Labastide-Villefranche

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Labastide-Villefranche
La mairie de Labastide-Villefranche
La mairie de Labastide-Villefranche
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Salies-de-Béarn
Intercommunalité Communauté de communes de Salies-de-Béarn
Maire
Mandat
Jean-Pierre Sallenave
2008-2014
Code postal 64270
Code commune 64291
Démographie
Population
municipale
342 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 14″ N 1° 01′ 09″ O / 43.4539, -1.01916666667 ()43° 27′ 14″ Nord 1° 01′ 09″ Ouest / 43.4539, -1.01916666667 ()  
Altitude Min. 21 m – Max. 156 m
Superficie 15,27 km2
Localisation

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Labastide-Villefranche est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Son nom béarnais est La Bastida.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune font partie du Lauhire, entre Peyrehorade et Sauveterre-de-Béarn.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 29, 277 et 936.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[1] par le Lauhirasse, affluent de la Bidouze et par le ruisseau le Baniou, tributaire du gave d'Oloron.

Les ruisseaux l'Entran et de la Pounte, affluents du gave d'Oloron, sont également présents sur la commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Peyroyes

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Labastide-Villefranche apparaît sous les formes Bielefranque (vers 1360[2], titres de Came[3]), Vielefranque (1375[2], contrats de Luntz[4]), Sent Saubador de Bielefranque et Bielefranqua (respectivement 1442[2] et 1472[2], notaires de Labastide-Villefranche[5]), La Bastide de Vielefranca (1538[2], réformation de Béarn[6]), Bastide-Villefranche (La) et La Bastide-de-Béarn (1863 pour les deux formes, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque<[2]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[2] note qu'en 1385, Labastide-Villefranche comptait vingt-trois feux, et formait avec Mu (hameau de Castagnède) un bailliage qui s'étendait à Labastide-Villefranche, By, le Leu, Mu et Saint-Dos.

Labastide-Villefranche était par ailleurs le chef-lieu d'une notairie dont le ressort concernait Saint-Dos, Carresse, Castagnède et Cassaber.

Le village ne possède pas spécialement d'histoire si ce n'est qu'il a servi de poste défensif grâce à son donjon qui se situe, ainsi que le village, au sommet d'une colline.

Autrefois, le village comptait près de 1000 habitants mais après que le marché hebdomadaire eut cessé, le village a commencé à voir diminuer son nombre d'habitants: il est passé de plus de 1000 à près de 300 habitants.

Il est aussi connu pour ses cinq lacs qui sont le reste d'un grand glacier. À propos de ceux-ci, plusieurs légendes ont été imaginées. Par exemple, il a été dit qu'un premier village avait existé à Labastide mais qu'il serait aujourd'hui sous les eaux d'un lac.

La ville a été fondée en 1392 par Marguerite de Béarn pour faire pendant aux prétentions anglaises de Hastingues et de Bayonne. On donna à chaque colon un coin de terre exempt de taxes d'où le nom de Villefranche. Les terres ont été prises sur les villages alentour ce qui a donné lieu à de nombreuses contestations et procès. Dans des fouilles faites en 1898, on a découvert de nombreuses traces des cités lacustres qui précédèrent Labastide. Le professeur Garrigou-Lagrange sortit un vase de bronze du lac des Mirailhs. La ville est célèbre pour avoir embrassé la religion protestante parmi les premières en Béarn et avoir construit un temple. Après la révocation de l'Édit de Nantes, quelques familles de Labastide, comme les Majendie, quittèrent le Béarn pour l'Angleterre où subsistent leurs descendants. En 1620 après l'édit de main levée de Louis XIII il n'y avait plus que 2 catholiques à Labastide. Avant la Révolution c'est l'inverse : il n'y a presque plus de protestants au point que l'évêque de Bayonne appellera Labastide la ville "la plus religieuse" de son diocèse. Les seigneurs de Labastide furent violentés pendant la Terreur et sauvés par un protestant de la ville qui leur donna asile et secours.

Le palais de justice des jurats, où de nombreuses affaires importantes furent jugées, a brûlé pendant l'incendie de la ville en 1763. La mairie actuelle est construite à sa place.

Labastide fut chef-lieu de canton de 1790 à 1792. Une gendarmerie à cheval y fut même installée. Le bâtiment subsiste encore.

Le bacille du choléra fut amené à Labastide par un officier originaire du village et qui rentrait des campagnes de Sébastopol. L'épidémie se propagea dans tout le canton de Salies en faisant de nombreuses victimes.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Martine Canton-Harguindéguy    
2001 2008 Roland Ichas    
2008 2014 Jean-Pierre Sallenave    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Labastide-Villefranche fait partie de six structures intercommunales :

  • Communauté de communes de Salies-de-Béarn ;
  • syndicat AEP d'Arancou - Bergouey - Viellenave - Labastide-Villefranche ;
  • syndicat de regroupement pédagogique de Carresse-Cassaber, Escos et Labastide-Villefranche ;
  • syndicat départemental d'électrification ;
  • syndicat intercommunal des gaves et du Saleys.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 342 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
822 1 092 779 929 905 906 887 902 847
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
797 774 724 696 727 710 744 726 717
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
720 685 700 613 593 522 501 458 446
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
412 378 364 332 284 292 316 323 342
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

La tour du XIVe siècle
L'église Saint-Sauveur

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Une tour[9] du XIVe siècle est enregistrée aux monuments historiques depuis 1915.

Château-Bijou

La fierté du village, avec la tour de défense, est le surprenant château-Bijou[10]. Il s'agissait à l'origine d'une simple gentilhommière construite par un certain Dussine, puis aménagée par Madame Combes, née Saint-Macary, qui dépensa des fortunes considérables pour construire le château actuel. Le parc accueille un cloître breton du XIIIe siècle reconstitué, un temple de l'Amour, un embarcadère, une chapelle néo-gothique dans laquelle on trouvait autrefois un ancien crucifix sévillan. Madame Combes fit dévier la route départementale pour tracer son parc. Après des fortunes diverses, le château fut abandonné. Victime d'un incendie il y a quelques années, sa toiture de zinc ne reflète qu'imparfaitement les splendeurs passées. Depuis l'automne 2009, il est la possession de M. Vidalinc et sa rénovation est en cours.

Maison Lasalle

Construite sur un ancien temple romain dédié à Mercure à proximité du château, cette maison était le logement des officiers de la garnison. En 1814, elle fut occupée par des officiers anglais.

Maison dite « de Jeanne d'Albret »

Elle y dormit avec son fils Henri IV en 1564. Dans cette maison fut torturé aux fins d'aveux, le malfaiteur Pilate, lieutenant de Audijos, en révolte contre la gabelle.

Château Malherbe

Il s'agit d'une ancienne résidence des Habas, magistrats du parlement de Navarre à Pau.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Le village comptait un temple protestant accolé à la Tour, détruit en 1682, et une chapelle de Saint-Sébastien de Jasses, aujourd'hui détruite.

Èglise Saint-Sauveur[11]

Les sépultures de la famille de Bertier, héritière de la famille de Habas, seigneurs du lieu.

Prieuré d'Ordios

Distant du bourg de moins de 4 kilomètres, fondé en 1150, il garde fière allure bien qu'il fut transformé en étable en 1792. On y remarque encore des sculptures dont un portrait de Pierre de Béarn. La commanderie d'Ordios accueillait les pèlerins de Compostelle. La chapelle[12] est classée aux monuments historiques depuis 1992.

Cimetière

On y trouve des sépultures de personnalités comme les Thomas, militaires émérites, l'aspirant Guillou, Faustin Mendiharat, Rosine Saint-Macary, et de l'abbé Labaigt qui écrivit une histoire de la ville.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

Labastide-Villefranche dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Labastide-Villefranche, consultée le 13/07/09
  2. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. Titres de Came - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  4. Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la tour du XIVe siècle
  10. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le château-Bijou
  11. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Sauveur
  12. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la chapelle d'Ordios

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexis Ichas, Historial des gaves, Éditions Atlantica

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]