Artix (Pyrénées-Atlantiques)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Artix.
Artix
La mairie
La mairie
Blason de Artix
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Arthez-de-Béarn
Intercommunalité communauté de communes de Lacq
Maire
Mandat
Jean-Marie Bergeret-Tercq
2014-2020
Code postal 64170
Code commune 64061
Démographie
Gentilé Artisien
Population
municipale
3 529 hab. (2011)
Densité 387 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 54″ N 0° 34′ 14″ O / 43.3983, -0.5706 ()43° 23′ 54″ Nord 0° 34′ 14″ Ouest / 43.3983, -0.5706 ()  
Altitude Min. 96 m – Max. 141 m
Superficie 9,11 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Artix

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Artix

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Artix

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Artix
Liens
Site web http://www.mairie-artix.fr/pages/mairie_artix_2d_64170.html

Artix (Artics en occitan du Béarn) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Artisien[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Artix est une commune appartenant à l'ancienne province française du Béarn, sur la rive droite du gave de Pau, entre Lacq et Lescar.

Accès[modifier | modifier le code]

Rue de l'église
Rue principale d'Artix
Église Saint-Pierre
Lac sur le gave de Pau

Artix est un arrêt SNCF sur la ligne Toulouse - Bayonne.

La commune est desservie par la sortie 9 de l'autoroute A64, par la route nationale 117, ainsi que par les routes départementales D32, D263 et D281.

Le réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques y possède deux arrêts, sur les lignes 801 (Orthez - Pau) et 802 (Mourenx - Pau).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune, situées dans le bassin versant de l'Adour, sont arrosées[3] par un affluent du gave de Pau, le ruisseau le Rieutort et par le tributaire de celui-ci, le ruisseau l'Agle.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Artix apparaît sous les formes Artits (1286[5]), Artics (XIIIe siècle[5], fors de Béarn[6]), Artidz (1350[5], notaires de Pardies[7]), Artitz (1385[5], censier de Béarn[6]), Arthitz (1440[5], censier de la Bastide-Monréjau[8]), Artixs (1538[5], réformation de Béarn[9]), Artix en 1583[10], dans la réformation de Béarn[9], et à nouveau sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[10]).

Son nom béarnais est Artics. Michel Grosclaude[10] indique que le toponyme Artix pourrait être formé du radical méditerranéen arte (« chêne vert » puis « broussailles »), et du suffixe collectif et locatif basque -itz. Il propose donc le sens « végétation de broussaille ».

Laviecave est un hameau, déjà mentionné en 1863[5] par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, dont l’auteur, Paul Raymond, recommande la graphie La Vie-Cave, c’est-à-dire la voie ou le chemin creux, la via cava.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1385, Artix était un petit village comptant seulement 10 feux groupés autour de son église. En 1880, Cette ancienne église fut démolie. La nouvelle fut inaugurée en 1899.

Le village devint une cité active à la suite de la création sous Henri IV de la voie royale, qui devint ensuite la voie impériale 117, puis la route nationale 117. Ce désenclavement permit au marché d’Artix de se développer, et à la ville de prendre de l’importance[2].

Paul Raymond[5] note qu'Artix dépendait du bailliage de Pau.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Artix Blason Coupé : au 1er d’azur à la montagne d’argent, au bouquet d’arbre de sinople sur une terrasse d'or pentue en barre, brochant et d'où meuvent deux cheminée d'usine d'argent, au 2e d’or à deux vaches de gueules, accolées et clarinées d’azur, l’une au-dessus de l’autre ; à la rivière d’argent ondée d'azur brochant sur la partition[11].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1960 1989 Maurice Plantier UDR-RPR Conseiller général, député
1989 2001 Raymond Elissonde PS  
2001 2008 Jean-Paul Hau-Palé SE  
2008 en cours Jean-Marie Bergeret-Tercq PS  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Artix appartient à cinq structures intercommunales[12] :

  • la communauté de communes de Lacq-Orthez ;
  • le SIVU de l'Agle et de l'Aulouze ;
  • le syndicat eau et assainissement des Trois Cantons ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau.

Artix est le siège du SIVU de l'Agle et de l'Aulouze[13] et du syndicat eau et assainissement des Trois Cantons[14].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 20 mars 2012, Artix est jumelée avec[15]  :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 529 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
582 620 544 640 681 656 719 733 740
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
742 710 734 718 741 740 754 765 742
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
742 750 770 722 768 804 790 715 800
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 207 2 932 3 161 3 332 3 038 3 122 3 153 3 529 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Artix fait l'objet d'un plan de prévention des risques technologiques, lié aux activités chimiques installées sur la commune[18], tout comme les villes de Bésingrand, Os-Marsillon, Noguères, Mourenx et Pardies.

Le groupe Olano possède un site à Artix, spécialisé dans le stockage et le transport du chocolat.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre[19] date de la fin du XIXe siècle.

Patrimoine culturel et environnemental[modifier | modifier le code]

Le groupe polyphonique béarnais Los Pagalhós, créé dans les années 1970, est né à Artix.

De même, ce fut la première commune de France, de plus de 3000 habitants, à avoir mis en place une signalisation bilingue sur tout le territoire communal en occitan (béarnais gascon) / français en 2000[réf. nécessaire].

Artix accueille également une école occitane, une calandreta.

Équipements[modifier | modifier le code]

éducation

Artix dispose de deux écoles élémentaires (Moulin et Sarrailh) et d'un collège (collège Jean Moulin[20]), ainsi que d'une calandreta accueillant des enfants de maternelle et primaire.

sports et associations

Amicale laïque d'Artix Basket[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XXe siècle
  • Maurice Plantier, né en 1921 à Biarritz et décédé en 2006 à Paris, est un homme politique français. Il fut maire d'Artix de 1960 à 1989.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  3. Notice du Sandre sur Artix
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al et am Artix (Pyrénées-Atlantiques) sur Géoportail. Consulté le 15 avril 2012.
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Notaires de Pardies - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrit de 1440 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a et b Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. a, b et c Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  11. Armorial de France
  12. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 24 juin 2014)
  13. Fiche détaillée des compétences du SIVU de l'Agle et de l'Aulouze
  14. Fiche détaillée des compétences du syndicat eau et assainissement des Trois Cantons
  15. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des affaires étrangères (consulté le 20 mars 2012)
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  18. Arrêté préfectoral prescrivant l'élaboration d'un plan de prévention des risques technologiques
  19. « L'église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Site du collège Jean Moulin
  21. Site de l'amicale laïque d'Artix Basket

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]