Accous

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Accous
Image illustrative de l'article Accous
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Accous
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Aspe
Maire
Mandat
Éric Bergez
2010-2014
Code postal 64490
Code commune 64006
Démographie
Population
municipale
434 hab. (2011)
Densité 7,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 58′ 30″ N 0° 35′ 55″ O / 42.975, -0.598611111111 ()42° 58′ 30″ Nord 0° 35′ 55″ Ouest / 42.975, -0.598611111111 ()  
Altitude Min. 420 m – Max. 2 463 m
Superficie 60,68 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.accous.fr/

Accous est une commune française du Béarn, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

La Berthe à Accous
Le plateau de Lhers
Pont d'Esquir, cascade descendant du bois d'Arapoup
La mairie.
L'école

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Accous est située dans la vallée d'Aspe, l'une des trois vallées du Haut-Béarn avec les vallées d'Ossau à l'est et de Barétous à l'ouest. Elle s'étire le long du gave d'Aspe sur près de quarante kilomètres, du village d'Escot jusqu'au col du Somport (1 632 mètres), marquant la frontière avec la vallée de l'Aragon en Espagne.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la D 637 et la route communale no 3

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[1] par des affluents du gave d'Oloron, l'arrèc de Besse et le gave d'Aspe, ainsi que par des tributaires de ce dernier, le gave de Lescun (lui-même rejoint sur la commune par le ruisseau Labadie) et la Berthe[2] (alimentée sur Accous par le torrent d'Araille).

Le ruisseau de Cotcharas et son tributaire, le ruisseau de Congaets, coulent également sur le territoire d'Accous, tout comme des affluents du gave d'Aydius, le gave de Bouren et le ruisseau de Sahun.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ancien Aspa Luca (itinéraire d'Antonin)[2], le toponyme Accous /akus/ apparaît sous les formes Achoss et Achost (1154[7] pour les deux formes, Jean Vignau-Louis[8]), Acos (1247[2], for d'Aspe[9]), Aquos d'Aspe (1376[2], montre militaire de Béarn[10]), Aquos (1385[7], censier de Béarn[9]), Abadie de Cos (1538[2], réformation de Béarn[11]), Sanctus Martinus de Acous (1608[2], insinuations du diocèse d'Oloron[12]) et Acous (XVIIIe siècle[7], carte de Cassini et 1801[13], Bulletin des Lois).

Son nom gascon est Acós.

Brigitte Jubbé-Duval[14] rappelle l’hypothèse selon laquelle Accous proviendrait d'Acca ou Acco, d’un nom de femme mentionné dans les inscriptions d’Espagne.

Le toponyme Appatie (cf. basque Aphatea) signale un fief d'abbés laïcs, présent à Jouers (Abadie en gascon standard). On note qu'en vallée d'Aspe les sourdes latines sont conservées. Ce fief était vassal de la vicomté de Béarn[2].

Le bois d'Arapoup est attesté en 1863[2] dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.

Aület est mentionné sous la forme Aulet en 1863 par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2]. Lhers est également cité dans ce dictionnaire.

L’hydronyme La Berthe, affluent du gave d’Aspe, est cité dans le dictionnaire de 1863[2].

La colonne Despourins est indiquée en 1863 par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2].

Paul Raymond mentionne en 1863[2], une ferme du nom d’Izaure, déjà citée en 1376[2] sous la forme Usaure (montre militaire de Béarn[10]), et en 1385[2] sous les graphies Ixaure, Isaurs et Isaure (censier de Béarn[9]).

Le toponyme Jouers /juèrs/ est un ancien Joertz (1345[2], Hommages de Béarn[15]), probablement une métathèse d'un basque Oïhartz dérivé d'oihan 'forêt'. On le trouve sous les graphies Joers (1345, ) puis Jouers (dès 1712), ou encore Joers (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2]).

Lourtica est le nom d’un col entre les communes d’Accous et d’Aydius[2].

Une chapelle, mentionnée par le dictionnaire de 1863[2], s’élevait au lieu-dit Saint-Christau.

Tillabé était un hameau d’Accous, signalé par le dictionnaire de 1863[2], et également mentionné au XVIIIe siècle[2] sous la forme le Tillaber (registre des délibérations d’Accous). Paul Raymond indique que Tillabé « était le lieu d’assemblée des jurats de la vallée d'Aspe ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[2] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn. En 1385, on y comptait 74 feux. Accous était le chef-lieu de la vallée d'Aspe.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1983 Gaston Larrensou    
1983 1995 Louis Moulia    
1995 2001 Gaston Larrensou    
2001 2010 Jean-Pierre Casaux    
2010 en cours Éric Bergez[16]    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[17] :

  • la communauté de communes de la Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de télévision d'Oloron - Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat intercommunal d'aide matérielle à la scolarisation en Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat mixte du Haut-Béarn.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 15 février 2012, Accous est jumelée avec[18] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 434 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 053 1 509 1 573 1 651 1 606 1 627 1 586 1 530 1 531
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 591 1 508 1 440 1 429 1 369 1 302 1 274 1 102 1 072
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 033 1 024 1 050 1 025 849 888 803 649 612
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
499 443 440 372 396 434 432 431 434
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[19])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage. La fabrication de fromages fermiers est également une des ressources de la commune, qui fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

L'usine de Toyal (filiale de Toyo aluminium, qui produit des poudres et pigments d'aluminium, des pâtes pelliculantes anti-corrosion), qui se trouve en limite de la commune, procure des revenus à Accous via la taxe professionnelle, faisant d'elle la commune la plus riche de la vallée. Cette activité a créé une centaine d'emplois dans la vallée.

Le classement 2006 de l'Insee, indiquant le revenu fiscal médian par ménage, pour chaque commune de plus de 50 ménages (30 687 communes parmi les 36 681 communes recensées)[20], classe Accous au rang 24 495, pour un revenu de 14 199 €.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Accous présente un ensemble de maisons et de fermes des XVe, XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles[21], ainsi que des maisons fortes[22] des XIIIe et XIVe siècles.

La gare d'Accous sur la ligne Pau-Canfranc est fermée au trafic depuis 1970.

L'écomusée de la vallée d'Aspe est situé dans une ancienne fromagerie. Les techniques de fabrication du fromage de montagne et les traditions culinaires locales y sont mises en valeur.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin

L'église Saint-Martin[23] date partiellement du XVIIe siècle. Elle recèle quatre chandeliers en bois du XVIIIe siècle[24] ainsi qu'un retable et des statuettes de la même époque[25], classés au titre d'objets par les monuments historiques.

La chapelle romane Saint-Saturnin[5] (Jouers) date partiellement du XIIe siècle.

  • La chapelle Saint-Christau (Aület) fut refaite au XVIIe siècle à proximité de trois fontaines miraculeuses. Seule subsiste la principale, dite de l'est, constituée d'un bassin médiéval en pierre et couvert. S'y baigner permettait d'éloigner les maléfices et de guérir fièvres, sciatiques et épilepsie. Elle a été rénovée.

Une abbaye de l'ordre des prémontrés est également présente sur Accous.

Accous est une étape sur la via Tolosane, nom latin d'un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Quelques sommets[26] à proximité :

  • pic de Bergon : 2 148 mètres ;
  • pic de la Marère : 2 221 mètres ;
  • pic de Labigouer : 2 175 mètres ;
  • pic Permayou : 2 344 mètres ;
  • pic d'Isabe : 2 463 mètres.

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède une école primaire, l'école du bourg.

Sport et structures sportives[modifier | modifier le code]

Accous est un des spots de parapente réputés des Pyrénées. Deux écoles de parapente sont présentes sur la commune : Ascendance[27] et Air'attitude[28].

Structures d'accueil[modifier | modifier le code]

Accous possède aussi des gîtes communaux[29].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument à la gloire de Cyprien Despourrins, arborant les 3 épées représentant les armes de sa famille et de son père, vainqueur de 3 duels
nées au XVIIe siècle
nées au XVIIIe siècle
nées au XIXe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Accous, consultée le 06/09/09
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z et aa Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au et av Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 14 octobre 2011)
  4. a et b « La chapelle Saint-Christophe », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. a et b « La chapelle Saint-Saturnin », base Mérimée, ministère français de la Culture, « Notice no PA00084301 »
  6. a et b « La chapelle Saint-Jean-Baptiste », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. a, b et c Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3), page 36
  8. Promenade archéologique en Vallée d'Aspe
  9. a, b et c Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. a et b Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  15. Hommages de Béarn, f° 39 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  16. Le décès de Jean-Pierre Cazaux, intervenu le 30 août 2010, entraîne l'élection municipale partielle du 19 septembre 2010. La reconstitution du conseil municipal donnera lieu à l'élection du nouveau maire, Éric Bergez. La République des Pyrénées, 15/09/2010
  17. Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques » (consulté le 9 novembre 2011)
  18. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des affaires étrangères (consulté le 15 février 2012)
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  20. « Résumé statistique par commune, département, zone d'emploi », sur Site de l'INSEE (consulté le 9 septembre 2009)
  21. « Les maisons anciennes », base Mérimée, ministère français de la Culture, « Notice no IA64000994 », « Notice no IA64000993 », « Notice no IA64000996 », « Notice no IA64001028 »
  22. « Les maisons fortes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « L'église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Les chandeliers de l'église Saint-Martin », base Palissy, ministère français de la Culture
  25. « Le retable et les statuettes de l'église Saint-Martin », base Palissy, ministère français de la Culture
  26. Fonds IGN
  27. Site de l'école de parapente Ascendance
  28. Site de l'école de parapente Air-attitude
  29. Site internet de la vallée d'Aspe

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]