Mourenx

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Mourenx
Hôtel de ville de Mourenx
Hôtel de ville de Mourenx
Blason de Mourenx
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Lagor
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq-Orthez
Maire
Mandat
Patrice Laurent
2014-2020
Code postal 64150
Code commune 64410
Démographie
Gentilé Mourenxois
Population
municipale
6 998 hab. (2011)
Densité 1 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 46″ N 0° 36′ 25″ O / 43.3794, -0.60694444444443° 22′ 46″ Nord 0° 36′ 25″ Ouest / 43.3794, -0.606944444444  
Altitude Min. 95 m – Max. 182 m
Superficie 6,34 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mourenx.fr/
Mourenx-Ville-Nouvelle

Mourenx est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Mourenxois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Mourenx se situe en Béarn, au cœur des Pyrénées-Atlantiques. Elle est au centre du triangle formé par Pau, Orthez et Oloron-Sainte-Marie.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 33 et 281, à proximité immédiate de la sortie 9 (Artix) de l'autoroute A64.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Elle est arrosée par la Baïse de Lasseube (et par le tributaire de celle-ci, la Baysère), le Luzoué[2] et le Geü, affluents du gave de Pau.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Les Amasses
  • Coueyto
  • Village
  • Bois
  • Hameau

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie, étymologie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Mourenx apparaît sous les formes Morengs (XIe siècle[3], d'après Pierre de Marca[4]), Morenx (XIIIe siècle[3], fors de Béarn[5]), Morencx (1385[3], censier de Béarn[5]) et Morenx (1546[3], réformation de Béarn[6].

Selon Michel Grosclaude du village voisin de Sauvelade, le nom serait basé sur un nom très ancien désignant un relief arrondi par analogie avec lo mor / lo morre, « le museau », que l'on retrouve aussi dans Morlaàs ou Morlanne ainsi que de nombreux autres lieux.

Son nom béarnais est Morencs.

Le patronyme Moureu, célèbre dans la commune, n'a pas la même origine ; toujours selon Grosclaude, il signifierait « brun de peau ».

Les Amasses, désignant une école située sur la commune, est un toponyme mentionné en 1766[3] dans le terrier de Mourenx[7]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg[modifier | modifier le code]

Mourenx existe depuis le XIIe siècle[réf. nécessaire].

Paul Raymond[3] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.
En 1385, on y comptait 27 feux, la paroisse dépendant du bailliage de Lagor et Pardies. La seigneurie de Mourenx dépendait des marquis de Gassion.

La ville nouvelle[modifier | modifier le code]

En 1949, afin d’exploiter un gisement de gaz et de pétrole, de premiers forages sont effectués à Lacq. En 1956, on décide d’implanter un grand complexe industriel. Le bassin de Lacq doit alors faire face à l’arrivée de milliers d’ouvriers. L’implantation de nouveaux logements dans les villages du bassin de Lacq ne suffit plus pour accueillir les milliers d’immigrants venus en Béarn pour travailler sur le complexe. La "Ville Nouvelle" de Mourenx surgit alors de terre. Elle accueille bientôt 10 000 habitants là où il n’y avait que des marécages dix ans auparavant.

Les architectes de Mourenx, Maneval et Douillet, vont suivre les principes d’urbanisation des villes nouvelles anglaises en adoptant le modèle de « l’unité de voisinage ». Chaque îlot, marqué par sa propre tour, est refermé en partie sur lui-même pour former une sorte de cour-jardin autour de laquelle les bâtiments se disposent »[8]. Chaque unité possède ses espaces publics, ses commerces, son école, etc. L’ensemble de la « Ville nouvelle » s’organise autour d’une grande place centrale et de deux axes perpendiculaires. Selon Éric Lapierre, architecte et historien, Mourenx « est d’un intérêt capital pour l’histoire de l’urbanisme français de cette époque ».

Plus de 3 000 logements ont ainsi été bâtis entre 1957 et 1961. Du centre vers la périphérie, on trouve trois types d’habitations : des barres (quatre étages) et tours, des logements individuels (maisons accolées) et des grands pavillons (maisons d’ingénieurs).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au 1er de gueules à deux têtes de vaches contournées d’argent, au 2e de sable à ,l’immeuble d’argent à la flamme de gueules et à, la roue de moulin d’argent, en pointe, brochant sur l’immeuble.
Commentaires : La vache d'or représente le Béarn, la vache de sable "l'or noir" de Lacq ou plus exactement son gaz naturel, la roue dentée l'industrie, la tour (la plus grande de la ville) dite tour des célibataires et la flamme évoque les torchères qui brûlent jour et nuit[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mourenx-Ville-Nouvelle a été créée en 1958 pour loger le personnel de la zone industrielle de Lacq.
Cette ville a été en 1974 cofondatrice du « District de la zone de Lacq », avec 16 autres communes (président : Dr Plantier ; vice-président : Louis Blazy).

Liste des maires de Mourenx
Période Identité Étiquette Qualité
1957 1977 Louis Blazy    
1977 1995 André Cazetien PCF  
1995 2014 David Habib PS Conseiller général (1992-2004), député depuis 2002
2014 en cours Patrice Laurent PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Mourenx fait partie de cinq structures intercommunales[10] :

  • la communauté de communes de Lacq-Orthez ;
  • le SIVU pour l'aménagement et la gestion des cours d'eau du bassin des baïses ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'eau et d'assainissement Gave et Baïse ;
  • le syndicat mixte pour le traitement des boues.

Mourenx accueille le siège de la communauté de communes de Lacq-Orthez.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 998 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
339 326 280 414 383 405 407 410 361
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
369 345 364 370 354 362 346 310 309
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
311 319 305 280 263 270 270 215 218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
8 660 10 734 9 469 9 036 7 460 7 576 7 618 7 550 7 068
2011 - - - - - - - -
6 998 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Remarque[modifier | modifier le code]

L'extraordinaire bond démographique constaté entre 1954 et 1962 (38 fois plus d'habitants) s'explique par la construction de la ville nouvelle et de ses 3 000 logements entre 1957 et 1961, pour faire face à l'exploitation du gaz de Lacq[15].

Économie[modifier | modifier le code]

Mourenx fait l'objet d'un plan de prévention des risques technologiques, lié aux activités chimiques installées sur la commune[16], tout comme les villes de Bésingrand, Os-Marsillon, Noguères, Pardies et Artix.

La commune fait partie de la zone d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du Béarn et de celle de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La galerie d'art de Mourenx a accueilli des peintres, sculpteurs et photographes tels que Jean-Michel Othoniel et Roland Castro.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Madeleine[17] située au bourg date des XVIIe et XVIIIe siècles. Elle recèle une croix de procession[18] classée au titre d'objet aux monuments historiques.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[19].

Équipements[modifier | modifier le code]

éducation

La commune dispose de quatre écoles primaires et de cinq écoles maternelles (écoles Victor Hugo, Charles de Bordeu, Jules Ferry, Kergomard (maternelle uniquement) et Charles Moureu (au bourg)), d'un collège et lycée (collège et lycée Albert Camus[20]), d'une section d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA au collège Pierre Bourdieu) et d'un lycée professionnel (lycée Pierre et Marie Curie[21]).

sport et équipements sportifs

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L’école sur la place du village à Mourenx-bourg, en face de la maison natale de Charles Moureu
Voir la catégorie : Naissance à Mourenx.
Nées au XIXe siècle
Nées au XXe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Noté Luzouré par le Sandre
  3. a, b, c, d, e et f Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  5. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Manuscrit du XIVe au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Manuscrit du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. (Éric Lapierre, 2000)
  9. Mairie de Mourenx, service Culture et Communication, place François Mitterrand, 64150 Mourenx
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 17 juin 2014)
  11. Annuaire des villes jumelées
  12. http://www.mourenx.fr/ma-ville/le-jumelage.html
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  15. L'aventure de Lacq en dix images, Le Mag no 80, supplément au journal Sud Ouest du 12 octobre 2013, p. 10-11.
  16. Arrêté préfectoral prescrivant l'élaboration d'un plan de prévention des risques technologiques
  17. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Sainte-Madeleine
  18. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la croix de procession de l'église Sainte-Madeleine
  19. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
  20. Site du collège Albert Camus
  21. Site du lycée Pierre et Marie Curie

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]