Louvie-Soubiron

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Louvie-Soubiron
La mairie de Louvie-Soubiron
La mairie de Louvie-Soubiron
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Laruns
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Ossau
Maire
Mandat
Gérard Sarrailh
2008-2014
Code postal 64440
Code commune 64354
Démographie
Population
municipale
116 hab. (2011)
Densité 4,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 01″ N 0° 24′ 45″ O / 43.0003, -0.4125 ()43° 00′ 01″ Nord 0° 24′ 45″ Ouest / 43.0003, -0.4125 ()  
Altitude Min. 457 m – Max. 2 038 m
Superficie 26,66 km2
Localisation

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Louvie-Soubiron

Louvie-Soubiron est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Louvie-Soubironnais[1].

Le village
Louvie-Soubiron.
La montagne depuis Louvie-Soubiron.
Entrée dans Louvie-Soubiron.
L'église Saint-Martin-de-Tours

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Louvie-Soubiron s'étend de la vallée d'Ossau à celle de l'Ouzom à l'est. Les deux parties du territoire étaient reliées par le chemin « de Ferrières », franchissant le col de Louvie (1438 m).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées par le gave d'Ossau (affluent du gave d'Oloron) et par ses affluents :

  • le ruisseau le Canceigt (10 km) et son affluent :
    • l'arrèc de Badeigs et son affluent :
      • l'arrèc de la Téoulère
  • le ruisseau le Lamay

La commune est également traversée par l'Ouzoum (affluent du gave de Pau) et ses affluents :

  • le Caud'Arrouy
  • le ruisseau de Gourlapit
  • le ruisseau de Hougarou
  • le ruisseau de Lastètes
  • le ruisseau le Laussiès

Des captages d'eau pour la zone de Pau et ses alentours est alimenté par des sources karstiques AYGUE BLANQUE (teneur en nitrates faible, 1 mg/l en 2009).

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Le hameau de Listo sur le chemin du col de Louvie.
  • Le quartier et le hameau des Eschartès, près de Ferriéres et de l'ancienne mine de Baburet. Ce hameau, fort éloigné de Louvie-Soubiron - à cinq ou six heures de marche par le col de Louvie ou, par la route, à une trentaine de kilomètres - est pourvu d'une mairie annexe.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Louvie-Soubiron apparaît[2] sous les formes Lobiher-Susoo (1376, montre militaire de Béarn[3]), Lobier-Susoo (1414, titres de Louvie-Soubiron[4]), Lovier-Sobiroo (1489, notaires d'Ossau[5]), Lobier-Sobiron (1538, réformation de Béarn[6]), Sanctus-Martinus de Louvie (1606, insinuations du diocèse d'Oloron[7]), Lovier-Soubiron (1612, titres de Louvie-Soubiron[4]), Lobie-Souvirion (1675, réformation de Béarn[6]).
Listo est mentionnée[2] dès 1487 (Lobier et Listo, notaires d'Ossau[5]).
'Lobièr' nom occitan vient du latin et signifie demeure de Lupinus, 'Soubiron' vient de l'occitan gascon 'sobiran' = en amont, en effet la commune est au-dessus de Louvie-Juzon[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1385, Louvie-Soubiron comptait 9 feux et Listo 3. Elles dépendaient du bailliage d'Ossau.
Paul Raymond[2] note que ce village formait avec Listo une ruffe-baronnie depuis 1615, vassale de la vicomté de Béarn. À noter que dès 1538, le seigneur de ces communes s'attribue le titre de prumer rufabaron.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean-Marc Répéto    
2001 2008 Jean-Marc Répéto    
2008 2014 Gérard Sarrailh    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de trois structures intercommunales :

La commune fait partie du Pays d'Oloron et du Haut-Béarn.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 116 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
316 263 156 233 306 383 353 401 378
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
400 394 387 347 360 363 387 383 387
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
370 303 319 280 245 217 217 190 168
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
137 128 125 118 127 121 113 112 116
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Un gisement de fer, la mine de Baburet, fut exploité jusqu'en 1866, puis à nouveau de 1920 à 1962. Une carrière de marbre blanc fut également ouverte au nord du village. Elle donnait un marbre blanc « analogue au marbre de Carrare [...] et bon pour la statuaire [qui] a servi à faire les statues extérieures de la Madeleine, à Paris » [11] ainsi que du marbre bleu turquin.

L'agriculture et l'élevage constituent une part importante de l'activité économique de la commune, qui fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Martin-de-Tours date du XIIe siècle et a été reconstruite au XIXe siècle.

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a, b et c Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  3. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  4. a et b Titres de la commune - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. a et b Notaires d'Ossau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. a et b Collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, edicions reclams Escola Gaston Febus, 2006 p.143
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  11. Ch. L. Froissard, Mémoire sur les marbres des Pyrénées, Paris, Grasset, 1896.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]