Baigts-de-Béarn

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Baigts.
Baigts-de-Béarn
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Orthez
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq-Orthez
Maire
Mandat
Guy Pemartin
2014-2020
Code postal 64300
Code commune 64087
Démographie
Gentilé Batchois
Population
municipale
807 hab. (2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 46″ N 0° 50′ 14″ O / 43.5128, -0.837222222222 ()43° 30′ 46″ Nord 0° 50′ 14″ Ouest / 43.5128, -0.837222222222 ()  
Altitude Min. 28 m – Max. 167 m
Superficie 13,53 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Baigts-de-Béarn

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Baigts-de-Béarn

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Baigts-de-Béarn

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Baigts-de-Béarn

Baigts-de-Béarn /bać/[1] est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Batchois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Baigts-de-Béarn est desservie par la route départementale 933, en direction de l'Espagne, par la route départementale 817 menant d'Orthez à Bayonne, ainsi que par les départementales 315, 415 et 915[3].
La ligne ferroviaire de Toulouse à Bayonne s'y arrête.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune, située dans le bassin versant de l'Adour, est traversée[4] par le gave de Pau et ses affluents, l'arriou de Bardy et les ruisseaux de Montlong et de Lataillade (13,7 km), ainsi que par le tributaire de ce dernier, le ruisseau Peyre.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Baigts-de-Béarn apparaît sous les formes Baigs (XIIIe siècle[5], fors de Béarn[6]), Baigx et Bags (respectivement 1318[5] et 1343[5], titres de Béarn[7]), Bachs (1505[5], notaires de Garos[8]), Batz et Vagtz (respectivement vest 1540[5], et en 1548[5], réformation de Béarn[9]), Baitz (1582[5], aliénations du diocèse de Dax[10]), Baigts sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[11] et en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]).
Le nom Baigts signifie « vallée » en gascon. mais selon Michel Grosclaude[11] cette signification est à écarter, Baigts provenant selon lui du gascon vaths, dérivé de vallis (« creux, enfoncement ») ou de vallum (« palissade, retranchement »). Le nom béarnais de la commune est Vaths de Bearn.

On trouve dans le vieux bourg une rue de l'Embarrat (« réduit fortifié »).

La ferme Baziart est mentionnée vers 1540[5] (Bessiart) par la réformation de Béarn[9].
Brau désigne une ferme de Baigts. Elle est mentionnée sous les graphies La Brau (1540[5], réformation de Béarn[9]) et Braü (1863[5], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).
Le fief de Castillon, vassal de la vicomté de Béarn, apparaît sous les graphies Castelhoo-Susoo (1385[5], censier de Béarn[12] et Castilhon (1682[5], réformation de Béarn[9]).
Labasse est une ferme, déjà citée en 1540[5] (La Basse, réformation de Béarn[9]).
Lacoumayou désigne une autre ferme à laquelle le censier de Béarn[12] (Cau-Mayor 1385[5]) et la réformation de Béarn[9] (La Caumayo, vers 1540[5]) font référence.
Un hameau de Baigts est signalé dans le dictionnaire de 1863[5] sous le nom de le Petit-Hameau.
Portes était un fief de Baigts, vassal de la vicomté de Béarn et dépendant du bailliage de Rivière-Gave. Il est cité en 1385[5] dans le censier de Béarn[12], ainsi qu’en 1538[5] (Portas de Bags) dans la réformation de Béarn[9].
Le Turon de Castéra désignait une lande de la commune de Baigts, qu’en 1675[5] la réformation de Béarn[9] orthographiait Le Touron de Castéra.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[5] note que la commune dépendait du diocèse de Dax et était le chef-lieu de la notairie de Rivière-Gave, nom d'un archiprêtré du diocèse de Dax qui tirait son nom du gave de Pau.
En 1385, la commune comptait 59 feux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Christian Palette    
2001 2008 Christian Palette    
2008 2014 Christian Palette    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de trois structures intercommunales[13] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 807 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
935 934 995 1 033 995 980 1 000 1 028 1 003
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 010 1 001 1 003 905 893 913 913 866 830
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
849 848 806 743 735 690 641 623 576
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
633 621 677 744 777 739 773 795 805
2011 - - - - - - - -
807 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Outre une activité tournée vers l'agriculture (élevage et maïs), la commune dispose d'une centrale hydroélectrique.

La commune fait partie de la zone d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du Béarn.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Bellevue héberge un établissement médico-social de travailleurs handicapés.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Vincent Saint-Barthélémy[16] date partiellement du XVIIIe siècle. Elle est répertoriée à l'Inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. prononcer comme Batch mouillé
  2. Gentilé sur habitants.fr
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br et bs Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 23 octobre 2012)
  4. Fiche du Sandre sur Baigts-de-Béarn
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Notaires de Garos - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a, b, c, d, e, f, g et h Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Registres d'aliénations - ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  11. a et b Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  12. a, b et c Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 27 mai 2014)
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  16. « L'église Saint-Vincent Saint-Barthélémy », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]