Castetner

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Castetner
La mairie de Castetner
La mairie de Castetner
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Lagor
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq
Maire
Mandat
Nadia Grammontin
2014-2020
Code postal 64300
Code commune 64179
Démographie
Population
municipale
149 hab. (2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 43″ N 0° 44′ 44″ O / 43.4453, -0.74555555555643° 26′ 43″ Nord 0° 44′ 44″ Ouest / 43.4453, -0.745555555556  
Altitude Min. 69 m – Max. 215 m
Superficie 6,56 km2
Localisation

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Castetner est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Castetnerois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée dans Castetner.
Paysage depuis Castetner
L'église Sainte Marie-Madeleine
Clocher de l'église
Ancien four à pain
Le bourg
Le monument aux morts

Situation[modifier | modifier le code]

Castetner est une commune du Béarn, à proximité de la rive gauche du gave de Pau et au sud d'Orthez.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale 71, à proximité immédiate de la sortie 8 de l'autoroute A64.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Castetner est traversée[2] par le ruisseau de Géu Mort, affluent du gave de Pau, et par l'Arrieusec, tributaire du Laà. Elle comporte aussi le ruisseau et la fontaine de Barran autour de laquelle est né le village.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Le Haut-Castetner

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Castetner vient du latin Castrum nigrum (1377, ecclesia de Castro nigro[3]. Ce nom doit être associé à celui de Castetarbe (Castet albe), quartier d'Orthez, du latin castrum album et à celui de Castétis, castrum (ma)tutinum. Il existe d'autres couples castrum nigrum/castrum album dans le monde romain. L'orthographe castet tarbe du cartulaire de Sordes est une fausse réfection étymologique[4].

Le toponyme Castetner apparaît sous les formes Casteg-ner (1385[5], censier de Béarn[6]), Castetne et Castegnee (respectivement 1538[5] et 1568[5], réformation de Béarn[7]).

Le toponyme le Haut-Castetner apparaît sous la forme le toron aperat lo Casteg de Castegner (1545[5], réformation de Béarn[7]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Castetner est un village très ancien situé au-dessus des vallées du gave de Pau et du Laà.

Le vieux village (Castetner bielh - déjà appelé ainsi au Moyen Âge) est dominé par un "camp romain" appelé lo castèth ou lo casterar. Selon Paul Raymond[5], une pierre écrite (pèira escribuda) se trouvait jadis à l'entrée du camp romain de Castetner et l'instituteur "ne savait pas si c'était du grec ou du latin". Les enfants de l'école jouaient sur cette pierre au cabilhou, jeu traditionnel béarnais(Vu la nature du jeu, il s'agissait donc d'une grande pierre plate). Ce camp est accompagné d'une imposante motte castrale (lieu-dit "La Motte"). Certains d'ailleurs ont voulu voir dans le site de Castetner, celui de l'antique Beneharnum, sa localisation convenant mieux pour les distances que le site de Lescar (Walkenaer d'après itinéraire d'Antonin). Castetner était aussi le capdeuil (capdulh), chef-lieu du pays de Larbaigt. Il était également le siège de l'archidiaconné de Larbaigt.Il était le centre du vic de Larbaigt et la juridiction des jurats de Castetner s'étendait jusqu'à Sainte-Suzanne (appelée Sainte-Suzanne de Larbaig dans le premier acte du cartulaire de Sorde au Xe siècle).Le clergé de Larbaigt formait une confrérie, celle des "prébendiers de Larbaigt" et un chapitre du "couvent de Larbaigt".Enfin,Castetner était le siège de "la cour de Larbaigt" qui resta active jusqu'à la Révolution ainsi que d'une notairie.

Castetner comportait jadis trois quartiers:

-le Haut-Castetner

-le "quartier de l'enceinte".Cette enceinte n'était pas comme on l'a prétendu en bois mais en pierres(Dès le XIIIe siècle il est question des "châteaux et forteresses de Larbaig)Elle était de dimensions assez importantes et comportait quatre portes,appelées aussi "pourtaus":la porte "de deban",la porte "de darrèr",celles de "dessus" et de "debaig":vers l'est, l'ouest, le nord et le sud. L'enceinte se situait en bas du coteau, au niveau des "embarrats"(fossés) et non en haut au niveau du camp du casteth.(Archives notariées du Larbaigt).L'enceinte existait encore au XVIe siècle.

-le Bas-Castetner Chacun de ces quartiers élisait quatre échevins pour former le conseil de la communauté de 12 membres.(Conférence de Jean Monbeigt,journée du patrimoine 2009)

Castetner formait un "besiau" et les "besins" possédaient des terres assez vastes gérées comme une propriété collective et même en cas de vente les parcelles ne pouvaient être fermées. Ces ventes étaient effectuées par les gardes sur mandement des jurats et députés. Les "besins" possédaient un certain pouvoir puisque Castetner n'avait pas de seigneur et le titre de "besin" représentait un honneur.

Le site de Castetner dont les vestiges ont été soigneusement ensevelis sous de la terre rapportée par la création de fondrières, des "galihosses" comporte plusieurs éléments intéressants:

-le site de la vieille cité de Castetner:"Castet-ner-bielh",dont le nom apparaît ainsi dès 1343 et qui s'étend des deux côtés de la colline.

-le site du "camp romain" (selon Paul Raymond,confirmé par un témoignage très précis sur la pierre écrite qui se trouvait à l'entrée du camp, ainsi que précisé dans les carnets du célèbre archiviste);Sur ce site furent bâties l'ancienne école d'où les enfants sortaient pour jouer et l'ancienne église de la Madeleine qui dominait tout le pays environnant sur les routes de Saint-Jacques.Dans le porche de cette église se trouvait la sépulture de la famille de Marrimbordes (ensuite Ozenx-Marrimbordes),"besins" et prébendiers de la prébende de la "Maria-Magdalena" (Archives notariées du Larbaigt)

-les vestiges "ensevelis" de l'enceinte (cf.Cénac-Moncaut,Bulletin de Montauban,article sur les camps romains du Béarn.)

-la motte castrale au lieu-dit "La Motte de Baure" qui s'étend sur environ deux hectares et qui comportait peut-être jadis l'établissement appelé "la Saubalade de Baure"

La vallée de Larbaig

La vallée de Larbaig tire son nom du Laà, qui l'arrose. Elle comprend Aragnon (hameau de Sainte-Suzanne), Biron, Castetner, Départ (village d'Orthez), Laà-Mondrans, Lanneplaà, Loubieng, les Marmous (village d'Orthez), Maslacq, Montestrucq, Ozenx, Sainte-Suzanne et Sauvelade[5]. Le Larbaig était en 1385 le siège d'un bailliage qui avait Castetner pour chef-lieu, et siège du notaire. La commune comptait alors 33 feux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Castetner
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Henri Louis Conques    
2008 2014 Henri Louis Conques    
2014 en cours Nadia Grammontin    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune participe à cinq structures intercommunales[8] :

  • la communauté de communes de Lacq-Orthez ;
  • le SIVOM de Lagor ;
  • le syndicat à vocation scolaire de Biron - Castetner - Sarpourenx ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'eau et d'assainissement Gave et Baïse.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 149 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280 259 270 282 340 309 335 330 312
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
306 299 260 220 208 175 173 149 170
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
162 153 154 126 134 129 135 123 123
1962 1968 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
112 114 122 151 147 154 156 149 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune fait partie de l'aire urbaine d'Orthez.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Le patrimoine religieux de Castetner est constitué par l'église Sainte Marie-Madeleine qui fut construite de 1778 à 1781 et qui remplaça l'ancienne église de La Madeleine qui avait été interdite et qui se situait sur un site magnifique, dominant les vallées du Gave et du Laà.

L'ancienne église de la Madeleine comportait un porche qui servait de sépulture aux seigneurs de Marrimbordes, titulaires de la prébende de la "Maria Magdalena". Il existait d'autres prébendes comme celle du "casteth" qui appartenait aux seigneurs de Titignax de Maslacq qui étaient aussi jadis appelés "seigneurs du castera de Castetner". Cette prébende, après diverses péripéties passa un temps à Arnaud d'Hereter, curé et"prieur" de Castetner, puis revint au seigneur Charles de Pinsun, jurat deus gentius deu Larbaig.

Castetner se trouvait sur les routes du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle comme l'indique l'un de ses lieux-dits, lou hourquet de monsenhor sen frances, le carrefour (fourche) de monseigneur saint François. Castetner comportait ainsi deux hourquets avec celui dit deu caperaa. Monseigneur Saint François était sans doute saint François d'Assise en l'honneur duquel fut baptisé ce carrefour, sans doute du fait de son passage par Castetner lors de son voyage à Saint-Jacques de Compostelle en Espagne. Castetner se trouvait jadis sur la route vers Oloron et l'Espagne comme le montre le cadastre napoléonien de la commune de Maslacq avec le chemin d'Oloron à Castetner[11].

Castetner, siège de l'archidiaconé de Larbaig, devint majoritairement protestant. En 1620, le chanoine Jean de Bordenave vint récupérer les droits du chapitre et de l'archidiaconé (rétablissement des droits ecclésiastiques de 1620).
Le sanctuaire de Notre-Dame de Mureig près Maslac était aussi de la juridiction de Castetner vic de Larbaigt comme l'indique une vente par Guilhemot et Franquese de Lembeye[12]. Ce sanctuaire fondé par Raymond le vieux, évêque de Gascogne fut ensuite légué à l'église de Lescar.
Enfin,il existait aussi un établissement religieux (hospice ?) appelé la saubalade de Baure. Les seigneurs de Baure contrôlaient le passage du gave par la nau de Baure et une des branches de cette famille s'appelait les Baure-Castetner[11].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Parmi les personnalités liées à la commune figurent deux célèbres capitaines protestants qui habitèrent la commune : le capitaine La Motte, qui racheta la « borde » du curé, et le capitaine Gratian Brunier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Castetner, consultée le 10/12/08
  3. Requête du clerc Johanes de Bailherio, archives secrètes du Vatican, site Obédiences.fr
  4. Conférence Jean Monbeigt,journée du patrimoine 2009,organisée par la MCLVL
  5. a, b, c, d, e et f Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. a et b Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 3 juin 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  11. a et b J. Monbeigt
  12. Archives des Pyrénées-Atlantiques, B 847, reproduit par Dubarat, site gallica

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]