Poudrière

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Le magasin à poudre de l'arsenal de Rochefort

Dans le langage militaire et civil francophone, un magasin à poudre, aussi appelé « poudrière »[1], est le lieu où l'on stockait de la poudre à canon, puis par extension des munitions ou d'autres types d'explosifs à usage militaire.

Risques et dangers[modifier | modifier le code]

L'histoire des poudrières a été émaillée de nombreux accidents, dont :

Pour pallier ces risques, les poudrières et magasins à poudre étaient construits selon certaines règles : dimensions restreintes des magasins à poudre, souvent creusés dans le sol, murs de pierre très épais et couverture en voûte, ou couverture en lauses recouvertes de terre. Les murs eux-mêmes sont parfois renforcés extérieurement d’un talus de terre. Les longs couloirs voûtés qui mènent aux magasins peuvent servir en cas d’explosion de « chambre de décompression » qui atténuera théoriquement la puissance de la déflagration. Des meurtrières étroites permettent une ventilation qui permet d’éviter l’excès d’humidité, néfaste aux poudres. Afin d’éviter les étincelles, les parties métalliques ne sont pas en fer, mais en bronze ou en étain[2]. Enfin, par la suite on préfère construire de petites unités séparées les unes des autres, pour que l’explosion de l’une n’entraîne pas l’explosion des autres. Les murs sont toujours très épais mais les toits sont légers, afin que les effets d’une éventuelle explosion se dirigent vers le haut, et non sur les côtés.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour le TLFI, une poudrière est un Dépôt de poudre et de munitions ou d'explosifs à base de poudre
  2. http://www.isere-annuaire.com/monument/vauban-poudriere.htm Poudrière de la Bastille à Grenoble

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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