Lembeye

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Lembeye
La mairie de Lembeye
La mairie de Lembeye
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Lembeye
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Lembeye en Vic-Bilh
Maire
Mandat
Jean-Michel Dessere
2014-2020
Code postal 64350
Code commune 64331
Démographie
Population
municipale
774 hab. (2011)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 02″ N 0° 06′ 32″ O / 43.4506, -0.10888888888943° 27′ 02″ Nord 0° 06′ 32″ Ouest / 43.4506, -0.108888888889  
Altitude Min. 175 m – Max. 322 m
Superficie 8,39 km2
Localisation

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Lembeye est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Lembeygeois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Lembeye est une commune du Vic-Bilh, située au nord-est du département et de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

Elle est desservie par les routes départementales 13, 142 et 943. Elle est reliée par autocar à Pau par la société Citram Pyrénées.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Lembeye est traversée[2] par un affluent de l'Adour, le Léez, et par un tributaire de celui-ci, le ruisseaux le Petit-Lées, lui-même rejoint sur la commune par le ruisseau de Sourville. Un affluent du Larcis, le ruisseau du Boscq, coule également sur les terres de Lembeye.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Baradat[3]
  • Cohe
  • Euga
  • la Ville

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lembeye apparaît sous les formes Invidia (1286[3], registres de Bordeaux[4]), Lambeya (1318[3], titres de Béarn[5]), Lambeye (1367[3], notaires de Lucq[6]), Lembege (1402[3], censier de Béarn[7]), La vegarie de Lambege, Lembeya et Nostre-Dame de Lembeye (respectivement 1538[3], 1542[3] et 1684[3], réformation de Béarn[8]).

Son nom béarnais est Lenveja.

Baradat est une ferme de la commune, citée en 1863, par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Char de l'Orphéon à la cavalcade du 29 mars 1908 à Lembeye.

Lembeye fut la capitale politique, commerciale et religieuse du Vic-Bilh (Vicus Vetullus c'est-à-dire : le vieux pays, la vieille contrée). Un consensus s'est dégagé sur l'étymologie du nom, pour en faire un « lieu bien situé qui suscite l'envie ». Mentionnée en 1286 sous le nom latin d'Invidia par Gaston VII, de nombreux dictons jouent sur le mot l'enveja qui signifie « l'envie » en occitan ; Lembeye est la transcription française de la prononciation béarnaise.

Il s'agit d'une bastide apparue dès le XIe siècle, qui était directement sous les ordres du vicomte. Plus tard vint s'adjoindre un abbé laïc qui était le baron de Samsons. Au XVIIe siècle, Lembeye était la 6e ville du Béarn. Ce bourg eut à souffrir à plusieurs reprises de troubles et invasions, mais ce sont les troubles religieux qui vont le plus lui nuire. Cité protestante, Lembeye est ravagée en 1569 ; pillée et brûlée en partie par les troupes de Terride, capitaine de Catherine de Médicis, à la tête de l'armée catholique française, ce qui entraîna la décadence de la cité.

Paul Raymond[3] note qu'il y avait à Lembeye un couvent de récollets, fondé en 1676, et un hôpital dépendant de l'abbaye de Sainte-Christine (Espagne).

En 1385, Lembeye comptait cinquante-huit feux.

Le bailliage de Lembeye

En 1385 Lembeye était le chef-lieu d'un bailliage comprenant[3] les communes suivantes :

Canton de Lembeye
Arricau, Arrosès, Aurions-Idernes, Bassillon-Vauzé, Bordes, Cadillon, Castillon, Corbère-Abères-Domengeux, Coslédaà-Lube-Boast, Crouseilles, Escurès, Gayon, Gerderest, Lalongue, Lannecaube-Meillac, Lasserre, Lembeye, Lespielle-Germenaud-Lannegrasse, Luc-Armau, Lussagnet-Lusson, Maspie-Lalonquère-Juillacq, Monassut-Audiracq, Moncaup, Monpezat-Bétrac, Peyrelongue-Abos, Samsons-Lion, Séméacq-Blachon et Simacourbe.
Canton de Garlin
Aubous, Aydie, Burosse-Mendousse, Castetpugon, Conchez-de-Béarn, Diusse, Garlin, Mascaraàs-Haron, Moncla, Mont, Portet, Saint-Jean-Poudge, Tadousse-Ussau, Taron-Sadirac-Viellenave et Vialer.
Canton de Thèze
Sévignacq.
le canton de Lembeye

En 1790, le canton de Lembeye comptait[3] les communes de canton actuel moins celles d'Arricau, Arrosès, Aurions (sauf le village d'Idernes), Cadillon, Crouseilles et Lasserre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à une vache de gueules clarinée d'azur, brochant sur une tour du même surmontée d'un croissant de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 ---- Louis Paul Piarrette 1891-1976    
 ?  ? René Pébernard    
1988 1995 Gérard Lasserre    
1995 2001 Christine Bernadet    
2001 2008 Christine Villacampa    
2008 2014 Jean-Michel Dessere    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Lembeye fait partie de quatre structures intercommunales[9] :

Lembeye accueille le siège de la communauté de communes du canton de Lembeye en Vic-Bilh, ainsi que ceux du SIVU de la voirie du canton de Lembeye, du syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable (SIAEP) du Vic-Bilh Montanérès et du syndicat mixte du tourisme des cantons de Lembeye et Garlin.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 774 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
942 960 1 063 1 222 1 324 1 334 1 401 1 517 1 391
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 336 1 274 1 231 1 188 1 170 1 183 1 114 1 126 1 063
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 071 1 124 1 028 880 919 894 824 819 811
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
914 874 744 706 687 695 758 776 774
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie des zones d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du madiran, du pacherenc-du-vic-bilh et du béarn.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption
Passage étroit de Lembeye (porte de ville), depuis la place centrale
Un puits

Les vestiges d'un ensemble fortifié[13] datant partiellement de la fin du XIIIe siècle et ayant rassemblé un ouvrage d'entrée, un fossé, une église, une maison, une motte et une enceinte, témoignent du passé ancien de la commune.

Une porte de ville[14], datant du XIVe siècle, est recensée par les monuments historiques, tout comme la cloche[15] du début du XIXe siècle qu'elle recèle.

Place du Marché se dresse, outre une croix monumentale[16] érigée en 1773, un ancien couvent[17], maison de récollets, fondé en 1666. Ce couvent possède un calice[18] inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel. On trouve sur cette même place les vestiges d'une halle[19] datant de 1542. La mairie[20], ouverte vers 1852, s'y dresse également.

La commune présente un ensemble de maisons[21] des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. L'une d'elles, située rue du Bourg, possède du mobilier[22] (lambris de revêtement, deux buffets et une fontaine de dévotion) inventorié par les monuments historiques.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption ou de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie[23] date partiellement du XVe siècle. Elle recèle du mobilier[24], des tableaux[25], des statues[26], treize verrières[27] et des objets[28] inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le coteau de Lembeye regroupe la quasi-totalité des pelouses sèches du nord-est des Pyrénées-Atlantiques réparties sur une dizaine de communes du territoire du Vic Bilh. Ces sols pentus et très secs accueillent des espèces spécifiques, souvent d'affinités méditerranéennes. On y rencontre un grand nombre d'orchidées sauvages et d'insectes. Ces milieux d'une valeur patrimoniale exceptionnelle font l'objet depuis 1997 d'une gestion conservatoire et d'une valorisation mises en œuvre par le conservatoire d'espaces naturels d'Aquitaine[29] en partenariat avec la communauté de communes de Lembeye. Plusieurs itinéraires permettent de découvrir ces richesses, notamment à l'occasion des journées Aquitaine nature[30] organisées chaque année par la région Aquitaine. Ce site est inscrit au réseau Natura 2000 Coteaux de Castetpugon, de Cadillon et de Lembeye et fait l'objet d'un document d'objectifs animé par le CEN Aquitaine.

Équipements[modifier | modifier le code]

Éducation

La commune dispose d'une école élémentaire et d'un collège (collège du Vic-Bilh).

Sports et équipements sportifs

L'association sportive, l'Étoile sportive de Lembeye en Vic-Bilh, regroupe quatre disciplines sportives qui sont le rugby à XV, le basket-ball, la pelote basque et le cyclisme. La section rugby évolue en Fédérale 3, au sein du comité du Béarn (secteur Sud Ouest).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Naissance à Lembeye.
nées au XVIIIe siècle
  • Arnaud de La Porte, né vers 1706 à Lembeye et décédé en 1770 à Versailles, est un commissaire de la Marine ayant eu des responsabilités aux colonies françaises et père d'Arnaud de Laporte ministre de la Marine et intendant de la Liste civile sous Louis XVI  ;
  • Jean-Paul d'Angosse, né en 1732 à Lembeye et décédé en 1798 à Arthez-d'Asson, est un militaire, maître de forges et homme politique français ;
  • Louis de Lacaze, médecin de Louis XV[réf. nécessaire] ;
  • Johan Puyau, inventeur et ami de Louis XVI, y a vécu quelques années lors de ses études[réf. nécessaire] ;
nées au XIXe siècle
nées au XXe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Lembeye, consultée le 15/12/08
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Extrait des registres de Bordeaux, publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  5. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Notaires de Lucq - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 12 juin 2014)
  10. [1]
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  13. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'ensemble fortifié
  14. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la porte de ville
  15. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la cloche de la porte de ville
  16. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la croix monumentale
  17. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le couvent de récollets
  18. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le calice du couvent
  19. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la halle
  20. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la mairie
  21. [2][3][4][5][6][7][8][9][10][11][12][13][14][15][16][17][18][19][20][21] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur les maisons anciennes de la commune
  22. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le mobilier de la maison de la rue du Bourg
  23. [22][23] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie
  24. [24][25][26][27][28][29][30] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie
  25. [31][32] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les tableaux de l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie
  26. [33][34] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les statues de l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie
  27. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les verrières de l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie
  28. [35][36][37] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets référencés de l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie
  29. Le site du CEN Aquitaine
  30. Journées Aquitaine nature

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]