’esluts deths dius
De quauque lausère.

Refrain

A dieu, plaine de Bédous
Grande route d'Espagne
D'Aydius sont mes amours
Montons la montagne.

Couplet 1

Adieu, plaine de Bédous
Gave qui l'enclaves
Le sentier des amoureux
Est celui des chèvres
Conduis-moi à mes amours
Petit puisseau qui le laves.

Couplet 2

Mais déjà l'amour, tout doucement
Trop tôt nous sépare
Petit gave de plus en plus ;
Car ton onde claire,
Quand je m'en vais vers le haut
Vers le bas descend.

Couplet 3

Moi j'aime rêver
Le long de ta rive
D'entendre murmurer
Ton eau vive
Et sur ta voûte d'essayer
Mon chant plaintif.

Couplet 4

En passant, disons adieu
Au géant de pierre.
Pile de rochers que le bon Dieu
Couronne de lierre
Quand il le dressa sur ta rive
Comme une grande coquille.

Couplet 5

Tais- toi, tais-toi ruisselet !
Par le bosquet d'Ichante
J'entends rossignolet
Dont la voix m'enchante.
Je me tais
D'amour quand il chante.

Couplet 6

Bientôt je passe le petit pont
Qui danse et tremble
Au bruit des ricochets
De l'eau qui coule,
Danse, danse, petit pont
Sur l'eau qui vole.

Couplet 7

D'ici je te fais mes adieux
Fuis vers la plaine,
Du défilé m'apparaît Aydius
Aydius qui m'appelle,
Descendu comme l'avalanche des dieux
De quelque ardoisière.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Des maisons anciennes, datant des XVIe, XVIIe et XIXe siècles sont visibles sur la commune (maisons Pualet, Casaubon, Hontas et Guiraudé). La maison Ichante fait l’objet d’une inscription des monuments historiques depuis 1996[3].

Le monument aux morts de la commune porte, depuis le 17 mai 2009, une plaque commémorative au nom de Jean-Louis Lasplacettes, soldat 2e classe du 18e régiment d'infanterie condamné à la peine capitale et passé par les armes le 12 juin 1917 à Maizy (Aisne) pour sa participation à une révolte de soldats survenue quelques jours plus tôt, à l’arrière du front, dans le village de Villers-sur-Fère[13].

Les bains de Chichit, XIXe siècle 
Désaffectés depuis 1944, ces bains de petite capacité étaient alimentés par une source dont l'eau ferrugineuse, qui pouvait aussi être bue, soulageait les rhumatismes. Les ruines de cet établissement sont situées sur la rive droite du gave d'Aydius[14]. Désormais cet endroit est un lieu où les enfants du village se retrouvent pour s'y baigner.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Martin date des XIVe et XVe siècles, et a été restaurée aux XVIIIe et XIXe siècles. Elle est l’objet d’une inscription par les monuments historiques depuis 1994[15].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le Sommet de Tachat se dresse à 1 408 mètres[1], le Sommet de Talabot à 1 591 mètres[1], le Sommet de Pétraube à 1 606 mètres[1], le Sommet de Houndarete à 1 695 mètres[1], le Soum de la Mousquère à 1 778 mètres[1], le Turon de la Goaita à 1 805 mètres[1], la Lousquette de Barca à 1 870 mètres[1], le pic de Lariou à 1 903 mètres[1] et le Mailh Bassibe à 1 973 mètres[1].

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Loustaunau général des Indes

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu et bv Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 20 octobre 2012)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  3. a et b « La maison Ichante », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, edicions reclams Escola Gaston Febus, 2006 p.37
  5. a et b Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  6. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Robert Aymard (membre de la Société française onomastique), Toponymes pyrénéens, Lacour, 2009 (ISBN 9782750424305), page 251
  8. « L’abri sous-roche Gandon-Lassus », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques » (consulté le 20 octobre 2012)
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  12. Chanson d'Aydius
  13. Allocution du maire d’Aydius
  14. Site de l'éco-musée
  15. « L’église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dans son livre "L'ours et les brebis", Etienne Lamazou, raconte sa vie de berger transhumant de 1913 à 1969. Originaire d'Aydius, qu'il n'a jamais quittée sinon pour mener ses bêtes hiverner en plaine, il raconte la vie de berger telle qu'elle se déroulait encore au début du siècle passé. Toute l'action se déroule dans et autour d'Aydius et regorge de mille petites anecdotes parfois lénifiantes, parfois émouvantes, souvent instructives.

Article connexe[modifier | modifier le code]