Arrosès

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Arrosès
Image illustrative de l'article Arrosès
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Lembeye
Intercommunalité communauté de communes du canton de Lembeye en Vic-Bilh
Maire
Mandat
Michel Cantounet
2014-2020
Code postal 64350
Code commune 64056
Démographie
Population
municipale
146 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 32″ N 0° 06′ 37″ O / 43.5422, -0.11027777777843° 32′ 32″ Nord 0° 06′ 37″ Ouest / 43.5422, -0.110277777778  
Altitude Min. 129 m – Max. 265 m
Superficie 9,64 km2
Localisation

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Arrosès est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Arrosès est une commune du Vic-Bilh, située au nord-est du département et de Pau, frontalière des Hautes-Pyrénées.

Accès[modifier | modifier le code]

Elle est desservie par les routes départementales 219 et 292.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune, situées dans le bassin versant de l'Adour sont arrosées[1] par le Larcis, affluent du Léez ainsi que par le Saget, tributaire de l'Adour. Le ruisseau de Serres, qui rejoint plus loin le Bergons, coule également sur la commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Arrosès apparaît sous les formes Aroses, Arozee, Arosser, Arozer et Arroser (respectivement 1385[3], XIVe siècle[3] pour les trois formes suivantes et 1402[3], censier de Béarn[7]), Rosees (1472, titres d'affièvement d'Arrosès), Arrosers (1487[3], registre des Établissements de Béarn[8]), Rosses, Arrosees, Arrozes, Rosez et Arrouzès (respectivement 1538[3] pour les deux premières formes, 1546[3], 1675[3] et 1686[3], réformation de Béarn[9]), Rosés sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[10]) et Arroses (1793[11]).

Son nom béarnais est Arrosés. Michel Grosclaude[10] propose comme étymologie, l’anthroponyme très répandu dans les Pyrénées et la péninsule ibérique, et bien attesté au Moyen Âge, Arrosés.

La lande Arblé est mentionnée par le dictionnaire de 1863[3].

Baradat est une ferme de la commune, citée en 1863, par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3].

La Barthe désignait en 1863[3], une lande de la commune et Les Grabes une ferme[3].

Chaudelet est une ferme mentionnée par le dictionnaire de 1863[3].

Le même dictionnaire signale deux écarts d’Arrosès du nom de Crestia ou Chrestiàa[3] et Espiau et deux fermes du nom de Les Garbères et le Gog.

Le moulin de Lamothe est cité par le dictionnaire de 1863[3].

Larbareng est un écart mentionné en 1863[3], tout comme Lorthe, autre hameau, et la ferme Peirolis.

La ferme Mané fait l’objet d’une référence dans le dictionnaire de 1863[3].

La Mothe était un fief d’Arrosès, vassal de la vicomté de Béarn, dont le nom est indiqué sous les formes la Mota d’Arroses (1538[3], réformation de Béarn[9]) et la Motte (1863[3], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

La Salle, ancienne ferme du village, est mentionnée sous la graphie Lassale en 1776[3] (terrier d'Arrosès[12]).

Sinsoos était une ferme d’Arrosès dont il est fait mention dans le dictionnaire de 1863[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note qu'en 1385, Arrosès comptait 31 feux et dépendait du bailliage de Lembeye. Il existait à Arrosès une dîme dite de Sainte-Rose.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Francis Cazenave    
2001 2008 Gérard Saint-Martin    
2008 en cours Christian Labat    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Arrosès fait partie de cinq structures intercommunales[13] :

  • la communauté de communes du canton de Lembeye en Vic-Bilh ;
  • le SIVU de la voirie du canton de Lembeye ;
  • le SIVU de regroupement pédagogique d'Aurions-idernes, Arrosès, Séméacq-Blachon et Moncaup ; ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable (SIAEP) du Vic-Bilh Montaneres.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1385[14], Arrosès comptait 31 ostaus et Sauvernéa, 6.

En 2011, la commune comptait 146 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
466 358 454 463 517 554 645 679 621
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
597 515 504 492 486 462 478 414 415
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
403 332 310 259 267 223 216 198 183
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
187 203 178 159 145 141 149 146 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie des zones d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du madiran, du pacherenc-du-vic-bilh et du béarn.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Un ensemble fortifié[16] (motte, basse-cour, maison) témoigne de la présence d'une seigneurerie dès le XIe siècle.

L'inventaire fondamental[14] mené en 1968 par le ministère de la Culture recense 25 édifices antérieurs à 1871.

Au lieu-dit Mombet se trouve une demeure de notable[6] construite au {{s-[XVIII|e}}, dite château de Sauvernéa. On y trouve une dalle funéraire[17] datée de 1762 ainsi qu'un buffet[18] et une girouette[19], tous deux du XVIIIe siècle. Une ferme[5], au lieu-dit Flandres, date de la même époque.

Une maison du lieu-dit Bouézou détient une stèle discoïdale[20] du XVIIe siècle, provenant de l'ancienne église aujourd'hui détruite[4].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption[21] date partiellement du XIIe siècle. Elle recèle du mobilier[22],[23],[24],[25],[26],[27],[28],[29],[30],[31],[32],[33],[34], un tableau[35], des statues[36],[37],[38] et des objets[39],[40],[41],[42],[43],[44] inscrits à l'Inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Arrosès, consultée le 15/12/08
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab et ac Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 11 mars 2012)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. a et b « L'ancienne église du lieu-dit Bouézou », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. a et b « La ferme du lieu-dit Flandres », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. a et b « Le château de Sauvernéa », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrits du XVe et XVIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a et b Manuscrit des XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. a et b Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Manuscrit du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 22 juin 2014)
  14. a et b « Inventaire fondamental de la commune », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  16. « L'ensemble fortifié », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « La dalle funéraire du château de Sauvernéa », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Le buffet du château de Sauvernéa », base Palissy, ministère français de la Culture
  19. « La girouette du château de Sauvernéa », base Palissy, ministère français de la Culture
  20. « La stèle discoïdale du lieu-dit Bouézou », base Palissy, ministère français de la Culture
  21. « L'église Notre-Dame-de-l'Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Le lutrin de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « La chaise à prêcher de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  24. « Le chandelier des ténèbres de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  25. « Les bénitiers de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture, « Notice no IM64002118 »
  26. « Les fonts baptismaux de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. « Le confessionnal de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « Le retable de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  29. « L'ensemble d'autel de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  30. « Le retable de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  31. « Le tabernacle de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  32. « Le maître-autel de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  33. « L'ensemble de la Vierge de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  34. « Les lambris de revêtement de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  35. « Le tableau représentant l'Assomption de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  36. « La statue de sainte Rose de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  37. « L'ensemble de quatre statues de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  38. « L'ensemble de six statues de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  39. « Le devant d'autel de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  40. « La croix de procession de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  41. « Le chemin de croix de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  42. « Le chandelier d'autel de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  43. « La bannière de procession de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  44. « La croix d'autel de l'église Notre-Dame de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]