Argagnon

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Argagnon
L'église Saint-Pierre
L'église Saint-Pierre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Arthez-de-Béarn
Intercommunalité communauté de communes de Lacq
Maire
Mandat
André Cassou
2014-2020
Code postal 64300
Code commune 64042
Démographie
Gentilé Argagnonais
Population
municipale
728 hab. (2011)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 27″ N 0° 40′ 52″ O / 43.4575, -0.681111111111 ()43° 27′ 27″ Nord 0° 40′ 52″ Ouest / 43.4575, -0.681111111111 ()  
Altitude Min. 66 m – Max. 209 m
Superficie 9,33 km2
Localisation

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Argagnon

Argagnon est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Argagnonais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée dans Argagnon.
Le gave de Pau entre Argagnon et Maslacq, sur son trajet béarnais

Situation[modifier | modifier le code]

Argagnon est située entre Orthez et Arthez-de-Béarn, dans l'ancienne province française du Béarn, sur la rive droite du gave de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

Argagnon est une station sans service voyageurs (gare marchandises ou gare de triage) sur la ligne Toulouse - Bayonne.

La commune est desservie par la route départementale D817 et par la route départementale N275.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Situées dans le bassin versant de l’Adour, les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave de Pau, affluent de l'Adour, et par son tributaire, le ruisseau de Clamondé. Paul Raymond indique également en 1863[3], le Juren, ruisseau qui prend sa source sur Arthez-de-Béarn, traverse Argagnon et se jette dans le gave de Pau.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Argagnon apparaît sous les formes Arganion (977[5] et XIe siècle[3], cartulaire de Bigorre[6] pour la deuxième date), Argalhoo (1376[3], montre militaire de Béarn[7]), Arguanhoo (1385[3], censier de Béarn[8]), Arganhoo (1546[3], réformation de Béarn[9]), Argagnon sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[10]) et Argagnon-Marcerin lors de sa réunion avec Marcerin le 8 avril 1851[3].

Son nom béarnais est Arganhon. Brigitte Jobbé-Duval[5] indique qu’Argagnon a pour origine le nom du premier propriétaire, Arcanius, et qu’augmenté du suffixe -onem, le toponyme signifie donc ’domaine d’Arcanius’.

Paul Raymond cite en 1863[3] un fief vassal de vicomté de Béarn, du nom de Castéra, déjà mentionné en 1538[3] sous la graphie Casterar (réformation de Béarn[9]).

Les Castets était un écart d’Argagnon-Marcerin, cité en 1779[3] par le terrier de Marcerin[11].

Marcerin est cité sous les formes Marcerii (1345[3], notaires de Pardies[12]), Marsserü (1385[3], censier de Béarn[8]), Marsery (1779[3], terrier de Marcerin[11]) et Marcery (1793[13] ou an II).

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1385, Argagnon et Marcerin dépendaient du bailliage de Pau[3]. Marcerin comptait à l'époque douze feux.

Les seigneurs d'Argagnon était la famille de Castéra[14],[15]

Jusqu'en 1846 Argagnon fit partie du canton de Lagor[3]. La commune s'unit à Marcerin le 8 avril 1851 pour former la commune d’Argagnon-Marcerin.

C'était, sous l'Occupation, un des postes de contrôle officiels de la Ligne de démarcation.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 mars 1995 Georges Vandesande Divers  
mars 1995 mars 2001 Guillaume Defarge    
mars 2001 en cours André Cassou    

Georges Vandesande a parrainé la candidature de Jacques Cheminade à l'élection présidentielle de 1995.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Argagnon appartient à cinq structures intercommunales[16] :

  • la communauté de communes de Lacq-Orthez ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d’Arthez-de-Béarn ;
  • le syndicat intercommunal d'eau et d'assainissement gave et Baïse ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1385, la commune comptait 9 feux[3].

En 2011, la commune comptait 728 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
212 193 205 227 222 238 359 366 348
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
515 491 486 457 464 502 460 442 415
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
415 436 411 393 408 366 330 309 323
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
374 468 505 501 695 711 707 728 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partiellement partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sobriquet et dicton[modifier | modifier le code]

D’après Hubert Dutech[19], les habitants de Marcerin étaient appelés perautucs, ce qui signifie ’benêts’. Il cite également le diction A Marcerin, n'i a glèisa ni mouli, mes que i a ua houratèra, oun lou diable apèra, ce qui signifie « À Marcerin, il n'y a ni église, ni moulin, mais il y a une petite grotte d'où le diable appelle ».

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Plusieurs camps préhistoriques ont été découverts sur la commune, témoignant de son passé ancien. Le plus important d’entre eux est le Turoû de Dous Garos[19], qui s’élève à 90 mètres. Des fossés l’entourent ainsi que trois remparts de terre. Des vestiges de l'âge de fer y ont été découverts. Le parc du château actuel est situé dans l’ancienne castéra.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre[20] datant de 1866, fut construite sur des vestiges provenant du XIe siècle. Elle est inscrite à l’Inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

éducation

Argagnon dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XVIIIe siècle
nées au XIXe siècle
  • Henry de Pène, né en 1830 à Paris et décédé en 1888 dans cette même ville, est un écrivain et journaliste français. Henry de Pène se fit aussi appeler Henry de Pène d'Argagnon, du nom du château que possédait son père à Argagnon.
nées au XXe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Site du Sandre sur Argagnon
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay et az Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 4 février 2012)
  5. a et b Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  6. Cartulaire de Bigorre - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a et b Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  11. a et b Manuscrit du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Notaires de Pardies - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Fiche de Marcerin sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  14. Revue de Pau et du Béarn, Numéros 10-11 Par Société des sciences, lettres et arts de Pau
  15. Armorial français: Cabaumont-Cordes Par J. H. Willems,H. Lamant,Jean-Yves Conan
  16. Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques » (consulté le 21 mai 2014)
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  19. a et b Hubert Dutech, Lo Noste Béarn, Monhélios,‎ 2003 (ISBN 978-2914709187)
  20. « L'église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]