Bérenx

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Bérenx
La mairie de Bérenx
La mairie de Bérenx
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Salies-de-Béarn
Intercommunalité Communauté de communes de Salies-de-Béarn
Maire
Mandat
Jean Domercq-Bareille
2008-2014
Code postal 64300
Code commune 64112
Démographie
Population
municipale
473 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 13″ N 0° 51′ 21″ O / 43.5036, -0.855833333333 ()43° 30′ 13″ Nord 0° 51′ 21″ Ouest / 43.5036, -0.855833333333 ()  
Altitude Min. 25 m – Max. 176 m
Superficie 13,59 km2
Localisation

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Bérenx

Bérenx est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée dans Bérenx.
L'église Saint-Pierre Saint-Jean-Baptiste
Terrain de football et salle polyvalente
Rivière passant par Bérenx.
Le clocher
Le monument aux morts
Sortie de Bérenx.

Situation[modifier | modifier le code]

Bérenx est située sur la rive gauche du gave de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 29 et 933.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Bérenx est traversée[1] par le gave de Pau, affluent de l'Adour, et par son tributaire, l'arriou de Cazaubon.

L'arriou de Mondran, affluent du Saleys est également présent sur les terres de Bérenx.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Arroutix
  • Cam
  • Cassou

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Bérenx apparaît sous les formes Berencs (1240, cartulaire de Sorde[2]), Berens (1241, cartulaire de Sorde), Berenx (1385, censier de Béarn[3]), Berenxs (1461[4], titres de Béarn[5]), Verencxs (1548[4], réformation de Béarn[6]), Berenlx (1582[4], aliénations du diocèse de Dax[7]) et Berenx XVIIIe siècle, carte de Cassini).

L'origine du toponyme pourrait être germanique : Bero, Ber, Bern, 'ours' - suivi d’un suffixe d’appartenance incus (ens, enx) 'villa' ou 'ville'.
La répartition de ces noms en Gascogne est capricieuse et inégale. Par contre on en rencontre beaucoup au sud de l’Adour. Les uns correspondent à des défrichements par les Francs de régions déshéritées qui avait rebuté les Gallo-romains sur des terres attribuées, sans doute à des vétérans des armées franques ; d’autres sont d’anciennes villas gallo-romaines, détruites par les francs, puis relevées et rebaptisées à la mode germanique.
En étudiant les noms germaniques de l’Adour, on s’aperçoit qu’ils sont souvent situés sur des points stratégiques : poste d’intérêt militaire ou de péages.
Les gorges étroites du gave de Pau à Bérenx, ont permis la construction d’un pont en bois et le touron de Saint Pic était un lieu idéal pour la défense et le contrôle du pont.

Larroque est un fief, vassal de la vicomté de Béarn, dépendant du bailliage de Rivière-Gave, mentionné en 1385[4] (censier de Béarn[3]) et 1538[4] (Larocque, réformation de Béarn[6]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note qu'en 1385, Bérenx comptait soixante-et-onze feux et dépendait du bailliage de Rivière-Gave, nom d'un archiprêtré du diocèse de Dax qui tirait son nom du gave de Pau. La commune était une dépendance du diocèse de Dax ainsi que le chef-lieu du vic de Rivière Gave.

La région de Bérenx était occupée par des hommes préhistoriques, il y a plus de 4 000 ans, comme l’atteste la découverte en 1930 de haches de pierre polie datées de l’âge du cuivre (Chalcolithique). Trois de ces outils ont été découverts à 600 m au sud du touron de Saint Pic.

Le sommet du touron de Saint Pic, dominant la vallée du gave fut occupée par un camp fortifié entouré de larges et profonds fossés. Ce camp surveillait la vallée du gave, principale voie de communication. Sur ce lieu stratégique, le château féodal de Mongiscard fut construit en 1103 par Gaston IV de Béarn après la conquête du lieu sur les vicomtes de Dax à son retour de la première croisade.

Deux hautes tours, permettant de voir à plus de soixante kilomètres, entourées de fossés profonds, rendaient ce lieu imprenable. Lors de la révolte protestante de 1620, le capitaine huguenot Bensin se réfugia dans cette place forte. Après un siège le capitaine Bensin se rendit et Louis XII ordonna la démolition du château de Mongiscard en 1621. Il reste toujours sur le sommet les fossés et contrescarpes.

Au Moyen Âge Bérenx eu une certaine importance, sous Gaston Fébus on dénombrait 71 feux (foyers) ; au recensement de 1881, le village comptait encore 711 habitants.

Les troupes de Wellington traversèrent le gave aux gués de la Plaine et de la Liberté, après que Taupin eut détruit le pont en bois de Bérenx, et permit une victoire éclair des troupes britanniques sur les troupes de Soult le 27 février 1814 à Orthez. On raconte qu’une jolie Dame de Bérenx signala l’existence du gué de Bérenx à un capitaine britannique[8].

La colline de Lagisquet qui culmine à 172 mètres servit d’observatoire aux Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

La principale activité du village fut toujours l’agriculture, l’artisanat mais aussi la pêche avec une pêcherie de saumons sur le gave jusqu’au début du XXe siècle siècle sans oublier la carrière du pont de Bérenx.

Pendant plusieurs siècles les sept moulins le long du ruisseau de Gouardère rythmèrent la vie du village.

Dictons sur Bérenx
Berenx, tredze bentz', 'treize vents'
Quelques maisons de la localité sont situées sur un point très élevé et sont exposées à toutes les violences atmosphériques. La rose des vents, généralement connue en compte trente deux ; il faut donc supposer que les habitants de Berenx en ont une à leur usage particulier.
Lou hourat de Berenx, lou pount de Berenx, 'le trou de Bérenx', 'le pont de Bérenx'
Il y a un gouffre très profond sous le pont de Bérenx. D’une chose perdue, que l’on désespère de retrouver, on dit qu’ey debat lou pount de Berenx, 'elle est sous le pont de Bérenx'.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1977 Jean Balagué    
1977 1983 Jean Balagué    
1983 1989 Jean Balagué    
1989 1995 Jean Domercq-Bareille    
1995 2001 Jean Domercq-Bareille    
2001 2008 Jean Domercq-Bareille    
2008 2014 Jean Domercq-Bareille    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Bérenx fait partie de six structures intercommunales :

  • Communauté de communes de Salies-de-Béarn ;
  • SIVU de Mongiscard ;
  • syndicat départemental d'électrification ;
  • syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau ;
  • syndicat intercommunal des gaves et du Saleys ;
  • syndicat mixte du Béarn des gaves.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 473 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
713 791 908 848 833 904 941 890 864
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
810 741 719 693 711 722 734 681 701
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
697 676 652 589 570 514 506 476 451
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
479 461 444 471 496 475 480 482 473
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du Béarn et de celle de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre Saint-Jean-Baptiste[11] fut reconstruite au XVIIIe siècle sur les ruines de l'édifice antérieur, signalé au XIVe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

Bérenx dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Bérenx, consultée le 13/07/09
  2. Cartulaire de l'abbaye Saint-Jean de Sorde, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  3. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  4. a, b, c, d, e et f Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. a et b Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Registres d'aliénations - ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  8. Pièce occitane de Lalane : La higue de Massicam
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  11. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Pierre Saint-Jean-Baptiste

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]