Argagnon
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| Argagnon | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Aquitaine |
| Département | Pyrénées-Atlantiques |
| Arrondissement | Pau |
| Canton | Arthez-de-Béarn |
| Code commune | 64042 |
| Code postal | 64300 |
| Maire Mandat en cours |
André Cassou 2008-2014 |
| Intercommunalité | communauté de communes de Lacq |
| Démographie | |
| Population | 719 hab. (2007) |
| Densité | 77 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 66 m — maxi. 209 m |
| Superficie | 9,33 km2 |
Argagnon est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Le gentilé est Argagnonais[1].
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
Argagnon est située entre Orthez et Arthez-de-Béarn, dans l'ancienne province française du Béarn, sur la rive droite du gave de Pau.
[modifier] Accès
Argagnon est une station sans service voyageurs (gare marchandises ou gare de triage) sur la ligne Toulouse - Bayonne.
La commune est desservie par la route nationale 117 et par la route départementale N275.
[modifier] Hydrographie
Situées dans le bassin versant de l’Adour, les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave de Pau, affluent de l'Adour, et par son tributaire, le ruisseau de Clamondé.
[modifier] Lieux-dits et hameaux
[modifier] Communes limitrophes
- Balansun au nord
- Arthez-de-Béarn à l'est
- Castétis et Sarpourenx à l'ouest
- Maslacq au sud-ouest
- Mont au sud
[modifier] Toponymie
Le toponyme Argagnon apparaît sous les formes Arganion (977[5] et XIe siècle[4], cartulaire de Bigorre[6] pour la deuxième date), Argalhoo (1376[4], montre militaire de Béarn[7]), Arguanhoo (1385[4], censier de Béarn[8]), Arganhoo (1546[4], réformation de Béarn[9]) et Argagnon-Marcerin lors de sa réunion avec Marcerin le 8 avril 1851[4].
Son nom béarnais est Arganhon. Brigitte Jobbé-Duval[5] indique qu’Argagnon a pour origine le nom du premier propriétaire, Arcanius, et qu’augmenté du suffixe -onem, le toponyme signifie donc ’domaine d’Arcanius’.
Marcerin est cité sous les formes Marcerii (1345[4], notaires de Pardies[10]), Marsserü (1385[4], censier de Béarn[8]) et Marcery (1793[11] ou an II).
[modifier] Histoire
En 1385, Argagnon et Marcerin dépendaient du bailliage de Pau[4]. Marcerin comptait à l'époque douze feux.
Les seigneurs d'Argagnon était la famille de Castéra[12],[13]
Jusqu'en 1846 Argagnon fit partie du canton de Lagor[4]. La commune s'unit à Marcerin le 8 avril 1851 pour former la commune d’Argagnon-Marcerin.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| avant 1995 | mars 1995 | Georges Vandesande | Divers | |
| mars 1995 | mars 2001 | Guillaume Defarge | ||
| mars 2001 | mars 2008 | André Cassou | ||
| mars 2008 | mars 2014 | André Cassou | ||
Georges Vandesande a parrainé la candidature de Jacques Cheminade à l'élection présidentielle de 1995.
[modifier] Intercommunalité
Argagnon appartient à cinq structures intercommunales[14] :
- la communauté de communes de Lacq ;
- le syndicat AEP Gave et Baïse ;
- le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
- le syndicat intercommunal d’Arthez-de-Béarn ;
- le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau.
[modifier] Démographie
En 1385, la commune comptait 9 feux[4].
En 2007, Argagnon comptait 719 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués sur la commune depuis 1793. Au début du XXIe siècle siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité »[15], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[Note 1].
[modifier] Économie
La commune fait partiellement partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Sobriquet et dicton
D’après Hubert Dutech[19], les habitants de Marcerin étaient appelés perautucs, ce qui signifie ’benêts’. Il cite également le diction A Marcerin, n'i a glèisa ni mouli, mes que i a ua houratèra, oun lou diable apèra, ce qui signifie « À Marcerin, il n'y a ni église, ni moulin, mais il y a une petite grotte d'où le diable appelle ».
[modifier] Patrimoine civil
Plusieurs camps préhistoriques ont été découverts sur la commune, témoignant de son passé ancien. Le plus important d’entre eux est le Turoû de Dous Garos[19], qui s’élève à 90 mètres. Des fossés l’entourent ainsi que trois remparts de terre. Des vestiges de l'âge de fer y ont été découverts. Le parc du château actuel est situé dans l’ancienne castéra.
[modifier] Patrimoine religieux
L'église Saint-Pierre[20] datant de 1866, fut construite sur des vestiges provenant du XIe siècle. Elle est inscrite à l’Inventaire général du patrimoine culturel.
[modifier] Patrimoine environnemental
[modifier] Équipements
- éducation
Argagnon dispose d'une école primaire.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- nées au XVIIIe siècle
- Raymond Larrabure, né en 1797 à Saint-Jean-Pied-de-Port et décédé en 1875 à Argagnon, est un homme politique français.
- nées au XIXe siècle
- Henry de Pène, né en 1830 à Paris et décédé en 1888 dans cette même ville, est un écrivain et journaliste français. Henry de Pène se fit aussi appeler Henry de Pène d'Argagnon, du nom du château que possédait son père à Argagnon.
- nées au XXe siècle
- Robert Sarrabère, né en 1926 à Argagnon, est un évêque catholique français, évêque d'Aire et Dax jusqu'à son départ en retraite en 2002. Du 9 janvier au 2 septembre 2007, il est au service du diocèse de Montauban comme administrateur apostolique pendant la période de transition d’un évêque à l’autre.
[modifier] Notes et références
[modifier] Notes
- Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee. Dans le graphique, sont par contre représentées l’ensemble des populations légales connues.
[modifier] Références
- Gentilé sur habitants.fr
- Site du Sandre sur Argagnon
- Géoportail - Institut géographique national (France), « Géoportail ». Consulté le 4 février 2012
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture, 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
- Cartulaire de Bigorre - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Notaires de Pardies - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Fiche de Marcerin sur le site du projet Cassini de l'EHESS
- Revue de Pau et du Béarn, Numéros 10-11 Par Société des sciences, lettres et arts de Pau
- Armorial français: Cabaumont-Cordes Par J. H. Willems,H. Lamant,Jean-Yves Conan
- Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques ». Consulté le 4 février 2012
- Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement ».
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur le site de l'Insee.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee.
- Hubert Dutech, Lo Noste Béarn, Monhélios, 2003 (ISBN 978-2914709187)
- L'église Saint-Pierre, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
