Thèze (Pyrénées-Atlantiques)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Thèze.
Thèze
Église de Thèze
Église de Thèze
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Thèze
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Luys en Béarn
Maire
Mandat
David Duizidou
2014-2020
Code postal 64450
Code commune 64536
Démographie
Population
municipale
827 hab. (2011)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 39″ N 0° 20′ 52″ O / 43.4775, -0.34777777777843° 28′ 39″ Nord 0° 20′ 52″ Ouest / 43.4775, -0.347777777778  
Altitude Min. 133 m – Max. 259 m
Superficie 7,93 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Thèze

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Thèze

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Thèze

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Thèze

Thèze est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Thèze, à vingt kilomètres au nord de Pau fait partie du Vic-Bilh[1].

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route nationale 134 et les départementales 44 et 944 ainsi que par l'A65 (diffuseur de Thèze).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par le Louts, affluent de l'Adour et par le Luy, affluent de l'Adour, alimenté sur la commune par le ruisseau le Balaing.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Bazet
  • Bounahé
  • Le Bourg
  • Lafitte
  • Lanot
  • Laslanottes
  • Lucy
  • Mourchette
  • Pédelebat

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Thèze apparaît sous les formes Tese (XIIe siècle[1], titres de l'ordre de Malte[3]), Theesa (1270[1], cartulaire du château de Pau[4]), Teesa (1286[1], titres de Béarn[5]), Teeza (1301[1], inscription de Sainte-Foi de Morlaàs), Theese (1376[1], montre militaire de Béarn[6]), Tezee et Teze (respectivement 1385[1] et XIVe siècle[1], censier de Béarn[7]), Teza et Pierre de Theze (respectivement 1544[1] et 1675[1], réformation de Béarn[8]).

Étymologiquement, le toponyme indique une: terre défendue, interdite. Il s'agit à l'origine d'un village-rue, situé sur une ligne de crête, à la position défensive naturelle. La Carrère aforade (rue centrale) était limitée par une porte (pourtaü) à chaque extrémité[9].

Son nom béarnais est Thèsa.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[1] note qu'en 1385, Thèze comptait quarante-et-un feux. La paroisse était un archiprêtré du diocèse de Lescar et constituait une notairie.

En 1790[1] le canton de Thèze comprenait les communes d'Argelos, Astis, Aubin, Auga, Auriac, Bougarber, Bournos, Carrère, Caubios-Loos, Claracq, Doumy, Garlède-Mondebat, Lalonquette, Lasclaveries, Lème, Miossens-Lanusse, Navailles-Angos, Riumayou, Sauvagnon, Sévignacq, Thèze, Uzein et Viven.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or fretté de gueules, à la fasce d'hermine brochant sur le tout.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 Pierre Laborde    
1995 2001 Pierre Laborde    
2001 2008 David Duizidou    
2008 2014 David Duizidou    
2014 en cours David Duizidou    

Depuis septembre 2006, la commune dispose d'une antenne de la cyber-base des 2 Luys[10], financée avec le concours de la Communauté de communes de Thèze, le Conseil régional d'Aquitaine, le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques et la Caisse des Dépôts et des Consignations.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Thèze fait partie de cinq structures intercommunales[11] :

  • la communauté de communes des Luys en Béarn ;
  • le SIVU pour l'assainissement collectif Auriac - Miossens-Lanusse - Thèze ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable Luy - Gabas - Lées ;
  • le syndicat intercommunal Lème - Thèze - Viven.

La commune accueille le siège du SIVU pour l'assainissement collectif Auriac - Miossens-Lanusse - Thèze ainsi que celui du syndicat intercommunal Lème - Thèze - Viven.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 827 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
392 437 725 806 517 504 510 524 532
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
543 469 509 506 520 513 524 511 502
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
521 502 504 432 416 401 355 338 315
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
350 345 345 455 568 697 769 789 827
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Thèze fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Fête communale le jour de la Saint-Pierre.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Gentilhommière de Thèze

Les vestiges de deux ensembles fortifiés[14] des XIe et XIIe siècles, témoignent du passé ancien de la commune. L'un des sites, dit le Moutta[15], porte actuellement un calvaire. Le pigeonnier situé à son pied est construit à l'emplacement de l'ouvrage d'entrée primitif.

La gentilhommière du XVIIe siècle, appelée château de Fanget[16] du nom de la famille de Fanget est située au point haut du village et fut restaurée après une longue période de ruine pour abriter des locaux municipaux. Son parc a été cédé et construit et son pigeonnier carré détruit en 1964.

La commune présente un ensemble de demeures et de fermes[17] du XVIe au XXe siècles.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre[18] date partiellement du XIIe siècle. Elle est remarquable par la volumétrie de son clocher porche et par son portail Renaissance. Elle recèle des objets[19], des tableaux[20] et du mobilier[21] inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel.

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

Thèze dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Familles nobles locales
  • Fanget (de), famille anoblie en 1476, propriétaire historique de la gentilhommière située au centre du village. François de Fanget épousera le 21 juin 1689 Françoise de Lagarrigue.
  • Lagarrigue (de), famille descendant de Jean de Lagarrigue qui servit en Hollande en 1550 et fut lieutenant d'Henri IV qui lui confia une compagnie. Il fut remercié pour sa bravoure par des terres autour de Thèze. Maison anoblie en 1653 pour les Lagarrigue sis à Thèze en un tenant, plus dix arpents de terre noble en un tenant séparés de la maison par le chemin public, la maison Lagarrigue est située en face de l'église (ancienne mairie). Le pigeonnier du XVIIe siècle appartenait à la maison Lagarrigue.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  2. Notice du Sandre sur Thèze, consultée le 15/07/09
  3. Titres de l'Ordre de Malte, Caubin - Archives départementales de la Haute-Garonne
  4. Manuscrits en deux volumes, XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. source: lebearn.net
  10. Article publié par le centre de ressources des Espaces Numériques Publics de Wallonie sur cette cyber-base (en date du 6/2/2008) et site de la cyber-base des 2 Luys
  11. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  14. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'ensemble fortifié
  15. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le Moutta
  16. [1][2] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur le château de Fanget
  17. [3][4][5][6][7][8][9][10][11] [12][13] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur les maisons et fermes anciennes
  18. [14][15] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur l'église Saint-Pierre
  19. [16][17][18][19][20][21][22][23][24] [25][26][27][28][29][30][31] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets de l'église Saint-Pierre
  20. [32][33] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les tableaux de l'église Saint-Pierre
  21. [34][35][36][37][38][39][40][41][42] [43][44] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église Saint-Pierre

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Lacoste, Sevignac-Thèze - L'Église Saint-Pierre, Les Amis Des Églises Anciennes Du Béarn, 1978

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]