Monein

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Monein
Image illustrative de l'article Monein
Blason de Monein
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Monein
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq-Orthez
Maire
Mandat
Yves Salanave-Péhé
2014-2020
Code postal 64360
Code commune 64393
Démographie
Gentilé Moneinchon
Population
municipale
4 484 hab. (2011)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 16″ N 0° 34′ 42″ O / 43.3211, -0.578333333333 ()43° 19′ 16″ Nord 0° 34′ 42″ Ouest / 43.3211, -0.578333333333 ()  
Altitude Min. 109 m – Max. 357 m
Superficie 80,84 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de Monein

Monein est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Moneinchon (Monenshon, a en béarnais)[1].

Monein, l'église
L'entrée du parc du château
Les halles
La route de Monein

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Béarn à l'ouest de Pau

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par les affluents du gave de Pau suivants :

  • le ruisseau la Baïse[3] / Bayse et ses tributaires :
    • le ruisseau la Baysère ou Baïse de Monein[4] et ses affluents :
      • le ruisseau la Baylongue, formée du Chicqet du Caparrecq[5], et son tributaire :
        • le Laring ou ruisseau de Naudy et son affluent :
          • le ruisseau d'Antony
      • le ruisseau de Lassoure
    • le ruisseau la Lèze
    • l'ancien canal du moulin
    • le ruisseau du Coigt d'Arrens
    • le ruisseau de Bernatouse et son tributaire :
      • le ruisseau de Broucà
    • le ruisseau le Bert
    • le ruisseau de Rouède
  • le ruisseau le Luzoué[6] et ses affluents :
    • le ruisseau de Lassabaigt

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Arue ; comptait 47 feux en 1385.
  • Bourg-Neuf ; comptait 58 feux en 1385.
  • Candeloup ; comptait 49 feux en 1385.
  • Coos ; comptait 20 feux en 1385.
  • Loupien ; comptait 43 feux en 1385.
  • Marquemale ; comptait 7 feux en 1385.
  • Tresserre ; comptait 28 feux en 1385.
  • le Touilh et Lizà ; comptaient 24 feux en 1385.
  • Ucha ; comptait 39 feux en 1385.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Monein /munéŋ/ (cf. Munein) est basé sur le radical mun- (basque munho « colline ») et le suffixe aquitanique -eŋ[7]. Il est documenté[5] sous les formes Moneng (1127)[8], Moneing (1128)[9], Monen (XIIe siècle)[8], Munins (1154, Édrisi[10]), Monenh (1215)[11]), Sent-Girontz de Monenth (1434)[12], Monneinh et Mouneinh (1675)[13].

Son nom en béarnais et selon la norme classique est Monenh. Il est formé d'un anthroponyme d'origine basque Muno avec le suffixe -enh[14].

Hydronymes 
Les rivières étaient appelées localement Baïse (baisa), Lèze ou tout simplement Arriou (arriu).
Autres toponymes 
  • Arrègle : moulin sur la Baylongue
  • Baylongue de Baigt Loungue « vallée allongée » (Baglongue en 1441)[15].
  • Candeloup : versant ouest de la Baylongue
  • Les Castérasses : relief ; augmentatif de casterà, ancienne place forte.
  • Coos (lo Cos en 1385, lo Coz en 1675[13])
  • Larring / Laring / Larincq (Arinc en 1267[16], Larrinco en 1323[17], Larinc en 1441…), d'un ancien Larrinko (basque Larre « lande » — ou harri « roche » ? — et suffixe pré-celtique -enko) : bois traversé par le Laring ou Hibaruet.
  • Lizà (Lo Lisar en 1385, Lo Lizar en 1420) :
  • Loupien /lupijéŋ/ (Lopienh en 1385, Lopieng en 1657 ; comparer avec Loubieng).
  • Marca : ancien moulin.
  • Marquemale « limite dangereuse ».
  • Marquiza : ancien moulin sur la Baylongue
  • Oustaloup : bois où coule le Luzoué au niveau de Loupien
  • Le Trouilh (lo Trolh en 1385)
  • Uchaà ou Uxà (Uxar en 1385, Uxa en 1441…) : relief séparant les cours de la Baïsère et de la Baylongue.

Histoire[modifier | modifier le code]

De nombreux vestiges (lames, grattoirs, bifaces) prouvent que le site de Monein était déjà très fréquenté au paléolithique et au néolithique.

Paul Raymond[5] associait la ville de Monein avec le peuple aquitain présumé des Monesi. Il s'agit en fait d'une mauvaise lecture du nom des Onesii (Pline le Jeune, livre IV) de Bagnères-de-Luchon[18].

Il note que Monein comptait une abbaye laïque dès le XIIe siècle, vassale de la vicomté de Béarn.

En 1385, Monein comptait 414 feux. Le bailliage de Monein était composé de Cardesse, Cuqueron et Monein.

Le roi Henri IV surnommait Monein « le Paris du Béarn »[19].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent au monde d'azur sommé d'une croix du même[20].
Blason Blasonnement :
De sinople au chef chevronné d'or et de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1983 Léopold Joly DVG Conseiller général
1983 1989 Maurice Bahurlet PS Conseiller général
1989 1995 Maurice Bahurlet PS Conseiller général
1995 2001 Maurice Bahurlet PS Conseiller général
2001 2008 Yves Salanave-Péhé DVG Conseiller général
2008 2014 Yves Salanave-Péhé DVG Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de quatre structures intercommunales[21] :

  • la communauté de communes de Lacq-Orthez ;
  • le SIVU pour l'aménagement et la gestion des cours d'eau du bassin des baises ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement Gave et Baïse.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 484 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 520 5 159 5 396 5 405 5 028 5 131 5 373 5 163 5 059
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 926 4 637 4 793 4 454 4 494 4 361 4 362 4 234 4 236
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 209 4 278 4 203 3 816 3 667 3 605 3 475 3 407 3 240
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 563 3 967 3 865 3 879 4 032 4 183 4 367 4 393 4 484
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Vignoble à Monein à la période des vendanges.

La commune fait partie des zones AOC du vignoble du Jurançon et du Béarn et de celle de l'ossau-iraty.
L'activité est principalement agricole (élevage, maïs). Une variété de pêche est également présente sur la commune, la roussane.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts est l'œuvre d'Ernest Gabard, sculpteur palois et soldat de la Grande Guerre.


Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Girons date[24] des XVe et XVIe siècles. Elle est la plus grande église gothique du Béarn.

Elle abrite une charpente construite en cœur de chêne de cinquante mètres de long et de dix-huit mètres de hauteur, ayant la forme d'une double coque de navire renversé.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Culture béarnaise[modifier | modifier le code]

L'érudit béarnais Vastin Lespy, dans son Dictionnaire béarnais de 1887, mentionne une danse (proche du « saut » basque) moneinchone : Lo saut de Monenh. Pour cette raison peut-être, au gentilé monenshon il relève cette expression : Monenshons, gays e lurons, ajam cansons e vriulons (« Moneichons, gais et lurons, ayons des chansons et des violons")[25].

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose de trois écoles primaires et d'un collège (collège Recteur Jean Sarrailh).

La commune possède un office de tourisme intercommunautaire, l'office de tourisme du Pays de Lacq, Cœur de Béarn[26]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au Moyen Âge
nées au XVIIIe siècle
nées au XIXe siècle
  • Jean Sarrailh, né à Monein le 14 octobre 1891 et mort à Paris le 28 février 1964, est un historien français, spécialiste de l'histoire et de la culture hispaniques aux XVIIIe et XIXe siècles ;
  • Le compositeur Henri Duparc a vécu plusieurs années à Monein ;
  • Marie Bartête, qualifiée de "dernière bagnarde, orpheline, mariée à 15, veuve à 20 elle commet un vol à l'étalage puis se range en se trouvant une place de bonne à Bordeaux ; malgré cela cette première condamnation sert de prétexte à sa déportation comme reléguée au bagne de Saint-Laurent du Maroni dans le cadre du plan du IInd Empire pour le repeuplement de la colonie.
nées au XXe siècle

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Monein
  3. Géoportail 1/10 000e
    Fédération Nationale pour la Pêche en France
  4. legifrance
  5. a, b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. Noté Luzouré sur le site du Sandre
  7. D'origine discutée (-enko, -ain, -enn…).
  8. a et b Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de Sauvelade, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  9. Titres de la commanderie d'Aubertin, publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  10. Édrisi, géographe arabe du XIIe siècle
  11. Cartulaire d'Oloron - Titres publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  12. Notaires d'Oloron - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. a et b Réformation de Béarn — Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles — Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, edicions reclams Escola Gaston Febus, 2006 p.192
  15. not. d'Oloron, n° 3 f° 115.
  16. Cartulaire d'Oloron f° 58
  17. ch. de Béarn, E. 953.
  18. Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Escòla Gaston Febus, 1991.
  19. http://www.orgambide.com/region.html
  20. http://www.monein.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=68%3Aarmoiries-de-monein&catid=42%3Ahistoire&Itemid=63&lang=fr
  21. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 17 juin 2014)
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  24. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Girons
  25. Dictionnaire béarnais , tome II page 77.
  26. Site de l'office de tourisme Cœur de Béarn
  27. Bulletin de la Société de Borda, Dax, n° 415, 1989 ; auteur Marcel Douyrou