Borce

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Borce
La mairie de Borce
La mairie de Borce
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Accous
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Aspe
Maire
Mandat
Jean-Claude Coustet
2014-2020
Code postal 64490
Code commune 64136
Démographie
Gentilé Borçois
Population
municipale
150 hab. (2011)
Densité 2,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 54′ 37″ N 0° 34′ 18″ O / 42.9103, -0.57166666666742° 54′ 37″ Nord 0° 34′ 18″ Ouest / 42.9103, -0.571666666667  
Altitude Min. 560 m – Max. 2 258 m
Superficie 58,05 km2
Localisation

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Borce

Borce est une commune française du pays de Béarn, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Borçois.

L'église
Dans le village


Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la vallée d'Aspe.

Accès[modifier | modifier le code]

La ligne de Pau à Canfranc (frontière) est une ligne de chemin de fer internationale, à voie unique et à écartement standard, de 93 km de long reliant la France et l'Espagne. Elle traverse la commune et emprunte le viaduc de Borce pour franchir le gave d'Aspe.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune, située dans le bassin versant de l'Adour, est traversée par le gave d'Aspe et ses affluents, les gaves du Baralet et de Belonce (et les tributaires de celui-ci, les ruisseaux de Bait des Bous, de Bardiancou, de Lacarroche, de Saoubathou et de Sauquet), les ruisseaux de Bouscagne, de Boussoum, d'Espelunguère (et son affluent, le ruisseau de Couecq), de Lapachouaou, Larricarrouy, de Larry, de Lucharry, Mayou, de Nardet, de Sadum et le Secoue.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Aubise
  • Anglus
  • Ayriré
  • Bérat du bas
  • Bérat du haut
  • Biella (le)
  • Forges d'Abel (les)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Borce apparaît sous les formes Borsa (XIIe siècle[1], cartulaire de Sauvelade[2]), Borza (1186[1], titres de Barcelone[3]), Borse (1250[1], for d'Aspe[4]), Sanctus Michael de Borse (1674[1], insinuations du diocèse d'Oloron[5]).
Son nom gascon est Bòrça.

Anglus, désignant un bois et un mont de la commune, est mentionné en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Maison forte

En 1385[1], Borce comptait 66 feux et dépendait du bailliage d'Aspe. C'était le chef-lieu du vic d'en haut de la vallée d'Aspe.

En vertu de l'article 10 du traité de Bayonne de 1862 les pasteurs espagnols de la vallée d'Anso peuvent librement faire paître leurs troupeaux dans deux secteurs de territoire français contigus à la frontière, sur le territoire de la commune de Borce, de jour comme de nuit. En complément de cette disposition, le passage est libre par un chemin spécifique situé hors de ces secteurs territoriaux afin de permettre l'accès des troupeaux au premier de ces secteurs. Cette disposition est toutefois inapplicable une année sur six (les années divisibles par 3 et impaires), des règles symétriques autorisant ces années-là le pacage des troupeaux de Borce sur des territoires espagnols.[réf. souhaitée]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1971 René Rose SFIO puis PS  
1971 1977 René Rose PS  
1977 1983 René Rose PS  
1983 1989 René Rose PS  
1989 1995 René Rose PS  
1995 2001 René Rose PS  
2001 2008 René Rose PS  
2008 2014 René Rose PS Président de la communauté de communes
2014 en cours Jean-Claude Coustet    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[6] :

  • la communauté de communes de la Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'aide matérielle à la scolarisation en Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat mixte des gaves d’Oloron - Aspe - Ossau et de leurs affluents ;
  • le syndicat mixte du Haut-Béarn.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Ansó (Espagne)[7]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 150 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
749 788 811 825 785 729 746 860 727
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
723 722 608 568 539 523 513 511 477
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
483 509 585 481 515 389 359 315 267
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
249 245 205 132 195 163 172 150 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est principalement portée par le tourisme, l'élevage et la présence d'usines hydroélectriques. L'élevage donne lieu à une production fromagère artisanale. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Un cas d'emmurement d'animal est signalé à Borce : « M. W. Webster cite le fait, dont il a eu personnellement connaissance, de l'emmurement d'un coq avec toutes ses plumes au milieu d'un mur au centre d'une maison du XIVe siècle, qu'il vit démolir sous ses yeux à Borce, dans la vallée d'Asp »[10],[11]. Cette pratique, concernant le plus souvent des chats ou des coqs, a perduré, en France, au moins jusqu'à la Renaissance.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Four à pain datant de l'époque médiévale
Fort du Portalet

L'hôpital Saint-Antoine-Abbé[12] fut construit aux XVIIe et XVIIIe siècles, puis rénové au XXe siècle.
La commune présente un ensemble de maisons[13],[14],[15],[16],[17] des XIVe, XVe, XVIe, XVIIe et XIXe siècles (étables et fours à pain), ainsi que des maisons fortes des XIIIe et XIVe siècles[18].
Le fort du Portalet[19], érigé au XVIe siècle et rénové au XIXe siècle, est partiellement édifié également sur la commune d'Etsaut (fort, prison, octroi, poste de garde).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église de Borce

Le village est une étape sur le camino aragonés, section du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qui suit le cours de la rivière Aragon. Le camino aragonés part du col du Somport pour rejoindre Puente la Reina, faisant ainsi le trait d'union entre la via Tolosane dont il est la continuité et le camino frances.
L’église Saint-Michel, rénovée au XVIIe siècle présente un bénitier remarquable en calcaire noir orné d’une coquille Saint-Jacques, d’un bourdon et d’un masque barbu.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

L'espace animalier de Borce a vu le jour en 2004 à l'initiative de la commune. Mais c'est en 1971 que tout a commencé à la suite de la découverte de l'ourson Jojo par des enfants de la PEP de Borce. Est alors né le clos aux Ours au sein même du village. À la suite de la liquidation judiciaire de la dernière société gestionnaire du parc, les anciens salariés, entourés de nombreux bénévoles notamment borçois, se sont rassemblés pour créer l'association Parc'Ours. La reprise en gestion du parc animalier de Borce, par l’association, a permis, entre autres, le sauvetage et la création d’emplois, de contribuer à la préservation d’espèces sauvages et au maintien plus global de l’activité touristique et économique aspoise.

Le col de Barrancq est un col de montagne situé entre le plateau de Lhers et Borce.

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Marcel Amont

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  2. Cartulaire de l'abbaye de Sauvelade, publié en partie dans les preuves de l'histoire de Béarn de Pierre de Marca
  3. cité par Pierre de Marca dans son Histoire de Béarn
  4. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Manuscrit du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 1er juin 2014)
  7. Annuaire des villes jumelées
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. Henry O'Shea, La maison basque : notes et impressions, Imprimerie de L. Ribaut, Pau, 1887 p. 26 Lire en ligne
  11. Revue des traditions populaires, édité par la Société des traditions populaires au Musée d'ethnographie du Trocadéro, 6e année, tome 6, no 5 pp. 288-289 Paris Lire en ligne
  12. « L'hôpital Saint-Antoine-Abbé », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Les maisons anciennes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Le logis du XIVe siècle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « La maison du XVIe siècle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « La maison du XIVe siècle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « La maison à étage carré », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « La maison forte du XIIe siècle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Le fort du Portalet », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]