Saint-Dos

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Saint-Dos
L'église de l'Assomption-de-la-Vierge-Marie
L'église de l'Assomption-de-la-Vierge-Marie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Salies-de-Béarn
Intercommunalité Communauté de communes de Salies-de-Béarn
Maire
Mandat
Jean-Pierre Carrau
2014-2020
Code postal 64270
Code commune 64474
Démographie
Population
municipale
142 hab. (2011)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 27″ N 1° 01′ 17″ O / 43.4742, -1.0213888888943° 28′ 27″ Nord 1° 01′ 17″ Ouest / 43.4742, -1.02138888889  
Altitude Min. 12 m – Max. 48 m
Superficie 1,84 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saint-dos.fr

Saint-Dos est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Sendosien[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Saint-Dos est située sur la rive gauche du gave d'Oloron.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 28 et 277.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau, et par son tributaire, le ruisseau l'Entran.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Saint-Dos est une mauvaise interprétation par l'administration française du nom gascon Sendòs qui apparaît sous les formes Sendos-Juson, Sendos-Suson et Sancta-Maria de Sendos (respectivement 1120[3] pour les deux premières formes, etXIIe siècle[3], cartulaire de Sorde[4]), Scendos (1151[3]), Nostre-Done de Sendos (1442[3], notaires de Labastide-Villefranche[5]), Sandoos, Sandos de la juridiction de France et Saint-Doz (respectivement 1538[3] pour les deux premières formes, et 1675[3], réformation de Béarn[6]).

Graphie occitane[modifier | modifier le code]

Son nom occitan gascon est Sendos.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note qu'en 1385, Saint-Dos comptait dix feux et dépendait du bailliage de Mu.

Comme nombre de villages de la vallée du gave d'Oloron, Saint-Dos à des origines gallo-romaines. Les origines du village seraient attribuables à un officier romain du nom de Sintus, qui reçut des terres à la fin de la conquête romaine.

L'originalité de Saint-Dos (Sendos) est que le village était situé de part et d'autre de la frontière Béarn/Gascogne depuis 1292. Sous l'Ancien Régime, la paroisse élisait d'ailleurs des jurats béarnais et des « députés » gascons.

En 1660, les habitants se rebellèrent contre la gabelle et plusieurs d'entre eux furent pendus sur la place du village. Les marais des « barthes de Branlès » furent asséchés en 1863 avec des aides de Napoléon III.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Marcel Lafourcade    
mars 2001 avril 2012 Robert Claverie    
juin 2012 en cours Jean-Pierre Carrau    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Dos fait partie de sept structures intercommunales[7] :

  • la communauté de communes de Salies-de-Béarn ;
  • le SIGOM ;
  • le SIVU des cinq villages ;
  • le SIVU pour le regroupement pédagogique des communes de Léren, Saint-Pé-de-Léren, Saint-Dos et Auterrive ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable du Saleys et des gaves ;
  • le syndicat intercommunal des gaves et du Saleys.

La commune accueille le siège du SIVU pour le regroupement pédagogique des communes de Léren, Saint-Pé-de-Léren, Saint-Dos et Auterrive.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 142 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
271 278 292 302 297 294 294 296 275
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
284 275 285 274 280 271 266 252 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
265 245 228 202 184 193 211 212 201
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
190 180 154 139 141 140 127 125 142
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Les fêtes du village ont lieu chaque année le troisième weekend d'août et donnent lieu à des bandas, jeux béarnais, diner champêtre et soirées dansantes.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château des comtes de Béarn Sendos (Sintos) à l'architecture civile du XVIe siècle, a remplacé une motte féodale dont « Le Basque gentil », héros local, fut seigneur. Le château primitif se trouvait à la jonction entre les terres du roi d'Angleterre et celles du vicomte du Béarn durant la guerre de cent ans. Pillé en 1793, il fut restauré par le baron de Crouseilhes qui y venait parfois.Occupé par les Autorités allemandes de 1940 à fin 1942, puis par des métayers, il est aujourd'hui transfromé en remise agricole mais décèle encore de très beaux éléments d'architecture renaissance.

Le château Mousseigne est une gentilhommière de la fin du XVIIe siècle qui porte le nom de la famille qui l'a construite. On y recense un Jean Mousseigne de Sendos en 1700. Les Mousseigne, grands propriétaires terriens, devaient leur fortune surtout au commerce maritime. Au XVIIe siècle, ils commerçaient au-delà des mers et avaient d'importants actifs aux Indes, à l'île Maurice et à Saint-Domingue.

Le moulin seigneurial fut construit en 1736, et est aujourd'hui au milieu des terres. Le canal de dérivation a été comblé en 1951. Le moulin seigneurial précédent a été détruit lors de la grande crue de 1732. Un crime y a été commis au début du XX°siècle.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église actuelle dite de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie[10] date du XIXe siècle, remplaçant un édifice fort ancien emporté par une crue du gave à la fin du XVIIIe siècle. Elle a été financée en partie par le baron Marie Jean Pierre Pie Frédéric Dombidau de Crouseilhes, ministre de l'instruction publique et des Cultes de la Deuxième république, et propriétaire du château de Saint-Dos. Il fut pair de France en 1845 et sénateur sous Napoléon III.

La chapelle d'Ordios, bien que dépendant aujourd'hui de Labastide-Villefranche, fut construite en 1150 sur ordre du curé de Saint-Dos de l'époque[réf. nécessaire].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

Saint-Dos dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sans conteste le baron Frédéric Dombidau de Crouseilhes qui, bien que né à Oloron en 1792 et décédé à Paris en 1861, a habité longtemps le château de Saint-Dos qu'il tenait de sa mère et de sa grand-mère. Le baron de Crouseilhes est célèbre pour avoir fait cesser les châtiments corporels à l'école quand il était ministre de l'instruction publique de la Deuxième république en 1851. Prosper Mérimée a raconté les circonstances de sa mort in Lettre de Prosper Mérimée à la comtesse de Montijo - Mercure de France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Saint-Dos, consultée le 13/07/09
  3. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Cartulaire de l'abbaye Saint-Jean de Sorde, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  5. Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 19 juin 2014)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  10. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexis Ichas, Historial de Saint-Dos
  • Alexis Ichas, Historial des gaves, Éditions Atlantica
  • Alexis Ichas, Chroniques béarnaises du Gave et du Saleys
  • Bulletin d'Information de la communauté de communes de Salies-de-Béarn (été 2008)

Article connexe[modifier | modifier le code]