Monein
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| Monein | ||||||
Héraldique |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Oloron-Sainte-Marie | |||||
| Canton | Monein (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes de Lacq | |||||
| Maire Mandat |
Yves Salanave-Péhé 2008-2014 |
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| Code postal | 64360 | |||||
| Code commune | 64393 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
4 393 hab. (2007) | |||||
| Densité | 54 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 109 m — Max. 357 m | |||||
| Superficie | 80,84 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Monein est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Le gentilé est Moneinchon (Monenshon, a en béarnais)[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Hydrographie [modifier]
Les terres de la commune sont arrosées[2] par les affluents du gave de Pau suivants :
- le ruisseau la Baïse[3] / Bayse et ses tributaires :
- le ruisseau le Luzoué[6] et ses affluents :
- le ruisseau de Lassabaigt
Lieux-dits et hameaux [modifier]
- Arue ; comptait 47 feux en 1385.
- Bourg-Neuf ; comptait 58 feux en 1385.
- Candeloup ; comptait 49 feux en 1385.
- Coos ; comptait 20 feux en 1385.
- Loupien ; comptait 43 feux en 1385.
- Marquemale ; comptait 7 feux en 1385.
- Tresserre ; comptait 28 feux en 1385.
- le Touilh et Lizà ; comptaient 24 feux en 1385.
- Ucha ; comptait 39 feux en 1385.
Communes limitrophes [modifier]
- Lahourcade et Pardies au nord
- Lucq-de-Béarn et Cardesse à l'ouest
- Estialescq et Lasseube au sud
- Aubertin, Lacommande, Arbus, Cuqueron et Parbayse à l'est.
Toponymie [modifier]
Le toponyme Monein /munéŋ/ (cf. Munein) est basé sur le radical mun- (basque munho « colline ») et le suffixe aquitanique -eŋ[7]. Il est documenté[5] sous les formes Moneng (1127)[8], Moneing (1128)[9], Monen (XIIe siècle)[8], Munins (1154, Édrisi[10]), Monenh (1215)[11]), Sent-Girontz de Monenth (1434)[12], Monneinh et Mouneinh (1675)[13].
Son nom en béarnais et selon la norme classique est Monenh. Il est formé d'un anthroponyme d'origine basque Muno avec le suffixe -enh[14].
- Hydronymes
- Les rivières étaient appelées localement Baïse (baisa), Lèze ou tout simplement Arriou (arriu).
- Autres toponymes
- Arrègle : moulin sur la Baylongue
- Baylongue de Baigt Loungue « vallée allongée » (Baglongue en 1441)[15].
- Candeloup : versant ouest de la Baylongue
- Les Castérasses : relief ; augmentatif de casterà, ancienne place forte.
- Coos (lo Cos en 1385, lo Coz en 1675[13])
- Larring / Laring / Larincq (Arinc en 1267[16], Larrinco en 1323[17], Larinc en 1441…), d'un ancien Larrinko (basque Larre « lande » — ou harri « roche » ? — et suffixe pré-celtique -enko) : bois traversé par le Laring ou Hibaruet.
- Lizà (Lo Lisar en 1385, Lo Lizar en 1420) :
- Loupien /lupijéŋ/ (Lopienh en 1385, Lopieng en 1657 ; comparer avec Loubieng).
- Marca : ancien moulin.
- Marquemale « limite dangereuse ».
- Marquiza : ancien moulin sur la Baylongue
- Oustaloup : bois où coule le Luzoué au niveau de Loupien
- Le Trouilh (lo Trolh en 1385)
- Uchaà ou Uxà (Uxar en 1385, Uxa en 1441…) : relief séparant les cours de la Baïsère et de la Baylongue.
Histoire [modifier]
De nombreux vestiges (lames, grattoirs, bifaces) prouvent que le site de Monein était déjà très fréquenté au paléolithique et au néolithique.
Paul Raymond[5] associait la ville de Monein avec le peuple aquitain présumé des Monesi. Il s'agit en fait d'une mauvaise lecture du nom des Onesii (Pline le Jeune, livre IV) de Bagnères-de-Luchon[18].
Il note que Monein comptait une abbaye laïque dès le XIIe siècle, vassale de la vicomté de Béarn.
En 1385, Monein comptait 414 feux. Le bailliage de Monein était composé de Cardesse, Cuqueron et Monein.
Le roi Henri IV surnommait Monein « le Paris du Béarn »[19].
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
D'argent au monde d'azur sommé d'une croix du même[20].
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| Blasonnement :
De sinople au chef chevronné d'or et de sable.
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Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
La commune fait partie de cinq structures intercommunales :
- communauté de communes de Lacq
- SIVU pour l'aménagement et la gestion des cours d'eau du bassin des baïses
- syndicat AEP gave et baïse
- syndicat départemental d'électrification
- syndicat intercantonal pour l'aménagement et le développement du Pays des baïses
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 4 501 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
La commune fait partie des zones AOC du vignoble du Jurançon et du Béarn et de celle de l'ossau-iraty.
L'activité est principalement agricole (élevage, maïs). Une variété de pêche est également présente sur la commune, la roussane.
Culture et patrimoine [modifier]
Patrimoine civil [modifier]
Le monument aux morts est l'œuvre d'Ernest Gabard, sculpteur palois et soldat de la Grande Guerre.
Patrimoine religieux [modifier]
L'église Saint-Girons date[23] des XVe et XVIe siècles. Elle est la plus grande église gothique du Béarn.
Elle abrite une charpente construite en cœur de chêne de cinquante mètres de long et de dix-huit mètres de hauteur, ayant la forme d'une double coque de navire renversé.
Patrimoine environnemental [modifier]
Culture béarnaise [modifier]
L'érudit béarnais Vastin Lespy, dans son Dictionnaire béarnais de 1887, mentionne une danse (proche du « saut » basque) moneinchone : Lo saut de Monenh. Pour cette raison peut-être, au gentilé monenshon il relève cette expression : Monenshons, gays e lurons, ajam cansons e vriulons (« Moneichons, gais et lurons, ayons des chansons et des violons")[24].
Équipements [modifier]
La commune dispose de trois écoles primaires et d'un collège (collège Recteur Jean Sarrailh).
La commune possède un office de tourisme intercommunautaire, l'office de tourisme du Pays de Lacq, Cœur de Béarn[25]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- nées au Moyen Âge
- Raymond Pierre (? Monein - 1317 Avignon), cardinal bénédictin ;
- nées au XVIIIe siècle
- Jean-Baptiste Lalanne (1757 Monein - 1805 Tours), funambule au théâtre Nicolet à Paris dans la troupe des Grands-Danseurs du Roi ;
- Sa fille Marguerite-Antoinette Lalanne, dite « Madame Saqui » (1786 Agde - 1866 Paris) ; mariée à Tours à Jean Julien Saqui, artiste d'agilité[26] ;
- nées au XIXe siècle
- Jean Sarrailh, né à Monein le 14 octobre 1891 et mort à Paris le 28 février 1964, est un historien français, spécialiste de l'histoire et de la culture hispaniques aux XVIIIe et XIXe siècles ;
- Le compositeur Henri Duparc a vécu plusieurs années à Monein ;
- nées au XXe siècle
- Jean-Patrick Lescarboura (1961 Monein), joueur de rugby à XV.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Gentilé sur habitants.fr
- Notice du Sandre sur Monein
- Géoportail 1/10 000e
Fédération Nationale pour la Pêche en France - legifrance
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- Noté Luzouré sur le site du Sandre
- D'origine discutée (-enko, -ain, -enn…).
- Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de Sauvelade, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
- Titres de la commanderie d'Aubertin, publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
- Édrisi, géographe arabe du XIIe siècle
- Cartulaire d'Oloron - Titres publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
- Notaires d'Oloron - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Réformation de Béarn — Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles — Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, edicions reclams Escola Gaston Febus, 2006 p.192
- not. d'Oloron, n° 3 f° 115.
- Cartulaire d'Oloron f° 58
- ch. de Béarn, E. 953.
- Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Escòla Gaston Febus, 1991.
- http://www.orgambide.com/region.html
- http://www.monein.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=68%3Aarmoiries-de-monein&catid=42%3Ahistoire&Itemid=63&lang=fr
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Girons
- Dictionnaire béarnais , tome II page 77.
- Site de l'office de tourisme Cœur de Béarn
- Bulletin de la Société de Borda, Dax, n° 415, 1989 ; auteur Marcel Douyrou
