Montaner

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Montaner
Château de Montaner
Château de Montaner
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Montaner
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Vic-Montaner
Maire
Mandat
Dominique Lagahe
2014-2020
Code postal 64460
Code commune 64398
Démographie
Population
municipale
462 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 47″ N 0° 00′ 27″ O / 43.3464, -0.007543° 20′ 47″ Nord 0° 00′ 27″ Ouest / 43.3464, -0.0075  
Altitude Min. 237 m – Max. 363 m
Superficie 19,13 km2
Localisation

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Montaner est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Gaston Fébus avait bien compris l'intérêt stratégique de ce territoire dont les éminences surplombent la vallée de l'Adour, la Bigorre et l'Armagnac y avoisinant le Béarn. Le donjon du comte et vicomte de Foix-Béarn domine ainsi aujourd'hui cette commune au territoire morcelé. Celle-ci s'étend sur trois collines et comporte plusieurs hameaux.

Montaner est située à l'extrême est du département et à vingt-cinq kilomètres de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 62, 63, 202, 225 et 425.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Montaner est traversée[1] par un affluent de l'Échez, le Lis (lui-même rejoint sur la commune par les ruisseaux la Luzerte et le Lombré), et par des tributaires du Louet, les ruisseaux de Layza et de Carbouère.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Ainx
  • Belle Garde
  • Berry
  • Camabracq
  • Château
  • Gailhés
  • les Gueits
  • Lassègues
  • Lasserre
  • Lasserre-Nabias
  • Lasserre-Trauquet
  • Laulet
  • Maleix
  • Marseillou
  • Mouret
  • Orbère
  • Parrain
  • Parsan d'Orbères
  • Ser

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La forteresse dominant le village

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Montaner apparaît sous les formes Montanerius (vers 1030[2], cartulaire de l'abbaye de Saint-Pé[3]), Montanerium (1118[2], cartulaire du château de Pau[4]) et Saint-Michel de Montaner (1675[2], réformation de Béarn[5]).

Son nom béarnais est Montanèr.

Ainx, hameau de la commune, est attesté sous les formes Anhx (1376[2], montre militaire de Béarn[6]), Ains (1675[2], réformation de Béarn[5] et Anx (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2]).

Le toponyme Gailhés apparaît sous les formes Galie (1385[2], censier de Béarn[7]), Galhees et Galhes (respectivement 1538[2] et 1547[2], réformation de Béarn[5]) et Gaillès (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2]).

Le toponyme Lasserre apparaît sous les formes La Serre (XIIIe siècle[2], fors de Béarn[8]) et Saint-Martin de Lasserre (1675[2], réformation de Béarn[5]).

Le toponyme Nabias apparaît sous les formes Nabia (1385[2], censier de Béarn[7]) et Nabiaas (1547[2], réformation de Béarn[5]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Montaner doit son nom à un seigneur nommé Aner qui a choisi de s'y établir au VIIIe siècle.

En 1370, Gaston Fébus en fait une place stratégique aux confins du Béarn face à la Bigorre et à l'Armagnac. Il y fait construire une forteresse dominant la vallée de l'Adour.

Paul Raymond[2] note que la vicomté de Montaner était vassale des comtes de Gascogne et qu'en 1385, Montaner comptait quatre-vingt-six feux.

Le bailliage de Montaner

Ce bailliage comprenait en 1385 les communes de Bentayou-Sérée, Casteide-Doat, Castéra, Ger, Labatut-Figuère, Lombia, Loubix, Luc, Lucarré, Maure, Momy, Mongaston (hameau de Lamayou), Monségur, Montaner, Ponson-Debat, Ponson-Dessus, Pontacq, Pontiacq-Viellepinte, Saubole et Sedze-Maubecq.

La notairie de Montaner

Montaner était le chef-lieu d'une notairie comptant Aast, Casteide-Doat, Labatut-Figuère, Lamayou, Lombia, Lucarré, Maure, Momy, Mongaston (hameau de Lamayou), Monségur, Montaner, Ponson-Debat-Pouts, Ponson-Dessus, Pontiacq-Viellepinte, Samonzet (hameau de Lamayou), Sedze et Sérée.

Gailhès et Nabias étaient des fiefs vassaux[2] de la vicomté de Béarn.

Lasserre était au XIIIe siècle le titre d'un archiprêtré du diocèse de Tarbes[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé, au premier et au quatrième d'or à la vache de gueules clarinées d'azur, au deuxième et au troisième d'azur à la lettre M d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Robert Compayrot    
2001 2008 Dominique Lagahe    
2008 2014 Dominique Lagahe    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Montaner fait partie de quatre structures intercommunales[9] :

  • le SIVOM du canton de Montaner ;
  • le SIVOS de la vallée du Lys ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable (SIAEP) du Vic-Bilh Montanérès.

La commune accueille le siège du SIVOS de la vallée du Lys.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 462 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
809 812 803 857 925 944 951 902 907
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
893 839 827 825 788 786 771 738 684
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
619 621 575 527 522 501 483 468 470
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
433 391 364 409 509 465 459 459 462
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Les vestiges d'un castelnau[12] du XIIIe siècle témoignent du passé ancien de la commune.

Le château de Montaner[13] a été édifié au XIVe siècle par Sicard de Lordat à la demande de Gaston Fébus pour protéger les frontières du Béarn face à la Bigorre et à l'Armagnac. Il comprend une vaste enceinte polygonale percée de deux portes et hérissée d'un haut donjon carré classé à l'inventaire des monuments historiques depuis 1970. La porte du donjon par laquelle on accède, encore aujourd'hui, à la forteresse est surmontée du blason de Foix-Béarn, lui-même coiffé de la formule "Febus me fe", soit "Fébus me fit". Depuis 1854, le château est mis en valeur et géré par le conseil général des Pyrénées-Atlantiques. En été, sont organisés de nombreux spectacles et animations sur le thème du Moyen Âge.

Article détaillé : Château de Montaner.

Le moulin de Moutoussé est aujourd'hui un écomusée retraçant la vie d'un meunier. Six moulins[14] étaient répertoriés sur le Lis en 1675.

Montaner présente un ensemble de demeures et de fermes[15] des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Le morcellement du territoire communal en plusieurs hameaux explique l'existence de quatre églises à Montaner.

Ces églises recèlent du mobilier[16],[17],[18],[19], des tableaux[20],[21],[22], des statues[23],[24],[25] et des objets[26],[27],[28] inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel.

L'Eglise Saint-Michel[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Michel[29] de Montaner, bâtie dès le XIe siècle sur les pentes de la butte supportant la forteresse, a été classée en 1957 comme monument historique. Cet édifice gothique abrite un remarquable ensemble de fresques[30] du XVe siècle et un retable monumental datant du XVIIIe siècle que l'on attribue à Marc Ferrère. Les fresques ont été recouvertes de chaux par les protestants, ce qui les a abîmées tout en les protégeant de la lumière. Le côté intérieur du mur d'entrée est orné d'une grande fresque représentant le jugement dernier. On y voit entre autres une intéressante moisson des âmes où un démon charge sa hotte de ceux qu'il emmène en enfer. On y voit un homme aux mains coupées - un voleur -, deux moines à la tête tonsurée, une figure portant un bonnet - peut-être une femme juive -, et une tête couronnée : quel que soit leur rang temporel, tous les pêcheurs seront châtiés.
On trouve des thèmes et une manière proche dans d'autres églises de la région, à Saint-Michel de Castéra-Loubix et à Saint-Étienne de Lamayou, à Peyraube.

Les autres églises[modifier | modifier le code]

Au nord-ouest de la commune, l'église Saint-André[31] d'Ainx, rebâtie après les guerres de Religion, présente un beau portail du XVIIIe siècle.

L’église Saint-Martin[32] de Lasserre, datant partiellement du XVe siècle, comporte un clocher-mur et renferme un retable du XVIIe siècle siècle attribué à Dominique Ferrère.

L'église Saint-Jean-Baptiste[33] de Parsan date du XVIIIe siècle et contient un mobilier du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Éducation

Montaner dispose d'une école maternelle et d'une école élémentaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XIe siècle
nées au XIVe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Montaner, consultée le 3 mars 2009
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn, pages 247 et 288
  4. Manuscrits en deux volumes, XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. a, b, c, d et e Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 17 juin 2014)
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  12. « le castelnau », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no PA00084452 », « Notice no PA00084451 », le château de Montaner
  14. « les moulins », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Notice no IA00027239 », « Notice no IA00027238 », « Notice no IA00027232 », « Notice no IA00027231 », « Notice no IA00027230 », « Notice no IA00027229 », « Notice no IA00027228 », « Notice no IA00027227 », « Notice no IA00027225 », « Notice no IA00027224 », base Mérimée, ministère français de la Culture, les demeures et fermes anciennes
  16. [1][2][3][4][5][6][7][8][9] [10][11][12][13][14][15][16][17][18] [19][20] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église Saint-Michel
  17. [21][22][23][24][25][26] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église Saint-Jean-Baptiste
  18. [27][28][29][30][31][32] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église Saint-Martin
  19. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le mobilier de l'église Saint-André
  20. [33][34] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les tableaux de l'église Saint-Jean-Baptiste
  21. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le tableau de l'église Saint-Martin
  22. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le tableau de l'église Saint-Michel
  23. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les statues de l'église Saint-Jean-Baptiste
  24. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les statues de l'église Saint-Martin
  25. [35][36] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les statues de l'église Saint-Michel
  26. [37][38] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets de l'église Saint-Jean-Baptiste
  27. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les objets référencés de l'église Saint-Martin
  28. [39][40][41][42][43][44][45][46][47] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets référencés de l'église Saint-Michel
  29. « Notice no IA00027234 », « Notice no IA00027233 », base Mérimée, ministère français de la Culture, l'église Saint-Michel
  30. [48][49][50][51] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les fresques de l'église Saint-Michel
  31. « l'église Saint-André », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « l'église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « l'église Saint-Jean-Baptiste », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]