Béost

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Béost
L’abbaye de Béost.
L’abbaye de Béost.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Laruns
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Ossau
Maire
Mandat
Claudie Helip
2014-2020
Code postal 64440
Code commune 64110
Démographie
Population
municipale
215 hab. (2011)
Densité 4,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 59′ 38″ N 0° 24′ 46″ O / 42.9939, -0.412777777778 ()42° 59′ 38″ Nord 0° 24′ 46″ Ouest / 42.9939, -0.412777777778 ()  
Altitude Min. 484 m – Max. 2 688 m
Superficie 43,50 km2
Localisation

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Béost
Le village de Béost dans la vallée d'Ossau

.

Mairie de Béost.
Monument aux morts de Béost.

Béost est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Beostois[1].

L'ancien plan parcellaire de potagers, vergers et prairies de fauche reste encore visible. Il assurait la transition entre le village groupé et la zone de montagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Une grande partie des pâturages de montagne de la commune se trouve dans la vallée de l'Ouzom, à l'est de la vallée d'Ossau.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée l'Ouzoum (affluent du gave de Pau) et ses affluents :

  • l'arrèc d'Arbaze
  • le ruisseau le Baudès et son affluent :
    • l'arrèc de Lagnères
  • l'arrèc de Groute et son affluent :
    • l'arrèc Arrendau et son affluent :
      • l'arrèc de Hournatèche
  • le ruisseau le Laussiès

La commune est également arrosée par le ruisseau le Canceigt (10 km en France), affluent du gave d'Ossau :

  • l'arrèc de Badeigs
  • l'arrèc de Carbouéras
  • l'arrèc Gros
  • l'arrèc de Serrémédat

Deux affluents du Valentin, lui-même affluent du gave d'Ossau, traversent la commune :

  • le ruisseau le cély et son affluent :
    • l'arrèc l'Arcascou
  • le ruisseau de Portaig

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Bois d'Andreyt
  • Hameau de Bagès

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Béost apparaît sous sa forme actuelle en 1355[2] (cartulaire d'Ossau ou livre rouge[3]) et sous la forme Sanctus Jacobus de Béost (1654[2], insinuations du diocèse d'Oloron[4]).

Le Bois d'Andreyt est mentionné en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1385, Béost comptait 25 feux et 7 à Bagès et dépendait du bailliage d'Ossau[2].
Paul Raymond[2] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Marcel Mazza    
2001 2008 Roger Bélesta-Labourdette    
2008 2014 Roger Bélesta-Labourdette    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de trois structures intercommunales[5] :

La commune fait partie du Pays d'Oloron et du Haut-Béarn.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 215 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
427 314 400 404 410 402 390 353 326
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
384 378 384 373 371 358 348 323 316
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
309 311 286 299 272 263 268 250 242
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
284 275 229 219 204 197 210 212 215
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage. La fabrication de fromages fermiers est également une des ressources de la commune. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Béost exploite les forêt par l'intermédiaire de l'Office National des Forêts. Le village accueille les touristes avec son camping, la colonie de vacances et les gites présents.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château de Béost : attenant à l'église. Cette ancienne abbaye laïque du XIIe siècle était une étape des pèlerins de Saint Jacques. Elle devint au XVIe siècle une demeure seigneuriale dite château d’Aramitz, mousquetaire du roi et parent de la famille d’Espalungue[8]. Le château appartient à l'association Los Auzelets qui se charge de le restaurer (chantiers de jeunes bénévoles).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jacques le Majeur datant des XIIe et XIIIe siècles : cette église pyrénéenne comporte un portail de marbre blanc et des retables classés des XVIe et XVIIIe siècle. Elle a fait l'objet d'une restauration complète au XIXe siècle. En 1968, un ossuaire d'une trentaine de squelettes humains fut découvert dans les combles du clocher. De source populaire, ils sont associés aux restes d'un groupe de pèlerins morts de la peste en 1602. [1]
Église de Béost.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune possède une école Calandreta (Calandreta aussalesa de Béost) depuis 1997.

Ecole Calandreta de Béost.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierrine Gaston-Sacaze (1797-1893) fut un berger et un botaniste né au hameau de Bagès, au-dessus de Béost.
  • Robert Brefeil (1913-1962) fut un éminent folkloriste de la vallée d'Ossau. Il mit en musique un nombre important de danses.

La légende de Clara la Dame au Châle[modifier | modifier le code]

Pic de Ger et la dame au châle

Il se dit dans la zone pastorale, et de passage par le col d'Aubisque, qu'une très veille dame, dénommée Clara, fut surprise à plus de deux mille mètres d'altitude par le froid et la neige. Simplement couverte d'un châle épais et marchant d'un bâton, elle fut surprise par un ours également désemparé. De peur elle lui jeta si fort son bâton qu'elle transperça le pic de Ger à près de 2 500 mètres d'altitude. L'ours apeuré pris la poudre d'escampette. Ce moment d'histoire locale, sans doute empreint de réalité non sourcée, est toujours gravé dans la pierre. En effet, sous le sommet du pic de Ger, le trou subsiste toujours et en son contrebas le visage de la dame avec son châle et les lèvres toutes gercées par le froid.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a, b, c, d et e Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  3. Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  4. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 31 mai 2014)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. Le manoir d'Espalungue se trouve sur la commune de Laruns.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]