Bougarber

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Bougarber
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Lescar
Intercommunalité Communauté de communes du Miey de Béarn
Maire
Mandat
Guy Weber
2008-2014
Code postal 64230
Code commune 64142
Démographie
Population
municipale
753 hab. (2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 54″ N 0° 28′ 16″ O / 43.3983, -0.471111111111 ()43° 23′ 54″ Nord 0° 28′ 16″ Ouest / 43.3983, -0.471111111111 ()  
Altitude Min. 154 m – Max. 269 m
Superficie 10,29 km2
Localisation

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Bougarber /bugarbe/ est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Bougarbersien[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est située à quinze kilomètres à l'est de Pau, au nord du gave de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 208, 233, 733 et 945.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Géüle, affluent du gave de Pau, prend sa source sur le territoire de la commune, dont les terres sont également arrosées[2] par des affluents du Luy de Béarn, l'Uzan et l'Aïgue Longue[3], elle-même rejointe par le ruisseau le Lata sur la commune de Bougarber.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Les Abésiaux
  • Affiusat
  • Arbus
  • Bédat
  • Casales
  • Cloutet
  • la Lanne
  • L'espiau
  • Liret
  • Luchane
  • Pétarrère
  • La Peyre
  • Pont-Long
  • la Serre
  • l'Uzan

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bougarber est une bastide béarnaise dont le nom Bourg Garbè signifie 'bourg gerbier'.

Le toponyme Bougarber apparaît sous les formes Borc-Garber et Borc-Garbe (respectivement 1385[4] et XIVe siècle[4], censier de Béarn[5]), Montgerbiel (XIVe siècle[4], Jean Froissart, livre IV), Borgarber (1402[4], censier de Béarn[5]), Mongarber (1538[4], réformation de Béarn[6]) et Bourgarber (1625[4], titres de Béarn[7]).
Le toponyme provient de deux mots d'origine germanique borc /burk/ 'bourg' et garbè (garbarius) dérivé de garba 'gerbe de blé'.[réf. nécessaire]

Les Abésiaux, ancienne école, est mentionné sous la forme la Bésiau (1778[4], terrier de Bougarber).

Affiusat, lande de la commune, est cité en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4].

Le toponyme Arbus apparaît sous la forme Arbuus (1385[4], censier de Béarn[5]).

Espiau, ancien hôpital pour les pèlerins, est mentionné en 1170[4] (d'après Pierre de Marca[8]), et apparaît sous les formes Lespiaup (1290[4], titres de Béarn[7]), Lespiaub (XIIIe siècle[4], fors de Béarn[5]), l'espitau de Lespiaub (1385[4], censier de Béarn[5]) et Commenda Sancti Jacobi de Spinalba (1527[4], titres des Barnabites de Lescar[9]). Le toponyme Spinalba signifie 'épine blanche', une étymologie romane crédible, peut-être une réfection savante qu'il faut comparer avec Espiaubaig à Andrein en 1527.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note qu'en 1385, Bougarber comptait cinquante-neuf feux et dépendait du bailliage de Pau.

L'espiau était une commanderie[4] de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui dépendait de Sainte-Christine (Espagne). L'hôpital était situé dans les landes du Pont-Long, sur le chemin Romiu, nom qui s'appliquait à tous les chemins suivis depuis le XIe siècle par les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, couramment bordés de commanderies, d'hôpitaux ou auberges.

Beyrie a été unie à Bougarber de l'an XII à 1809[10].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Guy Weber    
2008 2014 Guy Weber    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Bougarber fait partie de quatre structures intercommunales :

  • Communauté de communes du Miey de Béarn
  • SIVU pour le service de soins infirmiers à domicile pour personnes âgées du canton de Lescar
  • syndicat « eau et assainissement » des Trois Cantons
  • syndicat départemental d'électrification.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 753 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
345 360 458 381 444 461 441 425 398
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
375 388 378 384 351 364 377 360 332
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
314 345 300 288 258 292 295 289 273
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
372 376 403 469 600 650 683 697 753
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12])
Histogramme de l'évolution démographique


La commune fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Bougarber s'étend aujourd'hui au-delà des limites de la bastide, le long des voies perpendiculaires à la rue principale médiévale, la Carrère. La bâti s'est un peu densifié le long de cette voie. Les fossés ont été comblés. La porte nord du XIVe siècle, spécimen du système défensif des bastides béarnaises, reste visible. Cette porte[13] est inscrite aux monuments historiques.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame[14] date partiellement du XVIIe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Éducation

La commune dispose d'une école primaire et maternelle[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Bougarber, consultée le 22 février 2008
  3. Notée Aygue Longue par le Sandre
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. a, b, c, d et e Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. a et b Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  9. Titres des Barnabites de Lescar - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Site de la commune de Beyrie-en-Béarn
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  13. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la porte de ville
  14. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Notre-Dame
  15. Site du Miey de Béarn - Notice sur l'école de Bougarber

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]