Carresse-Cassaber

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Carresse-Cassaber
Image illustrative de l'article Carresse-Cassaber
Blason de Carresse-Cassaber
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Salies-de-Béarn
Intercommunalité Communauté de communes de Salies-de-Béarn
Maire
Mandat
Michel Lansalot
2014-2020
Code postal 64270
Code commune 64168
Démographie
Population
municipale
652 hab. (2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 45″ N 0° 59′ 39″ O / 43.4792, -0.99416666666743° 28′ 45″ Nord 0° 59′ 39″ Ouest / 43.4792, -0.994166666667  
Altitude Min. 10 m – Max. 135 m
Superficie 13,91 km2
Localisation

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Carresse-Cassaber
Liens
Site web http://www.carresse-cassaber.fr

Carresse-Cassaber est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Carresse-Cassaber est située sur la rive droite du gave d'Oloron.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 17 et 29.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[1] par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau, et par ses tributaires, le Saleys (rejoint sur la commune par l'arriou Dous-Puts) et les ruisseaux des Augas et de Labarthe.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Carresse : Bosc, Lasplaces, Bourdives, Village
  • Cassaber : le Bosc, Larribère

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Carresse apparaît sous les formes Beatus Stephanus de Carressa (980[2], cartulaire de Lescar[3]), Curtis Carreissa (Xe siècle[2], titres de Pau[4]) et Caresse (1793[5] ou an II).

Le toponyme Cassaber apparaît sous les formes Cassave (XIIe siècle[2], titres de l'ordre de Malte[6]), Casaver (XIIIe siècle[2], fors de Béarn[7]), Casseve et Sent jacme de Cassever (respectivement 1440[2] et 1441[2], notaires de Labastide-Villefranche[8]), la gentillesse de Cassaver (1442[2], contrats de Carresse[9]), Sent-Christau de Casseber (1472[2], notaires de Labastide-Villefranche[8]), Casavee (1538[2], réformation de Béarn[10]), Cattaber (1793[11] ou an II) et Cassabé (1801[11], Bulletin des Lois).

Graphie occitane[modifier | modifier le code]

Son nom occitan gascon est Carressa-Cassabè.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[2] note qu'en 1385, Carresse comptait quarante-et-un feux et Cassaber treize. Les deux villages dépendaient du bailliage de Sauveterre. Carresse était une dépendance du diocèse de Lescar. Il y avait à Cassaber une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.

Le village béarnais a connu une histoire très riche liée à la présence prestigieuse d'une famille de grands d'Espagne de 1812 à 1933, la dernière famille noble qui habita le château, les Camarasa[1]. « On cultivait le savoir-vivre espagnol, la délicatesse de l'âme, la coutoisie légendaire des grands d'Espagne, et une générosité sans faille dont les habitants gardent un souvenir inaltérable. On parlait castillan ; la mode, les domestiques, les mœurs étaient espagnols[12]. »

Le village a vu habiter la marquise de Montehermoso, maîtresse du roi d'Espagne, les marquis de Camarasa et surtout Paul-Jean Toulet qui y passa son adolescence et y vécut jusqu'à l'âge de 29 ans.


Carresse a été réuni à Cassaber en 1972[5].

À Cassaber est né le docteur Foix, médaille d'or de médecine et grand chercheur.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé: au 1er de gueules à deux vaches d'or, accornées, colletées et clarinées d'azur, passant l'une au-dessus de l'autre, au 2e d'argent à l'arbre au naturel; au 3e d'argent au cristal de gypse fer-de-lance au naturel, au 4e de gueules à deux épis de maïs d'or, posés en pal et rangés en fasce[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 en cours Michel Lansalot-Gne    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Carresse-Cassaber fait partie de six structures intercommunales[14] :

  • la communauté de communes de Salies-de-Béarn ;
  • le SIGOM ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de regroupement pédagogique de Carresse-Cassaber, Escos et Labastide-Villefranche ;
  • le syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable du Saleys et des gaves ;
  • le syndicat intercommunal des gaves et du Saleys.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 652 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
557 559 532 690 722 746 710 699 657
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
608 590 590 586 588 654 623 650 588
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
601 611 648 540 567 591 554 530 491
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
551 577 697 589 536 468 498 503 639
2011 - - - - - - - -
652 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du Béarn et de celle de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Château de La Salle de Cassaber, du XVIIe siècle. (Classé au titre des monuments historiques - arrêt de classement de décembre 2010).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne[16], de 1841, fut construite à Carresse en remplacement d'un ancien édifice détruit par la marquise de Montehermoso[réf. nécessaire].

L'église Saint-Jacques[17], de Cassaber, date du XIXe siècle et possède un chevet gothique.

Il a existé une chapelle Notre-Dame au quartier de Chrestiaa qui a abrité une léproserie.

À Carresse se trouve un calvaire en pierre d'Arudy offert par la marquise de Monein.

Le cimetière accueille la chapelle funéraire de la marquise de Montehermoso.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Gypse de Carresse

Dans les arts[modifier | modifier le code]

Carresse est citée (orthographiée « Caresse ») dans le poème d’Aragon, Le conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine en 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[18].

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

Carresse-Cassaber dispose de deux écoles primaires, l'une publique et l'autre privée (école Saint-Ignace). http://stignace.toutemonecole.com

Sport et équipements sportifs

Le Carresse Salies Football Club (CSFC) est issu de la fusion du Carresse Sport et des Jeunes Salisiens.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Paul-Jean Toulet est le grand personnage de Carresse. Il y a vécu jusqu'à l'âge de 29 ans (1898). Il y a écrit de nombreuses pages de ses romans.

Le général baron Lanabère, qui figure sur les piliers de l'arc de triomphe à Paris a été baptisé à Carresse.

D'autres personnages ont marqué l'histoire de Carresse-Cassaber, tels que la marquise de Montehermoso (1785-1869), maîtresse du roi d'Espagne, décédée au château ; son mari le comte d'Echauz, officier de la Garde impériale qui fut aussi conseiller général et maire de Carresse ; la duchesse de Castro Terreno qui servit de modèle à Goya ; le général-baron Lanabère, héros de la campagne de Russie, né à Salies-de-Béarn en 1770 et baptisé à Carresse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre, consultée le 13/07/09
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. Cartulaire de l'évêché de Lescar, publié dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  4. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  5. a, b et c Fiche de Carresse sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  6. Titres de l'Ordre de Malte, Caubin - Archives départementales de la Haute-Garonne
  7. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. a et b Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Contrats retenus par Carresse, notaire de Béarn - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. a et b Fiche de Cassaber sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  12. Alexis Ichas, Madame de Montehermoso marquise des plaisirs et dame de Carresse, Éditions Atlantica, Biarritz, 2001
  13. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Armorial_de_France.
  14. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 3 juin 2014)
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  16. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Étienne
  17. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Jacques
  18. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexis Ichas, Historial de Carresse, Éditions Atlantica ;
  • Alexis Ichas, Historial de Cassaber, Éditions Atlantica ;
  • Alexis Ichas, Chroniques béarnaises du Gave et du Saleys, Éditions Atlantica, Biarritz, 2006 (ISBN 9782843949845) ;
  • Alexis Ichas, Historial des gaves, Éditions Atlantica, Biarritz, 2008 (ISBN 9782758801702) ;
  • Alexis Ichas, Paul-Jean Toulet au bord du gave, Éditions Atlantica, Anglet, 2003 (ISBN 9782843946530) ;
  • Alexis Ichas, Madame de Montehermoso marquise des plaisirs et dame de Carresse, Éditions Atlantica, Biarritz, 2001.

Article connexe[modifier | modifier le code]