Arricau-Bordes

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Arricau-Bordes
Le château, en 1731Lithographie de René Ancelin (1926)
Le château, en 1731
Lithographie de René Ancelin (1926)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Lembeye
Intercommunalité communauté de communes du canton de Lembeye en Vic-Bilh
Maire
Mandat
Marie-Odile Rigaud
2014-2020
Code postal 64350
Code commune 64052
Démographie
Population
municipale
104 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 29′ 39″ N 0° 08′ 01″ O / 43.4942, -0.13361111111143° 29′ 39″ Nord 0° 08′ 01″ Ouest / 43.4942, -0.133611111111  
Altitude Min. 140 m – Max. 299 m
Superficie 8,10 km2
Localisation

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Arricau-Bordes

Arricau-Bordes est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée dans le village
Quelques maisons du village

Situation[modifier | modifier le code]

Arricau-Bordes est une commune du Vic-Bilh, située au nord-est du département et de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 13, 228 et 298.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l'Adour, Arricau-Bordes est traversée[1] par un affluent de l'Adour, le Lées, et par deux tributaires du Larcis, les ruisseaux de Barsious et le Lisau.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Arricau est mentionné au XIIe siècle[3] (Pierre de Marca[5]), et apparaît sous les formes Aricau et Ricau (respectivement 1385[3] et XIVe siècle[3], censier de Béarn[6]), Arricau-Viele (1538[3], réformation de Béarn[7]), Saint-Jacques-d’Arricau et Saint-Martin-d’Arricau sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[8])

Selon Michel Grosclaude[8], le toponyme Arricau serait formé des deux termes gascons, arric (« ravin, thalweg ») et cau (« creux »).

Le toponyme Bordes apparaît sous les formes Bordas (XIe siècle[3], cartulaire de Lescar[9]) et Bordes en Vic-Bilh (1673[3], réformation de Béarn[7]). Bordes provient[10] de l’occitan borda (« maison, ferme »)

Son nom béarnais est Arricau-Bordas.

Domengé est une ferme d'Arricau, mentionnée sous la graphie l'ostau de Domenger en 1385[3] (censier de Béarn[6]).

Lahitole est un hameau d’Arricau, dont il est fait mention sous les formes La Fitola et Lahitolle (respectivement 1558[3] et 1673[3], réformation de Béarn[7]) et Lafitole et La Fitole (1863[3] pour les deux formes, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Nouguès, ancienne ferme d’Arricau, apparaît en 1385[3] sous la forme Noguer dans le censier de Béarn[6].

Saint-Martin était un hameau d’Arricau, mentionné en 1863[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note qu'en 1385, Arricau et Bordes dépendaient du bailliage de Lembeye et comptaient respectivement 18 et 12 feux. Arricau englobait alors deux paroisses, Saint-Martin et Saint-Jacques. Le fief de Bordes dépendait de la vicomté de Béarn.

Arricau et Bordes ont fusionné entre 1861 et 1866[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Jean-Paul Cassou    
2008 2014 Frédéric Cerisère    
2014 en cours Marie-Odile Rigaud    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Arricau-Bordes fait partie de quatre structures intercommunales[12] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1385, on comptait à Arricau 8 ostaus et 12 à Bordes[13].

En 2011, la commune comptait 104 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
250 180 263 213 301 290 269 249 231
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
215 326 336 326 344 338 312 280 267
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
226 228 192 178 178 172 150 118 139
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
124 126 105 102 105 106 104 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


De 1793 à 1861, la population indiquée ne reflète que celle d'Arricau, encore séparé de Bordes, dont la population durant cette même période est décrite ci-dessous[11].

Évolution de la population
1793 1800 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
136 132 156 132 150 134 135 132 133
1861 - - - - - - - -
136 - - - - - - - -
(Sources : Cassini)

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie des zones d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du madiran, du pacherenc-du-vic-bilh et du béarn.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château d'Arricau[16] est établi depuis le XIVe siècle. Il est classé par les monuments historiques (inscription datant de 1988). Son échauguette[17] fait l'objet d'un classement de la part du ministère de la Culture. L'inventaire général du patrimoine culturel y a recensé un fer à hosties[18] du XVIIe siècle, un bénitier[19] du XVIIIe siècle ainsi qu'une stèle discoïdale[20] du XVIe siècle. À Bordes, la demeure dite château de Bordès[21] apparaît au XVIIIe siècle.

La commune possède un ensemble de maisons et de fermes[13] inscrites à l'Inventaire général du patrimoine culturel. Sur les quarante édifices recensés en 1968 par l'inventaire fondamental[13], vingt-sept dataient d'avant 1871.

Au lieu-dit Lahitole, se trouve une ferme[4] construite au XVIIIe siècle.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean-Baptiste[22], à Bordes, date partiellement du XIe siècle. Elle recèle divers objets (chasuble[23], deux lanternes[24] et une croix[25] de procession) et mobiliers (fauteuil[26] et un ensemble[27] autel, gradin et tabernacle) inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel.

L'église Saint-Jacques[28], d'Arricau, est mentionnée dès le XVIe siècle et fut détruite deux siècles plus tard.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le lac dit de Cadillon s'établit partiellement sur la commune[2] (en commun avec Cadillon]. Il est alimenté par le Lisau à sa sortie de la commune, vers le nord.

Au sud, le lac dit de Castillon s'étend à cheval[2] sur les deux communes, Arricau-Bordes et Castillon.

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Arricau-Bordes, consultée le 15/12/08
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v et w Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 10 mars 2012)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. a et b « La ferme du lieu-dit Lahitole », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  6. a, b et c Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. a, b et c Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. a et b Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  9. Cartulaire de l'évêché de Lescar, publié dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  10. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  11. a et b Fiche de Bordes sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  12. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 22 juin 2014)
  13. a, b et c « L'inventaire fondamental des édifices », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  16. « Le château d'Arricau », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « L'échauguette du château d'Arricau », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Le fer à Hosties du château d'Arricau », base Palissy, ministère français de la Culture
  19. « Le bénitier du château d'Arricau », base Palissy, ministère français de la Culture
  20. « La stèle discoïdale du château d'Arricau », base Palissy, ministère français de la Culture
  21. « Le château de Bordès », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « L'église Saint-Jean-Baptiste », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « La chasuble de l'église Saint-Jean-Baptiste », base Palissy, ministère français de la Culture
  24. « Les lanternes de procession de l'église Saint-Jean-Baptiste », base Palissy, ministère français de la Culture
  25. « La croix de procession de l'église Saint-Jean-Baptiste », base Palissy, ministère français de la Culture
  26. « Le fauteuil de célébrant de l'église Saint-Jean-Baptiste », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. « L'ensemble autel, gradin et tabernacle de l'église Saint-Jean-Baptiste », base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « L'église Saint-Jacques », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]