Géronce

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Géronce
Le village.
Le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Oloron-Sainte-Marie-Ouest
Intercommunalité Communauté de communes de Josbaig
Maire
Mandat
Michel Contou-Carrère
2014-2020
Code postal 64400
Code commune 64241
Démographie
Population
municipale
451 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 28″ N 0° 41′ 22″ O / 43.2411, -0.68944444444443° 14′ 28″ Nord 0° 41′ 22″ Ouest / 43.2411, -0.689444444444  
Altitude Min. 167 m – Max. 290 m
Superficie 15,99 km2
Localisation

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L'église Saint-Laurent et son reflet dans le Joos.
Le clocher de l'église.
Mairie, salle communale et école Lasserre.
Le Joos à Géronce.

Géronce est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

La route départementale 936 reliant Oloron-Sainte-Marie et Bayonne passe à l'extérieur du village. La route départementale 836 passe au milieu de Géronce et relie la D936 au niveau des giratoires d'Orin et de Geüs-d'Oloron. Le CD 524, traversant les quartiers d'Urein, de Dous, du Castéra et du Lacé, relie la D836 à la D24 via Esquiule et Barcus.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[1] par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau, et par son tributaire, le Joos (ainsi que par les affluents de ce dernier, les ruisseaux le Josset et de Cambillou).

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Dous : ancien village qui possédait une église (Saint-Pierre de Dous) entourée de son cimetière, aujourd'hui disparus. Les seuls vestiges de cette époque sont un tableau en bon état de conservation, mis en évidence dans l'église actuelle et une maison du XVIe siècle transformée en gite rural. Cette maison fut un temps un presbytère.
Ce quartier possède un beau pont de pierre qui enjambe le Joos avec, en contrebas aval, un passage à gué utilisé surtout par les engins agricoles volumineux ;
  • le Lacé : nom donné à ce quartier de par sa route étroite et sinueuse. Ce quartier éloigné est habité en majorité par des familles d'origine basque.
Pour y accéder depuis le village, il faut emprunter le C.D. 524 via les villages souletains d'Esquiule et de Barcus ;
  • le Prat ('le pré') : il s'agit d'une place bordée par le Joos, laissée en herbe et entourée de chênes séculaires. Pour s'y rendre, il faut traverser le pont situé au pied de l'église ;
  • Urein : ce quartier commença à voir ses premières maisons neuves à la fin des années 1970. Le petit chemin, dit du Campagnot (CD 524), est devenu très vite une véritable rue desservant bon nombre de nouvelles habitations ;
  • le Vialé : il s'agit d'une petite place verdoyante située juste après le pont de pierre ; deux cent mètres après, se trouvent le nouveau cimetière, le local technique et la station d'épuration ;
  • le Castéra : colline surplombant le village et la plaine agricole de Josbaig (altitude : 226 m). Deux lotissements communaux : le Castéra (le plus ancien) et le Bourda y sont implantés. Une extension de 5 nouveaux lots est actuellement achevée sur le lotissement Castéra.
  • les Barrats ('barrières' ou 'fermetures') : enceintes qui entouraient et défendaient le cœur du village. La rue Saint-Laurent et la rue des Barrats en délimitent toujours leur périmètre. À proximité, une maison forte du XVIe siècle (privée) fut probablement la résidence des seigneurs du lieu. Un important moulin, limitrophe et en partie ruiné, bâti sur une dérivation du Joos, peut occuper l'emplacement du moulin banal.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Géronce apparaît sous les formes Jeroncen (XIe siècle[2], cartulaire de l'abbaye de Lucq[3]), Gironce (1343[2], hommages de Béarn[4]), Sant Laurens de Geronse (1396[2], , notaires de Lucq[5]), Guironce (1402[2], censier de Béarn[6]) et Gironsse (1443[2], notaires d'Oloron[7]).

Son nom basque est Jeruntze et son nom béarnais est Gérounsé.

Anglade, ancienne ferme et fief vassal de la vicomté de Béarn, et qui dépendait du bailliage d'Oloron, est mentionné en 1385[2] (censier de Béarn[6]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[2] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.
En 1385, Géronce comptait 42 feux et dépendait du bailliage d'Oloron.

D'après Francisque Michel, auteur du début du XIXe siècle, Géronce était le lieu de rassemblement des cagots de toute la vallée de Josbaig dans son lieu-dit le Prat.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1794 Jean Andreu    
1794 1795 Jean- Pierre Supervielle    
1795 1800 Jean Péloat    
1800 1816 François Poeynouguez    
1816 1821 Barthélémy Bellaucq dit Sartoulet    
1821 1826 François Poeynouguez    
1826 1827 Blaise Tristan    
1827 1832 Pierre Baleix    
1832 1837 Jean Lamazou    
1837 1840 Pierre Bellaucq    
1840 1843 Bernard Sajus    
1843 1865 Pierre Poey-Noguez    
1865 1869 Pierre Tristan    
1869 1871 Jacques Peyri-Capéra    
1871 1879 Pierre Poey-Noguez    
1879 1881 Bellaucq    
1881 1888 François Poey-Noguez    
1888 1898 Jacques Mouliot    
1898 1904 Bernard Laboudette    
1912 1919 Sylvain Mouliot    
1920 1925 Pierre Bellaucq    
1925 1941 Edmond Chrestia-Blanchine    
1941 1944 Pierre Lalanne-Carcy    
1944 1945 Edmond Chrestia-Blanchine    
1945 1953 Louis Bordes    
1953 1989 Albert Chrestia-Blanchine    
1989 1995 Marcel Cousté    
1995 2001 Marcel Cousté    
2001 2008 Marcel Cousté    
2008 2014 Marcel Cousté    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[8] :

  • la communauté de communes de Josbaig ;
  • le syndicat AEP du pays de Soule ;
  • le syndicat AEP du Vert ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat mixte forestier des chênaies des vallées basques et béarnaises.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 451 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
712 654 717 724 790 841 851 848 853
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
801 802 716 661 715 703 678 637 661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
640 601 608 595 583 541 502 403 421
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
424 367 325 347 369 376 408 425 427
2011 - - - - - - - -
451 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune fait partie de l'aire urbaine d'Oloron-Sainte-Marie.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole (élevage, pâturages, polyculture). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Son carnaval annuel, en février, étalé sur deux week-end, attire une foule importante de milliers de masqués et dans son défilé de chars. Ce défilé traverse toute la vallée de Josbaig (Orin, Géronce, Saint-Goin, Geüs)[11].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le castéra de Géronce 

Ce site élevé, non loin de l'église, où vient s'adosser le Prat, est resté très longtemps l'endroit de processions religieuses et aurait été à l'origine un camp romain.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église possède de superbes retables.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le village de Géronce fait partie de la vallée de Josbaig (de jos baig, 'la basse vallée du Joos').

Équipements[modifier | modifier le code]

Le Joos est enjambé par 3 ponts principaux : les ponts de Dous, du Prat et du Viallé.

Enseignement

La commune dispose de deux salles d'école pour trois classes de CM1 et CM2.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Lasserre (1811-1884), philanthrope, légua en 1884 des fonds pour la création du bâtiment école-mairie ;
  • Jean Labarthe (1892-1950), philosophe et poète ;
  • Anna Labarthe (1897-1976), poétesse ;
  • Eugène Ruiz, né à Géronce le 13 juillet 1939 et décédé le 2 mai 2008, est un joueur de rugby à XV. Il fut champion de France en 1964 avec l'équipe 1 de la Section paloise où il évoluait au poste de pilier gauche. En 1965, il obtint une sélection en équipe de France B.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Géronce
  2. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. Cartulaire de l'abbaye de Lucq, d'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  4. Manuscrit de 1343 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Notaires de Lucq - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Notaires d'Oloron - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 7 juin 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. Le site du carnaval de Géronce

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]