Gan (Pyrénées-Atlantiques)

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Gan
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Jurançon
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées
Maire
Mandat
Francis Pèes
2014-2020
Code postal 64290
Code commune 64230
Démographie
Population
municipale
5 481 hab. (2011)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 13′ 46″ N 0° 23′ 11″ O / 43.2294, -0.386388888889 ()43° 13′ 46″ Nord 0° 23′ 11″ Ouest / 43.2294, -0.386388888889 ()  
Altitude Min. 186 m – Max. 478 m
Superficie 39,62 km2
Localisation

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Gan

Gan est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Gantois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Cave des vins de Jurançon
L'église Saint-Barthélémy
Ancienne porte nord de la ville, dite porte de la prison

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Pau située dans son unité urbaine à neuf kilomètres au sud de Pau.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Acots
  • Andoins
  • Haut-de-Gan
  • Ibos
  • Latapy
  • Saint-Georges

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par des affluents du gave de Pau, la Bayse (rejointe sur la commune par le ruisseau la Peyrouse), le Neez (ainsi que par ses tributaires, les ruisseaux de Trébessot et de Tolou) et las Hies et deux tributaires de ce dernier, les ruisseaux l'Arribeu et de Casabonne. Un affluent du ruisseau de Labagnère, qui rejoindra plus loin la Bayse, le ruisseau les Courrèges, traverse également le territoire de Gan.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route nationale 134, ainsi que par les routes départementales 134, 217 et 230.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Gan est desservie par le réseau de bus Idelis :

Transports interurbains[modifier | modifier le code]

Gan est desservie par la Citram et la Sobetra.

Citram :

Sobetra :

  • La ligne 28 - Lasseube > Pôle Bosquet

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Gare de Gan.

La gare de Gan est située sur la ligne Pau-Canfranc. Elle est desservie par les TER Aquitaine reliant Pau à Oloron-Sainte-Marie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

À l'instar de nombreuses autres villes neuves fondées à la même époque, Gan emprunte son nom à une ville prestigieuse, Gand en Flandre-Orientale, comme gage du succès de son développement[3].

Le toponyme Gan apparaît sous les formes Guan (1358[4], titres de Buzy[5]), Gant (1385[4], censier de Béarn[6]), Guant (1559[4], titres de Béarn[7]) et Gand (1675[4], réformation de Béarn[8]).

Son nom béarnais est Gant.

Acots est mentionné en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]), tout comme Andoins, fief créé en 1591 sur la commune et vassal de la vicomté de Béarn.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gan est une bastide fondée en 1335 par Gaston II de Foix-Béarn. Il lui donne ce nom, homonyme de Gand en Belgique, en souvenir de la campagne de Flandres à laquelle il a participé.

Important point de passage de la transhumance, elle s'étend rapidement. En 1385 Gan compte 175 feux[4], elle est à l'époque plus importante que Pau. Elle dépend alors du bailliage de Nay. La notairie de Gan englobait également Rébénacq[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1869 1869 Jean-Urbain Barthes    
1983 1990 Pierre Foussats   Médecin généraliste
1995 2006 Jean-Pierre Léris UDF Vice-Président de la Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées
Conseiller général
2006 2008 Éliane Mounat UDF  
2008 2014 Jean-Michel Tissanié PS Vice-Président de la communauté d'agglomération Pau-Pyrénées
2014 en cours Francis Pèes DVD Vice-Président de la Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Gan fait partie de l'aire urbaine de Pau et est membre de cinq structures intercommunales[9] :

  • l’agence publique de gestion locale ;
  • la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées ;
  • le syndicat AEP de la région de Jurançon ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat mixte du bassin du gave de Pau.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 481 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 552 2 848 2 819 3 017 3 027 3 150 3 237 3 076 3 136
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 051 3 018 3 115 2 830 2 759 3 274 2 700 2 672 2 698
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 710 2 660 2 538 2 262 2 363 2 182 2 326 2 395 2 643
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 915 3 125 3 543 4 047 4 724 4 971 5 197 5 225 5 481
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Gan fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles élémentaires publiques (école de Haut de Gan : 1 classe, école Paule Constant : 11 classes), d'une école maternelle publique (école Pierre Emmanuel : 6 classes) ainsi que d'une école primaire privée (école Pierre de Marca).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Le pôle santé comprend :

  • deux maisons de soins et de convalescence ;
  • deux maisons d'accueil pour personnes âgées ;
  • deux cabinets médicaux regroupant médecins et infirmières ;
  • deux pharmacies ;
  • kinésithérapeutes.

Sports[modifier | modifier le code]

Le marathon de Pau emprunte la route de Gan, en provenance de Jurançon.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie des zones AOC du vignoble du Jurançon et du Béarn.

Dans une région de polyculture traditionnelle le paysage agricole se transforme avec une émergence des élevages de vaches blondes, une production laitière discrète et quelques troupeaux d'ovins.

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Deux marbreries y sont en activité (marbrerie Tucoulat et marbrerie du Neez) ainsi que le siège d'une entreprise de conditionnement de miel (Famille Michaud Apiculteurs).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil

La porte de la prison[12] date du XIVe siècle (1335) ; elle a été inscrite Monument historique par arrêté du 30 décembre 1994.

D'autres éléments du patrimoine témoignent également du passé tels que :

  • les bains romains (1748) (eaux ferrugineuses et soufrées) ;
  • la maison de Bazirus (rue d'Ossau) ;
  • la maison de Guytou (sur la route de Lasseube) ;
  • les maisons d'Arrac (1548), d'Andoins (1593) et le château Marca antérieur à 1600 maison natale de Pierre de Marca.
Patrimoine religieux
L'église Saint-Pierre à Haut-de-Gan

L'église Saint-Barthélémy a été rebâtie à proximité de l'ancienne église Saint-Jean[13] qui fut restaurée en plusieurs phases entre 1811 et 1930. L'église Saint-Pierre[14] (Haut-de-Gan) date, elle, de 1838.

On découvre également dans ces églises des vitraux des maitres verriers Mauméjean (en plusieurs épisodes de 1891 à 1939), un chemin de croix (1937 - céramiques de E. Cazaux, artiste biarrot) et un retable en bois doré du XVIIIe siècle.

L'église Saint Pierre du Haut de Gan est bien antérieure à 1838, puisqu'on en retrouve traces dans le archives paroissiales en 1759 (Baptêmes,Mariages,Sépultures)

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le site naturel fossilifère de Gan est un lieu unique de grande valeur géologique et écologique. À la suite de la cessation d’activité de l’ancienne tuilerie de Gan, en 1974, la fosse d’extraction de marne s’est peu à peu remplie pour former un étang. Au fil des ans, la nature a investi les lieux et ce site abrite aujourd’hui une biodiversité importante. Les zones aquatiques, la végétation des rives, les boisements, les prairies, sont autant de milieux naturels qui favorisent le développement d’une faune et d’une flore caractéristiques.

Ce site est bien connu des géologues pour sa richesse en fossiles. On le date de l'étage Yprésien, soit il y a environ 50 millions d'années. Des fossiles caractéristiques de milieux marins y ont été trouvés. Ce site a été identifié d'intérêt prioritaire par le conseil général des Pyrénées-Atlantiques lors d'un inventaire du patrimoine géologique réalisé il y a quelques années. Au début des années 2000, le conservatoire d'espaces naturels d'Aquitaine[15] met en évidence la valeur écologique du site. Un partenariat est ainsi mis en place avec la réserve naturelle nationale géologique de Saucats et la Brède pour l'évaluation du patrimoine géologique du site, en complément de l'étude naturaliste réalisée. Ce rapprochement a abouti à un projet de plan de gestion et de mise en valeur pédagogique du site.

Le site est désormais géré par le CEN Aquitaine, en partenariat avec le RNG de Saucats sur les aspects fossilifères, dans le cadre d'une convention signée avec la commune de Gan. Une valorisation du site a été réalisée avec l'aménagement d'un sentier de découverte équipé de panneaux pédagogiques conçus avec la participation des élèves de l'école élémentaire Paule-Constant. Hélas, hormis les panneaux d'accueil, la quasi-totalité de ces supports a été lourdement vandalisée. En 2013, un nouveau projet collaboratif a été initié, coordonné par le CPIE Béarn et associant de multiples acteurs, dans le but de développer de nouveaux outils pédagogiques pour la découverte des nombreuses richesses de ce site.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Naissance à Gan (Pyrénées-Atlantiques).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé, au premier et au quatrième d'or à deux vaches de gueules passant l'une sur l'autre, au deuxième et au troisième, d'azur au gant renversé d'argent, le pouce à dextre.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Gan, consultée le 2 décembre 2008
  3. Bénédicte Fénié et Jean-Jacques Fénié, Toponymie gasconne, Éditions Sud-Ouest,‎ 2006, 123 p. (ISBN 2-87901-693-2, notice BnF no FRBNF40160701)
  4. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. Titres de Buzy - Archives de la mairie de la commune
  6. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 7 juin 2014)
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  12. « Notice no PA00132936 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no IA64000520 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no IA64000523 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Le site du CEN Aquitaine
  16. Les Gens du cinéma